Restauration de la confiance numérique: « Kinninssi ou la rançon du sang » de Osséni Yaya lancé

( Dans les méandres de la cybercriminalité )

Et de 7 pour l’écrivain béninois Osséni Yaya qui vient de mettre un nouvel ouvrage sur le marché livresque. Cette fois-ci, il se penche sur la restauration de la confiance numérique à travers « Kinninssi ou la rançon du sang » sous titré « Dans les méandres de la cybercriminalité ». Ce chef-d’oeuvre littéraire est une pièce de théâtre d’environs 200 pages pour 10 chapitres des Editions Fou Sans Frontières. Son  lancement a eu lieu ce samedi 19 octobre 2024 à la bibliothèque Bénin Excellence de la FSS à Cotonou

Ghislain Gbènakpon

L’auteur Osséni Yaya face à la presse

« C’est une fiction qui nous replonge au coeur de la criminalité mélangée avec nos cultures. Moi, l’aspect qui me chagrine et qui me révolte, ce n’est pas la micro cybercriminalité. Ce n’est pas le fait d’aller pigeonner quelqu’un sur l’Internet. Mais c’est les crimes rituels, les sacrifices humains. Donc l’ouvrage est passé de ce qu’on appelle information, éducation, communication à écoute, compréhension et communication. De quoi il s’agit ? Il faut aujourd’hui écouter les jeunes. Pourquoi les jeunes deviennent cybercriminels Pourquoi s’adonnent-ils aux sacrifices humains ? Pourquoi les jeunes pensent que l’homme peut fabriquer l’argent ? C’est parce qu’il y a un problème de repère. Donc, c’est pour formater les mentalités pour un changement positif des conduites dans la société que cet ouvrage a vu le jour », a expliqué Osséni Yaya à la faveur d’une interview à la presse.

Osséni Yaya entouré de ses soutiens

Il ressort des éclairages de l’auteur que la rédaction de l’ouvrage a démarré en 2019 suite à un cauchemar et tout s’est accéléré avec le kidnapping à Missèbo et l’assassinat en 2020 à Ste Rita à Cotonou de la petite Prunelle Assogba victime d’un horrible crime rituel. Osséni Yaya fait observer que l’ouvrage n’est pas un procès de la divinité Kinninssi avec toutefois, une nuance: « On n’est pas là pour faire le procès de la divinité Kinninsi, mais ça ne doit pas tomber dans la main des profanes, des enfants et des non initiés. Kinninssi à toujours existé au Sud Bénin. Mais ce n’était pas un instrument à la portée des personnes cupides et assoiffées du sang et du pouvoir ». La trilogie famille-école-rue, soutient-il, a une grande partition à jouer pour la conscientisation des jeunes face au fléau de la cybercriminalité et de l’usage criminel du Kinninssi.

Compétitivité des entreprises ouest-africaines: Cotonou abrite une formation régionale de l’ITC sur un Outil de leur mise en relation

Une vue de famille des participants

Dans le cadre du Programme de Compétitivité de l’Afrique de l’Ouest ( WACOMP ) soutenu par le CEDEAO et l’Union Européenne, le Centre du Commerce International ( ITC ) a organisé du lundi 14 à ce jeudi 17 octobre 2024 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou, une formation régionale pour les formateurs sur l’Outil de mise en relation des entreprises. Cet Outil est une composante clé de l’Observatoire de la Compétitivité de l’Afrique de l’Ouest.

Ghislain Gbènakpon

L’ITC et l’UEMOA se donnent la main pour la compétitivité des entreprises ouest-africaines

Renforcer les capacités des institutions et des entreprises locales à utiliser cette plateforme numérique innovante permettant aux entreprises de la région de créer des profils, de promouvoir leurs produits et services, et de nouer des partenariats commerciaux. C’est tout l’objectif de cette formation régionale initiée par l’ITC sur cet Outil proposé par l’Observatoire de la Compétitivité de l’Afrique de l’Ouest.

Il faut dire par ailleurs que cette plateforme numérique facilite la communication multilingue grâce à un système de traduction automatique éliminant ainsi les barrières linguistiques. Pendant quatre jours, les participants ont été formés à l’utilisation de cet outil et des outils d’intelligence artificielle afin de permettre la création de profils attrayants et de maximiser la visibilité des entreprises sur la scène régionale et internationale. L’objectif ambitieux à long terme de l’Outil est de dynamiser les chaines de valeur régionales et favoriser la création d’emplois en Afrique de l’Ouest.

Une vue des participants en séance

Pour les institutions partenaires de l’ITC comme l’APIEX Bénin, la plateforme offre des fonctionnalités leur permettant de valider et certifier les entreprises, renforçant ainsi la confiance entre utilisateurs. C’est donc a raison que le Centre du Commerce International, avec ses partenaires, encourage vivement les institutions participantes à promouvoir l’outil dans leurs réseaux respectifs afin de permettre à un maximum d’entreprises de profiter des opportunités qu’il offre. L’inscription à l’Outil est gratuite et ouverte à toutes les entreprises, qui peuvent y accéder sous le lien https://b2b.wacomp-observatory.org/fr/.

Promotion de l’emploi des femmes: la situation dans les secteurs de l’UITA au Bénin en examen

Une vue de famille des participants

« La promotion de l’emploi des femmes dans les entreprises des secteurs de l’UITA au Bénin », C’est le thème des journées de réflexion qui se tiennent depuis ce mercredi 16 octobre 2024 à Cotonou sur initiative du Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’UITA ( COFESYB ). C’est le coordonnateur du Comité national des syndicats du Bénin affiliés à l’UITA (CONASYB ), M. Guillaume Tossa qui a officiellement les travaux qui durent deux jours. Avec pour communicateur, Dr. Edmond Danhoégbé.

Ghislain Gbènakpon

L’état des lieux, les défis liés à la promotion de l’emploi des femmes, les initiatives de promotion de l’emploi des femmes aujourd’hui, le rôle des entreprises dans la promotion de l’emploi des jeunes, les statistiques sur l’emploi des femmes et les perspectives d’avenir. Ce sont les principales articulations de la communication introductive de ces deux journées de réflexion sur la promotion de l’emploi des femmes dans les entreprises des secteurs de l’UITA au Bénin présentée par Dr. Edmond Danhoégbè.

La table d’honneur

Dans son mot de bienvenue, la présidente du COFESYB a fait observer que selon une étude de l’OIT, le taux global de participation au marché du travail chez les femmes est actuellement proche de 49 % tandis que celui des hommes est de 75%, soit une différence de 26 points. « En effet, dans beaucoup de pays, les distorsions et les discriminations sur le marché de travail limitent les débouchés des femmes et leur présence aux postes de responsabilité et dans la direction des entreprises restent modeste. C’est pourquoi, il est nécessaire de faire la promotion professionnelle des femmes; laquelle consiste à la nomination ou l’accession d’un employé à un poste plus élevé dans la même entreprise, cela conduit à plus de responsabilité, à des niveaux d’autorité plus élevés et à un meilleur salaire », a expliqué la présidente Nouratou Gambia pour qui, l’objectif de ces journées de réflexion est, entre autres, d’apprécier le travail des femmes au niveau des entreprises et de comprendre la politique de la promotion des femmes au niveau des entreprises.

Une vue partielle des participants en séance

Dans son allocution d’ouverture, le coordonnateur du CONASYB a félicité le COFESYB pour la pertinence de la thématique proposée et remercié l’UITA pour avoir accepté la mise en oeuvre de cette activité avant de partager aussi avec les participants, des statistiques peu reluisantes les unes que les autres sur la place de la femme sur le marché de l’emploi. « Ces statistiques illustrent parfaitement le déséquilibre que présente le marché de l’emploi en défaveur des femmes à partir des inégalités, des distorsions et des disparités sociales. Les présentes journées sont donc organisées pour nous permettre de prendre la pleine mesure de la situation et de préconiser des solutions bien adaptées au contexte », a soutenu, M. Guillaume Tossa. Il est attendu qu’au terme de ces journées de réflexion que les syndicats du Bénin affiliés à l’UITA fassent de l’emploi des femmes, une priorité notamment dans quatre entreprises identifiées.

Valorisation de la recherche et de l’innovation en Afrique de l’Ouest: La capitalisation des acquis du projet VaRRIWA actée

La table d’honneur à la clôture des travaux

Du 7 au 10 octobre 2024 à Cotonou, l’AUF avec le soutien de l’Union Européenne a organisé un atelier de capitalisation des acquis du projet de Valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation en Afrique de l’Ouest ( VaRRIWA ) qui est à son terme après 4 ans de mise en oeuvre. C’était sous la houlette du directeur général de l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée ( ANRSA ) du Sénégal et membre du consortium VaRRIWA, Pr. Cheikh Mouhamadou Lô et M. Simone Ceramicola de la Commission de l’UE.

Ghislain Gbènakpon

Le Pr. Cheikh Mouhamadou Lô

« Après 4 ans, il était normal que nous nous retrouvions pour voir là où nous sommes et penser perspectives puisque c’est la fin du projet. Pendant ces quatre jours de rencontre, nous avons écouté ceux qui ont dirigé les sous-projets, notamment les 14 projets générés par VaRRIWA et comparé aux résultats attendus. La comparaison nous montre que les résultats que nous avons aujourd’hui sont supérieurs à ce que nous attendions. Et nous nous projetons maintenant dans les perspectives », a expliqué le Pr. Cheikh Mouhamadou Lô à la faveur d’une interview à la presse. Le directeur général de l’ANRSA a toutefois fait observer que le bilan global de ce projet qui couvre le Bénin, le Burkina Faso, le Sénégal et le Togo révèle des insuffisances. « Mais le plus important, c’est qu’on puisse pérenniser ce projet au grand bénéfice de toute l’Afrique. C’est pour cela que nous avons élaboré un plaidoyer que allons affiner et présenter au sénégal au mois d’avril à l’intention de tous ces pays pour que les autorités, les hommes politiques puissent nous soutenir pour que ce projet puisse perdurer afin que les acquis que nous avons avec VaRRIWA puissent jaillir sur toute l’Afrique », a-t-il déclaré.

M. Simone Ceramicola de la Commission de l’UE

Il faut dire que pour la capitalisation des acquis du projet et sa pérennisation, les responsables à divers niveaux de VaRRIWA peuvent compter sur le soutien de M. Simone Ceramicola de la Commission de l’UE très satisfait du bilan des quatre années d’exécution. « VaRRIWA est ce projet financé par l’UE et les pays ACP pour permettre aux pays bénéficiaires d’améliorer la situation des transferts des connaissances des universités, des centres de recherche à la société pour améliorer la résolution des problèmes sociétaux. Le bilan du projet a montré qu’il y a des expériences remarquables qui ont été réalisées, il y a de très bons résultats, un nombre de brevets interessants mais cela montre aussi la nécessité d’aller de l’avant. Cet atelier a montré l’envie des responsables du projet de consolider les acquis, les capitaliser, les pérenniser. Moi je suis là pour les soutenir et les rassurer. J’espère pouvoir aussi donner un coup de main afin de permettre à l’Afrique de l’Ouest d’avoir un programme efficace de valorisation de la recherche scientifique », a-t-il déclaré à la presse.

Valorisation de la recherche et de l’innovation en Afrique de l’Ouest: La capitalisation des acquis du projet VaRRIWA actée

La table d’honneur à la clôture des travaux

Du 7 au 10 octobre 2024 à Cotonou, l’AUF avec le soutien de l’Union Européenne a organisé un atelier de capitalisation des acquis du projet de Valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation en Afrique de l’Ouest ( VaRRIWA ) qui est à son terme après 4 ans de mise en oeuvre. C’était sous la houlette du directeur général de l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée ( ANRSA ) du Sénégal et membre du consortium VaRRIWA, Pr. Cheikh Mouhamadou Lô et M. Simone Ceramicola de la Commission de l’UE.

Ghislain Gbènakpon

Le Pr. Cheikh Mouhamadou Lô

« Après 4 ans, il était normal que nous nous retrouvions pour voir là où nous sommes et penser perspectives puisque c’est la fin du projet. Pendant ces quatre jours de rencontre, nous avons écouté ceux qui ont dirigé les sous-projets, notamment les 14 projets générés par VaRRIWA et comparé aux résultats attendus. La comparaison nous montre que les résultats que nous avons aujourd’hui sont supérieurs à ce que nous attendions. Et nous nous projetons maintenant dans les perspectives », a expliqué le Pr. Cheikh Mouhamadou Lô à la faveur d’une interview à la presse. Le directeur général de l’ANRSA a toutefois fait observer que le bilan global de ce projet qui couvre le Bénin, le Burkina Faso, le Sénégal et le Togo révèle des insuffisances. « Mais le plus important, c’est qu’on puisse pérenniser ce projet au grand bénéfice de toute l’Afrique. C’est pour cela que nous avons élaboré un plaidoyer que allons affiner et présenter au sénégal au mois d’avril à l’intention de tous ces pays pour que les autorités, les hommes politiques puissent nous soutenir pour que ce projet puisse perdurer afin que les acquis que nous avons avec VaRRIWA puissent jaillir sur toute l’Afrique », a-t-il déclaré.

M. Simone Ceramicola de la Commission de l’UE

Il faut dire que pour la capitalisation des acquis du projet et sa pérennisation, les responsables à divers niveaux de VaRRIWA peuvent compter sur le soutien de M. Simone Ceramicola de la Commission de l’UE très satisfait du bilan des quatre années d’exécution. « VaRRIWA est ce projet financé par l’UE et les pays ACP pour permettre aux pays bénéficiaires d’améliorer la situation des transferts des connaissances des universités, des centres de recherche à la société pour améliorer la résolution des problèmes sociétaux. Le bilan du projet a montré qu’il y a des expériences remarquables qui ont été réalisées, il y a de très bons résultats, un nombre de brevets interessants mais cela montre aussi la nécessité d’aller de l’avant. Cet atelier a montré l’envie des responsables du projet de consolider les acquis, les capitaliser, les pérenniser. Moi je suis là pour les soutenir et les rassurer. J’espère pouvoir aussi donner un coup de main afin de permettre à l’Afrique de l’Ouest d’avoir un programme efficace de valorisation de la recherche scientifique », a-t-il déclaré à la presse.

Le Pdt Sossa à la rentrée solennelle du CAMeC Bénin: « Le juge n’est pas votre adversaire. Il vous accompagne »

Le Pdt de la Cour Constitutionnelle, Pr. Dorothé Sossa

« Les Modes Alternatifs de Règlement des Litiges (MARL), une réelle alternative aux procédures judiciaires ». C’est le thème de la première édition de la rentrée du Centre d’Arbitrage de Médiation et de Conciliation du Bénin ( CAMeC Bénin ) ouverte ce jeudi 10 octobre 2024 au palais des congrès de Cotonou par le président de la Cour Constitutionnelle, parrain de l’évènement. Occasion pour le Pr. Dorothé Sossa de prodiguer de sages conseils aux médiateurs du centre pour un arbitrage judicieux des différends entre entreprises.

Ghislain Gbènakpon

« L’arbitrage n’a rien à imposer. Il faut aller devant le juge. Le juge n’est pas votre adversaire, il vous accompagne, il coopère avec vous, il vous aide à composer le tribunal arbitrage. Il reste un acteur important dans le système. Il assure un équilibre et les structures du système judiciaire », a observé le Professeur Dorothée Sossa aux médiateurs du CAMeC Bénin en insitant sur la nécessité pour eux de coopérer avec le juge. Le président de la Cour Constitutionnelle a appelé les responsables du centre à être ambitieux pour les justiciables. « Il faut saisir les litiges. Vous devez aller à la rencontre des entrepreneurs », a-t-il soutenu.

Le Pdt du CAMeC Bénin ici en gros plan

Dans son allocution de circonstance,  le président du CAMeC, M. Alain Amousoukpévi a exprimé toute sa gratitude au Professeur Dorothée Sossa pour avoir accepté d’être le parrain de cette première rentrée solennelle du centre. Il a ensuite exposé les avantages des Modes Alternatifs de Règlement des Litiges (MARL). Pour lui, le faible taux de sollicitation et de fréquentation sont des défis à relever. Pour parvenir à changer de paradigme, il pense qu’il faut élargir le champ avec des formations aux acteurs. “Chaque année, une vingtaine de dossiers sont enregistrés et 70% des cas se sont soldés par arbitrage, 30% ne sont pas instruits en raison de l’abandon. À l’horizon 2030, le centre ambitionne renforcer et élargir ses formations au profit des arbitres et médiateurs, renforcer le partenariat, faire des plaidoiries pour un recours à l’arbitrage, développer une plateforme digitale pour la médiation en ligne etc »

La secrétaire permanente du CAMeC, Mme Sidonie HOUNDONOUGBO et la Conseillère Juridique du Centre, Mme Claire AMOUZOUN, ont présenté l’évolution des activités jusqu’en 2025 et exposé les défis que le CAMeC doit relever à moyen et à court terme. Les résultats ne sont pas aussi négligeables, mais de nombreux chantiers restent encore à explorer. Il faut préciser pour finir que les manifestations de cette première édition de la rentrée solennelle au CAMeC Bénin se sont déroulées en présence de plusieurs personnalités dont le Directeur de cabinet du Ministre du commerce, des responsables à divers niveau de la CCI Bénin. De nouveaux engagements ont été pris pour offrir un meilleur espace aux entreprises pour le règlement des litiges sans passer devant les tribunaux ont été réitérés.

Espace Vert et Développement et Maison des Tortues: deux ONGs au service des ODD

M. Hubert Gbiribou, dirigeant des deux ONGs

Les Ongs Espace Vert et Développement ( EVD ) à Kirou et Maison des Tortues à Natitingou toutes dans le Nord Bénin jouent à fond leur partition pour l’atteinte des objectifs de développement durable ( ODD ) qui visent d’ici 2030 à « éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous » C’est ce qu’on retient de l’entretien que M. Hubert Gbiribou, directeur de la première et président de la seconde, a accordé à la presse sur les actions qu’elles mènent.

Ghislain Gbènakpon

« D’abord en entendant Espace Vert, il est à noter que dans le vert, il y a la verdure. La verdure a deux sens chez nous. Il y a en premier lieu le couvert végétal que nous voulons reprendre chez nous. Car Kirou, c’est le nord Bénin dévasté par la forte production cotonnière avec la déforestation. Donc notre mission, c’est de recouvrir le couvert végétal qui est parti. Le deuxième volet du vert, c’est la relève comme le vert du drapeau de Bénin. C’est donc le renouvellement avec la jeunesse. Nous sommes là pour conserver et donner la continuité aux jeunes », a expliqué M. Hubert Gbiribou. Il ressort de ses éclairages que Espace Vert et Développement a vu le jour en 2017 dans un but précis: « je suis un ancien agent de la mairie où j’étais chef division environnement. Je me suis rendu compte que je ne jouais pas normalement mon rôle parce que l’administration ne me permettait pas d’agir sans consulter le chef qui n’est jamais présent. C’est pourquoi j’ai démissionné pour créer l’Ong afin de répondre aux besoins de la population »

Quant à la Maison des Tortues, son président fait savoir qu’elle est dans la récupération des animaux en voie de disparition. « Il s’agit des animaux sauvages qui sont menacés comme les pythons, les lions, les buffles, les serpents. Nous avons des potentialités de biodiversité que nos enfants ne pourront plus voir. C’est pourquoi, nous, très rapidement en conservation in situ, nous avons créé l’Ong Maison des Tortues dont je suis le président. », a déclaré M. Hubert Gbiribou.

Des actions salvatrices en cours

Les deux Ongs sont globalement dans la reprise du couvert végétal, la promotion de l’emploi des jeunes et l’autonomisation de la femme rurale. « Chez nous au Nord, la femme est reléguée au dernier rang et n’a pas droit à la parole. Aujourd’hui, grâce à nous, il y a des chaînes de valeur ajoutée des productions sorties de nos champs qui sont transformées et qui donnent un plus. Car, celui qui a l’argent a le pouvoir. Aujourd’hui, les femmes transforment et se font de l’argent », se réjouit le président Gbibirou.

Il faut dire qu’elles mènent actuellement d’importantes actions au profit des ODD notamment n° 8 10, 11 et 13.  Il s’agit de la restauration de 1000 ha en plants fourragères pour la nourriture des animaux et la formation de 100.000 femmes dans la transformation de fromage, de césame, de beurre de karité et du soja. La bonne nouvelle est qu’elles bénéficient du soutien des autorités locales et du gouvernement. « C’est comme si le projet était attendu. L’avènement des ONGs Espace Vert et Développement et La Maison des Tortues a été accueilli à bras ouvert par les autorités qui nous accompagnent. La mairie, la préfecture. Je remercie aussi le gouvernement Talon qui nous a beaucoup accompagnés et j’ai gagné des financements de Pacofide, de l’UE, du Fonds mondial pour l’environnement pour pouvoir réaliser nos rêves », s’est également réjoui M. Hubert Gbiribou.

Financement des collectivités territoriales: la note d’orientation du mécanisme communautaire de l’UEMOA en validation

Une vue de famille des participants

Une étape importante dans la mise en place d’un mécanisme communautaire de financement des collectivités territoriales dans l’espace UEMOA. La note d’orientation stratégique et opérationnelle y relative est en cours de validation à Cotonou avec le soutien financier de la Coopération Suisse à travers le Programme régional d’appui à la décentralisation financière en Afrique de l’Ouest ( PRADEF ). C’est le Représentant Résident de l’UEMOA, M. Yawovi Batchassi qui a officiellement lancé à Bénin Royal Hôtel, les travaux qui prennent fin ce jour.

Ghislain Gbènakpon

Partager le contenu du projet de la note d’orientation stratégique et opérationnelle sur la mise en place et le fonctionnement d’un mécanisme communautaire de financement des collectivités territoriales de l’espace UEMOA et le valider. C’est tout l’objectif général de cet atelier de deux jours qu’abrite Cotonou. Les assises connaissent la participation, entre autres, de la Commission de l’UEMOA, du Conseil des Collectivités Territoriales de l »UEMOA ( CCT-UEMOA ), des Associations des pouvoirs locaux des huits pays de l’UEMOA, de la Coopération Suisse ( DDC ), de la BOAD des ministères de la décentralisation des huit pays de l’UEMOA et des personnes ressources. Un de

Le Représentant Résident Yawovi Batchassi lançant les travaux

« Il s’agit de mettre en place au niveau régional, une réglementation qui prévoit un minimum d’affectation de ressources aux collectivités territoriales, un mécanisme communautaire de financement des collectivités territoriales. Vous savez que la plupart de nos Etats sont engagés depuis quelques années dans un processus de décentralisation. Mais cette décentralisation ne s’est pas faite systématiquement avec l’accompagnement des ressources nécessaires pour les collectivités territoriales. Ce qui fait que avec notre partenaire financier la Suisse, la Commission de l’UEMOA a décidé de mettre en place une norme au niveau communautaire pour faciliter l’affectation de ressources de financement en direction des collectivités territoriales. Car nous savons que les collectivités territoriales sont plus près des populations et donc si elles ont les ressources, elles vont beaucoup plus mener des actions en leur faveur », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, le Représentant Résident de l’UEMOA au Bénin, M. Yawovi Batchassi.

Une initiative saluée

M. Abdoulaye Bassinga, représentant du président du CCT-UEMOA

Le représentant du Conseil des Collectivités Territoriales ( CCT-UEMOA ) M. Abdoulaye Bassinga qui est le président de l’Association des Régions du Burkina Faso a salué ce pas important vers la mise en place du mécanisme communautaire de financement des collectivités territoriales: « La décentralisation a consacré le transfert des compétences aux collectivités territoriales. Mais force est de constater que ce transfert de compétences n’est pas suivi totalement du transfert des ressources. Hors, le manque de ressources handicape sérieusement les missions des collectivités territoriales. Je pense que la Commission de l’UEMOA a pris l’initiative d’organiser cet atelier afin de mettre en place ce mécanisme de financement des collectivités territoriales qui va leur permettre de jouer leur rôle de maitrise d’ouvrage du developpement local. Et cela est important parce que les collectivités sont le relai des populations. Elles prennent en compte leurs aspirations »

M. Babalola Gérard Lalèyè de la Coopération Suisse

Au niveau de la Coopération Suisse, l’accent est particulièrement mis sur une importante Directive portant transfert des ressources financières des Etats aux collectivités territoriales en souffrance. « Aujourd’hui quand on prend l’ensemble des pays dans l’espace UEMOA, on est autour de 5% de transfert des ressources du budget de l’Etat vers les collectivités. Ce qui reste faible par rapport aux besoins parce qu’il faut le dire, les collectivités ont en charge plusieurs secteurs dont ,entre autres, l’éducation, le développement de l’économie locale, faire face aux effets du changement climatique, l’emploi des jeunes. Comment assurer tous ces besoins quand on n’a pas les ressources ? Donc le but de cet atelier , c’est de réfléchir ensemble à des mécanismes qui permettent au niveau régional d’accompagner les Etats dans les processus de décentralisation financière. Ce qui est important aussi, c’est d’arriver à ce que nous avons appelé la Directive portant transfert de 20% des recettes fiscales des Etats à leurs collectivités. Si on réussit cela, c’est qu’on aura fait un grand pas en Afrique de l’Ouest vers l’autonomisation des collectivités pour répondre efficacement aux besoins des populations », a soutenu face à la presse, M. Babalola Gérard Lalèyè, Conseiller Régional Gouvernance Afrique de l’Ouest pour la Suisse en charge du suivi des programmes coopération locale et le PRADEF.

Gestion durable du Bassin du Niger au Bénin: les usagers des ressources en eau en formation

Une vue de famille des participants

Il se tient depuis ce mardi 8 octobre 2024 au chant d’oiseau de Cotonou, un atelier de formation des associations des usagers des ressources naturelles de la portion nationale du Bassin du Niger. Il s’inscrit dans le cadre du projet NB-ITTAS relatif ,entre autres, à l’amélioration de la gestion intégrée des ressources en eaux du Bassin du Niger. Les travaux qui prennent fin le 11 octobre prochain ont été lancés par le M. Eleuthère Batia qui représentait le ministre de l’énergie, de l’eau et des mines.

Ghislain Gbènakpon

Gestion intégrée de la fertilité du sol; mesures de conservation des eaux et des sols; gestions durables des pêcheries et amenagement des mares; l’entrepreneuriat, la gestion des chaînes de valeurs et secteur agroalimentaire. Ce sont les cinq thématiques que vont développer les experts de l’Autorité du Bassin du Niger au profit des usagers des ressources naturelles de la portion béninoise dudit Bassin. Les participants de cet atelier de formation de quatre jours sont entre autres, des agriculteurs, des éleveurs, des pêcheurs, artisans, femmes rurales et jeunes ruraux, autorités coutumières, élus des collectivités, orpailleurs, transformateurs des produits locaux et exploitants forestiers.

La table d’honneur

« Le présent atelier a pour objectif principal de renforcer les capacités des participants en vue de garantir la durabilité des activités des producteurs usagers des ressources du bassin du Niger et leur participation efficace et effective au processus d’amélioration de la gestion rationnelle et de la gouvernance économique des ressources en eau », a expliqué dans son allocution de lancement, M. Eleuthère Batia, le représentant du ministre Séidou Adambi. Au terme de la formation, les usagers des ressources naturelles du Bassin du Niger au Bénin doivent cerner les aspects opérationnels, techniques et pratiques portant sur la protection de l’environnement et la gestion des chantiers de récupération des terres, la question de l’entrepreneuriat agricole, la gestion des projets agricoles viables et les techniques de recherche de financements.

Une vue partielle des participants

Le coordonnateur du projet NB-ITTAS a insisté sur la phase du suivi de la mise en pratique des notions apprises au cours de cette formation. « Après la formation, les coordinations des usagers seront invitées à faire le suivi. Etant donné que c’est une formation pratique, combien de participants ont pu créer une entreprise agricole, qui ont pu gérer, qui ont pu bénéficier de financement local, qui ont pu mettre en oeuvre les pratiques de gestion de terres et des eaux, qui ont pu contribuer à la gestion des pêcheries dans le bassin du fleuve Niger », a soutenu M. Allomasso Tchokponhoué qui a précisé que cette formation se déroule dans les neuf pays de l’Autorité du Bassin du Niger à savoir, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Nigeria et le Tchad.

Droits de l’enfant: Le directeur régional de l’UNICEF au Bénin pour apprécier les avancées

Le directeur régional de l’UNICEF, Gilles Fagninou

Le directeur régional de l’UNICEF a entamé ce lundi 7 octobre 2024, une visite de travail au Bénin pour apprécier les avancées enregistrées par le pays dans la promotion des droits de l’enfant à travers des visites de terrain y compris dans le nord avec en ligne de mire, les projets appuyés par l’organisation onusienne. Au cours de son séjour qui prend fin le 24 Octobre, M. Gilles Fagninou aura des rencontres de haut niveau avec les autorités béninoises et participera du 14 au 18 octobre à la réunion régionale des Représentants Résidents de l’UNICEF en Afrique de l’Ouest et du Centre qui se tiendra pour la première fois au Bénin. C’est ce que renseigne le communiqué de presse sur cette viste parvenu à la rédaction. On note que le choix du Bénin pour accueillir cette réunion repose sur les progrès significatifs enregistrés par le pays au cours des dernières années. Lire ci-dessous l’intégralité du communiqué de presse.

Communiqué de presse

Le Directeur Régional de l’UNICEF et 24 représentants de l’Afrique de l’Ouest et du Centre en visite de travail au Bénin.

Du 7 au 24 octobre, le Directeur Régional de l’UNICEF, Gilles Fagninou, sera en visite au Bénin. Son séjour sera marqué par des rencontres avec les autorités béninoises au plus haut niveau, une visite de projets appuyés par l’UNICEF et sa participation à la réunion régionale des Représentants Résidents de l’UNICEF dans les 24 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre à Cotonou.

COTONOU, 07 octobre 2024 – Gilles Fagninou, Directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, effectuera une visite au Bénin du 7 au 24 octobre, à Cotonou et dans le nord du pays. Cette visite a pour objectif de discuter avec le gouvernement et les partenaires de l’UNICEF des avancées réalisées par le Bénin en matière de droits de l’enfant.

« Ma visite au Bénin sera l’occasion de féliciter le gouvernement béninois sur les grands progrès notamment en matière d’éducation et de protection des filles, de lutte contre la malnutrition infantile, de réduction de la mortalité des enfants et de changement climatique», a déclaré Gilles Fagninou.

En plus des rencontres de haut niveau avec les autorités béninoises, le Directeur Régional de l’UNICEF effectuera une visite de terrain dans le Nord du Pays pour évaluer le travail de l’UNICEF dans les domaines de la santé communautaire, de l’éducation des filles, de la nutrition, ainsi que du secteur de l’eau, hygiène et assainissement.

Ces visites seront suivies, du 14 au 18 octobre, de la réunion régionale des Représentants Résidents de l’UNICEF en Afrique de l’Ouest et du Centre, qui se tiendra pour la première fois au Bénin. Ce forum, qui réunira les représentants de l’UNICEF de 24 pays, ainsi que des Directeurs basés au siège de l’UNICEF à New York, permettra de discuter et de partager des expériences sur l’état d’avancement des droits de l’enfant en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Le choix du Bénin pour accueillir cette réunion repose sur les progrès significatifs enregistrés par le pays au cours des dernières années. Ces progrès reflètent le fort leadership et l’engagement du gouvernement dans des domaines tels que l’éducation des filles, la santé communautaire et la réduction de la malnutrition durant les 1,000 premiers jours de vie. Ces secteurs prioritaires sont essentiels à la réalisation des droits de l’enfant.

L’invitée d’honneur de la réunion régionale de gestion de l’UNICEF en Afrique de l’Ouest et du Centre sera Mme Hannan Sulieman, Directrice Générale Adjointe de l’UNICEF. En marge de sa participation à la réunion régionale, la Directrice Générale Adjointe effectuera des visites de courtoisie et de travail auprès des Hautes Autorités du Bénin afin de réaffirmer le partenariat entre l’UNICEF et le Bénin, et renforcer le positionnement de l’UNICEF pour accélérer les progrès vers la réalisation des droits de l’enfant.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Dorothee Thienot, UNICEF Bénin, + 229 97975108, dthienot@unicef.org
Hippolyte Djiwan, UNICEF Bénin, +229 97981469, hdjiwan@unicef.org
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