Pr. Dorothé Sossa sur le dialogue des juges: « Il faut prévenir les conflits de compétence entre juridictions »

Une vue de famille des participants

Le dialogue entre le juge de la constitutionnalité et le juge de la légalité est au coeur d’un séminaire qu’organise la Cour constitutionnelle depuis ce lundi 25 novembre 2024 à Grand-Popo. C’est le président Dorothé Sossa qui a officiellement lancé les travaux qui prennent fin ce jour.

Ghislain Gbènakpon

Instaurer un mécanisme de dialogue périodique entre juridictions pour une convergence des décisions sur des questions relatives à la violation des droits de l’homme. C’est tout l’objectif de ce seminaire de deux jours auquel prennent part, les conseillers à la Cour constitutionnelle, la Secrétaire générale de l’institution, le procureur général près la Cour suprême, les conseillers à la cour suprême, des magistrats envoyés par le ministère de la justice, et les assistants juridiques de la Cour constitutionnelle.

En ouvrant les travaux, le Président Dorothé Sossa a été on ne peut plus clair : « Le dialogue des juges qui nous préoccupe et doit nous occuper, ici et maintenant, dira – t-il, est celui intervenant entre nous : juges nationaux. Et dans la mesure où il s’agit, pour nous, de définir une conjonction heureuse de l’action du juge de la constitutionnalité et de celle du juge de la légalité de notre pays il nous faut mettre nos réalités en perspective ».

Le Pr. Dorothé Sossa, président de la Cour constitutionnelle

Face au foisonnement des recours à la Cour constitutionnelle, il s’est adressé aux participants en s’interrogeant : Est-il concevable que les droits fondamentaux soient invoqués à l’encontre d’un particulier ? Le citoyen, non dépositaire d’un pouvoir public, est-il débiteur des droits de l’homme ? Ne serait-il pas possible d’envisager que l’intervention du juge de la légalité précède celle du juge de la constitutionnalité chaque fois que le dossier l’autorise ? Aucune solution légale n’est-elle envisageable pour prévenir la garde-à-vue et la détention provisoire abusives ?
A toutes ces questions, le Professeur Dorothé SOSSA a lui-même trouvé quelques pistes de solutions. Il s’agira selon lui : de générer la formation de jurisprudences compatibles entre nos différentes juridictions, d’éviter les réponses inconciliables à une même question juridique, de prévenir les conflits négatifs de compétence entre juridictions et de faire converger l’interprétation des textes juridiques.

La communication sur le dialogue entre juge de la constitutionnalité et juge de la légalité donnée par les conseillers Michel ADJAKA de la Cour constitutionnelle et Alexis METAHOU de la Cour suprême ont édifié les participants.
Dans l’après-midi de ce lundi, les participants ont été scindés en deux groupes pour réfléchir sur des recommandations relatives à la mise en place d’un cadre de concertation entre juridictions de la légalité et la Cour constitutionnelle pour assurer une interprétation harmonieuse des dispositions constitutionnelles. La restitution en plénière des travaux en groupe a mis fin aux activités de cette première journée de ce séminaire.

Cette initiative de la haute juridiction permettra de renforcer la cohérence et l’efficacité du système judiciaire. Elle permet aussi aux juges de différents niveaux de justice de partager leurs expériences, de clarifier leurs rôles respectifs et de trouver des solutions communes aux défis juridiques contemporains.

Autorité du Bassin de Niger: le plan d’investissement et la dépollution du bassin au coeur de deux ateliers régionaux à Cotonou

Il s’est ouvert ce lundi 25 novembre 2024 à Cotonou, deux ateliers régionaux de validation des rapports des études sur la réorganisation du cadre structurel et fonctionnel du mécanisme de mise en œuvre du plan d’Investissement de l’Autorité du Bassin du Niger et l’élaboration de textes réglementaires harmonisés sur la base de projets de normes de rejets de polluants dans le bassin du Niger. C’est M. Batia Eleuthère, représentant du ministre de l’énergie et de l’eau ( MEEM ) qui a officiellement lancé les travaux.

Ghislain Gbènakpon

« Votre présence ici à Cotonou est l’expression de la vitalité de la coopération entre nos pays pour le développement du Bassin du Niger et de notre engagement à redorer le blason de l’Autorité du Bassin du Niger à travers la réorganisation du cadre structurel et fonctionnel du mécanisme de mise en œuvre de son plan d’Investissement pour faire face aux nombreux défis de préservation des ressources du bassin du Niger. En effet, après plusieurs années de mise en œuvre, il est nécessaire de revoir le dispositif de suivi et d’évaluation du Plan d’Action pour le Développement Durable et de son Plan d’Investissement en vue de proposer et de mettre en œuvre des outils appropriés orientés vers l’approche axée sur la performance et la Gestion Axée sur les Résultats (GAR) », a déclaré M. Batia Eleuthère au participants.

Pendant deux jours, ils ont à examiner d’une part le diagnostic structuro fonctionnel du mécanisme de mise en œuvre et d’analyse des résultats atteints suivi des propositions d’amélioration du plan d’investissement, le système de surveillance et d’évaluation du plan d’action pour le développement durable et le programme de renforcement de capacités des principaux acteurs impliqués dans le suivi évaluation du Plan d’Action pour le Développement Durable et son plan d’investissement proposés et d’autre part, examiner les rapports sur la traduction du principe pollueur-payeur contenu dans l’article 8 de la charte de l’eau de l’ABN et l’approche d’écotechnologies test en lignes directrices, les normes de rejet des eaux industrielles complétant l’annexe 1 de la charte de l’eau du bassin, la règlementation harmonisée à l’usage des pays pour la réduction de la pollution, l’élaboration de la stratégie de suivi de la qualité des eaux et de partage des données dans le bassin du Niger et le plan de renforcement des capacités.

Le secrétaire exécutif de l’ABN a exprimé sa confiance en la capacité des participants à atteindre les objectifs assignés à ces deux ateliers régionaux. « Je sais que vous mesurez toute l’importance de l’exercice pour lequel nous nous sommes réunis, l’exercice qui consiste à examiner amender et valider les différents rapports d’étude soumis à votre appréciation. Permettez-moi ainsi de compter sur chacun d’entre vous pour atteindre les nobles objectifs assignés à ces sessions. Je réitère mon plein engagement et mon soutien à toute initiative de développement inclusif dans le bassin du Niger » a déclaré M. Didier Zinsou.

Justice Commerciale: les réformes au service du secteur privé au Bénin

Une vue des conférenciers et organisateurs

Le train des réformes pour l’amélioration du climat des affaires au Bénin n’épargne pas le secteur judiciaire avec une justice commerciale au service du privé au Bénin. C’est ce qu’on retient de la rencontre de sensibilisation et d’information des acteurs du secteur privé organisée par la Cellule d’appui à l’amélioration du climat des affaires du ministère de l’économie et des finances. C’était ce samedi 23 novembre 2024 à l’hôtel Azalaï de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

Dans le cadre de la modernisation de la justice commerciale, plusieurs initiatives ont été mises en oeuvre au Bénin dont l’organisation d’une procédure particulière de recouvrement des créances de faible montant soit inférieures ou égales à 5 millions de FCFA et la publication régulière des données constituent des avancées majeures. C’est en tout cas ce que renseigne les communications du tribunal de commerce de Cotonou à cette rencontre d’échanges et de sensibilisation avec le secteur privé béninois.

On retient fondamentalement sur les particularités de la procédure du règlement des litiges, la possibilité de saisine en ligne du greffier en chef qui se charge de la notification aux parties adverses, l’encadrement de la procédure dans un délai qui enferme l’instruction jusqu’à la décision du juge dans un délai de 45 jours, la nature de la décision avec la précision que les décisions rendues en matière de petites créances sont en premier et dernier ressort et la gratuité avec d’une part, une procédure entièrement gratuite de la saisine du tribunal jusqu’à la délivrance de la décision et d’autre part, une décision dispensée des formalités d’enregistrement et de timbres.

Autres aspects des réformes

Autres aspects des réformes dans le règlement des litiges commerciaux, il y a la publication de la documentation sur la justice commerciale sur le site http://www.tribunalcommercecotonou.bj consultable gratuitement, l’accessibilité des données avec la publication des rôles d’audience qui permet aux justiciables de suivre l’évolution des différentes dates d’évocation de leurs affaires et d’avoir un compte rendu de l’audience et la publication des décisions de justice .

Par ailleurs, les services que fournit le Centre d’Arbitrage de Médiation et de Conciliation du Bénin ( CAMeC ) de la Chambre de Commerce et d’industrie du Bénin ( CCI Bénin ) en matière d’arbitrage et de médiation ont été exposés aux acteurs du secteur privé. On retient que l’arbitrage et la médiation sont des modes alternatifs de règlement des litiges qui apportent une innovation dans l’environnement juridique et économique national en ce qu’ils offrent aux justiciables qui y ont recours, une discrétion, une confidentialité et une célérité dans le traitement des dossiers, une souplesse, simplicité de la procédure et une possibilité offerte aux parties de choisir librement les arbitres ou médiateurs aptes à connaitre du litige en cause. Il y a aussi la sauvegarde des relations d’affaires et des coûts raisonnables.

Recherche et Innovation en Afrique de l’Ouest: FARI 2025 de Cotonou en mai prochain lancé

Une vue de famille des officiels

« Jeunesse Africaine, Innovation et Entreprenariat : Bâtir un avenir durable » C’est le thème du deuxième Forum Africain pour la Recherche et l’Innovation ( FARI 2025 ) qui se déroulera du 5 au 9 mai 2025 à Cotonou après le premier en 2022 à Abuja et dans la fièvre de la célébration du cinquantenaire de la CEDEAO l’année prochaine. Il vient d’être lancé pour sonner la mobilisation de tous les acteurs à la faveur d’une conférence de presse. C’était ce vendredi 22 novembre 2024 à l’hôtel Golden Tulipe sous la houlette du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladékan en présence ,entre autres, du Représentant Résident de la CEDEAO, Amadou Diongue.

Ghislain Gbènakpon

Intervention du Représentant Résident de la CEDEAO, Amadou Diongue

Améliorer la compréhension du public sur le rôle de la science, de la technologie et de l’innovation dans le développement socio-économique. C’est le but du FARI créé par la 60ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Le Représentant Résident de l’organisation Amadou Diongue a fait observer qu’à travers le thème de cette deuxième édition, il s’agit pour la communauté et ses partenaires de tirer le meilleur parti du potentiel de la jeunesse africaine au service de la transformation du continent. Pour le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Cotonou va accueillir du 5 au 9 mai 2025, un évènement de haute portée scientifique et technologique au profit des acteurs, notamment de la jeunesse africaine. « Je suis ravie de me rendre compte avec vous de la pertinence et de l’utilité d’un tel évènement. Car Il s’agit d’un évènement de haute portée scientifique et technologique qui vise essentiellement à offrir aux acteurs concernés et notamment à tous les jeunes scientifiques et jeunes porteurs de grandes ambitions, des possibilités d’échanges, de formation et de partage », a déclaré Eléonore Yayi Ladékan.

Mme Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Il faut dire que FARI 2025 se présente comme l’espace de rencontres, de partages d’expérience entre les scientifiques, les professionnels, les décideurs et les populations. Il ambitionne être l’événement majeur dans le domaine de la science et de l’innovation dans l’espace CEDEAO. Il va regrouper les scientifiques, les chercheurs et enseignants-chercheurs, les innovateurs et inventeurs, les universités publiques et privées, les start-ups, les ONG et Fondations, les journalistes scientifiques, les PTF et les décideurs politiques.

Neuf grandes activités au programme

FARI 2025 va se décliner en 9 grandes activités. Il y a FARI Conférences de deux chefs d’Etat et de gouvernement à savoir le chef d’Etat du pays hôte et le chef d’Etat du pays qui préside la CEDEAO, FARI Session des ministres en charge de la science, recherche et innovation des pays membres de la CEDEAO, FARI Expositions avec un espace de valorisation des produits de recherche et d’innovation des Start-ups, inventeurs et des entreprises de l’espace CEDEAO, FARI Panels avec 4 panels thématiques animés par des experts, des scientifiques, des startupers et des corporates, FARI Formation avec 4 ateliers de formation au profit des inventeurs et start-ups. Il y a aussi FARI Compétition avec 3 prix en compétition pour désigner les start-ups les plus innovantes et impactantes, FARI Awards qui distinguera des personnalités et acteurs dans le domaine de la science, la recherche et l’innovation pour leurs impacts dans la région CEDEAO, FARI Market avec un espace de rencontres BtoB, de partenariats, d’immersion, d’employabilité et de ventes et FARI Découverte qui permettra de découvrir des atouts culturels, touristiques et scientifiques du Bénin.

Selon le directeur Education, Science et Culture de la CEDEAO, Dr. Roland Kouakou, ce lancement est fait pour attirer l’ensemble de tous les PTF, les entreprises, les mécènes, les sponsors afin de se positionner sur le FARI 2025 qui est placé au coeur de la célébration du cinquantenaire de la CEDEAO en 2025.

Réformes des procédures de dédouanement: le secteur privé béninois sensibilisé

Une vue partielle des participants

La Cellule d’appui à l’amélioration du climat des affaires du ministère de l’économie et des finances poursuit sa sensibilisation du secteur privé sur les réformes initiées à son profit. A l’After Work de ce vendredi 22 novembre 2024 à Novotel de Cotonou, il a été ,entre autres, questions des procédures de dédouanement et des reformes engagées dans le commerce transfrontalier.

Ghislain Gbènakpon

Il ressort de la communication sur les procédures de dédouanement et réformes engagées au profit du secteur privé présentée par le Ltnt-Colonel Raouf Malêhossou Aboudou que l’avènement du Guichet unique du commerce extérieur ( GUCE ) avec des avantages certains. Il s’agit entre autres, de la simplification des procédures, la dématérialisation, la transparence et célérité des opérations, le respect de la règlementation, la centralisation des données. La procédure classique de dédouanement des marchandises à l’import et l’export ainsi qu’en transit a été exposée. Les avantages de la solution sont incitatifs. Il y a entre autres la transparence dans les procédures, historisation et suivi, dématérialisation des procédures et des documents, disponibilité des informations pour tous les acteurs concernés, le paiement via virement bancaire 24h/24 et 7j/7 sans se déplacer, la réduction des déplacements et l’amélioration du temps de passage des marchandises.

Le Programme national d’Opérateurs Economiques Agréés ( OEA )

On retient de l’exposé du Ltnt-Colonel Raouf Malêhossou Aboudou qu’un OEA est un opérateur économique jugé digne de confiance dans le cadre des opérations douanières qu’il accomplit et autorisé à ce titre, à bénéficier de certains avantages sur toute l’étendue du territoire national. Le programme est ouvert à tous les opérateurs économiques y compris les petites et moyennes entreprises, quel que soit leur rôle dans la chaine logistique internationale. En résumé, le statut d’OEA est accordé à un opérateur économique répondant aux critères de conformité tels que exigences douanières, gestion satisfaisante des écritures commerciales, solvabilité financière et normes appropriées de sécurité et sûreté.

Beaucoup d’avantages sont accordés aux détenteurs du statut d’OEA. Il y a entre autres, le droit d’utilisation du logo OEA qui est un label, la célérité dans le traitement des dossiers, la désignation d’un fonctionnaire des douanes délégué pour conseil et orientations, admission pour conforme toutes les déclarations sauf sélection aléatoire, réduction de la fréquence des contrôles pour les transporteurs routiers et traitement préférentiel aux moyens de transport des OEA à travers la création d’un couloir de circulation afin de les épargner des files d’attente au port et au niveau des frontières terrestres. Trois sociétés ont été certifiées à ce jour au Bénin à savoir le Super Marché Erévan, le Groupe DHL et la SOBEBRA.

Inondations 2024 au Bénin: don de kits d’assistance humanitaire et de barques motorisées de Direct Aïd aux populations victimes

Le ministre Séidou recevant symboliquement un don

( L’appel du ministre Alassane Séidou aux bénéficiaires )

Encore un fruit du partenariat entre l’Agence Nationale de protection sociale ( ANPC ) et Direct Aïd. Dans le cadre de son initiative Secours Humanitaire, l’organisation internationale a fait don de vivres et non vivres aux populations des communes les plus touchées cette année par les inondations. La remise officielle de ce don a eu lieu ce vendredi 22 novembre 2024 à son siège à Cotonou sous la houlette du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Alassane Séidou. Il avait à ses côtés, le Représentant Résident de Direct AID, El Qacimi Abdellah.

Ghislain Gbènakpon

Des kits alimentaires

2000 kits de vivres et non vivres et 5 barques motorisées et leurs accessoires plus des fournitures scolaires d’un coût global de 108.240.000 de FCFA. C’est le contenu de l’assistance humanitaire de Direct Aid aux populations sinistrées des communes les plus touchées par les inondations de 2024. Il s’agit de Karimama, Malanville, Athiémé, Kandi, Kérou, Zogbodomey, Bonou, Zangnanado, Ouinhi, Adjohoun et Ouèssè. Les kits sont composés de sacs de riz, bidon d’huile, tomates en boites, de sucres, spaghetti, de coquillette, de sel de cuisine, de savon, couvertures, moustiquaires, de nattes, de feuilles de tôles, de soja et d’eau de javel.

Le Représentant Résident de Direct Aid,  El Qacimi Abdellah

« Ce que nous faisons aujourd’hui, nous le faisons avec humilité et dans un esprit de fraternité. Nous espérons que ces dons pourront alléger vos charges et améliorer vos conditions de vie, même modestement. Nous vous exhortons à en faire un très bon usage afin de garantir leur durabilité et de maximiser leur service au profit des populations des communes », a déclaré le Représentant Résident de Direct Aid, M. El Qacimi Abdellah dans son allocution de circonstance.

Le ministre Alassane Séidou

Le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique remerciera Direct-Aid et tous les autres partenaires qui accompagnent le Bénin dans la mise en oeuvre de sa politique en matière de réduction des risques de catastrophes. Il n’a pas manqué de faire des appels aux bénéficiaires. « Je voudrais inviter les maires des communes à prendre des mesures pour que les dons soient mis à disposition des vrais sinistrés. J’exhorte les populations à intégrer l’utilisation des barques motorisées dans leurs déplacements fluvio-lagunaires afin de réduire les risques d’accident liés à l’eau », a déclaré Alassane Séidou. Au nom de tous les maires des communes bénéficiaires, le deuxième adjoint au maire de Ouinhi, M. David Ogoubiyi a assuré l’autorité ministérielle et Direct-Aid du bon usage qui sera fait de ces dons qui s’inscrivent dans le cadre de l’initiative Secours Humanitaire 2024 de l’organisation internationale.

Infrastructures marchandes: le marché régional moderne de Pahou inauguré

La coupure du ruban

Encore un produit de la politique de modernisation des infrastructures marchandes du gouvernement pour répondre aux besoins des femmes et promouvoir un développement harmonieux des territoires au Bénin. Le marché régional de Pahou a été officiellement inauguré ce jeudi 21 novembre 2024 . C’était sous la houlette du ministre de l’industrie et du commerce, Shadiya Alimatou Assouman . Elle avait à ses côtés, le ministre des affaires sociales et de la microfinance Véronique Tognifodé , la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des marchés ( ANaGeM ), Eunice Kinifo avec la présence notable d’une forte délégation du conseil communal de Ouidah et de députés de la localité ainsi qu’une impressionnante mobilisation des femmes bénéficiaires.

Ghislain Gbènakpon

La DG/ANaGeM Eunice Kinifo

Une infrastructure de référence avec 1 648 espaces de vente, comprenant 1 260 étals primeurs, 47 boutiques, 6 restaurants, 4 boucheries,196 poissonneries, 3 grands magasins de stockage, 5 magasins modulaires, 127 espaces à ciel ouvert délimités, des installations modernes telles que des bureaux administratifs, des toilettes, des douches, une infirmerie, un système de sécurité incendie et un parc auto moderne. Voilà ainsi décrit par la directrice générale de l’ANaGeM, Eunice Kinifo, le marché régional et moderne de Pahou qui s’étend sur une superficie de 1,3 hectare avec 7800 m2 de surface aménagée et 35 secteurs d’activités distincts. Finis désormais donc, les problèmes d’insécurité et d’inondation auxquels étaient confrontés l’ancien marché de Pahou et ses usagers.

La ministre de l’industrie et du commerce Shadiya Alimatou Assouman

Dans son allocution de circonstance, la ministre de l’industrie et du commerce a rappelé que les marchés qui sont inaugurés ces derniers temps ne sont pas simplement un espace commercial, mais constituent le symbole d’une vision portée par le gouvernement du président Patrice Talon qui place l’amélioration des conditions de vie des populations au cœur de toutes ses actions. « Évidement, ces infrastructures modernes sont le reflet de la détermination du gouvernement à bâtir un Bénin résolument tourné vers l’avenir, où chaque citoyen peut trouver les moyens de réaliser son potentiel. Ainsi, ce marché moderne de Pahou, doté d’infrastructures de pointe est conçu pour offrir à nos commerçants, nos femmes, nos mamans et aux usagers, un environnement sécurisé et propice à l’essor de leurs activités. Je pus vous rassurer que tout a été pensé pour faire de ce joyau, un modèle d’efficacité, de modernité et de développement durable », a soutenu Shadiya Assouman.

Le conseil communal de Ouidah par la voix du premier adjoint au maire Pierre Cakpovi Gnida a remercié au nom des populations, le gouvernement pour ce joyau qu’est le marché régional de Pahou qui est un véritable carrefour commercial à même de donner un coup de fouet aux échanges économiques. Les femmes bénéficiaires n’étaient pas du reste.

La ministre de la microfinance Véronique Tognifodé
Le premier adjoint au maire de Ouidah

Assemblé Nationale: Dorothé Sossa défend un budget de 2.768.309.948 pour la Cour

Le président Dorothé Sossa en train de plancher

Le président de la Cour constitutionnelle, Pr. Cossi Dorothé Sossa, accompagné du directeur de cabinet, M. Clément Quenum, de la DPAF, Mme Abibatou Chabi Douarou Imorou et de quelques membres du cabinet, a présenté ce mercredi 20 novembre 2024 à la Commission des finances de l’Assemblée nationale, le budget de la Haute juridiction exercice 2025. Celui-ci s’élève à 2.768.309.948 FCFA.

Ghislain Gbènakpon

Deux milliards sept cent soixante huit millions trois cents neuf mille neuf cent quarante huit (2.768.309.948) CFA contre un montant de deux milliards six cent quatre-vingt-dix millions trois cent onze mille (2 690 311 000) francs CFA pour la gestion 2024. Voilà en quelques raccourcis, les propositions budgétaires de la Cour constitutionnelle présentées par le Pr. Dorothé Sossa. Il en découle une augmentation de soixante-dix-sept millions neuf cent quatre-vingt-dix-huit mille neuf cent quarante-huit (77.998.948) francs CFA, soit un accroissement de 2,9%. Le président de la Cour a fait observer que les dépenses du personnel ont connu une augmentation peu significative comparativement à 2024, soit un taux de 4,4 %. Il a par ailleurs indiqué que le taux de consommation des crédits à la date du 20 novembre 2024 est de 76,81%.: « Ce taux traduit la consommation régulière des crédits de la Cour suivant la cadence de leur mise à disposition par la direction générale du budget »

La Commission des finances

Sur la question du budget des élections générales de 2026, le Président Dorothé Sossa a indiqué que pour les élections auxquelles la Cour est impliquée, « c’est la Commission électorale nationale autonome (CENA) qui centralise les besoins ». Il a aussi précisé que le budget des élections est clairement détaché du budget de fonctionnement de la Cour dont la présentation est faite annuellement.
Les députés, après avoir félicité les membres de la Cour pour la qualité et le volume du travail accompli, se sont dits satisfaits des réponses données à leurs préoccupations.

Il faut dire que comme à l’accoutumée, le président de la Cour constitutionnelle a d’abord présenté brièvement les missions et attributions de son institution aux élus de la nation. “La Cour constitutionnelle est la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle. Elle est juge de la constitutionnalité de la loi et elle garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. Elle est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics », a-t-il déclaré.

Fin des journées départementales des élus du Bloc Républicain: Adambi et le bureau politique remobilisent à Parakou, élus et militants du Borgou pour 2026

Des membres du bureau politique

5ème et dernière journée de la tournée nationale entamée le 12 octobre 2024 simultanément à Djougou pour le compte du département de la Donga et, en décrochage géographique, à Aplahoué (département du Couffo) en vue de contribuer à l’amélioration de la gestion des communes et surtout dans la perspective de la bataille démocratique aux élections générales de 2026, cette ultime étape du Borgou à Parakou, où est né au demeurant le parti Bloc Républicain (BR) dirigé par le Ministre d’Etat Abdoulaye BIO TCHANÉ, ne pouvait, de toute évidence et de l’avis général, ressembler à aucune autre. Ce, précisément à cause aussi du profil de fin lobbyiste de charme et de choc du facilitateur de ces assises qu’est Samou SÉÏDOU ADAMBI , le Ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines du gouvernement Talon.
« Ce rendez-vous n’est pas ordinaire parce que c’est celui qui va clôturer la tournée nationale qui, tour à tour, a fait l’exercice d’aguerrir davantage nos maires, nos élus communaux et locaux ainsi que les militants de nos différentes coordinations », s’est voulu tout de suite cash dans son propos liminaire le ministre Samou Séïdou Adambi !

Le ministre Samou Séidou Adambi

Dans sa stratégie de (re)conquête du pouvoir en effet et un peu comme guidé par une sorte de boussole programmatique de la précision d’une horloge Suisse, le BR semble ainsi d’avance se prémunir à travers ce type de rencontres qui, selon l’annonce circonstanciée de son président, feront tache d’huile et, dans les tous prochains jours, place nette partout à d’importantes activités de proximité..

Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio-Tchané

« Le bloc républicain, nous en avons fait depuis sa création à Parakou en 2018, un parti véritablement national, nous devons poursuivre. Et pour poursuivre nous devons le faire méthodiquement et de la manière la plus organisée… C’est important de savoir dans quelle direction nous allons et ces travaux font partie de notre plan de travail pour l’année », a tenu a repréciser le Ministre d’Etat et président du parti, Aboudoulaye Bio Tchané.

Du packaging de l’offre BR

Rôle de l’élu BR dans la mobilisation à la base et la promotion de la culture du militantisme: Spécificités du code de l’administration territoriale en République du Bénin » et « La loi 2024-13 du 15 mars 2024 modifiant et complétant le code électoral en République du Bénin » ont été tout le long de la tournée itinérante partout au menu et au cœur des débats de ces journées départementales qui, à l’exception des Collines, frappé ici par le décès de l’un des leurs, ont tour à tour été accueilli, en simultané toujours sauf au point culminant de Parakou, à Gogounou pour le département de l’Alibori, Lokossa (Mono) et Bohicon (Zou) le 19 octobre 2024, le 26 octobre 2024 à Natitingou (Atacora), Cotonou (Littoral) et Pobè (Plateau) ou, encore, à Allada comptant pour le département de l’Atlantique et Porto-Novo pour l’Ouémé le samedi 2 novembre dernier.

A Parakou ce samedi 16 novembre 2024 donc, c’est tout naturellement que l’événement a pu compter, entre autres, sur la présence proactive de tous : en union sacrée : au complet réunis le bureau exécutif national, le bureau politique, le préfet du Borgou Djibril CISSÉ, Inoussa CHABI ZIMÉ, le maire de la 3ème commune à statut particulier du Bénin, et, à l’échelle départementale, il va sans dire, tous les pairs de ce dernier de même que les élus autant locaux que nationaux du parti à l’instar de l’honorable Général Robert GBIAN.

Et bien entendu, ainsi que l’on pouvait s’y attendre, celle de l’ancien député, l’honorable Rachidi GBADAMASSI, communicateur principal sur le militantisme dont il est d’avance couru qu’il n’est pas à se faire conter par d’autres l’histoire.

Toute cette mobilisation de masse, selon l’observation perspicace du ministre-facilitateur, «malgré le fait que l’on est en période de récoltes », a-t-il fait constater.

Parakou alors, et ensuite ?

Désormais en rang serré et en ordre de bataille dans le Borgou suivant le signal du jour, voilà aussi qui, en fin de compte, s’assimile non moins rien qu’à une Offre publique d’achat (OPA) sauvage du parti Bloc Républicain sur le titre foncier électoral, comme ailleurs, dans le Borgou !

« Journées de reconnexion qui nous donnent l’occasion de nous revoir ensemble pour échanger » sur l’avenir du parti, selon le bon mot du Vice-président chargé des relations avec les élus Hervé HÉHOMEY, c’est du moins, là en tous cas, ce qu’il paraît autant licite que loisible de percevoir également dans les interstices du propos suivant du président BIO TCHANÉ pour qui: « L’autre sujet très important qui gère non seulement le passé mais aussi le futur et du parti et des élus, c’est le code électoral. Il ne faudrait pas que ce sujet soit laissé seulement à ceux qui veulent le contester. Il faut que le code électoral soit bien compris par nous-mêmes qui l’avons initié et pour en comprendre les tenants et les aboutissants, il faut d’abord comprendre les efforts que nous avons à faire pour mettre notre parti et nos élus au pas. . Il est clair que nous qui l’avons initié endossons la totale responsabilité et aussi que nous voyons les efforts que nous avons à faire ici et là pour en tirer le meilleur parti. Puisque c’est notre objectif de faire de notre parti le premier parti du Bénin, nous devons nous asseoir sur cette organisation, le maillage du territoire et la volonté de nos militants d’aller dans le même sens ».

Après cette exhortation du premier responsable de ce parti politique et au regard aussi de l’enthousiasme des élus et leur grand intérêt pour cette lutte de l’agrandissement et l’enracinement de la formation qui compte déjà à l’Assemblée nationale 28 députés élus dans 21 circonscriptions électorales sur les 24 que comprend le Bénin donc, Samou SÉÏDOU ADAMBI s’est voulu, lui, encire plus optimuste quant à la finalité ultime du marathon politique qui se couronne dans ce qu’il convient de considérer incontestablement comme son fief naturel : « N’oubliez pas (et cela jamais !) que notre parti est né ici, son cordon ombilical enterré ici se trouve ici à Parakou où nous devons un. La mobilisation doit donc être continue ».

Elections en 2026: l’appropriation du nouveau code électoral préoccupe la Cour constitutionnelle

Le Pdt Dorothé Sossa

« L’appropriation du nouveau code électoral » C’est le thème du séminaire de formation qu’organise depuis ce lundi 18 novembre 2024 à Cotonou, la Cour Constitutionnelle. Les travaux lancés par le président Dorothée Sossa et qui prennent fin ce mardi 19 novembre visent à sensibiliser les participants sur les nouvelles dispositions du code et clarifier les questions relatives à sa mise en oeuvre.

Le Bénin se prépare à entrer dans un cycle électoral à partir de 2025. Et il n’est plus un secret pour personne, les innovations contenues dans la loi n°2024 – 13 du 15 mars 2024 modifiant et complétant la loi n°2019 – 43 du 15 novembre 2019 portant code électoral en République ont et continuent dailleurs de susciter beaucoup d’intérêt et de débats.
L’appropriation des nouvelles dispositions du Code électoral par les cadres de la Cour constitutionnelle s’avère donc indispensable pour conduire de façon efficiente les prochaines élections générales de 2026. Ils sont une quarantaine à répondre à l’appel.

Pour le compte de la première journée, les participants ont suivi la Communication sur “l’appropriation du code électoral” présentée par le Vice-président de la Cour constitutionnelle, Mr Nicolas ASSOGBA. Une communication très enrichissante qui a permis de comprendre les détails et les implications de la nouvelle loi sur le code électoral. Les échanges ont également permis de comprendre les différentes étapes du processus électoral, d’anticiper sur les éventuelles difficultés.

A l’entame de ce séminaire, le Président de la Cour constitutionnelle, le Professeur Dorothé SOSSA a mis en lumière l’importance de ce séminaire pour assurer une compréhension approfondie et une application correcte du nouveau code électoral.
Ce mardi, et conformément au programme, les participants vont suivre le thème: “Les innovations du code électoral relatives aux élections générales” qui sera présenté par le Directeur général des élections, M. Abou Boukary Soulé Adam. Le conseiller Michel ADJAKA évoquera avec les participants “les innovations électorales selon les missions de la cour constitutionnelles” et “les innovations électorales selon les missions de la CENA”.