Gestion équitable de l’eau au Bénin: Join For Water célèbre 30 ans d’engagement envers les communautés

Une des vues de famille

(Partage d’expériences sur la gouvernance locale des zones humides alluviales)

1994-2024. L’organisation internationale Join For Water (JFW) a célébré dans l’après-midi de ce jeudi 24 octobre, trois décennies d’engagement au Bénin envers les communautés pour la gestion équitable de l’eau. C’était à Bénin Royal Hôtel de Cotonou sous la houlette du Coordonnateur Pays, M. Jean Patient Kakpo en présences de ses partenaires étatiques et non étatiques. La matinée a été consacrée à un partage d’expériences sur la gouvernance locale des zones humides alluviales.

Ghislain Gbènakpon

Join For Water a mis les petits plats dans les grands pour célébrer avec fast ses 30 ans d’intervention au Bénin. Une cérémonie riche en sons, danses et couleurs a marqué l’évènement. Occasion pour les membres de l’organisation internationale et leurs différents partenaires de faire le bilan d’hier en tant que Protos à aujourd’hui en tant que Join For Water. Une projection vidéo assez édifiante a été faite pour la circonstance. Il en ressort que durant ces trois dernières décennies, JFW a développé des outils simples pour dynamiser le dialogue social autour de l’eau ; renforcer les capacités des acteurs sur la gouvernance locale de l’eau ; promouvoir l’hygiène et l’assainissement de base et accompagner la maitrise de l’eau agricole. C’est ainsi par exemple que l’organisation a développé des techniques sur la maitrise et la gestion des forage artésiens ; a conçu et promu des latrines qui prennent en compte le sexe, le handicap et l’hygiène menstruelle ; a accompagné l’usage multiple de l’eau à travers la réalisation d’ouvrage d’irrigation avec des forages solaires qui servent dans certains cas à l’alimentation en eau potable. Avec ses partenaires locaux, Ongs et instituts de recherche, Join For Water travaille depuis 2022 à améliorer la résilience socio-écologique des communautés à travers la restauration des services écosystémiques liés aux ressources en eau et aux écosystèmes aquatiques et le développement d’approches innovantes de gouvernance locale.

Les principales cibles des interventions de JFW ont rendu des témoignages qui confirment la pertinence et l’efficacité de l’accompagnement. Par ailleurs, les anciens employés de JFW dont le premier chargé de programme de Protos au Bénin, le premier chef de l’antenne de Lokossa et un ancien technicien ont partagé leurs expériences avec la jeune génération. La remise d’attestations de reconnaissance aux membres de JFW et partenaires les plus engagés a mis un terme à la célébration.

Deux panels sur la gouvernance locale des zones humides alluviales

Il ressort d’une interview que le Conseiller technique en charge du plaidoyer et du renforcement mutuel de capacités à JFW, M. Ganyou Abou Soumanou a accordée à la presse que ces deux panels s’inscrivent dans le cadre d’un partage d’expériences que l’organisation initie chaque année et qui coïncide avec la célébration des 30 ans. Le premier panel est intitulé ‘’rôles et implications des acteurs de la gouvernance locale des écosystèmes aquatiques : analyse des mécanismes de mobilisation des fonds FADEC par les communes pour le financement des actions de restauration des services écosystémiques fournis par les canaux et drains agricoles’’. Il ressort des éclairages du CT Ganyou Abou Soumanou que les collectivités territoriales décentralisées n’allouentttt pas des fonds à l’entretien des canaux et drains agricoles parce qu’il leur est impossible de les justifier en cas d’audits. Pour rappel, les canaux sont des voies de circulation des personnes et des biens dans les localités lacustres. Ils constituent également un réseau de drainage des terres agricoles et sont des sites de reproduction ou d’habitat pour certaines espèces aquatiques. Le panel a mobilisé toutes les parties prenantes qui sont dans la chaine d’approbation, de suivi et même de contrôle des dépenses dans les communes tel que la Commune, la Préfecture, la DDAEP, la CONAFIL. Il ressort des échanges qu’une séance soit initiée entre Join For Water, la CONAFIL et l’ANCB pour apprécier la nature des travaux ainsi que les procédures de justification appropriées pour l’entretien des canaux qui jouent des rôles et des services écosystémiques très importants au niveau des zones lacustres ou semi-lacustres. Un trajet de plaidoyer envers le gouvernement est envisagé avec l’ANCB en vue des mesures spéciales pour lever le goulot d’étranglement au niveau des communes », a déclaré M. Ganyou Abou Soumanou.

Le second panel

Le second panel est intitulé « Approche territoriale de la délimitation des CLE au Bénin : portes d’entrée et stratégies de mise en œuvre ». Elle a réuni la DG Eau, la GIZ, la Mairie et Join For Water. « C’est pour mette en lumière une approche innovante que nous avons eu à développer pour caractériser les territoires de compétence des Comités Locaux de l’Eau (CLE). Il s’agit d’une approche qui accorde une attention égale aux espaces hydrologiques, aux acteurs et à leur système de gestion pour définir des espaces hydro-sociaux comme territoire de compétences des CLE. Ce résultat de recherche est une contribution aux dispositions du Guide National de mise en place des CLE qui privilégie la délimitation par unité hydrologique pour les CLE. Pour insuffler la mobilisation des communautés autour de la gestion durable des ressources en en, une attention particulière doit être accordée à la dynamique sociale et aux enjeux économiques liés aux questions GIRE pour définir les territoires d’eau. « , a expliqué le CT Ganyou Abou Soumanou.

Autonomie énergétique du Bénin: le poste 161/63/15KV de Sèmé Podji mis en service

La coupure du ruban

Le Bénin vient de faire un pas de plus vers l’autonomie énergétique. Le poste 161/63/15 KV de Sèmé Podji a été mis en service ce jeudi 24 octobre 2024 sous la houlette du ministre d’Etat en charge du développement, Abdoulaye Bio Tchané. Il avait à ses côtés, entre autres, le ministre de l’énergie, de l’eau et des mines, M. Samou Séidou Adambi, le directeur général de la Communauté électrique du Bénin ( CEB ), M. Karimou Chabi Sika, le directeur général de la SBEE, André-Marie Kaczmarek, le maire de Sémé Podji, M. Jonas Gbènaméto et le PDG de Vinci Energies réalisatrice dudit poste, André Grison.

Ghislain Gbènakpon

« Ce poste de Sèmé -Kpodji est destiné à devenir l’un des meilleurs du pays avec 200 Mgw haute tension et 80 Mgw en moyenne tension. Sa caractéristique réside dans le fait qu’il sera dédié à la partie moyenne tension, à l’alimentation des clients actuels et futur de la zone franche industrielle de sèmé. Il permettra également de mettre à disposition 100 Mgw complémentaire pour l’alimentation des régions au nord de ce poste et pourra renforcer à terme la ville de Cotonou et environs », a expliqué le directeur général de la SBEE André-Marie Kaczmarek dans son allocution de circonstance. Avec la mise en service de ce poste de Sèmé Podji, la CEB aura installé en 40 ans, au total 11 postes au Bénin. Le DG Karimou Chabi Sika a salué leadership du président Patrice qui a permis d’en installer deux en trois ans.

Le ministre Samou Seidou Adambi

Le ministre de l’énergie de l’eau et des mines a aussi salué la vision du président de la République qui permet d’accélérer la marche du Bénin vers l’autonomie énergétique  » Je voudrais remercier le chef de l’Etat pionnier de ce que nous sommes en train de faire ici. Par sa vision, il a décidé de doter notre pays de toutes les infrastructures nécessaires pour le transport de l’énergie sur tout le territoire national et aussi des infrastructures de production d’énergie pour que sous peu nous ayions notre autonomie énergétique », a déclaré Samou Séidou Adambi. Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané a réaffirmé la détermination du gouvernement pour l’atteinte de cette autonomie.

En marge de la mise en service du poste de Sèmé, il y a la remise de 8 véhicule Pickup à la SBEE. « D’une valeur de 500 millions de FCFA, ces véhicules vont faciliter les interventions de dépannage et d’entretien pour une meilleure satisfaction de la clientèle », s’est réjouit le DG André-Marie Kaczmarek.

Actualités et virtualités du recouvrement et des voies d’exécution:Les innovations de l’acte uniforme révisé

Une vue de famille des participants

Un colloque international autour du recouvrement et des voies d’exécution : actualités et virtualités s’est ouvert ce jeudi 24 Octobre 2024 à Cotonou. L’objectif principal de cette rencontre de deux jours, est d’approfondir la réflexion scientifique sur la réforme de l’Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution. Ledit colloque regroupe des experts, des chercheurs, des praticiens de droit dont le directeur du centre de recherches et d’études en droit et Institutions judiciaires en Afrique (CREDIJ), le Professeur Joseph DJOGBENOU et le Président de la Cour constitutionnelle, le Professeur Dorothé SOSSA.

L’acte uniforme OHADA portant procédures simplifiées de recouvrement des créances et des voies d’exécution vient de faire l’objet d’une révision importante. Cette révision est intervenue le 16 octobre 2023 soit 25 ans après l’adoption du texte initial. Elle a entraîné de nombreuses modifications dont certaines sont de pure forme et d’autres de fond. Elle a surtout donné lieu à diverses innovations pour tenir compte de certaines évolutions, prendre en compte la jurisprudence et certaines réalités des pays de l’OHADA qui n’avaient pas été intégrées dans le texte initial. C’est donc l’occasion d’offrir aux praticiens le cadre d’une réflexion approfondie et de la confrontation des idées et pratiques, en vue d’affiner la mise en œuvre des dispositions nouvelles et ainsi, valoriser l’expertise sur ces questions. La rencontre de Cotonou marque également le lancement des activités de l’association africaine des processualistes.
A la cérémonie d’ouverture des assises, le Professeur Joseph DJOGBENOU, Directeur du CREDIJ, a fait remarquer que l’acte uniforme sur les procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution est le plus important, le plus sollicité par les praticiens, celui auquel recourent le plus les citoyens de l’espace OHADA, celui qui est sollicité aussi bien par le plus faible que par le plus fort, par le particulier que par l’État, par les groupes que par les individus. Il était donc normal, selon lui que cet acte uniforme soit actualisé. Pour Joseph DJOGBENOU, cet acte uniforme n’a de vie et de vigueur que, contrairement à ce que l’on peut penser, que s’il est discuté devant les
tribunaux.

Le Président de la Cour constitutionnelle a entretenu les participants sur le thème: “entre exécution interne et exécution internationale”. Une communication riche en enseignement.

Il faut dire que la conférence inaugurale a été présentée par le Professeur Ndiaw DIOUF, de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar au Sénégal. Il a porté sur“ les apports du nouvel Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution : clarifications et enrichissements”.
Une vingtaine de communications seront données au cours des deux du colloque qui regroupent plusieurs pays d’Afrique.
A noter que ce colloque est organisé collaboration avec la Faculté de Droit et de Sciences politiques de l’Université d’Abomey-Calavi (FADESP-UAC), le Centre de recherche et d’études en droit et institutions judiciaires en Afrique (CREDIJ), l’École Régionale Supérieure de la Magistrature (ERSUMA) sous le haut patronage du Président de la Cour constitutionnelle, le Professeur Dorothé SOSSA.

Session budgétaire 2024 de l’Assemblée Nationale: participation notable du président Dorothé Sossa à l’ouverture des travaux

Le président de la Cour Constitutionnelle, Pr. Dorothé Sossa

Au nombre des hautes personnalités de l’Etat à l’ouverture des travaux de la session budgétaire 2024 de l’Assemblée nationale ce jeudi 24 octobre par le président Louis Vlavonou, il y avait la présence notable du président de la Cour Constitutionnelle, Pr. Dorothé Sossa.

Ghislain Gbènakpon

La participation du Président de la Cour Constitutionnelle à cet événement souligne l’importance de la collaboration et du respect mutuel entre les différentes institutions politiques du pays. Cela renforce également la confiance dans le système démocratique et constitutionnel. Le Professeur Cossi Dorothé Sossa avait également à ses côtés d’autres Présidents d’institutions dont la Professeure Dandi Gnamou, Présidente de la Haute cour de justice. Sur les 109 députés, 81 étaient présents à cette session.

Dans son discours de circonstance, le Président de l’Assemblée nationale Louis Gbèhounou VLAVONOU est revenu sur l’affaire de tentative de coup d’Etat qui défraie la chronique depuis quelques jours au Bénin.
“Qui d’entre nous n’a pas eu quelque frayeur en apprenant, par la voix du Procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), qu’il y avait un complot en préparation contre la sûreté de l’Etat, donc un projet de remise en cause de l’ordre démocratique laborieusement instauré et entretenu dans notre pays depuis trois décennies ? C’eût été vrai que notre institution parlementaire n’existât plus et son président mis aux arrêts et vous autres députés mis au chômage. Je voudrais nous inviter à la retenue en attendant que les instances compétentes achèvent leurs investigations et situent les responsabilités sans aucune intrusion ni entrave de quelque nature que ce soit de la part de la représentation nationale….. Chacun peut avoir son opinion, mais en tant qu’institution, nous devons nous abstenir d’ingérence dans ce dossier”, a-t-il déclaré.

Promotion du Consommons Local: deux panels à l’initiative du MIC pour des stratégies idoines

Le panel modéré par la DAC du MIC, Mme Emilie Tabouté Sama

Les activités entrant dans le cadre du Mois du Consommons Local au Bénin suivent leur cours normal. Le ministère de l’industrie et du commerce ( MIC ) a organisé ce mercredi 23 octobre à la CCI Bénin, deux panels de riches discussions sur les enjeux et les stratégies efficaces à mettre en oeuvre pour l’adoption des produits locaux par les Béninois C’était sous la houlette de Mme Emilie Tabouté Sama, la directrice adjointe de cabinet du ministère.

Ghislain Gbènakpon

« Le développement industriel à travers la consommation des produits locaux » d’une part pour le premier panel modéré par M. Ozias Sounouvou et « La promotion des produits locaux, un levier de développement à la base » d’autre part pour le second panel modéré par la directrice adjointe du cabinet, Mme Emilie Tabouté Sama elle-même. Ce sont les deux thématiques abordées par les deux panels de discussions organisés par le ministère de l’industrie et du commerce. Cette initiative marque l’engagement du ministère à promouvoir les produits béninois, à renforcer la compétitivité des entreprises béninoises et à stimuler le développement économique par la valorisation des richesses locales du pays.

Une vue du second panel

Il faut dire que ces panels ainsi que les débats qui sont, à chaque fois, suivis ont permis aux participants d’approfondir les enjeux liés à la consommation locale tout en identifiant des stratégies pour favoriser la résilience de l’économie béninoise.. « Le mois du consommons local a tout son sens dans la mesure où chacun de nous se l’approprie au quotidien. Quand on célèbre nos produits locaux, ça appelle à une responsabilité et à une lucidité. Comment nous faisons en sorte que la promotion de nos produits locaux puisse impacter notre développement de façon holistique? C’est de ça qu’il s’agit. Et comment faire en sorte que la balance commerciale soit équilibrée de telle sorte que nous importions moins et exportions plus. C’est en boostant justement la production locale en consommant et en faisant le feedback pour l’améliorer. Et donc, le mois du Consommons Local n’est pas dédié seulement au mois d’octobre. Ça devrait être une action au quotidien. Les panels nous invitent à poser les questions essentielles pour évaluer les cinq années du mois de consommons local et voir ce que nous allons faire dans les cinq prochaines années pour penser à comment conquérir le marché international’, a déclaré la DAC Mme Sama dans son intervention d’ouverture des panels.

Promotion des produits locaux: les initiatives des acteurs de la distribution exposées à une conférence Média

Les représentants des distributeurs, de SENS Bénin et de BeniBiz

( SENS Bénin et BeniBiz font oeuvre utile )

« Consommons Local ». C’est le thème de la conférence Médias que le collectif des acteurs de la distribution des produits locaux ont organisée ce mardi 22 octobre 2024 au chant d’oiseau de Cotonou en collaboration avec Solidarités Entreprises Nord Sud ( SENS Bénin ) et avec l’appui du projet BeniBiz. Occasion pour les offres structurantes que sont JINUKU, AMAP, La Bonne Viande, Panier MIB, Mark’Etik de présenter les différentes actions qu’ils mènent pour l’effectivité de la consommation des produits locaux au Bénin en toute sécurité.

Ghislain Gbènakpon

Les acteurs de la distribution des produits locaux au Bénin prennent beaucoup d’initiatives qui concourent à la croissance de l’économie locale et à la santé des populations. C’est ce qui ressort des exposés faits par les représentants de JINUKU, AMAP, La Bonne Viande, Panier MIB et Mark’Etik à cette conférence Médias . Celle-ci a été l’occasion pour les participants de discuter véritablement des voies et moyens de valoriser les produits locaux et de promouvoir une consommation saine.

Il ressort en effet des échanges qu’il existe un déficit de sensibilisation autour des produits locaux. Beaucoup d’entre eux, bien que de qualité et adaptés aux besoins des populations, restent méconnus du grand public. Et c’est cette ignorance qui pousse les consommateurs à se tourner vers des produits importés souvent perçus comme plus accessibles ou modernes. Face à cette situation, les acteurs de la distribution et de la promotion des produits locaux unissent leurs forces dans des groupes de Synergie. Sous l’impulsion du projet A2M, mis en oeuvre par SENS et financé par BeniBiz, ils s’engagent à créer un cadre de référence pour la concertation et le partage d’opportunités en faveur de la promotion et de la distribution des produits locaux.

Plaidoyer des groupes de Synergie

Lecture du plaidoyer des distributeurs de produits locaux

Les groupes de Synergie ont dans un plaidoyer identifié quelques actions que les gouvernants peuvent mener dans les politiques de promotion des produits locaux. C’est ainsi qu’ils plaident pour la mise en place des aides financières pour encourager les entreprises qui fabriquent et vendent des produits locaux, comme des crédits à taux bonifiés, des subventions ou des réductions d’impôts. Ils proposent l’utilisation des produits locaux dans les cantines à travers leur introduction dans les repas des écoles et des services publics. Cela va permet aux enfants de découvrir l’importance d’en consommer. Les groupes de synergie invitent les autorites à créer des foires et des animations pour faire connaître les producteurs locaux. Cela aide à substituer les produits importés par des produits locaux, soutenant ainsi l’économie locale et réduisant l’impact environnemental des transports.

« Il est temps de repenser notre relation avec les produits que nous consommons. Choisir des produits locaux, c’est faire le choix de la qualité, de la durabilité et de l’authenticité. C’est également soutenir nos producteurs et artisans qui travaillent sans relâche pour nous offrir le meilleur. Rejoignez-nous ! Faisons briller nos produits locaux, donnons-leur la place qu’ils méritent sur nos étals et dans nos assiettes », ont-ils déclaré. Il faut préciser que cette conférence Médias a pris fin par la découverte et la dégustation de merveilles culinaires locales. SENS Bénin et le projet BeniBiz ont manifestement fait oeuvre utile !

Le Haut Commissaire à la Cour: riches échanges entre le Pr. Dorothé Sossa et Jacques Migan

Le Haut-commissaire Jacques Migan et le président de la Cour, Pr. Dorothé Sossa

Des échanges très riches. C’est ce que pense le Haut-commissaire à la prévention de la corruption, Me Jacques Atcheffon Migan des échanges qu’il a eus avec le président de la Cour Constitutionnelle le Pr. Dorothé Sossa qui l’a reçu en audience ce mardi 22 octobre 2024. Il a été bien évidemment question de la lutte contre la corruption au Bénin.

Ghislain Gbènakpon

“En rencontrant ce matin le Président de la Cour constitutionnelle, qui a servi aussi à l’extérieur, dans la sous-région, dans des organismes internationaux, qui a été ministre et qui est aujourd’hui président de la Cour constitutionnelle, je peux vous dire que les échanges que nous avions eus ont été des échanges très riches sur comment travailler pour lutter contre la corruption dans notre pays. Il nous a prodigués de sages conseils et nous a dit qu’il est prêt à nous accompagner, à accompagner le Haut-commissariat à la prévention de la corruption que nous avons l’honneur de diriger. Nous avions mis l’accent sur les élections générales qui doivent se tenir dans notre pays courant 2026, et 2026 c’est là! Quelles sont les dispositions qui sont en train d’être prises par la Cour constitutionnelle? Et comme vous le savez, la Cour constitutionnelle rend sa décision conformément aux dispositions de la Constitution, et ses décisions ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent à tous. Il nous a rassurés sur les dispositions qui sont en train d’être prises. Nous lui avons dit que nous ne voudrions pas connaître ce qui s’est passé au Sénégal, et il nous a rassuré que les élections se passeront dans la paix”, a déclaré à sa sortie d’audience, le Haut-commissaire à la prévention de la corruption qui n’a pas caché sa joie après le tête-à-tête qu’il a eu avec le président de la Cour.

Il faut dire que Me Jacques Migan fait désormais de la lutte contre la corruption, son cheval de bataille. Il en est ainsi depuis sa nomination en conseil des ministres le 12 juin 2024 et sa prestation de serment le 22 juillet dernier au palais de la Marina. Pour rappel, le Haut-commissariat à la prévention de la corruption a été crée conformément à la loi N°2020-09 du 23 avril 2020. Il a pour mission de suivre la mise en œuvre au sein des institutions et administrations de l’Etat, des mesures de lutte contre la corruption, d’initier et de mettre en œuvre des actions de prévention de la corruption dans le secteur public comme privé.

Démocratie et gouvernance participative: l’Ong ACGP initie une réflexion sur la place du citoyen dans un Etat de droit

« Démocratie et gouvernance participative: la place du citoyen dans un Etat de droit » C’est le thème de la conférence-débat organisé ce samedi 19 octobre 2024 au chant d’oiseau de Cotonou par l’Ong Actions citoyennes pour une gouvernance participative ( ACGP ). Son directeur exécutif Joseph Tonin a mobilisé pour la circonstance, acteurs de la société civile, personnalités politiques, activistes et étudiants avec pour communicateur principal, Pr. Patrick Hinnou, sociologue et spécialiste en gouvernance démocratique à l’Université d’Abomey-Calavi.

Ghislain Gbènakpon

« Cette conférence-débat est la mise en œuvre de notre vision qui est de bâtir au Bénin, un pays où les institutions républicaines fonctionnent de façon harmonieuse, chacune d’elles assumant avec efficacité et efficience, la plénitude de ses prérogatives constitutionnelles. Et ce bon fonctionnement va inspirer les citoyens qui à leur tour, vont s’acquitter de leurs droits et devoirs avec un esprit de patriotisme et de civisme librement consenti », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, le directeur exécutif de l’Ong ACGP, M.Joseph Tonin.

Dans sa communication liminaire relative à la thématique de cette conférence-débat, le Pr. Patrick Hinnou a rappelé que dans un Etat démocratique, le citoyen a des droits dont il bénéficie et au même moment, des devoirs et obligations pour l’effectivité d’une gouvernance participative. Selon le conférencier, lorsque dans la mise en oeuvre des politiques publiques de développement, les gouvernants démocratiquement élus s’écartent des intérêts du peuple, les citoyens sont libres de s’organiser pour les rappeler à l’ordre afin d’agir sur les différents paliers d’exécution des projets. Le riche débat qui a suivi a permis aux participants d’approfondir la réflexion sur la place du citoyen dans un Etat de droit pour une démocratie et une gouvernance participative.

Il faut dire que l’engagement de l’Ong ACGP en faveur d’une citoyenneté active va se poursuivre. « Les participants sont demandeurs de nos conférence-débats. Ils nous invitent à aller dans les universités, afin de multiplier ce genre de conférence. Par ailleurs, notre agenda est bien garni pour continuer la noble mission à l’intérieur du pays, pour que les autres contrées du Bénin puissent bénéficier de nos programmes avec des thématiques comme la citoyenneté, la démocratie, le développement et bien d’autres », a soutenu le directeur exécutif Joseph Tonin.

Concours La Belle Voix des Cantiques 2024: les quarts de finale ont livré leurs 16 heureux élus

( Satisfaction du promoteur Ronald Légouda )

Ils sont 16 candidats sur les 19 encore en compétition à la troisième édition du concours de chants gospel La Belle Voix des Cantiques qui ont été retenus par les coachs pour poursuivre l’aventure au terme des quarts de finale ce samedi 19 octobre 2024 à la bourse du travail de Cotonou. C’était sous la houlette de son promoteur M. Ronald Légouda et en présence, entre autres, du parrain Donatien Akpo, des différents coachs, des pasteurs et des prêtres.

Ghislain Gbènakpon

Les 19 candidats en lice à ces quarts de finale ont tous tenu en haleine le public ayant massivement fait samedi dernier le déplacement de la bourse du travail. Tour à tour, ils ont mis leurs timbres vocales au service du louange à l’Eternel sous l’accompagnement d’un orchestre professionnel sollicité par le comité d’organisation de cette troisième édition du concours gospel La Belle Voix des Cantiques. Mais, par obligation de choisir, 16 ont été retenus par les coachs pour continuer l’aventure conformément au règlement du concours qui a une phase de présélection, les quarts de finale, les demi-finales et la grande finale. Il ressort de l’intervention du promoteur que celui-ci a débuté avec une trentaine de candidats dont 20 ont été présélectionnés. Cependant, une candidate a dû se retirer pour des raisons professionnelles. Des 16 candidats retenus à ces quarts de finale, il en restera 12 au terme des demi-finales pour concourir lors de la grande finale.

Le promoteur Ronald Légouda

Le promoteur n’a pas manqué de présenter les buts et objectifs du concours. « Permettez-moi maintenant de vous parler de La Belle Voix des Cantiques. Un concours de chant gospel qui réunit des talents passionnés de musique chrétienne, avec pour mission de glorifier Dieu à travers les chants. Nous cherchons à révéler des voix exceptionnelles qui interprètent des cantiques, tout en offrant une plateforme pour l’adoration et la louange. La Belle Voix des Cantiques est plus qu’une simple compétition : c’est un moment de communion, de partage spirituel, et de découverte de talents, où chaque participant a l’opportunité d’exalter la foi et de toucher les cœurs par la musique », a expliqué M. Ronald Légouda qui a assuré que tout se fera dans la transparence et l’intégrité afin que ce soit effectivement les meilleurs qui gagnent. Il faut dire que les prix de cette édition seront à la hauteur de l’engagement des candidats. Le premier prix est de 250.000 FCFA, le deuxième empochera 150.000 FCFA et le troisième, 100. 000 FCFA

« Cette année est particulièrement spéciale, car nous avons l’honneur d’accueillir parmi nos candidats, une sœur musulmane, qui a choisi de se joindre à nous pour louer Jésus-Christ à travers ses chants. Ce geste montre la beauté et la profondeur de ce que nous faisons ici : élever des voix pour adorer notre Seigneur, au-delà de toutes différences », s’est réjoui M. Ronald Légouda visiblement satisfait.

Elections générales de 2026: le président Dorothé Sossa reçoit la directrice Afrique de l’IFES

La directrice Afrique IFES, Mme Clara Cole et le Pdt de la Cour Constitutionnelle, Pr. Dorothé Sossa

Les élections générales de 2026 au Bénin étaient au coeur de l’audience que le président de la Cour Constitutionnelle, Pr. Dorothé Sossa a accordée ce vendredi 18 octobre 2024 à la directrice Afrique de la Fondation internationale pour les systèmes électoraux ( IFES ) Mme Clara Cole. Elle était accompagné de Mathias Hounkpè, directeur de IFES-Mali.

Ghislain Gbènakpon

Cette audience s’inscrit dans le cadre d’une mission exploratoire que mène la directrice régionale de l’IFES à Cotonou pour apprécier le contexte socio-politique du Bénin dans la perspective des élections générales de 2026. La cellule de communication du président de la Cour Constitutionnelle a noté des échanges fructueux dans une ambiance bon enfant avec le Pr. Dorothé Sossa. C’est en tout cas ce qui ressort de l’interview que la directrice Afrique de l’IFES a accordée à la presse à sa sortie d’audience. “Nous venons de rencontrer le Président de la Cour constitutionnelle pour échanger sur les attributions de la Haute juridiction lorsqu’il s’agit de la gestion des élections. Son appréciation, le contexte, les défis qu’il anticipe et les pistes de collaboration possible entre l’IFES et la Cour constitutionnelle. Nous avons parlé des différentes actions que la Cour est appelée à mener pour garantir la crédibilité et le caractère pacifique des élections de 2026. Par rapport à ces différentes actions et activités, comment est-ce que l’IFES, sur la base de ces ressources, de sa connaissance des procédures électorales, peut collaborer avec la Cour constitutionnelle pour des élections pacifique et intègres en 2026. Le Président de la Cour a été très ouvert lors de nos échanges puisqu’on a fini sur le constat qu’il reste disponible, parce qu’après cette mission exploratoire, nous irons travailler à concevoir le projet adapté au contexte béninois”, a déclaré Mme Clara Cole.

Il faut dire que l’hôte du président Dorothée Sossa n’est pas novice dans la gestion des processus électoraux. En qualité de conseillère politique au Secrétariat du Commonwealth à Londres, Mme Clara Cole a déployé plus de 25 missions internationales d’observation électorale et développé de bonnes pratiques électorales dans l’ensemble du Commonwealth. De nationalité nigériane, elle a été nommée directrice régionale pour l’Afrique de la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES) en décembre 2021. Avant de rejoindre l’IFES, elle était responsable du soutien réglementaire à la Commission électorale du Royaume-Uni où elle a dirigé l’équipe qui fournissait des conseils, des orientations et un soutien réglementaire aux partis politiques et aux militants britanniques.