Le train des réformes pour l’amélioration du climat des affaires au Bénin n’épargne pas le secteur judiciaire avec une justice commerciale au service du privé au Bénin. C’est ce qu’on retient de la rencontre de sensibilisation et d’information des acteurs du secteur privé organisée par la Cellule d’appui à l’amélioration du climat des affaires du ministère de l’économie et des finances. C’était ce samedi 23 novembre 2024 à l’hôtel Azalaï de Cotonou.
Ghislain Gbènakpon
Dans le cadre de la modernisation de la justice commerciale, plusieurs initiatives ont été mises en oeuvre au Bénin dont l’organisation d’une procédure particulière de recouvrement des créances de faible montant soit inférieures ou égales à 5 millions de FCFA et la publication régulière des données constituent des avancées majeures. C’est en tout cas ce que renseigne les communications du tribunal de commerce de Cotonou à cette rencontre d’échanges et de sensibilisation avec le secteur privé béninois.
On retient fondamentalement sur les particularités de la procédure du règlement des litiges, la possibilité de saisine en ligne du greffier en chef qui se charge de la notification aux parties adverses, l’encadrement de la procédure dans un délai qui enferme l’instruction jusqu’à la décision du juge dans un délai de 45 jours, la nature de la décision avec la précision que les décisions rendues en matière de petites créances sont en premier et dernier ressort et la gratuité avec d’une part, une procédure entièrement gratuite de la saisine du tribunal jusqu’à la délivrance de la décision et d’autre part, une décision dispensée des formalités d’enregistrement et de timbres.
Autres aspects des réformes
Autres aspects des réformes dans le règlement des litiges commerciaux, il y a la publication de la documentation sur la justice commerciale sur le site http://www.tribunalcommercecotonou.bj consultable gratuitement, l’accessibilité des données avec la publication des rôles d’audience qui permet aux justiciables de suivre l’évolution des différentes dates d’évocation de leurs affaires et d’avoir un compte rendu de l’audience et la publication des décisions de justice .
Par ailleurs, les services que fournit le Centre d’Arbitrage de Médiation et de Conciliation du Bénin ( CAMeC ) de la Chambre de Commerce et d’industrie du Bénin ( CCI Bénin ) en matière d’arbitrage et de médiation ont été exposés aux acteurs du secteur privé. On retient que l’arbitrage et la médiation sont des modes alternatifs de règlement des litiges qui apportent une innovation dans l’environnement juridique et économique national en ce qu’ils offrent aux justiciables qui y ont recours, une discrétion, une confidentialité et une célérité dans le traitement des dossiers, une souplesse, simplicité de la procédure et une possibilité offerte aux parties de choisir librement les arbitres ou médiateurs aptes à connaitre du litige en cause. Il y a aussi la sauvegarde des relations d’affaires et des coûts raisonnables.
« Jeunesse Africaine, Innovation et Entreprenariat : Bâtir un avenir durable » C’est le thème du deuxième Forum Africain pour la Recherche et l’Innovation ( FARI 2025 ) qui se déroulera du 5 au 9 mai 2025 à Cotonou après le premier en 2022 à Abuja et dans la fièvre de la célébration du cinquantenaire de la CEDEAO l’année prochaine. Il vient d’être lancé pour sonner la mobilisation de tous les acteurs à la faveur d’une conférence de presse. C’était ce vendredi 22 novembre 2024 à l’hôtel Golden Tulipe sous la houlette du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladékan en présence ,entre autres, du Représentant Résident de la CEDEAO, Amadou Diongue.
Ghislain Gbènakpon
Intervention du Représentant Résident de la CEDEAO, Amadou Diongue
Améliorer la compréhension du public sur le rôle de la science, de la technologie et de l’innovation dans le développement socio-économique. C’est le but du FARI créé par la 60ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Le Représentant Résident de l’organisation Amadou Diongue a fait observer qu’à travers le thème de cette deuxième édition, il s’agit pour la communauté et ses partenaires de tirer le meilleur parti du potentiel de la jeunesse africaine au service de la transformation du continent. Pour le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Cotonou va accueillir du 5 au 9 mai 2025, un évènement de haute portée scientifique et technologique au profit des acteurs, notamment de la jeunesse africaine. « Je suis ravie de me rendre compte avec vous de la pertinence et de l’utilité d’un tel évènement. Car Il s’agit d’un évènement de haute portée scientifique et technologique qui vise essentiellement à offrir aux acteurs concernés et notamment à tous les jeunes scientifiques et jeunes porteurs de grandes ambitions, des possibilités d’échanges, de formation et de partage », a déclaré Eléonore Yayi Ladékan.
Mme Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
Il faut dire que FARI 2025 se présente comme l’espace de rencontres, de partages d’expérience entre les scientifiques, les professionnels, les décideurs et les populations. Il ambitionne être l’événement majeur dans le domaine de la science et de l’innovation dans l’espace CEDEAO. Il va regrouper les scientifiques, les chercheurs et enseignants-chercheurs, les innovateurs et inventeurs, les universités publiques et privées, les start-ups, les ONG et Fondations, les journalistes scientifiques, les PTF et les décideurs politiques.
Neuf grandes activités au programme
FARI 2025 va se décliner en 9 grandes activités. Il y a FARI Conférences de deux chefs d’Etat et de gouvernement à savoir le chef d’Etat du pays hôte et le chef d’Etat du pays qui préside la CEDEAO, FARI Session des ministres en charge de la science, recherche et innovation des pays membres de la CEDEAO, FARI Expositions avec un espace de valorisation des produits de recherche et d’innovation des Start-ups, inventeurs et des entreprises de l’espace CEDEAO, FARI Panels avec 4 panels thématiques animés par des experts, des scientifiques, des startupers et des corporates, FARI Formation avec 4 ateliers de formation au profit des inventeurs et start-ups. Il y a aussi FARI Compétition avec 3 prix en compétition pour désigner les start-ups les plus innovantes et impactantes, FARI Awards qui distinguera des personnalités et acteurs dans le domaine de la science, la recherche et l’innovation pour leurs impacts dans la région CEDEAO, FARI Market avec un espace de rencontres BtoB, de partenariats, d’immersion, d’employabilité et de ventes et FARI Découverte qui permettra de découvrir des atouts culturels, touristiques et scientifiques du Bénin.
Selon le directeur Education, Science et Culture de la CEDEAO, Dr. Roland Kouakou, ce lancement est fait pour attirer l’ensemble de tous les PTF, les entreprises, les mécènes, les sponsors afin de se positionner sur le FARI 2025 qui est placé au coeur de la célébration du cinquantenaire de la CEDEAO en 2025.
La Cellule d’appui à l’amélioration du climat des affaires du ministère de l’économie et des finances poursuit sa sensibilisation du secteur privé sur les réformes initiées à son profit. A l’After Work de ce vendredi 22 novembre 2024 à Novotel de Cotonou, il a été ,entre autres, questions des procédures de dédouanement et des reformes engagées dans le commerce transfrontalier.
Ghislain Gbènakpon
Il ressort de la communication sur les procédures de dédouanement et réformes engagées au profit du secteur privé présentée par le Ltnt-Colonel Raouf Malêhossou Aboudou que l’avènement du Guichet unique du commerce extérieur ( GUCE ) avec des avantages certains. Il s’agit entre autres, de la simplification des procédures, la dématérialisation, la transparence et célérité des opérations, le respect de la règlementation, la centralisation des données. La procédure classique de dédouanement des marchandises à l’import et l’export ainsi qu’en transit a été exposée. Les avantages de la solution sont incitatifs. Il y a entre autres la transparence dans les procédures, historisation et suivi, dématérialisation des procédures et des documents, disponibilité des informations pour tous les acteurs concernés, le paiement via virement bancaire 24h/24 et 7j/7 sans se déplacer, la réduction des déplacements et l’amélioration du temps de passage des marchandises.
Le Programme national d’Opérateurs Economiques Agréés ( OEA )
On retient de l’exposé du Ltnt-Colonel Raouf Malêhossou Aboudou qu’un OEA est un opérateur économique jugé digne de confiance dans le cadre des opérations douanières qu’il accomplit et autorisé à ce titre, à bénéficier de certains avantages sur toute l’étendue du territoire national. Le programme est ouvert à tous les opérateurs économiques y compris les petites et moyennes entreprises, quel que soit leur rôle dans la chaine logistique internationale. En résumé, le statut d’OEA est accordé à un opérateur économique répondant aux critères de conformité tels que exigences douanières, gestion satisfaisante des écritures commerciales, solvabilité financière et normes appropriées de sécurité et sûreté.
Beaucoup d’avantages sont accordés aux détenteurs du statut d’OEA. Il y a entre autres, le droit d’utilisation du logo OEA qui est un label, la célérité dans le traitement des dossiers, la désignation d’un fonctionnaire des douanes délégué pour conseil et orientations, admission pour conforme toutes les déclarations sauf sélection aléatoire, réduction de la fréquence des contrôles pour les transporteurs routiers et traitement préférentiel aux moyens de transport des OEA à travers la création d’un couloir de circulation afin de les épargner des files d’attente au port et au niveau des frontières terrestres. Trois sociétés ont été certifiées à ce jour au Bénin à savoir le Super Marché Erévan, le Groupe DHL et la SOBEBRA.
( L’appel du ministre Alassane Séidou aux bénéficiaires )
Encore un fruit du partenariat entre l’Agence Nationale de protection sociale ( ANPC ) et Direct Aïd. Dans le cadre de son initiative Secours Humanitaire, l’organisation internationale a fait don de vivres et non vivres aux populations des communes les plus touchées cette année par les inondations. La remise officielle de ce don a eu lieu ce vendredi 22 novembre 2024 à son siège à Cotonou sous la houlette du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Alassane Séidou. Il avait à ses côtés, le Représentant Résident de Direct AID, El Qacimi Abdellah.
Ghislain Gbènakpon
Des kits alimentaires
2000 kits de vivres et non vivres et 5 barques motorisées et leurs accessoires plus des fournitures scolaires d’un coût global de 108.240.000 de FCFA. C’est le contenu de l’assistance humanitaire de Direct Aid aux populations sinistrées des communes les plus touchées par les inondations de 2024. Il s’agit de Karimama, Malanville, Athiémé, Kandi, Kérou, Zogbodomey, Bonou, Zangnanado, Ouinhi, Adjohoun et Ouèssè. Les kits sont composés de sacs de riz, bidon d’huile, tomates en boites, de sucres, spaghetti, de coquillette, de sel de cuisine, de savon, couvertures, moustiquaires, de nattes, de feuilles de tôles, de soja et d’eau de javel.
Le Représentant Résident de Direct Aid, El Qacimi Abdellah
« Ce que nous faisons aujourd’hui, nous le faisons avec humilité et dans un esprit de fraternité. Nous espérons que ces dons pourront alléger vos charges et améliorer vos conditions de vie, même modestement. Nous vous exhortons à en faire un très bon usage afin de garantir leur durabilité et de maximiser leur service au profit des populations des communes », a déclaré le Représentant Résident de Direct Aid, M. El Qacimi Abdellah dans son allocution de circonstance.
Le ministre Alassane Séidou
Le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique remerciera Direct-Aid et tous les autres partenaires qui accompagnent le Bénin dans la mise en oeuvre de sa politique en matière de réduction des risques de catastrophes. Il n’a pas manqué de faire des appels aux bénéficiaires. « Je voudrais inviter les maires des communes à prendre des mesures pour que les dons soient mis à disposition des vrais sinistrés. J’exhorte les populations à intégrer l’utilisation des barques motorisées dans leurs déplacements fluvio-lagunaires afin de réduire les risques d’accident liés à l’eau », a déclaré Alassane Séidou. Au nom de tous les maires des communes bénéficiaires, le deuxième adjoint au maire de Ouinhi, M. David Ogoubiyi a assuré l’autorité ministérielle et Direct-Aid du bon usage qui sera fait de ces dons qui s’inscrivent dans le cadre de l’initiative Secours Humanitaire 2024 de l’organisation internationale.
Encore un produit de la politique de modernisation des infrastructures marchandes du gouvernement pour répondre aux besoins des femmes et promouvoir un développement harmonieux des territoires au Bénin. Le marché régional de Pahou a été officiellement inauguré ce jeudi 21 novembre 2024 . C’était sous la houlette du ministre de l’industrie et du commerce, Shadiya Alimatou Assouman . Elle avait à ses côtés, le ministre des affaires sociales et de la microfinance Véronique Tognifodé , la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des marchés ( ANaGeM ), Eunice Kinifo avec la présence notable d’une forte délégation du conseil communal de Ouidah et de députés de la localité ainsi qu’une impressionnante mobilisation des femmes bénéficiaires.
Ghislain Gbènakpon
La DG/ANaGeM Eunice Kinifo
Une infrastructure de référence avec 1 648 espaces de vente, comprenant 1 260 étals primeurs, 47 boutiques, 6 restaurants, 4 boucheries,196 poissonneries, 3 grands magasins de stockage, 5 magasins modulaires, 127 espaces à ciel ouvert délimités, des installations modernes telles que des bureaux administratifs, des toilettes, des douches, une infirmerie, un système de sécurité incendie et un parc auto moderne. Voilà ainsi décrit par la directrice générale de l’ANaGeM, Eunice Kinifo, le marché régional et moderne de Pahou qui s’étend sur une superficie de 1,3 hectare avec 7800 m2 de surface aménagée et 35 secteurs d’activités distincts. Finis désormais donc, les problèmes d’insécurité et d’inondation auxquels étaient confrontés l’ancien marché de Pahou et ses usagers.
La ministre de l’industrie et du commerce Shadiya Alimatou Assouman
Dans son allocution de circonstance, la ministre de l’industrie et du commerce a rappelé que les marchés qui sont inaugurés ces derniers temps ne sont pas simplement un espace commercial, mais constituent le symbole d’une vision portée par le gouvernement du président Patrice Talon qui place l’amélioration des conditions de vie des populations au cœur de toutes ses actions. « Évidement, ces infrastructures modernes sont le reflet de la détermination du gouvernement à bâtir un Bénin résolument tourné vers l’avenir, où chaque citoyen peut trouver les moyens de réaliser son potentiel. Ainsi, ce marché moderne de Pahou, doté d’infrastructures de pointe est conçu pour offrir à nos commerçants, nos femmes, nos mamans et aux usagers, un environnement sécurisé et propice à l’essor de leurs activités. Je pus vous rassurer que tout a été pensé pour faire de ce joyau, un modèle d’efficacité, de modernité et de développement durable », a soutenu Shadiya Assouman.
Le conseil communal de Ouidah par la voix du premier adjoint au maire Pierre Cakpovi Gnida a remercié au nom des populations, le gouvernement pour ce joyau qu’est le marché régional de Pahou qui est un véritable carrefour commercial à même de donner un coup de fouet aux échanges économiques. Les femmes bénéficiaires n’étaient pas du reste.
La ministre de la microfinance Véronique TognifodéLe premier adjoint au maire de Ouidah
Le président de la Cour constitutionnelle, Pr. Cossi Dorothé Sossa, accompagné du directeur de cabinet, M. Clément Quenum, de la DPAF, Mme Abibatou Chabi Douarou Imorou et de quelques membres du cabinet, a présenté ce mercredi 20 novembre 2024 à la Commission des finances de l’Assemblée nationale, le budget de la Haute juridiction exercice 2025. Celui-ci s’élève à 2.768.309.948 FCFA.
Ghislain Gbènakpon
Deux milliards sept cent soixante huit millions trois cents neuf mille neuf cent quarante huit (2.768.309.948) CFA contre un montant de deux milliards six cent quatre-vingt-dix millions trois cent onze mille (2 690 311 000) francs CFA pour la gestion 2024. Voilà en quelques raccourcis, les propositions budgétaires de la Cour constitutionnelle présentées par le Pr. Dorothé Sossa. Il en découle une augmentation de soixante-dix-sept millions neuf cent quatre-vingt-dix-huit mille neuf cent quarante-huit (77.998.948) francs CFA, soit un accroissement de 2,9%. Le président de la Cour a fait observer que les dépenses du personnel ont connu une augmentation peu significative comparativement à 2024, soit un taux de 4,4 %. Il a par ailleurs indiqué que le taux de consommation des crédits à la date du 20 novembre 2024 est de 76,81%.: « Ce taux traduit la consommation régulière des crédits de la Cour suivant la cadence de leur mise à disposition par la direction générale du budget »
La Commission des finances
Sur la question du budget des élections générales de 2026, le Président Dorothé Sossa a indiqué que pour les élections auxquelles la Cour est impliquée, « c’est la Commission électorale nationale autonome (CENA) qui centralise les besoins ». Il a aussi précisé que le budget des élections est clairement détaché du budget de fonctionnement de la Cour dont la présentation est faite annuellement. Les députés, après avoir félicité les membres de la Cour pour la qualité et le volume du travail accompli, se sont dits satisfaits des réponses données à leurs préoccupations.
Il faut dire que comme à l’accoutumée, le président de la Cour constitutionnelle a d’abord présenté brièvement les missions et attributions de son institution aux élus de la nation. “La Cour constitutionnelle est la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle. Elle est juge de la constitutionnalité de la loi et elle garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. Elle est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics », a-t-il déclaré.
5ème et dernière journée de la tournée nationale entamée le 12 octobre 2024 simultanément à Djougou pour le compte du département de la Donga et, en décrochage géographique, à Aplahoué (département du Couffo) en vue de contribuer à l’amélioration de la gestion des communes et surtout dans la perspective de la bataille démocratique aux élections générales de 2026, cette ultime étape du Borgou à Parakou, où est né au demeurant le parti Bloc Républicain (BR) dirigé par le Ministre d’Etat Abdoulaye BIO TCHANÉ, ne pouvait, de toute évidence et de l’avis général, ressembler à aucune autre. Ce, précisément à cause aussi du profil de fin lobbyiste de charme et de choc du facilitateur de ces assises qu’est Samou SÉÏDOU ADAMBI , le Ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines du gouvernement Talon. « Ce rendez-vous n’est pas ordinaire parce que c’est celui qui va clôturer la tournée nationale qui, tour à tour, a fait l’exercice d’aguerrir davantage nos maires, nos élus communaux et locaux ainsi que les militants de nos différentes coordinations », s’est voulu tout de suite cash dans son propos liminaire le ministre Samou Séïdou Adambi !
Le ministre Samou Séidou Adambi
Dans sa stratégie de (re)conquête du pouvoir en effet et un peu comme guidé par une sorte de boussole programmatique de la précision d’une horloge Suisse, le BR semble ainsi d’avance se prémunir à travers ce type de rencontres qui, selon l’annonce circonstanciée de son président, feront tache d’huile et, dans les tous prochains jours, place nette partout à d’importantes activités de proximité..
Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio-Tchané
« Le bloc républicain, nous en avons fait depuis sa création à Parakou en 2018, un parti véritablement national, nous devons poursuivre. Et pour poursuivre nous devons le faire méthodiquement et de la manière la plus organisée… C’est important de savoir dans quelle direction nous allons et ces travaux font partie de notre plan de travail pour l’année », a tenu a repréciser le Ministre d’Etat et président du parti, Aboudoulaye Bio Tchané.
Du packaging de l’offre BR
Rôle de l’élu BR dans la mobilisation à la base et la promotion de la culture du militantisme: Spécificités du code de l’administration territoriale en République du Bénin » et « La loi 2024-13 du 15 mars 2024 modifiant et complétant le code électoral en République du Bénin » ont été tout le long de la tournée itinérante partout au menu et au cœur des débats de ces journées départementales qui, à l’exception des Collines, frappé ici par le décès de l’un des leurs, ont tour à tour été accueilli, en simultané toujours sauf au point culminant de Parakou, à Gogounou pour le département de l’Alibori, Lokossa (Mono) et Bohicon (Zou) le 19 octobre 2024, le 26 octobre 2024 à Natitingou (Atacora), Cotonou (Littoral) et Pobè (Plateau) ou, encore, à Allada comptant pour le département de l’Atlantique et Porto-Novo pour l’Ouémé le samedi 2 novembre dernier.
A Parakou ce samedi 16 novembre 2024 donc, c’est tout naturellement que l’événement a pu compter, entre autres, sur la présence proactive de tous : en union sacrée : au complet réunis le bureau exécutif national, le bureau politique, le préfet du Borgou Djibril CISSÉ, Inoussa CHABI ZIMÉ, le maire de la 3ème commune à statut particulier du Bénin, et, à l’échelle départementale, il va sans dire, tous les pairs de ce dernier de même que les élus autant locaux que nationaux du parti à l’instar de l’honorable Général Robert GBIAN.
Et bien entendu, ainsi que l’on pouvait s’y attendre, celle de l’ancien député, l’honorable Rachidi GBADAMASSI, communicateur principal sur le militantisme dont il est d’avance couru qu’il n’est pas à se faire conter par d’autres l’histoire.
Toute cette mobilisation de masse, selon l’observation perspicace du ministre-facilitateur, «malgré le fait que l’on est en période de récoltes », a-t-il fait constater.
Parakou alors, et ensuite ?
Désormais en rang serré et en ordre de bataille dans le Borgou suivant le signal du jour, voilà aussi qui, en fin de compte, s’assimile non moins rien qu’à une Offre publique d’achat (OPA) sauvage du parti Bloc Républicain sur le titre foncier électoral, comme ailleurs, dans le Borgou !
« Journées de reconnexion qui nous donnent l’occasion de nous revoir ensemble pour échanger » sur l’avenir du parti, selon le bon mot du Vice-président chargé des relations avec les élus Hervé HÉHOMEY, c’est du moins, là en tous cas, ce qu’il paraît autant licite que loisible de percevoir également dans les interstices du propos suivant du président BIO TCHANÉ pour qui: « L’autre sujet très important qui gère non seulement le passé mais aussi le futur et du parti et des élus, c’est le code électoral. Il ne faudrait pas que ce sujet soit laissé seulement à ceux qui veulent le contester. Il faut que le code électoral soit bien compris par nous-mêmes qui l’avons initié et pour en comprendre les tenants et les aboutissants, il faut d’abord comprendre les efforts que nous avons à faire pour mettre notre parti et nos élus au pas. . Il est clair que nous qui l’avons initié endossons la totale responsabilité et aussi que nous voyons les efforts que nous avons à faire ici et là pour en tirer le meilleur parti. Puisque c’est notre objectif de faire de notre parti le premier parti du Bénin, nous devons nous asseoir sur cette organisation, le maillage du territoire et la volonté de nos militants d’aller dans le même sens ».
Après cette exhortation du premier responsable de ce parti politique et au regard aussi de l’enthousiasme des élus et leur grand intérêt pour cette lutte de l’agrandissement et l’enracinement de la formation qui compte déjà à l’Assemblée nationale 28 députés élus dans 21 circonscriptions électorales sur les 24 que comprend le Bénin donc, Samou SÉÏDOU ADAMBI s’est voulu, lui, encire plus optimuste quant à la finalité ultime du marathon politique qui se couronne dans ce qu’il convient de considérer incontestablement comme son fief naturel : « N’oubliez pas (et cela jamais !) que notre parti est né ici, son cordon ombilical enterré ici se trouve ici à Parakou où nous devons un. La mobilisation doit donc être continue ».
« L’appropriation du nouveau code électoral » C’est le thème du séminaire de formation qu’organise depuis ce lundi 18 novembre 2024 à Cotonou, la Cour Constitutionnelle. Les travaux lancés par le président Dorothée Sossa et qui prennent fin ce mardi 19 novembre visent à sensibiliser les participants sur les nouvelles dispositions du code et clarifier les questions relatives à sa mise en oeuvre.
Le Bénin se prépare à entrer dans un cycle électoral à partir de 2025. Et il n’est plus un secret pour personne, les innovations contenues dans la loi n°2024 – 13 du 15 mars 2024 modifiant et complétant la loi n°2019 – 43 du 15 novembre 2019 portant code électoral en République ont et continuent dailleurs de susciter beaucoup d’intérêt et de débats. L’appropriation des nouvelles dispositions du Code électoral par les cadres de la Cour constitutionnelle s’avère donc indispensable pour conduire de façon efficiente les prochaines élections générales de 2026. Ils sont une quarantaine à répondre à l’appel.
Pour le compte de la première journée, les participants ont suivi la Communication sur “l’appropriation du code électoral” présentée par le Vice-président de la Cour constitutionnelle, Mr Nicolas ASSOGBA. Une communication très enrichissante qui a permis de comprendre les détails et les implications de la nouvelle loi sur le code électoral. Les échanges ont également permis de comprendre les différentes étapes du processus électoral, d’anticiper sur les éventuelles difficultés.
A l’entame de ce séminaire, le Président de la Cour constitutionnelle, le Professeur Dorothé SOSSA a mis en lumière l’importance de ce séminaire pour assurer une compréhension approfondie et une application correcte du nouveau code électoral. Ce mardi, et conformément au programme, les participants vont suivre le thème: “Les innovations du code électoral relatives aux élections générales” qui sera présenté par le Directeur général des élections, M. Abou Boukary Soulé Adam. Le conseiller Michel ADJAKA évoquera avec les participants “les innovations électorales selon les missions de la cour constitutionnelles” et “les innovations électorales selon les missions de la CENA”.
L’Institut polytechnique de Ningbo en Chine dispense depuis ce lundi 18 novembre 2024 au Lycée Technique d’Amitié Sino-Béninoise d’Akassato ( LT-ASBA ) pour un mois, une formation professionnelle et technique en informatique au profit d’une soixantaine d’enseignants et de formateurs du sous secteur Enseignement et Formation Technique et Professionnelle ( EFTP ). C’est le secrétaire général du ministère des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle ( MESTFP ), M. Cyrille Aïnamon qui a officiellement lancé ladite formation qui prend fin le 17 décembre 2024 avec pour sponsor, le ministère du commerce de la Chine. Il avait à ses côtés, entre autres, le Conseiller commercial à l’Ambassade de Chine, M. Yanan Kou, la directrice adjointe du département de la formation professionnelle de l’institut polytechnique Ningbo, Mme Si Yiping et le proviseur du LT-ASBA, M. Abdon Hounkpè.
Ghislain Gbènakpon
Une vue de famille à l’ouverture de la formation
La programmation à travers les thématiques comme exploration avancée des structures de données de Python et application des algorithmes, syntaxe de base et paradigmes de programmation en Python, analyse approfondie et application des structures de données intégrées de Python etc pour un premier module durant les 15 premiers jours pour une première cohorte de 30 participants et des thématiques liées au Réseau pour la deuxième quinzaine de jours pour 30 autres bénéficiaires. C’est ainsi que s’articule cette formation professionnelle et technique en informatique que donne pendant un mois, l’institut Ningbo Polytechnique au LT-ASBA.
La table d’honneur
Cette formation est organisée dans le cadre de la mise en oeuvre du « Programme intense de renforcement de capacité en informatique » et vise selon le SGM à améliorer la qualité de l’éducation, accroitre l’accès à des ressources pédagogiques innovantes et renforcer l’employabilité des apprenants. « L’exécution de ce programme contribuera à doter le Bénin d’un vivier de compétences à même de s’adapter aux nouveautés en numérique afin de permettre d’accélérer le développement et le positionnement de notre pays en pôle d’expertise numérique dans la sous-région », a déclaré M. Cyrille Aïnamon dans son discours de lancement de la formation.
Une formation pratique et bien suivie
« En marge des cours de partage de connaissances, nous avons prévu suffisamment des exercices et d’entrainement. A cela s’ajouteront des examens à la fin des modules de formation dans la perspective de permettre aux apprenants de mieux cerner les compétences transmises et de pouvoir mieux résoudre les problèmes réels par l’usage de l’informatique. Nous avons prévu également des matières de pédagogie pour que les participants puissent transmettre à leur tour les acquis à leurs élèves de façon amusante et donc plus efficace », a soutenu la représentante de Ningbo Polytechnique, Mme Si Yiping.
La table d’honneur
Il ressort de l’intervention du Conseiller commercial à l’Ambassade de Chine que le savoir-faire de Ningbo Polytechnique n’est plus à démontrer aujourd’hui. « Depuis longtemps , Ningbo Polytechnique est engagé activement dans la formation à l’étranger faisant preuve d’un bon sens de responsabilité et d’une expertise exceptionnelle dont l’organisation de ce programme est une illustration parfaite de plus », a soutenu M. Yanan Kou qui a assuré de l’engagement renouvelé de la République populaire de Chine à accompagner le Bénin dans ses efforts de développement économique. Le proviseur du LT-ASBA n’a pas caché sa satisfaction d’abriter cette formation qu’il juge plus que jamais importante. « Elle vient à point nommé dans un contexte où le rôle important que joue l’informatique dans tous les secteurs de la vie continue de prendre de l’importance. Et pour répondre aux besoins de plus en plus précis et de plus en plus exigeants du monde actuel, il faut des professionnels très compétents », a déclaré M. Abdon Hounkpè.
L’intervention du SG Appolinaire Afféwé au nom du bureau directeur national élu
Novembre 1974-novembre 2024. C’est avec faste que l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin ( UNSTB ) a célébré ce dimanche 17 novembre 2024 dans la salle rouge du palais des congrès de Cotonou, son cinquantenaire couplé avec la fin des travaux de son 9eme congrès sous le thème « Le mouvement syndical à l’épreuve des politiques néolibérales en Afrique: quelles approches pour la classe ouvrière ? » Devant environ un millier de militants dont les anciens secrétaires généraux et les délégations de confédérations de la sous-région et les confédérations soeurs du Bénin, le Sg Appolinaire Affewe réélu haut la main s’est engagé, entre autres pour plus de représentativité de confédération mère au Bénin et pour davantage jouer sa partition à côté des secrétaires généraux des autres confédérations pour le renforcement du mouvement syndical au profit de la classe ouvrière béninoise.
Ghislain Gbènakpon
Riche en sons, danses et couleurs, la célébration du cinquantenaire de l’UNSTB couplée avec le 9eme congrès a tenu toutes ses promesses. Ça a été le moment pour les militants fortement mobilisés , de revisiter leurs parcours, d’évaluer leurs acquis, et de tracer ensemble les voies pour un avenir où le mouvement syndical reste fort et influent, malgré les vents contraires. Et c’est tout le sens du thème du double évènement au niveau de la mère des confédérations béninoises. « Cinquante années d’existence, c’est un jalon remarquable dans la vie de toute organisation, et encore plus dans celle d’une organisation syndicale. Ces décennies témoignent de notre résilience face aux défis multiples, de notre détermination à défendre les droits des travailleurs et de notre engagement indéfectible en faveur de la justice sociale et du progrès pour tous », a soutenu le comité d’organisation.
Une vue partielle des participants avec ici en gros plan, M. Stephane de la FGTB de Belgique
La commémoration des noces d’or de l’UNSTB a été rehaussée par les délégations des confédérations venues de la Belgique, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso, du Sénégal et du Rwanda avec des interventions d’encouragement dont celles de la Fédération générale des travailleurs de Belgique ( FGTB ) et du secrétaire général de la CSI-Afrique. Au plan national, on notait la présence de la CSA, de la COSI, de la CSTB, CSPIB et CSTD dont les voix ont été portées par le Sg Anselme Amoussou, vice-président de la CSI-Afrique. Les anciens ont été également célébrés avec la distinction des premiers secrétaires généraux de l’UNSTB depuis son avenement en novembre 1974 sous l’appellation de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Dahomey ( UNSTD ) la communication sur le thème de la commémoration a été présentée par Dr. Ghislaine Saïzonou. Le clou des manifestations a été la coupure du gâteau précédée par la présentation du nouveau bureau directeur de l’UNSTB que va diriger pour les cinq années à venir, le Sg Appolinaire Afféwé avec de nombreux défis.
Engagements de l’ancien et nouveau SG face aux défis
L’un des principaux défis à relever par l’UNSTB est celui de la représentativité. En effet, aux élections professionnelles nationales de janvier 2021, la confédération n’a pas pu franchir la barre des 20 % des suffrages exprimés et du coup, n’a pas pu se faire une place parmi les confédérations représentatives au Bénin. Dans son mot de clôture, le Sg Appolinaire Afféwé a assuré que le nouveau bureau directeur national va oeuvrer pour que l’organisation devienne représentative au terme des élections professionnelles de janvier 2026. Et il espère pouvoir compter sur le soutien, l’engagement et la mobilisation de tous les militants.
L’UNSTB partage avec les autres confédérations, le défi de l’unité d’actions syndicale pour plus d’efficacité. « Je voudrais prendre spécialement l’engagement au nom du bureau directeur national de travailler avec les autres forces sociales du Bénin à redonner le pouvoir à la classe ouvrière. Ça a été répété plusieurs fois que lorsque nous serons unis et solidaires, nous parviendrons à transformer le mouvement syndical. Cet engagement est le nôtre. Et nous allons le réaliser par la grâce du Seigneur », a déclaré Appolinaire Afféwé. Pour finir, il a fait une importante promesse aux pères fondateurs de l’UNSTB: « Merci à tous et à toutes et principalement aux pères fondateurs de l’UNSTB. Je leur promets que ce qui a été confié dans nos mains, nous allons continuer à en prendre soin et à travailler de manière à ce que l’unité qui a été réalisée à travers le congrès du dimanche 17 novembre 1974, se réalise à nouveau. Mais cette fois-ci, en tirant les leçons positives du passé et en évitant les travers »