15e Revue des Finances Publiques: des recommandations pour plus de performances

La tribune des officiels

« Performances dans la gestion des finances publiques à l’aune de la dématérialisation et de la gestion en mode programme ». C’est le thème de la 15e Revue des finances publiques qui s’est tenue ce mercredi 29 janvier 2025 au palais des congrès de Cotonou. Les travaux lancés par M. Herman Takou, le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de l’économie et des finances ont accouché d’importantes recommandations pour davantage de performances dans la gestion des finances publiques au Bénin.

Ghislain Gbènakpon

Informer la Cellule d’Appui au Pilotage des Réformes sur les financements directs au profit des Structures de mise en oeuvre ( SMO ); étudier la possibilité d’internaliser la directive relative à la transparence par une loi au lieu d’un decret; poursuive la sensibilisation sur la réforme relative à la gestion en mode programme au niveau des CODIR des ministères et institutions de la République; faire une évaluation de la réforme relative à la mise en place du dispositif de contrôle interne au sein de tous les ministères pour apprécier la nécessité d’organiser des séances de partage d’expériences sur la réforme; mettre en place un cadre de concertation entre les CMMR. Ce sont là des recommandations issues des travaux de la 15e Revue des finances publiques.

Les assises ont aussi recommandé, entre autres, d’intégrer l’AJT dans la mise en oeuvre des SMO, d’organiser des séances d’échanges entre les acteurs d’exécution des dépenses au niveau des communes et au niveau central, d’étendre la réforme sur la comptabilité des matières aux collectivités locales, d’organiser une séance de travail entre la Cour des comptes et l’administration sur l’harmonisation du format des rapports annuels de performances et de prendre des dispositions pour sensibiliser les responsables des programmes sur la nécessité de produire et de déposer au plus tard le 30 juin les rapports annuels de performances.

Des objectifs pertinents

« La présente édition de la Revue des finances publiques vise à apprécier les actions mises en oeuvre et les résultats obtenus en vue de prendre des mesures pour la consolidation des acquis et pour faire face aux nouveaux défis en matière de système de gestion des finances publiques. Il s’agira donc en dehors de la réforme liée à la gestion en mode programme, d’examiner les autres réformes initiées sous l’impulsion du ministre d’Etat pour la simplification de nos procédures à travers leur dématérialisation », a soutenu le directeur de cabinet, M. Herman Takou dans son allocution d’ouverture des travaux.

Le Secrétaire général du ministère et coordonnateur de la Cellule d’Appui au Pilotage des Réformes ( CAPR ), structure en charge de l’organisation pratique des revues de finances publiques, M. Bienvenu Alban Bessan a salué la forte mobilisation de toutes les parties prenantes dont entre autres les PTF, les OSC, les collectivités locales et les acteurs opérationnels dans la mise en oeuvre des réformes des finances publiques à cette 15 e édition.

Eaux souterraines pour une résilience renforcée en Afrique: les éclairages du DE ABM Nicolas Gnakpaou

Le Directeur Exécutif de l’ABM, M. Nicolas Gnakpaou

« Les eaux souterraines pour une résilience renforcée en Afrique » C’est le projet lancé au profit de l’Autorité du Bassin du Mono ( ABM ) à la faveur d’un atelier du comité de pilotage à Bénin Royal Hôtel de Cotonou du 20 au 22 janvier 2025. Les travaux ont enregistré la participation de cinq pays dont les deux Etats parties à l’ABM, le Bénin et le Togo. A la faveur d’une interview à la presse, le directeur exécutif de l’ABM, M. Nicola Gnakpaou en a donné des éclairages.

Ghislain Gbènakpon

« C’est un projet consacré aux eaux souterraines qui va permettre de voir au niveau du Bassin du Mono, portion béninoise comme togolaise, ce qu’il y a comme matériels de mesure des eaux souterraines ; mesure en termes de quantité d’eaux, mesures aussi en termes de qualité de ces eaux. Le projet va collecter les données sur l’existant, pour voir en termes d’ouvrages existants, si certains nécessitent réhabilitations et les faire, et également en termes d’appui aux deux Etats, d’amélioration de la connaissance de ces eaux souterraines », a expliqué le D.E de l’ABM, M. Nicolas Gnakpaou. On retient globalement de ses éclairages qu’il s’agit d’utiliser les eaux souterraines pour améliorer la résilience des populations riveraines du Bassin.

Le directeur exécutif n’a pas manqué de préciser qu’au titre des partenaires du projet, le financement est accordé par le Fonds mondial pour l’environnement ( GEF ). La mise en oeuvre est assurée par la FAO. Il y a également le Conseil africain des ministres chargés de l’eau et des instituts de recherche qui ont accompagné le montage. Les travaux de lancement et du comité de pilotage ont permis de comprendre le rôle de chacun dans l’équipe de mise en oeuvre du projet.

Consortium Alafia: le programme de formations 2025 des SFD membres lancé

Une vue de famille des participants

Les Systèmes financiers décentralisés ( SFD ) membres de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés ( APSFD ), communément appelée Consortium Alafia savent désormais mieux sur les offres de formations que leur propose la faîtière pour le compte de cette année 2025. Le programme de formations a été officiellement lancé ce jeudi 16 janvier par le directeur général de l’APSFD, M. Ignace Dovi. C’était à son siège à Cotonou avec la participation massive des DRH et Responsables Formations des SFD ainsi que de quelques directeurs généraux.

Ghislain Gbènakpon

Réglementation; micofinance, la finance digitale et ESG ( Environnement, Social , Gouvernance ); trésorerie; contrôle interne et conduite inspection; contrôle de gestion; comptabilité; fiscalité; management et ressources humaines. Ce sont les domaines que couvre le programme de formations 2025 au Consortium Alafia qui a été présenté par le directeur technique et des partenariats M. Edmond Glodji. Les thèmes que va traiter chaque domaine ont été exposés aux participants. C’est une trentaine de thèmes que vont s’approprier les SFD cette année. Il faut dire que l’APSFD a pour mission principale à elle confiée par la loi, la formation des SFD membres en vue de leur professionnalisation; et cela se fait à travers des formations diplômantes, formations en ligne ou qualifiantes, formations certifiantes et des formations à la carte.

Une vue partielle des participants

Dans son allocution de lancement, le directeur général du Consortium Alafia a fait observer que le programme de formation s’articule autour de plusieurs modules clés, chacun conçu pour répondre à des besoins spécifiques. C’est ainsi qu’il y a des modules techniques qui couvent les dernières tendances et technologies dans le secteur avec des ateliers pratiques pour permettre aux bénéficiaires de mettre en oeuvre immédiatement ce qu’ils apprennent. On note aussi des modules de compétences transversales relatives à l’efficacité, le leadership, la conduite du changement et au travail en équipe. Il y a également des modules de développement personnel avec des sessions sur le management qui aideront les SFD à mieux se connaitre, à définir leurs objectifs et à élaborer des plans d’actions pour les atteindre.

Le DG/APSFD Ignace Dovi lançant le programme de formation 2025

« Nos objectifs pour le programme de formation cette année sont triples: renforcer vos compétences techniques pour vous permettre de rester à la pointe des avancées dans le domaine de la microfiance; développer vos compétences transversales pour favoriser votre adaptabilité, votre créativité et votre capacité à travailler en équipe; encourager votre développement personnel pour que chacun puisse atteindre son plein potentiel », a expliqué le DG Ignace Dovi aux responsables à divers niveaux des SFD participants. Les SFD sont invités à saisir cette exceptionnelle opportunité pour s’engager pleinement dans ce programme de formation en y inscrivant massivement leurs agents.

Mécanisation de la culture cotonnière: attentes et appels de Abdouraïm Djibril Traoré

M. Abdouraïm Djibril Traoré, coordonnateur communal de l’AIC à Kandi

Au nombre des participants à l’atelier d’échanges sur l’implémentation de la mécanisation dans la culture cotonnière qui s’est ouvert ce mercredi 15 janvier 2025 au chant d’oiseau de Cotonou pour deux jours, il y a le coordonnateur communal de l’Association Interprofessionnelle du Coton ( AIC ) de Kandi. A la faveur d’une interview à la presse, M. Abdouraïm Djibril Traoré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a exprimé ses attentes avant de lancer un appel.

Ghislain Gbènakpon

« Nos attentes, c’est d’abord comment améliorer l’existant en termes de matériels, de techniques et d’approches pour réaliser les semis. Et en plus, c’est comment faire pour acquérir de nouveaux matériels pour tenir face aux changements climatiques qui dictent leurs lois au niveau des bassins cotonniers afin de réussir les semis à bonne date pour l’amélioration de la production », a déclaré M. Abdouraïm Djibril Traoré.

Le coordonnateur communal Kandi de l’AIC a souligné qu’il s’agit à Cotonou de 48 h de formation sur la mécanisation agricole, notamment les techniques de semis avec les semences délintées et les différentes roues semeuses pour pouvoir rendre plus dynamique cette opération de semis et accroitre la production au final. Il faut dire que les producteurs ont eu à regretter la faible disponibilité des semoirs sur le terrain et le manque de formation adéquate pouvant les aider à en faire un bon usage.

« Les récriminations ont été écoutées. Les dispositions seront prises pour que déjà à compter de la campagne 2025-2026 qui s’annonce, ces préoccupations soient prises en compte. J’invite les producteurs et les autorités à divers niveaux à jouer leur partition afin que l’objectif que nous nous sommes fixé d’atteindre le million de tonnes de coton que le chef de l’Etat appelle de tous ses voeux soit atteint. Que ce cadeau lui soit offert au cours de la campagne 2025-2026 à venir », a plaidé le coordonnateur Abdouraïm Djibril Traoré

Vodun Fashion Show 2025: des créations inspirées des accoutrements des adeptes des Guinvoduns dévoilées

La parade finale

La troisième édition du Vodun Fashion Show de l’entreprise Couleur Indigo a dévoilé ce jeudi 9 janvier 2025 au public, des créations de coiffes et de costumes végétaux inspirées des accoutrements des adeptes des Guinvoduns dont Kokou, Atingali, Djagli, Djadjaglidja et Achinan. C’était à Indigo Home dans la commune de Ouidah sous la houlette de la promotrice Nadia Adanlé.

Ghislain Gbènakpon

Un coup de projecteur sur les coiffes et costumes végétaux des adeptes des Guinvodun à travers un défilé de 12 tenues portées et valorisées par huit femmes et quatre hommes. Voilà en quelques mots, l’édition 2025 du Vodun Fashion Show de Couleur Indigo qui a tenu en haleine les populations et les expatriés ayant massivement fait le déplacement. Ces tenues ont été conçues à partir de palmes de cocotiers, de toiles naturelles , de nervure et de palmes de palmiers à huile, de fougères de palmiers, des feuilles de bananiers et de feuilles de l’arbre à pain.

Allocution d’ouverture de la promotrice Nadia Adanlé

Il faut dire que le Vodun Fashion Show s’inscrit pleinement dans la dynamique des festivités du Vodun Days qui sont un rendez-vous autour des arts, de la culture et de la spiritualité Vodun. « C’est une activité qui permet de révéler au public, un pan culturel de ces activités cultuelles. Un plan culturel parce que dans nos couvents, on a un répertoire musical, on a des danses, on a une gastronomie, on a des langues et on a également de la mode. Et cette mode se traduit par les accoutrements de chacun des adeptes qui sont dans les couvents. Et nous avons fait l’option de révéler sans profaner ni vulgariser ce petit pan de mode que nous avons identifié dans les couvents », a expliqué la promotrice du Vodun Fashion Show et de Couleur Indigo, Nadia Adanlé dans son allocution d’ouverture.

Pour rappel, Couleur Indigo est une entreprise locale qui promeut depuis bientôt 20 ans, le tissu teint à l’indigo selon le procédé traditionnel. Les participants n’ont pas caché leur satisfaction au terme de cette troisième édition du Vodun Fashion Show après la première en janvier 2021 sur le Zangbéto et la deuxième en janvier 2024 sur le Sakpata. C’est le cas du Dr. Aristide Talon de la diaspora face à la presse: « Je suis stupéfait. Ce qu’on a vu là, il faut vraiment qu’on y revienne par an. Vodun Fashion Show qu’on a vu, c’est vraiment la matérialisation de l’extraction du culturel du cultuel. Les mannequins ont rendu totalement ce qui est attendu d’eux. Ils ont rendu l’expression même de la démarche cultuelle. Je suis plein d’admiration pour le travail qui a été fait. Je connais très bien Nadia Adanlé. Je ne suis pas étonné de sa capacité à faire ce qu’elle a fait »

FeBeRugby : passation officielle de charge entre Faustin Dahito et Hervé Assogba

Transmission symbolique de document du président Dr. Faustin Dahito au nouveau président du Comité Exécutif, M. Hervé Sègbégnon Assogba

Le nouveau président du Comité Exécutif de la Fédération béninoise de Rugby ( FeBeRugby ) élu au terme de l’Assemblée générale élective du 23 décembre 2024, M. Hervé Sègbégnon Assogba a pris officiellement fonction. La passation de charge entre son prédécesseur Dr. Faustin Dahito et lui a eu lieu ce vendredi 3 janvier 2025. C’était à Cotonou au siège de Enerdas Groupe de l’ancien président de la fédération.

Ghislain Gbènakpon

Une vue de famille des participants

Une passation de charge assez documentée qui a permi au nouveau président Hervé Assogba de prendre officiellement fonction avec des archives assez fournies de la FeBeRugby. C’est ce à quoi on a assisté à la passation officielle de charge entre l’ancien président Dr. Faustin Dahito et son successeur. Celui qui a dirigé la fédération pendant deux mandats de quatre ans a transmis au nouveau président du Comité exécutif, les archives de son exercice dont, entre autres, des comptes rendus de travaux de commission, des plans d’actions, des procès verbaux de réunion, des courriers, le compte rendu de l’AG 2024, les anciens statuts et les nouveaux statuts de la Fédération, des rapports d’activités et des documents relatifs à des partenariats existant ou en cours de conclusion.

Le président Dr. Faustin Dahito présentant ses archives

L’ancien trésorier général M. Roméo Hounkponou a aussi mis à la disposition du nouveau Comité Exécutif, tous les états financiers des trois dernières années certifiés par le commissariat au compte et par un expert comptable et toutes les factures concernant toutes les activités menées en 2024. Le secrétariat administratif s’est aussi prêté à l’exercice au nom du secrétariat général en exposant et en transmettant les archives à son niveau. Il faut dire que le président Faustin Dahito et l’ancien trésorier Romé Hounkponou ont prodigué des conseils au nouveau Comité Exécutif pour une bonne gestion administrative et financière de la FeBeRugby et n’ont pas manqué de lui présenter leurs meilleurs de nouvel an. Ils ont aussi et surtout exprimé leur disponibilité à l’accompagner dans l’exercice de son mandat.

Intervention du nouveau président du Comité Exécutif, M. Hervé Sègbégnon Assogba

Dans son intervention de circonstance, le président Hervé Assogba a exprimé sa totale satisfaction: « Nous avons tous les documents pour nous mettre au travail. Au nom du comité, je vous remercie infiniment. On a toujours besoin de vous. C’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle. Sans l’ancienne, on ne peut rien faire. Vous aurez nos invitations dans toutes nos activités que nous aurons à faire. En vous voyant à nos côtés, ceux qui voudraient venir en appui à la fédération verront que c’est vraiment une bonne continuité. Je vous remercie une fois encore et vous présente au nom du comité, mes meilleurs voeux »

D’autres participants dont le nouveau TG à l’extrême droite

Renaissance chez bodybuildeurs : le SYNABB-Bénin porté sur les fonts baptismaux

Le SG/ SYNABB-Bénin, Appolinaire Michael Dagah

( Les chantiers du SG Appolinaire Dagah )

En réponse à ce qu’ils appellent l’inaction et le manque d’efficacité de leur fédération, les bodybuildeurs du Bénin prennent leur destin en main. Ils viennent de porter sur les fonts baptismaux, le Syndicat national des bodybuildeurs ( SYNABB-Bénin). Au terme des travaux du congrès constitutif ce mardi 31 décembre 2024 à la bourse du travail à Cotonou, un bureau exécutif national est élu avec à sa tête, M. Appolinaire Michael Dagah. Ce dernier a évoqué ses chantiers et priorités à la faveur d’une interview à la presse.

Ghislain Gbènakpon

Il ressort de ses statuts que le SYNABB-Bénin s’est assigné pour buts de défendre les intérêts professionnels, matériels et moraux de tous les bodybuildeurs, de susciter, développer et de renforcer l’esprit sportif et de solidarité entre tous les bodybuildeurs, de sauvegarder à tout prix et consolider l’unité de tous les bodybuildeurs au sein du syndicat. Il entend aussi oeuvrer pour l’élevation continue du niveau de qualification professionnelle, du niveau culturel et de la conscience professionnelle des bodybuildeurs, lutter pour assurer et garantir les libertés démocratiques des bodybuildeurs et oeuvrer dans la concertation pour l’unité d’action syndicale sur le plan national.

Il faut dire que les priorités et chantiers du bureau exécutif national élu du SYNABB-Bénin déclinés à la presse par le secrétaire général sont en phase avec ses buts. « Nous allons lutter pour améliorer la vie des artistes puisque la fédération existe depuis 4 ans, mais il n’y a aucune amélioration à leur niveau. Il y a la discrimination, le favoritisme avec l’octroi de privilèges aux non méritants au détriment des plus méritants. Selon les textes, les deux premiers athlètes doivent faire partie de l’équipe nationale de la fédération. Mais force est de constater que cela n’est pas respecté. Nous allons lutter aussi pour que les athlètes puissent avoir des primes mensuelles. Il ne sont que 12 et vu tout ce que le ministère met à notre disposition, il serait quand même bien que les responsables de la fédération pensent aux athlètes », a soutenu le SG Appolinaire Michael Dagah.

Autres priorités

Le numéro 1 du SYNABB-Bénin a fait cas d’une situation d’injustice dont est victime un athlète: « Lors des compétitions régionales passées organisées au Bénin le 16 novembre, le champion est un béninois censé gagner 2000 dollars. Jusqu’à ce jour, il n’a reçu aucun kopeck de la fédération. Ceci, contrairement aux deuxième et troisième athlètes, des togolais, qui sont entrés en possession de leurs primes respectivement de 1500 et 1000 dollars. Chez nous, la fédération avance comme argument qu’il n’y a pas d’argent dans la caisse »

Par ailleurs, le bureau exécutif national compte aussi faciliter l’accès aux salles de gym aux athlètes. « Nous allons oeuvrer pour que le syndicat ait sa propre structure. Je suis promoteur de salle de gym. Avec le temps, je vais mieux l’équiper pour faciliter la tâche aux athlètes. Je les exhorte tous à se joindre à nous pour que nous menions la lutte ensemble », a déclaré pour finir, le Sg Appolinaire Michael Dagah.

Unité CNHU-HKM: les trois priorités du nouveau Sg Florentin Houssou

Le nouveau Sg élu du syndicat Unité CNHU-HKM, Florentin Houssou

Le syndicat Union des travailleurs engagés pour le CNHU-HKM ( Unité CNHU-HKM ) a tenu ce samedi 28 décembre 2024 au chant d’oiseau de Cotonou son deuxième congrés ordinaire. Au terme des travaux, le secrétaire général sortant Théophile Dossou qui fait valoir ses droits à la retraite a passé le témoin à Florentin Houssou porté à la tête d’un nouveau bureau exécutif national. Le nouveau secrétaire général a identifié trois priorités auxquelles sera consacré son mandat.

Ghislain Gbènakpon

Le renforcement de la cohésion interne. C’est la première priorité identifiée par le nouveau secrétaire général du syndicat Unité CNHU-HKM. « A ce titre, nous devons consolider notre unité, car c’est dans la solidarité que réside notre véritable force. Je m’engage à promouvoir un dialogue ouvert et inclusif afin que chaque membre se sente écouté, respecté et valorisé », a déclaré le Sg Florentin Houssou dans son allocution d’investiture pour ainsi dire. La deuxième priorité du nouveau secrétaire général est la modernisation des stratégies d’actions qui implique la nécessité d’être en phase avec les évolutions économiques, sociales et technologiques qui exigent l’adaptation à de nouvelles méthodes de lutte: « Nous devons bâtir un syndicat à la fois enraciné dans ces principes et résolument tourné vers l’avenir. Cela passera par une gestion efficace de nos ressources, une communication stratégique et l’exploitation des outils numériques »

Le nouveau bureau exécutif du syndicat Unité CNHU-HKM

La troisième priorité sera axée sur la défense avec fermeté des droits et intérêts de tous les travailleurs sans distinction de sexe ni de catégorie. « Ainsi, face aux pressions croissantes, nous devons être un rempart solide pour protéger les intérêts de ceux que nous représentons. Je m’attacherai à négocier avec rigueur et à porter haut notre voix dans toutes les instances où se jouent les décisions qui nous concernent », a soutenu le Sg Florentin Houssou.

Celui qui va présider aux destinées du syndicat Unité CNHU-HKM pour les cinq prochaines années n’a pas manqué de remercier les congressistes pour la confiance placée en sa modeste personne. Il espère pouvoir compter sur leur soutien actif et leur engagement constant pour l’atteinte des différents objectifs de cette mandature: « Ensemble, nous ferons de notre syndicat Unité CNHU-HKM, un modèle d’efficacité et un acteur incontournable dans le paysage social. Je vous invite donc à cheminer à mes côtés pour relever ces défis avec détermination et confiance. Ensemble, écrivons une nouvelle page. Celle du rayonnement et du progrès »

Le nouveau bureau exécutif du syndicat Unité CNHU-HKM

1-SECRETAIRE GÉNÉRAL: HOUSSOU FLORENTIN


2-SECRETAIRE GÉNÉRAL ADJOINT: KPADONOU SIMPLICE.

3-SECRETAIRE ADMINISTRATIF: ÉKUÉ CHARLES.

4-SECRETAIRE ADMINISTRATIF ADJOINT: LINSOUSSI ÉDOUARD.

5-TRÉSORIER GÉNÉRAL: LOGBO COFFI.

6-TRESORIERE GENERALE ADJOINTE: DJIGBÉNOU INGRID.

7-SECRETAIRE À L’ORGANISATION: ADANDOSSOKÉ MÉDARD

Colloque scientifique de la CACU sur la culture de la paix en période électorale: des recommandations assorties d’une feuille de route

La table d’honneur

Les rideaux sont tombés ce samedi 28 décembre 2024 à Cotonou sur le colloque scientifique sur l’intégration culturelle dans l’espace ouest-africain dans un contexte de tension sociopolitique et de menaces de la paix au moyen des élections. Les deux jours de travaux initiés par la Confédération africaine des associations et clubs pour l’UNESCO ( CACU ) avec le soutien financier du ministère des enseignements maternel et primaire ( MEMP ) ont abouti à d’importantes recommandations assorties d’une feuille de route pour la promotion de la culture de la paix en période électorale en Afrique.

Ghislain Gbènakpon

« Interpeller les acteurs prépondérants du système électoral sur la nécessité de communiquer partout dans nos communautés; visiter nos institutions pour s’approprier les textes de nos codes électoraux; lutter contre l’exclusion dans les processus électoraux; dépolitiser les comités chargés des élections au profit des acteurs de la société civile; faire la relecture régulière des codes électoraux de nos Etats au parlement; intégrer et renforcer des curricula d’éducation à la paix dans les programmes scolaires; légiférer des textes électoraux plus équitables et favorisant la paix en période électorale » voilà ainsi déclinées par le président de la CACU, M. Gabin Alllgnon, les huit recommandations de ce colloque scientifique qui a mobilisé pendant deux jours à Cotonou, les associations et clubs UNESCO de l’espace Ouest-africain.

Le président de la CACU, M. Gabin Allognon

Une feuille de route avec des objectifs et des activités clairement définies est adossée à ces recommandations qui visent la promotion de la culture de la paix en période électorale. Au nombre des activités en perspectives, il y a par exemple la projection des films de crises électorales pour prévenir les atrocités électorales, la sensibilisation et la formation sur la promotion de la paix en période électorale, la dynamisation des clubs UNESCO pour agir efficacement, l’organisation des activités culturelles ( théâtre, danse, etc ) pour les sensibilisations, la réalisation d’un diagnostic participatif pour identifier les leaders communautaires, les religieux et les jeunes, l’utilisation des médias locaux et des réseaux sociaux pour la sensibilisation des populations. On notera aussi la formation des leaders communautaires, éducateurs et responsables d’associations aux techniques de médiation et de négociation, l’élaboration d’un guide pratique de résolution des conflits adapté aux contextes locaux, la création des comités locaux de paix dans les communautés, la sensibilisation des acteurs politiques sur les lois électorales, la sensibilisation des communautés à la base sur l’importance de la paix, l’implication des clubs UNESCO dans les processus électoraux et la promotion de la diversité culturelle pour la résolution des conflits électoraux.

Pour le suivi des activités projetées, il sera créé un réseau d’acteurs culturels pour l’intégration régionale et des indicateurs pour le suivi mensuel, trimestriel ou semestriel. Chaque délégation est invitée à faire un compte rendu des travaux du colloque au gouvernement de son pays pour un accompagnement au plus haut niveau. « C’est la première activité officielle que la CACU a organisée depuis l’installation du nouveau bureau en octobre 2023 au Bénin sous le voeu de contribuer qualitativement au maintien de la paix dans la sous région et en Afrique. Les réflexions ont porté sur la nécessité d’avoir des environnements suffisamment apaisés dans nos pays respectifs. Que l’on soit en Afrique de l’Ouest, en Afrique australe ou en Afrique centrale, que les élections se passent dans des conditions de transparence totale, dans des conditions d’apaisement, de fête et de fraternité », a expliqué le président Gabin Allognon à la faveur d’une interview à la presse.

Integration culturelle pour la paix en période électorale en Afrique de l’Ouest : un colloque scientifique mobilise les associations et clubs pour l’UNESCO à Cotonou

Une vue de famille des participants

« Intégration Culturelle dans l’Espace Ouest-Africain dans un contexte de tension socio-politique et de Menace de la Paix au moyen des élections » Voilà le thème du colloque international qui réunit depuis ce vendredi 27 décembre 2024 au chant d’Oiseau de Cotonou, les associations et clubs pour l’UNESCO ouest-africains. Il est organisé par la Confédération africaine des associations et clubs pour l’UNESCO  ( CACU ) avec le concours financier de l’Etat béninois à travers le ministère des enseignements maternel et primaire ( MEMP ). Les travaux qui durent deux jours ont été lancés par Dr. Paulette Okpécha, secrétaire générale de la Commission nationale béninoise pour l’UNESCO ( CNBU ).

Ghislain Gbènakpon

« Amener les membres des associations et clubs pour l’UNESCO à mieux comprendre les causes des crises politiques en Afrique afin de bien mener leur rôle de médiateur pour la restauration de la paix en Afrique. C’est l’objectif général de ce colloque scientifique auquel participent les délégués venus du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso, du Mali et bien sûr du Bénin.

De façon spécifique, il vise d’abord à permettre aux membres des associations et clubs pour l’UNESCO participants d’avoir des informations sur la construction de la paix à travers les relations internationales en vue de bien orienter leurs actions d’intermédiation pour restaurer et sauvegarder la paix en Afrique. Ensuite, il s’agit de les amener à mieux comprendre les dispositions du cadre des élections et à mieux saisir les valeurs éthiques, morales et sociales qu’il faut prôner pendant les périodes électorales pour garantir des élections paisibles en Afrique.

De riches communications

La première journée a enregistré deux riches communications. La première présentée par Pr. Hygin KaKaï est intitulée « Les garanties de la paix à travers la coopération internationale: Que pouvons nous espérer de la création de l’AES et la vision de la CEDEAO ? ». La deuxième présentée par Dr. Emmanuel Sédégan a eu pour thème, « Paix et Elections: de l’analyse du cadre légal des élections à la mise en exergue des valeurs éthiques, morales et sociales à observer pour l’organisation des élections pacifiques et transparentes en Afrique. »

L’autre temps fort des travaux de la première journée a été les travaux de groupe ayant permis d’élaborer une proposition de feuille de route relative aux actions pour la paix. « Le présent colloque qui fait suite à la première saison de la Campagne Nationale et Internationale pour la Paix, la Non Violence et la Tolérence (CNI_PNVT) edition 2024 qui a parcouru les 12 départements du Bénin et notamment les frontières des pays limitrophe ici présents, est la suite logique de cette Conférence Panafricaine et se veut un creuset de réflexions et d’échanges sur les stratégies de préservation de la paix à travers l’intégration culturelle et une gestion plus pacifique des périodes électorales dans la sous région ouest- africaine », a expliqué dans son allocution de circonstance, M. Gabin Allognon, président de la Fédération béninoise des associations et clubs pour l’UNESCO ( FBACU ) et président de la CACU.