
A la 20e Réunion du Vector Control Working Group qu’a abritée Cotonou du 3 au 5 mars 2025, on notait la participation active du Pr. Martin Akogbéto entomologiste médicale et vétérinaire, chercheur associé au Centre de recherche entomologique de Cotonou ( CREC ). A la faveur d’une interview à la presse, il a mis en relief le point des actions menées par le Bénin dans la lutte contre le paludisme à travers ce centre qui a été fait au cours des assises.
Ghislain Gbènakpon
« C’est une réunion de Vector Control Working Group. C’est un groupe de travail technique dans le domaine de la lutte anti vectorielle qui réunit les entomologistes médicaux du monde entier et tous ceux qui sont impliqués dans la lutte contre les moustiques en particulier l’anophèle qui transmet le paludisme. Il y a aussi le secteur privé, les industriels qui fabriquent le produit. Vector Control Working Group se réunit chaque année pour faire le point des travaux de recherche qui se déroulent dans la plupart des pays, surtout les pays tropicaux où le paludisme est endémique.Tous les acteurs impliqués dans la lutte présentent le point de ce qu’ils font en termes de surveillance », a d’abord expliqué le Pr. Martin Akogbéto.
Il ressort de ses éclairages que le Bénin joue sa partition dans la lutte pour l’éradication du paludisme. « Si on prend par exemple le cas du Bénin, nous avons fait le point de ce que nous faisons. Il s’agit de la surveillance des moustiques vecteurs du paludisme, et particulièrement la surveillance d’un nouveau moustique qui est actuellement en Asie et en Afrique qu’on appelle anophèle Stephensi. Le CREC fait le point, travaille dans le sens de voir si ce moustique est déjà au Bénin. Nous avons aussi présenté le point de ce que nous faisons dans le domaine de la résistance du moustique aux insecticides en particulier ceux utilisés pour imprégner les moustiquaires. Nous faisons le point des tests de sensibilité, du niveau de résistance vis à vis des anciens insecticides et des nouveaux, etc. Nous avons également parlé de l’utilisation des moustiquaires imprégnés notamment l’adhésion des populations, le taux d’utilisation des moustiquaires », a soutenu le Pr. Martin Akogbéto.
Il a pour finir souligné que ce qui intéresse actuellement le CREC, c’est comment faire pour optimiser l’utilisation des moustiquaires, identifier les facteurs qui empêchent son utilisation et developper un plan de communication pour l’optimisation.















