Le ministère de la santé publique du Bénin organise depuis le 12 mai jusqu’au 30 mai 2025 des consultations gratuites dans les centres de santé de commune de tous les départements au profit des personnes présentant des plaies chroniques à la jambe évoluant depuis au moins deux semaines. A la fin de ces consultations, les cas nécessitant une prise en charge spécialisée seront orientés vers le centre de dépistage et de traitement de l’ulcère de buruli ou le centre de traitement anti-lèpre le plus proche. Les élus locaux, les leaders d’opinion, les acteurs communautaires et les populations sont invités à se mobiliser pour la réussite de cette campagne de consultation foraine. Ci-dessous, le communiqué du ministère de la santé y relatif.
« Culture chinoise du thé: coutumes de consommation, vertus et art ». C’est le thème de la conférence débat organisée ce jeudi 15 mai 2025 par le Centre culturel chinois ( CCC ) de Cotonou à l’approche de la journée internationale du thé. C’était à son siège sous la houlette de l’ambassadeur de la Chine près le Bénin, Zhang Wei avec pour conférencier, Pr. Julien Augustin Sègbo, directeur de l’Institut Confucius de l’université d’Abomey-Calavi.
Ghislain Gbènakpon
Le Pr. Julien Sègbo face à la presse
Généralités sur le thé, les habitudes de consommation, l’art du thé, les vertus et les valeurs culturelles véhiculées par la cérémonie du thé. Ce sont les grandes articulations de la communication présentée par le Pr. Julien Sègbo. Il a fait observer d’entrée que le thé occupe une place centrale dans la vie quotidienne des chinois. Sur les généralités, le conférencier a partagé avec l’assistance, entre autres, l’origine du thé, son évolution dans le temps et les différents types de thé.
Une vue partielle de l’assistance
Il faut dire que l’assistance évaluée à plus de 150 personnes etait composée des étudiants de l’Institut Confucius, des inconditionnels de la culture chinoise et de nombreuses autorités béninoises à divers niveaux. Ils ont apprécié l’autre temps fort de cette conférence débat qui a été la démonstration de la cérémonie du thé faite de main de maitre par les étudiants de l’Institut Confucius.
L’ambassadeur de Chine prés le Bénin, Zhang Wei
Dans son allocution de circonstances, l’ambassadeur de la Chine près le Bénin a souligné que la consommation de thé est une pratique ancestrale millénaire aujourd’hui inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. « Depuis des milliers d’années, le thé a transcendé la catégorie des boissons pour devenir un mode de vie unique et un symbole culturel.. Les techniques traditionnelles chinoises de préparation du thé et pratiques associés inscrites en 2022 par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel de l’humanité », a soutenu Zhang Wei.
Le programme de formation à distance en microfinance African Microfinance E-Learning ( AME-L ) de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés ( APSFD ) communément appelé Consortium Alafia a produit de nouveaux agents à compétences renforcées. Les lauréats des sessions de 2024 pour les niveaux 1 et 2 ont reçu ce jeudi 15 mai 2025 leurs certificats de qualification. C’était au siège de l’APSFD à Cotonou sous la houlette du directeur général, M. Ignace Dovi qui avait à ses côtés, le directeur général de la microfinance, M. Brice Dansou.
Ghislain Gbènakpon
Vue de famille avec les lauréats du niveau 2
61 admis sur 85 inscrits, soit un taux de réussite de 71, 76% pour le niveau 1 intitulé « Les systèmes fonctionnels des institutions de microfinance » et 60 admis sur 69 inscrits, soit un taux de réussite de 86,95 % pour le niveau 2 intitulé « Les bonnes pratiques de coordination et de gestion des institutions de microfinance ». Ce sont là les statistiques des résultats des sessions 2024 de formations à distance de 10 mois initiées par le Consortium Alafia.
Le directeur technique et des partenariats, M. Edmond Glodji
Il ressort de la présentation du directeur technique et des partenariats M. Edmond Glodji que comme leurs noms l’indiquent, le niveau 1 du programme de formation de huit modules a pour objectif d’amener les apprenants à maitriser les systèmes fonctionnels des IMF et les diverses relations existantes entre ces systèmes alors que le niveau 2 aussi de huit modules vise à les faire acquérir les bonnes pratiques de coordination et de gestion des institutions de microfinance. Les lauréats du niveau 2 ont reçu leurs certificats de qualification dans l’après-midi après ceux du niveau 1 dans la matinée.
La porte-parole des récipiendaires du Niveau 1, Auriane MiloraDohou
« Durant les 10 semaines qu’a duré la formation, nous avons exploré les fonctions essentielles qui contribuent au développement des SFD, leur rôle central dans le développement économique et social, ainsi que les nombreux défis et opportunités de ce secteur en pleine évolution. Nous avons acquis des connaissances utiles pour mieux gérer le fonctionnement de nos institutions, évaluer les risques, assurer la conformité et renforcer les performances », s’est réjouie dans son allocution de circonstance, la porte-parole des récipiendaires du niveau 1, Auriane Milora Dohou qui a au nom de ses pairs remercié le Consortium Alafia pour l’initiative sans oublier leurs tuteurs pour leur engagement.
Le DG de l’APSFD, M. Ignace Dovi
Dans ses interventions de circonstance, le directeur général de l’APSFD a exhorté les lauréats à oeuvrer pour toujours mériter leurs certificats de qualification en faisant bon usage des connaissances acquises au profit de leurs SFD et à la grande satisfaction de leurs employeurs. C’est ainsi par exemple que le DG Ignace Dovi s’est adressé aux lauréats du niveau 1: « Le certificat n’est pas une fin en soi. On aimerait par rapport aux chargés de prêts, aux chefs d’agence, que la qualité du portefeuille s’améliore. Même si vous ne gérez pas un portefeuille, il va falloir que maitrisant les principaux systèmes fonctionnels, qu’au niveau de vos institutions , vos supérieurs puissent constater une amélioration, une valeur ajoutée. C’est ça qui va vous faire confirmer votre certificat. On va vous encourager à mettre en oeuvre les enseignements reçus »
Bientôt le module de certification des analystes de crédit
La tribune officielle
Il faut dire que c’est conformément aux missions à elle assignées par la loi que l’APSFD se préoccupe de la formation des agents des institutions de microfinance. Et les perspectives sont bonnes avec l’avènement en vue d’un nouveau module de certification des analystes de crédit. « En termes de perspectives, nous sommes en train de travailler pour un nouveau module de certification des analystes de crédit. On peut déjà appeler analystes de crédit, les agents de crédit ou chargé de prêts séniors. Car ceux qui sont appelés à connaître ou approuver des dossiers de crédits plus ou moins importants sont généralement des séniors. Et pourquoi pas des chefs d’agence aussi », a annoncé le directeur général de l’APSFD aux récipiendaires du niveau 2
Le DG de la Microfinance, M. Brice Dansou
A la faveur d’une interview à la presse, le directeur général de la microfinance M. Brice Dansou n’a pas caché sa satisfaction de l’initiative du Consortium Alafia: « C’est une fierté pour moi d’assister à cette cérémonie. L’APSFD est en train de former la relève, nos employés pour qu’ils puissent monter en compétences et cela est une bonne chose. La connaissance n’a pas de prix. Si vous voulez que le secteur puisse évoluer, nous sommes obligés de les inscrire pour qu’ils aillent se former. Et quand je vois la nouvelle loi qui va entrer en vigueur dans les tout prochains mois, je pense que c’est l’idéale à faire; former les gens pour qu’ils soient plus compétitifs, plus compétents pour délivrer le service qu’il faut »
« Prévention de l’extrémisme violent dans les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest : leçons tirées du rôle des forces de défense et de sécurité » C’est le thème de la table ronde organisée par le Centre d’Etudes Stratégiques d’Afrique ( CESA ) et le Centre africain pour les recherches sur le terrorisme qui s’est ouverte ce mardi 13 mai 2025 à Cotonou pour quatre jours avec le soutien de l’ambassade des Etats-Unis au Bénin. En marge des travaux auxquels il prend activement part, l’expert consultant sénior en sécurité, police communauté, prévention de l’extrémisme violent’ Général Célestin Guidimey s’est confié à la presse pour en donner des éclairages.
Ghislain Gbènakpon
« Vous savez que depuis que les groupes armés terroristes ont pris possession de plusieurs pans de territoires au Sahel central, le Niger, le Mali et le Burkina Faso, on a noté cette poussée des groupes terroristes vers les pays côtiers qui se manifeste par des attaques multiformes contre les positions des forces de sécurité, contre les populations et des actions pernicieuses d’infiltration aux arrières des forces de sécurité pour perturber les communautés, recruter de jeunes gens frustrés pour participer à leur sale entreprise de violence contre les populations », a expliqué le Général Célestin Guidomey
Il faut dire que l’expert consultant sénior en sécurité, police communautaire et prévention du terrorisme a souligné que beaucoup de panels sont au programme pour mieux organiser afin d’examiner les bonnes pratiques, ce qui a marché, ce qui n’a pas marché, ce que les forces de défense et de sécurité doivent faire dans chaque pays en tenant compte des réalités de chacun pour prévenir, endiguer cette poussée des groupes armés terroristes vers les pays côtiers. Et en tant que panéliste , le Général Célestin Guidomey va présenter ce mercredi 14 mai au deuxième jour de la table ronde, une communication sur le rôle des forces armées béninoises.
Il a pour finir exprimé ses attentes des assises de Cotonou: « En fait, j’attends de cette table ronde des échanges fructueux, des échanges d’expériences. Qu’on puisse tirer profit de ce que les autres ont fait ailleurs et qui a marché, qu’on examine ce qui n’a pas marché pour ne pas répliquer ça ici, pour ne pas commettre les mêmes erreurs que celles commises par les forces de défense et de sécurité du Sahel.
Général de brigade Jean Christophe Mohou, sous chef d’Etat-major de l’armée de terre des forces armées de la Côte d’Ivoire
Au nombre des participants de marque à la table ronde sur la prévention de l’extrémisme violent dans les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest organisée par le Centre d’études stratégiques de l’Afrique ( CESA ) des Etats-Unis qui s’est ouverte ce mardi 13 mai 2025 à Cotonou pour quatre jours, il y a le sous chef d’état-major de l’armée de terre des forces armées de la Côte d’Ivoire. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, le Général de Brigade Jean Christophe Mouho, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a, entre autres, souligné que c’est une occasion de partage d’expériences entre armées de la sous-région.
Ghislain Gbènakpon
« C’est pour nous une occasion de partage d’expériences, de voir ce qui se fait dans les autres pays qui pourrait être implémenté dans notre armée et dans notre propre stratégie », a déclaré le Général de brigade Jean Christophe Mouho.
Le sous chef d’état-major de l’armée de terre des forces armées de la Côte d’Ivoire n’a pas manqué d’exprimer ses attentes: « Notre attente, c’est les discussions fructueuses, la découverte de ce qui se fait déjà de mieux et puis voir si les recommandations ici nous permettraient de pouvoir travailler mieux ensemble parce qu’on ne peut réussir en combattant l’extrémisme violent seul. Il faut forcément de la coopération entre pays et entre les armées de la sous région pour pouvoir y arriver »
Pour rappel, le rôle des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre l’extrémisme violent est au coeur de cette table ronde qui a pour thème « Prévention de l’extrémisme violent dans les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest : leçons tirées du rôle des forces de défense et de sécurité »
Le processus de réforme engagé par le gouvernement béninois pour renforcer la régulation du marché intérieur franchit une nouvelle étape. Ce mardi 13 mai 2025, les sept membres du Conseil national de conformité (CNC) ont été officiellement installés dans leurs fonctions, lors d’une cérémonie solennelle tenue dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCI-Bénin) à Cotonou.
Placée sous l’autorité du Secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce, M. Éric Kader GBIAN TABE, représentant la Ministre Shadiya Alimatou ASSOUMAN, cette installation marque le démarrage opérationnel de l’un des organes clés de la toute nouvelle Autorité de Mise en Consommation (AMC), créée par décret présidentiel en novembre 2024.
Une réponse à des défis de longue date
Dans son discours d’installation, lu par son représentant, Madame la Ministre a rappelé le contexte de la création de l’AMC et du CNC, dans un paysage commercial béninois marqué par des défis persistants. Depuis l’adoption de la loi 90-005 du 15 mai 1990 consacrant le choix du libéralisme économique, le Bénin a fait le pari d’une économie ouverte fondée sur la libre concurrence et l’initiative privée. Toutefois, cette ouverture a été accompagnée de nombreuses dérives, notamment la contrefaçon, la fraude sur la qualité, et la circulation de produits dangereux pour la santé des consommateurs.
Face à ces menaces, plusieurs textes ont vu le jour, dont la loi n°2007-21 sur la protection du consommateur et la loi n°2016-25 relative à l’organisation de la concurrence, récemment actualisée. Mais ces dispositifs, bien que pertinents, se heurtaient à la fragmentation institutionnelle de la régulation. « La responsabilité de la protection des droits des consommateurs est partagée entre différentes structures relevant de plusieurs ministères. Cet état de fait ne permet pas à l’État d’avoir l’œil sur l’ensemble des flux commerciaux », a souligné la Ministre. C’est dans ce contexte que le Gouvernement a institué l’Autorité de Mise en Consommation, avec pour mission de garantir la conformité des produits mis sur le marché béninois, qu’ils soient importés ou issus de la production locale.
Le CNC, bras stratégique de l’AMC
Composé de sept membres, le Conseil national de conformité a pour rôle de définir les grandes orientations de l’AMC, de contrôler la gestion de son Secrétariat exécutif, d’examiner les rapports d’activités et d’adopter les documents stratégiques. Il s’agit d’un organe de gouvernance stratégique doté d’un mandat de quatre ans renouvelable une fois, dont les membres peuvent être remplacés pour divers motifs. Les personnalités désignées au sein du CNC sont M. Alain HONOU, représentant la Présidence de la République, M. Raymond ADJAKPA ABILE, représentant du ministère du commerce, M. Jérémie DOVOEDO, représentant du ministère de l’industrie, M. Kisito CHABI SIKA, représentant du ministère de l’agriculture, M. Jock ADJAMAGBO, représentant du ministère des finances, M. Didier YAYI, représentant du ministère des travaux publics, M. Achille YEMOA, représentant du ministère de la santé.
Ces profils ont été choisis pour leur expertise sectorielle et leur capacité à garantir une approche intégrée de la conformité, au croisement des enjeux économiques, sanitaires et techniques.
Une autorité qui rassure les opérateurs économiques
Lors de son allocution, la Ministre a tenu à lever toute ambiguïté : l’AMC n’est ni une barrière aux échanges, ni un instrument de fermeture du marché béninois. Elle s’inscrit dans une logique de régulation moderne, alignée sur les engagements communautaires et les bonnes pratiques internationales.
« La procédure d’autorisation de mise sur le marché tiendra compte des règles communautaires en matière de commerce. L’AMC ne sera jamais un outil de fermeture », a rassuré la Ministre. Elle a également souligné que les textes d’application, notamment ceux fixant les pièces constitutives des dossiers et les délais de traitement, seront publiés dans les meilleurs délais afin de garantir la transparence et la prévisibilité du dispositif.
Une feuille de route ambitieuse
Avant le discours solennel d’installation, les participants ont suivi une présentation de contexte, puis une communication introductive assurée par Madame Emilie TIBOUTE, Directrice Adjointe de Cabinet du ministère. Cette communication a permis de clarifier le fonctionnement global de l’AMC, qui repose sur trois piliers : le CNC, le Secrétariat exécutif, et quatre commissions techniques spécialisées.
La cérémonie s’est achevée sur une photo de famille, dans une ambiance à la fois conviviale et empreinte de responsabilité. Pour conclure, la Ministre a tenu à adresser ses félicitations aux nouveaux membres du CNC, tout en leur rappelant les attentes fortes placées en eux : « Je peux compter sur vos connaissances et expériences pour que l’objectif poursuivi par le Gouvernement du Président Patrice Talon, en créant l’Autorité de Mise en Consommation, soit atteint », a-t-elle affirmé, en promettant un accompagnement constant de son cabinet et des structures techniques du ministère.
Une nouvelle dynamique est en marche
L’installation du CNC acte le lancement effectif de l’AMC, et avec elle, une nouvelle dynamique de régulation de la consommation au Bénin. Dans un contexte d’ouverture commerciale et d’exigences croissantes des consommateurs, le pays entend se doter d’outils modernes pour sécuriser son marché intérieur, protéger sa population, et renforcer la qualité de ses échanges.
Dr. Lassina Diarra, directeur de Institut de Recherche Stratégique de la Côte d’Ivoire
« Prévention de l’extrémisme violent dans les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest : leçons tirées du rôle des forces de défense et de sécurité » C’est le thème de la Table Ronde organisée par le Centre d’Etudes Stratégiques de l’Afrique ( CESA ) qui s’est ouverte ce mardi 13 mai 2025 à Cotonou avec le soutien de l’Ambassade des Etats-Unis au Bénin. En marge des travaux auxquels il prend activement part, Dr. Lassiana Diarra, directeur de l’Institut de Recherche Stratégique à l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme du cabinet du ministère d’Etat, ministère de la défense de la Côte d’Ivoire s’est confié à la presse pour faire part, entre autres de ses attentes.
Ghislain Gbènakpon
« Mes attentes, c’est que nous parvenions à proposer des solutions opérationnelles, c’est à dire des solutions qui sont en mesure d’être utilisées à bon escient. Il y a beaucoup d’a priori liés à cette question là. Il y a aussi des stigmatisations et autres, il y a des tueries massives en rapport avec une question de stigmatisation. Autant de difficultés qu’il faut être en mesure de relever, parce que l’extrémisme violent, on le sait, est une menace très complexe qui prend en compte l’aspect social, l’aspect opérationnel, l’aspect insurrectionnel et aussi l’aspect ethnique. Mais il faudra quand même qu’on demeure lucide, en abordant cette question dans tous ses aspects », a déclaré Dr. Lassina Diarra.
Le directeur de l’Institut de Recherche Stratégique de la Côte d’Ivoire n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction: « C’est toujours interressant de réunir des experts pour réfléchir sur des problématiques communes en rapport naturellement avec la sécurité en Afrique qui est un enjeu global de mon point de vue. Je pense que les discussions ont été de qualité et nous avons suffisamment réfléchi sur le devenir de l’Afrique, en raport avec le terrorisme qui gagne du terrain. Il est important que nous nous réunissons et trouvions des reponses coordonnées et adaptées fâce à ce mal »
L’Institut de Recherche Stratégique en quelques lignes
Dr. Lassina Diarra a été amené à présenter brièvement l’Institut dont il a aujourd’hui la charge: « L’institut de recherche stratégique au sein de l’académie a vocation à non seulement produire la connaissance à travers des études, mais aussi à mener des actions de sensibilisation auprès des acteurs non régaliens dans la lutte contre le terrorisme, c’est pourquoi, nous formons des Imans, des jeunes, des journalistes et récemment, il y a eu un séminaire régional à l’attention des journalistes dans la lutte contre le terrorisme. Nous avons vocation aussi à analyser la menace et faire des propositions concrètes au gouvernement »
L’ancien Premier Ministre Tchadien Albert Pahimi Padacke face à la presse
« Comment penser les souverainetés africaines dans un monde fracturé et incertain? » C’est le thème de la sixième Conférence Internationale Afrique organisée par Groupe Initiative Afrique ( GIA) à Novotel de Cotonou ce 9 mai 2025. A la faveur d’une interview à la presse, le sénateur Albert Pahimi Padacke et ancien Premier Ministre du Tchad qui a activement pris part aux travaux a livré son regard sur la problématique.
Ghislain Gbènakpon
« C’est un sujet d’actualité compte tenu du débat sur la souveraineté en Afrique aujourd’hui. Initialement aux indépendances africaines, la souveraineté était conçue comme une sorte de bouclier contre l’ingérence extérieure à savoir les anciens colonisateurs. Mais les défis contemporains font que cette approche de défense de la souveraineté ne répond plus aux défis actuels. Il faut donc aller vers une souveraineté plus positive, une capacité de choisir et d’agir pour le bien-être des populations, que ce soit dans le domaine de sécurité, d’emploi, du bien-être de façon générale et d’alimentation des populations en besoins de base », a expliqué l’ancien premier ministre tchadien Albert Pahimi Padacke pour lever le voile sur les différents axes de réflexion qui a mobilisé à Cotonou, les participants de cette conférence internationale Afrique.
Pour celui qui est actuellement Sénateur et président de groupe parlementaire, Il s’agit d’une contribution à la réflexion sur quelles souverainetés pour les Etats africains dans un monde fracturé dans le cadre du multilatéralisme et dans un contexte où l’isolationnisme est en train de prendre le dessus avec l’Amérique de Trump. « Ce débat est tellement interressant que la notion de souverainisme aujourd’hui en vogue sur la toile fait qu’on risque de quitter le champ de la souveraineté pour tomber dans des stratégies de conservation du pouvoir sous l’alibi de souveraineté; ce qu’on appelle le souverainisme », a-t-il fait observé.
Il faut dire qu’il ressort des éclairages de l’ancien premier ministre tchadien qu’il s’est agi à Cotonou, d’une rencontre des intellectuels et des universitaires qui se retrouvent pour aborder une réflexion qui permet aux décideurs des pays africains de tirer matière à nourrir leurs décisions: « Il ne s’agit pas de la représentation diplomatique des Etats mais d’une réflexion générale et profonde sur les problèmes de l’Afrique et les gouvernants africains peuvent en faire usage »
Pr. Jean-François Akandji-Kombé, citoyen centrafricain très engagé
Au nombre des participants de marque à la sixième conférence internationale Afrique du Groupe Initiative Afrique ( GIA ) sur les souverainetés africaines dans un monde fracturé et incertain ce 9 mai 2025 à Novotel de Cotonou, il y avait l’un de ses membres, M. Jean-François Akandji-Kombé, professeur de droit et citoyen centrafricain très engagé pour le changement dans son pays. A la faveur d’une interview à la presse, il a levé le voile sur sa vision de la souveraineté en Afrique.
Ghislain Gbènakpon
« Sur le sujet de la souveraineté, nous sommes au coeur des problèmes africains, y compris des problèmes chez moi. Mais c’est aussi la solution. Il s’agit maintenant d’habiter les mots que nous employons. Ça veut dire quoi pour nous la souveraineté ? De mon point de vue, la souveraineté est attachée à chaque africain. Il faut que la volonté de chaque africain, ses besoins soient satisfaits, que l’africain ne devienne pas la victime sur sa propre terre de choses étrangères. Nous avons aujourd’hui à réaffirmer cela. Ce n’est pas seulement un slogan », a soutenu le Pr. Jean-François Akandji-Kombé.
Le professeur de droit poursuivra en soulignant que la souveraineté est quelque chose qui touche à la vie des gens, à l’avenir des pays africains: « Cela touche à l’éducation de nos enfants, les générations futures, la façon dont nous gérons les ressources d’aujourd’hui. Si nous pensons souveraineté, nous pensons aussi aux générations qui vont venir après nous »
Satisfaction et plaidoyer
Le professeur Jean-François Akandji-Kombé a également fait part de sa satisfaction de cette sixième conférence internationale Afrique du GIA. On retient aussi de son intervention, une sorte de plaidoyer pour l’après Cotonou: « C’est vraiment un honneur et un plaisir pour moi d’être là aujourd’hui pour échanger fraternellement avec les autres participants. Je suis non seulement très satisfait, mais je dirai que je ne me nourris pas seulement de solutions car je pense qu’il ne faut pas s’attendre à ce que nous sortions de cette conférence avec des solutions toutes faites. Il faut à mon sens que nous sortions d’ici en ayant conscience des problèmes et en nous posant les bonnes questions pour, une fois rentrés, construire des réponses avec ceux avec qui nous travaillons et luttons; pour ce qui me concerne, lutter avec les autres centrafricains pour un meilleur devenir de notre pays et de nos compatriotes en République centrafricaine et au-delà »
La deuxième édition du Forum africain sur la recherche et l’innovation ( FARI 2025 ) qu’abrite Cotonou a été marquée ce jeudi 8 mai 2025 par la session des ministres en charge de la science, de la technologie et de l’innovation. La travaux ont a abouti à une déclaration qui comprend des engagements au profit de la jeunesse africaine. Les recommandations des experts en faveur de cette couche juvenile ont été également adoptées par les autorités ministérielles.
Ghislain Gbènakpon
« Améliorer le cadre réglementaire et politique en mettant en oeuvre des politiques d’innovations efficaces et inclusives; promouvoir des politiques de science ouverte conformes aux recommandations de l’UNESCO, renforcer les compétences entrepreneuriales des jeunes dans les domaines émergents; établir ou renforcer les centres d’innovation et les incubateurs à l’échelle nationale afin de soutenir les jeunes porteurs de projets de l’idéation à la réalisation; faciliter l’accès au financement, en s’appuyant sur les mécanismes et les opportunités disponibles pour promouvoir l’innovation et l’esprit d’entreprise; organiser régulièrement des concours nationaux de start-up afin d’identifier et de soutenir les innovateurs; mettre en place des programmes spéciaux pour les femmes et les jeunes handicapés afin de garantir une participation équitable à l’innovation et à l’esprit d’entreprise; mobiliser le secteur privé et la diaspora pour encourager les investissements dans la RSE et les programmes de stages pour les jeunes et promouvoir l’organisation d’universités d’été pour renforcer les capacités des startups. » Ce sont là les engagements pris par les ministres en charge de la science, de la technologie et de l’innovation de la CEDEAO lors de leur session dans le cadre du FARI 2025 à Cotonou. Ils entendent ainsi favoriser un environnement propice à l’épanouissement des entreprises dirigées par les des jeunes. Toute chose qui est essentiel à l’engagement positifs des jeunes et à la construction d’un développement durable et d’un avenir prospère pour la région. Ils recommandent à la CEDEAO, l’augmentation du budget alloué au Programme d’appui à la recherche et à l’innovation.
Il faut dire que la session des experts qui a eu lieu du 5 au 7 mai a accouché d’importantes recommandations à l’adresse de la CEDEAO et des Etats membres. C’est ainsi que l’organisation sous régionale est invitée entre autres à encourager les collaborations entre jeunes de l’espace CEDEAO par le biais de la compétition et de programmes d’échange, créer et renforcer les plateformes régionales de partage des meilleurs pratiques, l’accès au marché et le co-développement de solutions et créer un réseau d’alumini des startups ayant participé au FARI afin de maintenir les liens, de susciter des collaborations et de suivre leur évolution. Quant aux Etats membres, la session des experts leur a fait des recommandations en phase avec les engagements des ministres en charge en charge de la science, de la technologie et de l’innovation.