Rémunération et Comptabilité Internationale à la Poste : participation active de Edgard Kouakou de la Côte d’Ivoire à un atelier régional à Cotonou

M. Edgard Stéphane Kouakou participant aux travaux

Au nombre des cadres et experts du secteur de la poste en Afrique à l’atelier de formation sur la rémunération et la comptabilité internationale ouvert à Cotonou ce lundi 30 mars 2026, on note la participation active de M. Edgard Stéphane Kouakou de la Côte d’Ivoire. En marge des travaux qui durent deux jours, il s’est confié à la presse.

Ghislain Gbenakpon

« Nous sommes là pour le renforcement de nos capacités en matière de rémunération et de la comptabilité internationale. Nous avons beaucoup d’attentes parce que pour 2027, l’UPU a annoncé de  grands changements. Donc, il était important pour nous de venir connaître comment les choses vont se faire . Et nous pensons qu’au sortir de cet atelier, nous serons à même de pouvoir faire profiter de ces nouveaux systèmes et de ces innovations à notre pays la Côte d’Ivoire », a expliqué M. Edgard Stéphane Kouakou.

M. Edgard Stéphane Kouakou face à la presse

La rémunération et la comptabilité internationale dont on parle ici, poursuit-il, est un peu comme les factures: « Pour nous, c’est les finances au niveau de la poste aux lettres. Lorsque le service est rendu, c’est la contrepartie qui est calculée en termes de rémunération postale. C’est ce que nous appelons les frais terminaux pour les lettres et les petits paquets. Pour les colis, on parle de quote-part colis »

Il ressort de son intervention que dans son pays, des efforts louables sont faits pour relever les défis liés à la problématique de l’atelier de Cotonou. « En Côte d’Ivoire, nous avons reçu de grandes instructions. Au niveau même de notre hiérarchie, nous voulons travailler dans cette mouvance de la digitalisation. Nous savons aussi que le commerce électronique prend aujourd’hui de la valeur et cette formation va nous permettre d’acquérir des connaissances qui vont permettre à notre pays d’angrenger beaucoup de finances », a déclaré, M. Edgard Stéphane Kouakou. qui a tenu à remercier les autorités ivoiriennes pour avoir porté leur choix sur sa personne notamment le premier responsable qui est le directeur général de la Poste de la Côte d’Ivoire M. Isaac Gnaba Yao qui lui a fait confiance pour qu’il soit à cet atelier de formation.

Présidentielle 2026: Paul Hounkpè présente son Projet de société aux populations

( « Le match n’est pas plié » )

Le duo Paul Hounkpè et Rock Hounwanou de l’opposition béninoise pour la présidentielle du 12 avril prochain a démarré officiellement sa campagne par de la pédagogie. C’est à travers la présentation méthodique des grands axes de son projet de société aux populations ce vendredi 27 mars 2026 au chant d’oiseau de Cotonou. Ce n’est pas un match amical et rien n’est plié, assure-t-il.

Ghislain Gbènakpon

« Rebâtir ensemble la fierté béninoise ».  Voilà l’intitulé de ce   projet de société qui renseigne sur l’ambition que nourrit le duo Hounkpè-Hounwanou à savoir refonder les bases politiques, économiques et sociales du Bénin pour en faire un un pays uni, de paix, démocratique et un État de droit, de justice sociale, bien gouverné. Et les grandes lignes du projet de société exposé par le candidat Paul Hounkpè et les cadres du parti FCBE s’articulent globalement autour de trois axes que sont le social, l’économie et les réformes politiques et institutionnelles.

Le social: santé, éducation et jeunesse

Il faut dire que sur le front social, FCBE entend replacer l’humain au centre de l’action publique. Pour Paul Hounkpè, le développement doit d’abord être humain : « Entre de beaux jardins et l’eau potable à fournir à la population, notre idéologie nous oblige à choisir l’eau potable ». C’est ainsi que dans le secteur de l’éducation après avoir relevé la faible adéquation entre l’éducation et la formation avec les besoins du marché de l’emploi,   le duo Hounkpè-Hounwanou propose des réformes pour améliorer la qualité de l’enseignement. Parmi les grandes annonces, il y a la fin de la politique des AME : « Il n’existera plus la dénomination honteuse de AME », assure Paul Hounkpè avant de promettre une meilleure structuration entre contractuels et fonctionnaires. Dans le domaine de la santé, le projet vise à améliorer l’accessibilité des populations aux soins de qualité et à moindre coût.

Une place de choix pour l’économie

Le parti FCBE à travers le projet de société du duo Hounkpè-Hounwanou veut redonner un nouveau souffle à l’économie béninoise et propose de « promouvoir l’industrie de transformation des matières premières » et de « dynamiser le secteur privé par l’amélioration du climat des affaires ». Dans le domaine agricole, Paul Hounkpè envisage moins d’Etat: « L’État doit être arbitre, et non acteur face aux producteurs » afin de garantir une rémunération plus juste. Il est aussi proposé la réduction des importations et le  renforcement de la production locale.

Des réformes politiques et institutionnelles courageuses

En premier lieu, Paul Hounkpè appelle à une refondation du système institutionnel et plaide  pour « une constitution consensuelle » et « un code électoral adapté ». La parole sera donnée au peuple à travers un référendum. La réduction du train de vie de l’État est aussi annoncée notamment par la limitation du nombre de ministres et une plus grande transparence sur les salaires politiques.

Le match pas plié

La confiance en la victoire le 12 avril est totale chez le duo Hounkpè-Hounwanou. « Si on devrait voter aujourd’hui, nous sommes gagnants. Il y a un mental des Béninois aujourd’hui au changement », assure Paul Hounkpè. Il exhorte ses compatriotes à ne pas penser que les jeux sont faits d’avance pour la présidentielle: ‘Le match n’est pas plié, ce n’est pas un match amical, c’est un match sérieux. Ce qui démarre aujourd’hui n’est pas une course de vitesse, mais une course de fond »

Présidentielle 2026: Mitokpè avec Wadagni pour la réconciliation du Bénin avec lui-même

Déclaration d’adhésion de Dr. Guy Mitokpè à la vision du duo Wadagni-Talata

Un appel à la réconciliation du Bénin avec lui-même. C’est ainsi qu’il faut comprendre dans la perspective de la présidentielle du 12 avril au Bénin, le ralliement du jeune leader Dr. Guy Mitokpè au duo Wadagni-Talata après sa démission du parti Les Démocrates.

Ghislain Gbènakpon

« L’acte que mes amis et moi posons aujourd’hui est plus puissant qu’un acte de ralliement par conformisme. C’est un acte de foi, foi en l’avenir, foi en une compétence, foi aux aptitudes du candidat Romuald Wadagni. C’est également et surtout un appel à la réconciliation du Bénin avec lui-même. C’est une invitation faite à chaque citoyen de retrouver le chemin des urnes avec la joie des joutes électorales apaisées. C’est la preuve que même dans l’adversité, on ne doit jamais trahir la terre qui nous as vu naître », a soutenu ce mercredi 25 mars 2026, Guy Mitokpè dans sa déclaration d’adhésion à la vision du duo Wadagni-Talata. C’était avec le soutien des désormais ex coordonnateurs du parti Les Démocrates du 7e au 13e arrondissement de Cotonou.

Il faut dire que Dr. Guy Mitokpè croit à la vertu des conciliabules dans l’intérêt supérieur de la nation : « Devons-nous, par dépit, renier le Bénin ? Devons-nous céder à la politique de la terre brûlée ou lancer une fatwa contre notre propre patrie ? Non, ce n’est pas cela ma conviction. Je crois à la force des conciliabules, car c’est dans le dialogue que les peuples se réconcilient avec leur avenir »

L’ancien secrétaire national à la communication du parti Les Démocrates se dit séduit par l’ambitieux projet de société qu’a présenté Romuald Wadagni et entend jouer sa partition pour une large adhésion de ses compatriotes. « L’heure n’est plus au long discours. Le chronogramme est notre juge . Dès cet instant, nous prenons l’engagement solennel d’investir chaque rue, , chaque ville chaque hameau, de nos départements. Nous allons transformer cette campagne en une déferlante citoyenne pour provoquer le dimanche 12 avril 2026 une mobilisation historique pour le progrès, pour la paix, pour une victoire éclatante du duo Wadagni/Talata », a déclaré Dr. Guy Mitokpè.

Présidentielle du 12 avril: Apollinaire Avognon et la NFN se réinventent avec Wadagni sans se renier

Les militants fortement mobilisés

« Se réinventer sans se renier pour une autre approche de l’action publique ». C’est le thème du Conseil National Extraordinaire au terme duquel le parti Nouvelle Force Nationale ( NFN ) a décidé de soutenir le duo Wadagni-Talata pour l’élection présidentielle du 12 avril prochain. C’était ce mercredi 25 mars 2026 à Cotonou sous la houlette de son président Wilfried Apollinaire Avognon.

Ghislain Gbènakpon

Le président Wilfried Apollinaire Avagnon

Une convergence de plus de 80 % entre le projet de société du parti NFN et le programme du candidat Romuald Wadagni. C’est ce qui sous-entend fondamentalement le ralliement du parti de Wilfried Apollinaire Avognon au duo Wadagni-Talata dans la perspective du scrutin présidentiel du 12 avril. les délégués venus de toutes les 24 circonscriptions électorales en ont décidé ainsi de façon souveraine. Il entendent désormais être une force de proposition stratégique, prête à influencer le sommet de l’État.

Il faut dire que la décision de soutenir le duo Wadagni-Talata n’empêchera pas le NFN de continuer à jouer son rôle de veilleur. « La NFN se réserve le droit de jouer le rôle traditionnel de veilleur qu’elle a toujours incarné, au côté du Monsieur WADAGNI pour lui rappeler constamment les engagements pris », a précisé le Conseil National, soulignant que leur soutien est conditionné par le respect de la justice sociale et de la gouvernance responsable.

Il ne faut donc pas voir dans le soutien de la NFN au candidat de la mouvance présidentielle ‘un reniement, mais une stratégie de démultiplication d’impact pour que ses idéaux d’égalitarisme et de justice sociale deviennent des solutions concrètes pour les Béninois. « Le véritable courage politique ne consiste pas à rester figé dans des postures de confort. Nous avons choisi l’arbitrage entre l’isolement et l’efficacité de l’action », a soutenu le président Wilfried Apollinaire Avagnon.

Financement de la santé: l’OOAS sensibilise les parlementaires de la CEDEAO pour la mobilisation des ressources domestiques

« Parlementaires de la CEDEAO pour la mobilisation des ressources domestiques en santé et l’amélioration des indicateurs ». C’est le thème de l’atelier qu’organise depuis ce mercredi 25 mars 2026 à Cotonou pour trois jours, l’Organisation Ouest-africaine de la Santé ( OOAS ) afin de réduire la dépendance aux financements extérieures de la santé. Les travaux se tiennent sous le haut patronage du président de l’Assemblée nationale du Bénin, Pr. Joseph Djogbénou représenté à l’ouverture des assises par son directeur de cabinet M. Abou Torou

Ghislain Gbènakpon

« Nos États ont reconnu une vérité essentielle. Aucun système de santé ne peut être durable s’il dépend majoritairement des financements extérieurs. La pandémie récente de la COVID-19, les crises économiques mondiales et les tensions géopolitiques ont révélé une réalité sans équivoque. La souveraineté sanitaire commence par la souveraineté financière », a déclaré dans son allocution de circonstance, le ministre de la santé du Bénin, Pr. Benjamin Hounkpatin pour mettre en relief l’importance de l’initiative de l’OOAS. Et pour l’autorité ministérielle, la mobilisation des ressources domestiques pour la santé n’est pas seulement une question technique, mais aussi profondément politique et stratégique: « Elle exige une allocation budgétaire renforcée et efficiente, une gestion rigoureuse et transparente, un contrôle parlementaire effectif et une redevabilité accrue envers les citoyens. Honorables parlementaires, votre rôle est déterminant. En effet, il est de légiférer en faveur des mécanismes de financement durable, d’orienter les politiques fiscales, de garantir la transparence dans l’utilisation des fonds et assurer le suivi des engagements régionales »

Pour le directeur général de l’OOAS, Dr.Melchiior Athanase Aïssi, face à la baisse des financements internationaux et aux crises sanitaires successives, il devient impératif pour les États de reprendre le contrôle de leur destin sanitaire. « La question n’est plus de savoir s’il faut mobiliser des ressources, mais comment le faire efficacement et durablement. », a-t-il insisté en plaidant pour des mécanismes innovants, notamment des taxes spécifiques capables de générer des ressources pérennes. Dans son intervention , le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, M. Abou Torou a au nom du Pr. Joseph Djogbénou salué l’initiative de l’OOAS, soulignant qu’elle traduit une volonté politique forte de faire de la santé une priorité budgétaire. Il a insisté sur le rôle déterminant des parlementaires dans l’adoption de lois favorables à l’augmentation des ressources nationales dédiées à la santé, ainsi que dans le contrôle de l’action gouvernementale pour une gestion plus efficace et transparente des fonds publics.

CEDEAO: la Politique Régionale de Santé Communautaire lancée à Cotonou

La CEDEAO vient de se doter d’un levier stratégique pour bâtir des systèmes de santé résilients, équitables et performants, en rapprochant les services essentiels des populations, notamment les plus vulnérables. En effet, sa Politique Régionale de Santé Communautaire ( PRSC) a été officiellement lancée ce mardi 24 mars 2026 à Sofitel Hotel Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

La santé ne peut plus être pensée uniquement depuis les structures hospitalières ou administratives. Elle doit désormais s’ancrer dans les réalités quotidiennes des populations. C’est le message fort que véhicule la Politique Régionale de Santé Communautaire ( PRSC ) de la CEDEAO qui vient d’être lancée par l’OOAS en présence, entre autres, des représentants de l’UNICEF, de l’OMS , de l’OOAS et des partenaires techniques et financiers. Elle repose sur une transformation profonde des approches sanitaires dans la région, avec trois orientations majeures à savoir, passer d’un système centré sur les structures à un système centré sur les populations, privilégier la prévention à la logique curative, et
promouvoir une approche multisectorielle.

Il faut dire que la PRSC de la CEDEAO propose un cadre novateur et ambitieux pour répondre aux besoins en santé des populations en plaçant.  au centre de ses priorités l’équité, la participation communautaire et l’intersectorialité. Elle appelle à une mobilisation collective des gouvernements, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, secteur privé, organisations non gouvernementales et de chaque citoyen. « L’histoire retiendra que c’est ici, à Cotonou, que notre région a décidé de replacer la communauté au cœur de son système de santé. », a déclaré Dr Melchior Athanase Aïssi.

La représentante du ministre béninois de la santé , Mme Sibylle Assavèdo a fait observer que  « La santé commence dans les communautés, se vit dans les communautés et se consolide par les communautés » avant de présenter la PRSC comme « un levier stratégique pour bâtir des systèmes de santé résilients, équitables et performants, en rapprochant les services essentiels des populations, notamment les plus vulnérables » Pour le directeur général de l’OOAS, « la santé communautaire ne doit plus être perçue comme le dernier kilomètre, mais comme le cœur même de nos systèmes de santé »

Présidentielle 2026: Ratier Agassounon tourne dos au BR et rallie Paul Hounkpè

Ralliement du jeune leader Ratier Agassounon à Paul Hounkpè

Du renfort pour l’opposition béninoise en prélude à l’élection présidentielle du 12 avril prochain. Le jeune leader de Zogbodomey Ratier Agassounon claque la porte au parti Bloc Republicain et apporte son soutien au duo Paul Hounkpè et Rock Hounwanou. C’est à travers une déclaration forte pleine de solennité qu’il a faite ce lundi 23 mars 2026 à Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

Ratier Agassounon et des compagnons de lutte

« Nous voulons qu’au-delà des belles infrastructures imposantes avoir à partir de 2026, un président qui investit dans les ressources humaines. Sur ce, en tant que membre fondateur du Bloc Républicain, je fais ma déclaration contre le président pour dire qu’à compter de ce jour, je quitte le parti pour tourner le regard vers l’avenir; un avenir qui puisse permettre à ce peuple de s’épanouir, de vivre librement de son art, de pouvoir s’exprimer sans crainte. Et je vous le dit, cet avenir à partir de 2026 est dans la main du président Paul Hounkpè. Nous sommes engagés dans cette lutte. Nous allons la faire et nous allons la gagner » Voilà en substance la déclaration de ralliement au candidat de l’opposition béninoise que vient de faire le jeune leader Ratier Agassounon.

La jeunesse va se mobiliser sous le leadership de Ratier Agassounon

Il faut dire que ce ralliement constitue un véritable séisme politique au Bénin à seulement cinq jours de l’ouverture de la campagne électorale pour le scrutin présidentiel du 12 avril 2026. Surtout lorsqu’on sait l’engagement total dont a fait montre Ratier Agassounon au sein de la mouvance présidentielle en général et du Bloc Républicain en particulier. Désormais, à la quête d’un Bénin qui transcende toute compromission partisane, il entend mobiliser la jeunesse pour une victoire écrasante de l’opposition au soir du 12 avril. « Paul Hounkpè, le candidat dont la conviction reflète notre idéal commun: Bâtir un Bénin prospère où il fait bon vivre pour chacun et où chaque citoyen pourra s’exprimer librement sans crainte » pouvait on lire sur une affiche à sa déclaration officielle de ralliement.

Atelier régional sur la PRSC à Cotonou: la session technique de l’OOAS définit les contours de la santé communautaire

Une vue de famille des participants

L’Organisation Ouest Africaine de la Santé ( OOAS ) a mobilisé ce lundi 23 mars 2026, décideurs, experts nationaux et internationaux ainsi que la société civile et le secteur privé à la session technique de l’atelier régional sur le lancement de la Politique Régionale de Santé Communautaire ( PRSC ) qu’abrite Cotonou pour, entre autres, en définir les contours et les mécanismes de mise en œuvre.

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur

Approfondir la compréhension des instruments stratégiques de la PRSC adoptés et définir des mécanismes concrets pour leur mise en œuvre dans les États membres. Voilà ce que vise la session technique de l’atelier régional sur le lancement du PRSC organisé hier par l’OOAS. Il faut dire que tout au long des travaux, les participants ont examiné la politique et les documents associés, partagé les expériences nationales notamment celle du Bénin et ont discuté des stratégies de mise en œuvre, y compris l’élaboration d’une feuille de route régionale.

Le DG/OOAS, Dr. Melchior Athanase Aïssi

Dans son allocution, le Directeur général de l’OOAS, Dr Melchior Athanase Joël C. AÏSSI, a mis en avant la nécessité d’un changement de paradigme plaçant les communautés au cœur des politiques de santé. Il a relevé que les systèmes actuels restent insuffisamment alignés sur les réalités locales et a souligné l’importance de privilégier des approches préventives, promotionnelles et intégrées.Il a en outre indiqué que la Politique Régionale de Santé Communautaire constitue une réponse structurée et durable aux défis de la région, fondée sur une vision commune, des normes harmonisées et des outils opérationnels clairs. Il a également appelé à une action décisive et coordonnée des États membres et des partenaires pour garantir une mise en œuvre efficace.

Au lendemain de cette session technique, les travaux de l’atelier régional vont se poursuivent ce mardi 24 mars avec pour objectif, l’adoption et à l’opérationnalisation de la Politique Régionale de Santé Communautaire (PRSC).

FILEF 2026: le dynamisme du leadership féminin au Bénin célébré

Une vue de famille des officiels et personnalités

« La dynamique du leadership féminin en Afrique: cas du Bénin » C’est sous ce thème que s’est tenue ce samedi 21 mars 2026 à Cotonou, la première édition du Forum International sur le Leadership au Féminin ( FILEF 2026 ). Une initiative de la promotrice Mme Carole Arycette Kpédé du Réseau Béninois des Femmes Engagées pour le Développement (ReBeFeED) accompagnée par la co-promotrice Christiane Bokpè Adovèlandé de l’ONG Solidarité Développement Afrique Asie (SDAA) qui a bénéficié du parrainage de la présidente de l’Institut national de la femme ( INF ), Huguette Bokpè Gnancadja et du soutien du gouvernement béninois, du Programme des Nations Unies pour le développement ( PNUD ) et du secteur privé.

Ghislain Gbènakpon

La promotrice Mme Carole Arycette Kpédé

Le leadership féminin doit être vu, entendu, célébré, mais surtout renforcé et structuré. Telle est selon la promotrice, la forte conviction qui sous-tend l’initiative du Forum International sur le Leadership au Féminin ( FILEF ). « Les femmes béninoises avancent. Elles innovent, elles s’imposent et surtout elles inspirent toute une génération. C’est pour accompagner cette dynamique que le FILEF existe. Un cadre pour apprendre. Un cadre pour partager. Un cadre pour se connecter. Et surtout un cadre pour s’élever ensemble », a expliqué dans son allocution de circonstances, Mme Carole Arycette Kpédé pour qui, à l’instar de plusieurs nations africaines, le Bénin est aujourd’hui le théâtre d’une montée remarquable du leadership féminin.

La co promotrice Christiane Bokpè Adovèlandé

« Nous sommes une nation fière de son histoire de femmes fortes, des légendaires Amazones du Dahomey aux commerçantes qui ont toujours été le pilier de notre économie locale. Cet esprit est ancré en nous. Aujourd’hui, les Béninoises excellent dans l’éducation, la justice et les affaires. Mais nous savons aussi que notre plein potentiel reste à révéler. Nous savons que pour chaque femme qui réussit, des centaines d’autres attendent qu’on leur ouvre une porte, qu’on leur tende la main. », a déclaré pour sa part, la co-promotrice du FILEF Mme Christiane Bokpè Adovèlandé. Elle a assuré que les femmes ont le pouvoir de redéfinir le leadership sur le continent et le rendre plus inclusif, plus empathique et plus représentatif des communautés.

Réflexions fécondes et célébration des femmes leaders

Le FILEF 2026 a été fondamentalement marqué par quatre panels thématiques animés par des expertes internationales qui ont abordé les défis et opportunités du leadership féminin en Afrique. Le premier a porté sur le leadership féminin dans l’entrepreneuriat avec pour axes de réflexion la culture du leadership personnel, gage de réussite entrepreneuriale et familiale, l’accès au financement et aux ressources comme un défi pour les femmes entrepreneurs et la digitalisation au service du leadership féminin. Le second panel s’est penché sur les industries culturelles et créatives comme outil de révélation du leadership féminin. Les axes de réflexion ont abordé l’art plastique comme un autre moyen d’expression du leadership féminin, le tourisme culturel comme levier stratégique pour révéler le leadership féminin avec Bénin Vision Alafia 2060 et le tandem Leadership féminin et spiritualité ancestrale.

Le premier panel

Deux autres panels ont mobilisé les attentions sur la place de la femme dans l’arène politique en Afrique et sur les femmes leaders au sein des institutions. Il faut dire que les participantes au FILEF 2026 ont eu l’opportunité d’écouter les expériences de certaines femmes leaders dont les parcours inspirants et d’impact sont de notoriété publique. Il en est ainsi de la marraine Mme Huguette Bokpè Gnancadja et de le coordonnatrice du SNU au Bénin, Mme Aminatou Sar. Cette dernière n’a pas manqué d’évoquer des pistes pour que le leadership féminin s’affirme davantage au Bénin et en Afrique: « Notre responsabilité est de repérer les talents, soutenir les ambitions, financer les projets quand c’est possible, lever les barrières et créer des environnements qui permettent aux femmes non seulement d’entrer mais de s’épanouir » Il faut dire que l’autre temps fort de cette première édition du FILEF a été le Gala Spécial des Femmes Leaders qui a permis de les décorer avec les hommes qui d’une manière ou d’une autre contribuent au rayonnement du leadership féminin. C’était à la faveur d’une soirée riche en sons et en couleurs.

La marraine Mme Huguette Bokpè Gnancadja

Gestion efficiente des parcs de la Pendjari et W-Bénin: le cadre stratégique de recherche dans ces aires protégées présenté aux scientifiques et experts

Une vue de famille  des participants

Les bases d’une recherche au service de la gestion efficiente des parcs nationaux de la Pendjari et du W-Bénin viennent d’être jetées. African Parks qui a reçu la délégation de gestion de ces aires protégées par le gouvernement a organisé ce mercredi 18 mars 2026 à Cotonou, un atelier de vulgarisation de son cadre stratégique de recherche à l’adresse du monde scientifique béninois.

Ghislain Gbènakpon

« L’idée de cet atelier, c’est de créer une connexion avec l’expertise scientifique que nous avons au niveau national et les parks pour se rassurer que nous ouvrons une plateforme qui permet non seulement de nous remettre en cause en se basant sur les données scientifiques pour la réflexion stratégique et scientifique, mais aussi se rassurer que nous avons un processus de gestion adaptative qui permet réellement d’orienter nos actions vers le bon signal, vers la bonne destination pour répondre à l’ambition qui a motivé la délégation de gestion de ces aires protégées », expliqué à la faveur d’une interview à la presse, le directeur régional des opérations d’African Parks, M. Hugues Akpona

Les participants en séance

Il faut dire que les travaux ont connu la participation des représentants de l’administration forestière, des responsables des parcs nationaux, des chercheurs et acteurs scientifiques. Et il a été fondamentalement question de leur présenter le cadre stratégique de recherche d’African Parks, les opportunités de collaboration entre African Parks et les universités et autres organisations scientifiques, de rechercher des approches de solutions aux difficultés rencontrées en matière de recherche dans les parcs nationaux et de poser les bases d’une meilleure collaboration pour soutenir les actions de conservation.

« Les échanges ont porté d’abord sur la connaissance de ce que nous faisons, sur l’intérêt du monde scientifique vis-à-vis des ressources naturelles, vis-à-vis de ces parks. Ils ont également porté sur comment nous concilions ces deux attentes en restant dans l’esprit d’exploiter toutes les possibilités et opportunités qu’on a en termes de connaissances et de capacités pour orienter la gestion de façon efficiente. Donc ici, nous travaillons à discuter des opportunités que nous avons à collaborer avec le monde scientifique pour être plus efficients », a soutenu M. Hugues Akpona.