« Prévention de l’extrémisme violent dans les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest : leçons tirées du rôle des forces de défense et de sécurité » C’est le thème de la table ronde organisée par le Centre d’Etudes Stratégiques d’Afrique ( CESA ) et le Centre africain pour les recherches sur le terrorisme qui s’est ouverte ce mardi 13 mai 2025 à Cotonou pour quatre jours avec le soutien de l’ambassade des Etats-Unis au Bénin. En marge des travaux auxquels il prend activement part, l’expert consultant sénior en sécurité, police communauté, prévention de l’extrémisme violent’ Général Célestin Guidimey s’est confié à la presse pour en donner des éclairages.
Ghislain Gbènakpon
« Vous savez que depuis que les groupes armés terroristes ont pris possession de plusieurs pans de territoires au Sahel central, le Niger, le Mali et le Burkina Faso, on a noté cette poussée des groupes terroristes vers les pays côtiers qui se manifeste par des attaques multiformes contre les positions des forces de sécurité, contre les populations et des actions pernicieuses d’infiltration aux arrières des forces de sécurité pour perturber les communautés, recruter de jeunes gens frustrés pour participer à leur sale entreprise de violence contre les populations », a expliqué le Général Célestin Guidomey
Il faut dire que l’expert consultant sénior en sécurité, police communautaire et prévention du terrorisme a souligné que beaucoup de panels sont au programme pour mieux organiser afin d’examiner les bonnes pratiques, ce qui a marché, ce qui n’a pas marché, ce que les forces de défense et de sécurité doivent faire dans chaque pays en tenant compte des réalités de chacun pour prévenir, endiguer cette poussée des groupes armés terroristes vers les pays côtiers. Et en tant que panéliste , le Général Célestin Guidomey va présenter ce mercredi 14 mai au deuxième jour de la table ronde, une communication sur le rôle des forces armées béninoises.
Il a pour finir exprimé ses attentes des assises de Cotonou: « En fait, j’attends de cette table ronde des échanges fructueux, des échanges d’expériences. Qu’on puisse tirer profit de ce que les autres ont fait ailleurs et qui a marché, qu’on examine ce qui n’a pas marché pour ne pas répliquer ça ici, pour ne pas commettre les mêmes erreurs que celles commises par les forces de défense et de sécurité du Sahel.
Général de brigade Jean Christophe Mohou, sous chef d’Etat-major de l’armée de terre des forces armées de la Côte d’Ivoire
Au nombre des participants de marque à la table ronde sur la prévention de l’extrémisme violent dans les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest organisée par le Centre d’études stratégiques de l’Afrique ( CESA ) des Etats-Unis qui s’est ouverte ce mardi 13 mai 2025 à Cotonou pour quatre jours, il y a le sous chef d’état-major de l’armée de terre des forces armées de la Côte d’Ivoire. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, le Général de Brigade Jean Christophe Mouho, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a, entre autres, souligné que c’est une occasion de partage d’expériences entre armées de la sous-région.
Ghislain Gbènakpon
« C’est pour nous une occasion de partage d’expériences, de voir ce qui se fait dans les autres pays qui pourrait être implémenté dans notre armée et dans notre propre stratégie », a déclaré le Général de brigade Jean Christophe Mouho.
Le sous chef d’état-major de l’armée de terre des forces armées de la Côte d’Ivoire n’a pas manqué d’exprimer ses attentes: « Notre attente, c’est les discussions fructueuses, la découverte de ce qui se fait déjà de mieux et puis voir si les recommandations ici nous permettraient de pouvoir travailler mieux ensemble parce qu’on ne peut réussir en combattant l’extrémisme violent seul. Il faut forcément de la coopération entre pays et entre les armées de la sous région pour pouvoir y arriver »
Pour rappel, le rôle des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre l’extrémisme violent est au coeur de cette table ronde qui a pour thème « Prévention de l’extrémisme violent dans les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest : leçons tirées du rôle des forces de défense et de sécurité »
Le processus de réforme engagé par le gouvernement béninois pour renforcer la régulation du marché intérieur franchit une nouvelle étape. Ce mardi 13 mai 2025, les sept membres du Conseil national de conformité (CNC) ont été officiellement installés dans leurs fonctions, lors d’une cérémonie solennelle tenue dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCI-Bénin) à Cotonou.
Placée sous l’autorité du Secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce, M. Éric Kader GBIAN TABE, représentant la Ministre Shadiya Alimatou ASSOUMAN, cette installation marque le démarrage opérationnel de l’un des organes clés de la toute nouvelle Autorité de Mise en Consommation (AMC), créée par décret présidentiel en novembre 2024.
Une réponse à des défis de longue date
Dans son discours d’installation, lu par son représentant, Madame la Ministre a rappelé le contexte de la création de l’AMC et du CNC, dans un paysage commercial béninois marqué par des défis persistants. Depuis l’adoption de la loi 90-005 du 15 mai 1990 consacrant le choix du libéralisme économique, le Bénin a fait le pari d’une économie ouverte fondée sur la libre concurrence et l’initiative privée. Toutefois, cette ouverture a été accompagnée de nombreuses dérives, notamment la contrefaçon, la fraude sur la qualité, et la circulation de produits dangereux pour la santé des consommateurs.
Face à ces menaces, plusieurs textes ont vu le jour, dont la loi n°2007-21 sur la protection du consommateur et la loi n°2016-25 relative à l’organisation de la concurrence, récemment actualisée. Mais ces dispositifs, bien que pertinents, se heurtaient à la fragmentation institutionnelle de la régulation. « La responsabilité de la protection des droits des consommateurs est partagée entre différentes structures relevant de plusieurs ministères. Cet état de fait ne permet pas à l’État d’avoir l’œil sur l’ensemble des flux commerciaux », a souligné la Ministre. C’est dans ce contexte que le Gouvernement a institué l’Autorité de Mise en Consommation, avec pour mission de garantir la conformité des produits mis sur le marché béninois, qu’ils soient importés ou issus de la production locale.
Le CNC, bras stratégique de l’AMC
Composé de sept membres, le Conseil national de conformité a pour rôle de définir les grandes orientations de l’AMC, de contrôler la gestion de son Secrétariat exécutif, d’examiner les rapports d’activités et d’adopter les documents stratégiques. Il s’agit d’un organe de gouvernance stratégique doté d’un mandat de quatre ans renouvelable une fois, dont les membres peuvent être remplacés pour divers motifs. Les personnalités désignées au sein du CNC sont M. Alain HONOU, représentant la Présidence de la République, M. Raymond ADJAKPA ABILE, représentant du ministère du commerce, M. Jérémie DOVOEDO, représentant du ministère de l’industrie, M. Kisito CHABI SIKA, représentant du ministère de l’agriculture, M. Jock ADJAMAGBO, représentant du ministère des finances, M. Didier YAYI, représentant du ministère des travaux publics, M. Achille YEMOA, représentant du ministère de la santé.
Ces profils ont été choisis pour leur expertise sectorielle et leur capacité à garantir une approche intégrée de la conformité, au croisement des enjeux économiques, sanitaires et techniques.
Une autorité qui rassure les opérateurs économiques
Lors de son allocution, la Ministre a tenu à lever toute ambiguïté : l’AMC n’est ni une barrière aux échanges, ni un instrument de fermeture du marché béninois. Elle s’inscrit dans une logique de régulation moderne, alignée sur les engagements communautaires et les bonnes pratiques internationales.
« La procédure d’autorisation de mise sur le marché tiendra compte des règles communautaires en matière de commerce. L’AMC ne sera jamais un outil de fermeture », a rassuré la Ministre. Elle a également souligné que les textes d’application, notamment ceux fixant les pièces constitutives des dossiers et les délais de traitement, seront publiés dans les meilleurs délais afin de garantir la transparence et la prévisibilité du dispositif.
Une feuille de route ambitieuse
Avant le discours solennel d’installation, les participants ont suivi une présentation de contexte, puis une communication introductive assurée par Madame Emilie TIBOUTE, Directrice Adjointe de Cabinet du ministère. Cette communication a permis de clarifier le fonctionnement global de l’AMC, qui repose sur trois piliers : le CNC, le Secrétariat exécutif, et quatre commissions techniques spécialisées.
La cérémonie s’est achevée sur une photo de famille, dans une ambiance à la fois conviviale et empreinte de responsabilité. Pour conclure, la Ministre a tenu à adresser ses félicitations aux nouveaux membres du CNC, tout en leur rappelant les attentes fortes placées en eux : « Je peux compter sur vos connaissances et expériences pour que l’objectif poursuivi par le Gouvernement du Président Patrice Talon, en créant l’Autorité de Mise en Consommation, soit atteint », a-t-elle affirmé, en promettant un accompagnement constant de son cabinet et des structures techniques du ministère.
Une nouvelle dynamique est en marche
L’installation du CNC acte le lancement effectif de l’AMC, et avec elle, une nouvelle dynamique de régulation de la consommation au Bénin. Dans un contexte d’ouverture commerciale et d’exigences croissantes des consommateurs, le pays entend se doter d’outils modernes pour sécuriser son marché intérieur, protéger sa population, et renforcer la qualité de ses échanges.
Dr. Lassina Diarra, directeur de Institut de Recherche Stratégique de la Côte d’Ivoire
« Prévention de l’extrémisme violent dans les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest : leçons tirées du rôle des forces de défense et de sécurité » C’est le thème de la Table Ronde organisée par le Centre d’Etudes Stratégiques de l’Afrique ( CESA ) qui s’est ouverte ce mardi 13 mai 2025 à Cotonou avec le soutien de l’Ambassade des Etats-Unis au Bénin. En marge des travaux auxquels il prend activement part, Dr. Lassiana Diarra, directeur de l’Institut de Recherche Stratégique à l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme du cabinet du ministère d’Etat, ministère de la défense de la Côte d’Ivoire s’est confié à la presse pour faire part, entre autres de ses attentes.
Ghislain Gbènakpon
« Mes attentes, c’est que nous parvenions à proposer des solutions opérationnelles, c’est à dire des solutions qui sont en mesure d’être utilisées à bon escient. Il y a beaucoup d’a priori liés à cette question là. Il y a aussi des stigmatisations et autres, il y a des tueries massives en rapport avec une question de stigmatisation. Autant de difficultés qu’il faut être en mesure de relever, parce que l’extrémisme violent, on le sait, est une menace très complexe qui prend en compte l’aspect social, l’aspect opérationnel, l’aspect insurrectionnel et aussi l’aspect ethnique. Mais il faudra quand même qu’on demeure lucide, en abordant cette question dans tous ses aspects », a déclaré Dr. Lassina Diarra.
Le directeur de l’Institut de Recherche Stratégique de la Côte d’Ivoire n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction: « C’est toujours interressant de réunir des experts pour réfléchir sur des problématiques communes en rapport naturellement avec la sécurité en Afrique qui est un enjeu global de mon point de vue. Je pense que les discussions ont été de qualité et nous avons suffisamment réfléchi sur le devenir de l’Afrique, en raport avec le terrorisme qui gagne du terrain. Il est important que nous nous réunissons et trouvions des reponses coordonnées et adaptées fâce à ce mal »
L’Institut de Recherche Stratégique en quelques lignes
Dr. Lassina Diarra a été amené à présenter brièvement l’Institut dont il a aujourd’hui la charge: « L’institut de recherche stratégique au sein de l’académie a vocation à non seulement produire la connaissance à travers des études, mais aussi à mener des actions de sensibilisation auprès des acteurs non régaliens dans la lutte contre le terrorisme, c’est pourquoi, nous formons des Imans, des jeunes, des journalistes et récemment, il y a eu un séminaire régional à l’attention des journalistes dans la lutte contre le terrorisme. Nous avons vocation aussi à analyser la menace et faire des propositions concrètes au gouvernement »
L’ancien Premier Ministre Tchadien Albert Pahimi Padacke face à la presse
« Comment penser les souverainetés africaines dans un monde fracturé et incertain? » C’est le thème de la sixième Conférence Internationale Afrique organisée par Groupe Initiative Afrique ( GIA) à Novotel de Cotonou ce 9 mai 2025. A la faveur d’une interview à la presse, le sénateur Albert Pahimi Padacke et ancien Premier Ministre du Tchad qui a activement pris part aux travaux a livré son regard sur la problématique.
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« C’est un sujet d’actualité compte tenu du débat sur la souveraineté en Afrique aujourd’hui. Initialement aux indépendances africaines, la souveraineté était conçue comme une sorte de bouclier contre l’ingérence extérieure à savoir les anciens colonisateurs. Mais les défis contemporains font que cette approche de défense de la souveraineté ne répond plus aux défis actuels. Il faut donc aller vers une souveraineté plus positive, une capacité de choisir et d’agir pour le bien-être des populations, que ce soit dans le domaine de sécurité, d’emploi, du bien-être de façon générale et d’alimentation des populations en besoins de base », a expliqué l’ancien premier ministre tchadien Albert Pahimi Padacke pour lever le voile sur les différents axes de réflexion qui a mobilisé à Cotonou, les participants de cette conférence internationale Afrique.
Pour celui qui est actuellement Sénateur et président de groupe parlementaire, Il s’agit d’une contribution à la réflexion sur quelles souverainetés pour les Etats africains dans un monde fracturé dans le cadre du multilatéralisme et dans un contexte où l’isolationnisme est en train de prendre le dessus avec l’Amérique de Trump. « Ce débat est tellement interressant que la notion de souverainisme aujourd’hui en vogue sur la toile fait qu’on risque de quitter le champ de la souveraineté pour tomber dans des stratégies de conservation du pouvoir sous l’alibi de souveraineté; ce qu’on appelle le souverainisme », a-t-il fait observé.
Il faut dire qu’il ressort des éclairages de l’ancien premier ministre tchadien qu’il s’est agi à Cotonou, d’une rencontre des intellectuels et des universitaires qui se retrouvent pour aborder une réflexion qui permet aux décideurs des pays africains de tirer matière à nourrir leurs décisions: « Il ne s’agit pas de la représentation diplomatique des Etats mais d’une réflexion générale et profonde sur les problèmes de l’Afrique et les gouvernants africains peuvent en faire usage »
Pr. Jean-François Akandji-Kombé, citoyen centrafricain très engagé
Au nombre des participants de marque à la sixième conférence internationale Afrique du Groupe Initiative Afrique ( GIA ) sur les souverainetés africaines dans un monde fracturé et incertain ce 9 mai 2025 à Novotel de Cotonou, il y avait l’un de ses membres, M. Jean-François Akandji-Kombé, professeur de droit et citoyen centrafricain très engagé pour le changement dans son pays. A la faveur d’une interview à la presse, il a levé le voile sur sa vision de la souveraineté en Afrique.
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« Sur le sujet de la souveraineté, nous sommes au coeur des problèmes africains, y compris des problèmes chez moi. Mais c’est aussi la solution. Il s’agit maintenant d’habiter les mots que nous employons. Ça veut dire quoi pour nous la souveraineté ? De mon point de vue, la souveraineté est attachée à chaque africain. Il faut que la volonté de chaque africain, ses besoins soient satisfaits, que l’africain ne devienne pas la victime sur sa propre terre de choses étrangères. Nous avons aujourd’hui à réaffirmer cela. Ce n’est pas seulement un slogan », a soutenu le Pr. Jean-François Akandji-Kombé.
Le professeur de droit poursuivra en soulignant que la souveraineté est quelque chose qui touche à la vie des gens, à l’avenir des pays africains: « Cela touche à l’éducation de nos enfants, les générations futures, la façon dont nous gérons les ressources d’aujourd’hui. Si nous pensons souveraineté, nous pensons aussi aux générations qui vont venir après nous »
Satisfaction et plaidoyer
Le professeur Jean-François Akandji-Kombé a également fait part de sa satisfaction de cette sixième conférence internationale Afrique du GIA. On retient aussi de son intervention, une sorte de plaidoyer pour l’après Cotonou: « C’est vraiment un honneur et un plaisir pour moi d’être là aujourd’hui pour échanger fraternellement avec les autres participants. Je suis non seulement très satisfait, mais je dirai que je ne me nourris pas seulement de solutions car je pense qu’il ne faut pas s’attendre à ce que nous sortions de cette conférence avec des solutions toutes faites. Il faut à mon sens que nous sortions d’ici en ayant conscience des problèmes et en nous posant les bonnes questions pour, une fois rentrés, construire des réponses avec ceux avec qui nous travaillons et luttons; pour ce qui me concerne, lutter avec les autres centrafricains pour un meilleur devenir de notre pays et de nos compatriotes en République centrafricaine et au-delà »
La deuxième édition du Forum africain sur la recherche et l’innovation ( FARI 2025 ) qu’abrite Cotonou a été marquée ce jeudi 8 mai 2025 par la session des ministres en charge de la science, de la technologie et de l’innovation. La travaux ont a abouti à une déclaration qui comprend des engagements au profit de la jeunesse africaine. Les recommandations des experts en faveur de cette couche juvenile ont été également adoptées par les autorités ministérielles.
Ghislain Gbènakpon
« Améliorer le cadre réglementaire et politique en mettant en oeuvre des politiques d’innovations efficaces et inclusives; promouvoir des politiques de science ouverte conformes aux recommandations de l’UNESCO, renforcer les compétences entrepreneuriales des jeunes dans les domaines émergents; établir ou renforcer les centres d’innovation et les incubateurs à l’échelle nationale afin de soutenir les jeunes porteurs de projets de l’idéation à la réalisation; faciliter l’accès au financement, en s’appuyant sur les mécanismes et les opportunités disponibles pour promouvoir l’innovation et l’esprit d’entreprise; organiser régulièrement des concours nationaux de start-up afin d’identifier et de soutenir les innovateurs; mettre en place des programmes spéciaux pour les femmes et les jeunes handicapés afin de garantir une participation équitable à l’innovation et à l’esprit d’entreprise; mobiliser le secteur privé et la diaspora pour encourager les investissements dans la RSE et les programmes de stages pour les jeunes et promouvoir l’organisation d’universités d’été pour renforcer les capacités des startups. » Ce sont là les engagements pris par les ministres en charge de la science, de la technologie et de l’innovation de la CEDEAO lors de leur session dans le cadre du FARI 2025 à Cotonou. Ils entendent ainsi favoriser un environnement propice à l’épanouissement des entreprises dirigées par les des jeunes. Toute chose qui est essentiel à l’engagement positifs des jeunes et à la construction d’un développement durable et d’un avenir prospère pour la région. Ils recommandent à la CEDEAO, l’augmentation du budget alloué au Programme d’appui à la recherche et à l’innovation.
Il faut dire que la session des experts qui a eu lieu du 5 au 7 mai a accouché d’importantes recommandations à l’adresse de la CEDEAO et des Etats membres. C’est ainsi que l’organisation sous régionale est invitée entre autres à encourager les collaborations entre jeunes de l’espace CEDEAO par le biais de la compétition et de programmes d’échange, créer et renforcer les plateformes régionales de partage des meilleurs pratiques, l’accès au marché et le co-développement de solutions et créer un réseau d’alumini des startups ayant participé au FARI afin de maintenir les liens, de susciter des collaborations et de suivre leur évolution. Quant aux Etats membres, la session des experts leur a fait des recommandations en phase avec les engagements des ministres en charge en charge de la science, de la technologie et de l’innovation.
Les professeurs Jean David N’guessan et Augustin Adima face à la presse
L’édition 2025 du Forum africain pour la recherche et l’innovation ( FARI ) à Cotonou a enregistré la participation active de Jean David N’guessan, professeur à l’Université Félix Houphouet Boigny d’Abidjan et Augustin Adima, professeur à l’Institut national polytechnique Houphouet Boigny ( INPHB ) de Yamoussoukro. Lauréats du prix Programme appui à la recherche et l’innovation ( PARI ) de la CEDEAO en 2020, ils ont présenté à ce grand rendez-vous de l’innovation, un résultat d’étape de recherche sur la lutte contre le paludisme menée par le Consortium Phymépalu dont ils sont membres avec pour coordonnateur, le Pr. Jean David N’guessan. Ils se sont confiés à la presse en marge des travaux.
Ghislain Gbènakpon
«C’est un travail qui concerne le paludisme. Nous voulons développer des médicaments traditionnels à partir de nos pharmacopées, de nos plantes. Le professeur Adima Augustin et moi, nous avons déjà encadré une thèse qui a été soutenue. Et vu la qualité des résultats, nous avons décidé de postuler pour ces fonds en vue de proposer un médicament à partir des plantes de la pharmacopée de Côte d’Ivoire. Et nous avons ensemble avec d’autres chercheurs du Ghana, du Cap Vert et du Ghana soumis ce projet et nous avons eu ces fonds. Le travail avance bien. Nous espérons que d’ici deux ans, nous pourrons proposer un médicament à nos populations », a expliqué mardi dernier à la faveur d’une interview à la presse, Pr. Jean David N’guessan, coordonnateur du Consortium Phymépalu.
La présentation du Pr. Jean David N’guessan
Ce mardi 6 mai 2025 au deuxième jour de la deuxième édition du FARI, le coordonnateur Pr. Jean David N’guessan a présenté le résultat d’étape de la recherche du Consortium intitulée « Étude observationnelle et formulation galénique de phytomédicaments pour la prise en charge du paludisme dans 3 pays de la CEDEAO » à savoir la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Cap Vert. On en retient fondamentalement les principales activités menées depuis l’obtention du financement de la CEDEAO en avril 2024: « Nous avons procédé à l’identification précise et scientifique des plantes, élaboré une méthodologie d’extraction améliorée, détecté des paramètres pharmacologiques importants et primordiaux. Autres activités réalisées, nous avons identifié la composition chimique précise et identifié le principe actif antipaludique. Nous avons également effectué la formulation galénique qui se présentera sous forme de gélules».
Le professeur Augustin Adima de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët -Boigny (INPHB) de Yamoussoukro a salué face à la presse, le bon déroulement du FARI 2025 à Cotonou: « Nous sommes là pour partager cette belle initiative de recherche, de l’innovation et de technologie avec les autres africains. Nous avons eu déjà beaucoup d’échanges entre pays. Il y a eu des expériences dans le domaine de le recherche de financements, de fonds. Les stands sont déjà ouverts. l’Afrique est donc en train de travailler. Il faut qu’il y ait derrière une dynamique de financement pour encourager les uns et les autres à trouver de bons projets pour nos populations »
« Jeunesse africaine, innovation et entrepreneuriat: bâtir un avenir durable ». C’est le thème de la deuxième édition du Forum africain de la recherche et de l’innovation ( FARI ) qui s’est ouverte ce lundi 5 mai 2024 à Sofitel Cotonou pour prendre fin le 9 mai prochain. Avec une forte participation des inventeurs et des experts ainsi que des ministres de plusieurs pays de la CEDEAO en charge de la science, de la technologie et de l’innovation, la plus grande ville du Bénin va être pendant cinq jours la Capitale de la recherche et de l’innovation en Afrique de l’Ouest.
Ghislain Gbènakpon
« Durant les cinq jours à venir, ils sont plus de 75 Startup issues de l’espace CEDEAO qui vont exposer leurs inventions, débattre, apprendre, se connecter à des investisseurs. Plus de 20.000 visiteurs découvriront une Afrique créative entièrement tournée vers le futur ». Ainsi s’exprimait dans son allocution d’ouverture du FARI, le ministre béninois de l’intérieur et de la sécurité publique, M. Alassane Séidou qui représentait le président Patrice Talon. Pour rappel, c’est en 2018 que les ministres de la CEDEAO en charge de la science, de la technologie et de l’innovation ont recommandé l’organisation de ce grand rendez-vous africain de l’innovation.
Pour le ministre béninois de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr. Eléonore Yayi, le thème de cette édition interpelle, engage et appelle à l’action. « Nous nourrissons donc l’espoir que cette édition du FARI soit plus qu’un forum, mais aussi une scène de révélation, un levier de synergie et d’un catalyseur d’opportunités concrètes au service d’une Afrique créatrice de valeur par et pour sa jeunesse », a-t-elle déclaré dans son allocution de circonstance.
Au cours de la conférence inaugurale qu’il a animée, l’ancien premier ministre du Bénin, M. Lionel Zinsou a appelé le gota d’innovateurs, d’inventeurs et de personnalités réunis à Cotonou à une prise de conscience face aux défis auxquels doivent faire face aujourd’hui la recherche et l’innovation: « Le Bénin a une vraie expérience, du fait du savoir, la connaissance et la création artistique et culturelle. Ce sont des fondements efficaces du développement. On va devoir comme continent, travailler de plus en plus seul. On va devoir s’assumer car tout une série de pays qui contribuaient à l’aide publique au développement ont des contraintes budgétaires nouvelles »
« La cession des parts de l’Etat dans les entreprises publiques: un instrument de promotion de l’actionnariat populaire et de financement de l’économie nationale ». C’est le thème des BRVM Awards 2025 qui ont eu lieu du 29 au 30 avril 2025 à Sofitel Cotonou Marina Hôtel. En marge des travaux auxquels il a activement pris part, le directeur général de la Banque Internationale pour l’Industrie et le Commerce du Bénin ( BIIC ) s’est confié à la presse. Occasion pour le DG Arsène Dansou de se prononcer, entre autres, sur l’entrée de la BIIC sur le marché de la Bourse régionale des valeurs mobilières ( BRVM ) de l’UEMOA.
Ghislain Gbènakpon
« Ce lundi 28 avril , on a procédé à l’entrée en bourse de la BIIC. C’est une initiative qui montre que l’économie béninoise progresse. Elle impacte non seulement les populations du Bénin mais également notre sous-région UEMOA. C’est un gage de solidité financière et de rigueur dans la gestion qui est de mise », a soutenu le DG Arsène Dansou qui a rappelé qu’il s’agit bien d’une entreprise publique béninoise. On retient de ses éclairages que la BIIC avait un capital social dominé par l’Etat béninois qui a décidé de l’ouvrir à des acteurs privés de la sous région. « 33% de notre capital est désormais détenu par des acteurs Béninois, Togolais, Sénégalais, Maliens, Nigériens et j’en passe. C’est donc une façon de révéler le Bénin à notre sous région et de révéler ce que nous apportons à la sous région UEMOA », a-t-il expliqué.
Il ressort des propos du directeur général de la BIIC que le thème des BRVM Awards 2025 vise à attirer l’attention des acteurs économiques sur les mécanismes d’épargnes innovants. « L’épargne ne peut pas forcément passer par des dépôts à terme en banque; ça peut également passer par des souscriptions de titre, des titres publics, des titres privés émis par des entreprises privées sur le marché régional à travers UEMOA titre ou à travers la BRVM afin de pouvoir dynamiser les économies de nos huit pays de l’UEMOA. En allant sur ces solutions, les acteurs économiques contribuent aux actions de développement qui sont menées non seulement par les Etats, mais également par les entreprises qui produisent, créent de la valeur et des emplois sur nos differents marchés », a soutenu le DG Arsène Dansou.
La BIIC, « première Banque du Bénin »
Face à la presse, le directeur général de la BIIC a été amené à lever le voile sur ce que fait cette institution bancaire pour faciliter l’accès des Béninois aux financements; en un mot, sa raison d’être. « La BIIC a été créée il y a bientôt 5 ans par la volonté de l’Etat béninois de doter notre marché d’un outil destiné à faciliter et à rendre plus accessibles les financements non seulement aux acteurs économiques mais également aux Béninoises et aux Béninois. Nous avons depuis lors mis en place plusieurs solutions innovantes pour faciliter l’accès au financement à moindre coût et aux conditions les plus abordables possibles. Ce qui nous a permis très rapidement de devenir la première banque du Bénin depuis décembre 2022 », a soutenu le DG Arsène Dansou. Il a poursuivi en martelant: « Nous sommes devenus la première banque du Bénin parce que nous avons pu trouver la formule adaptée pour nous mettre à l’écoute des Béninoises et des Béninois, des acteurs économiques de notre pays afin de leur proposer des solutions de financement ».
M. Arsène Dansou, DG/ BIIC
Il faut dire effectivement que fondée en juin 2020 , la BIIC issue de la fusion de l’ex BIBE et de l’ex BAIC s’est rapidement imposée comme un acteur majeur du secteur bancaire au Bénin. Grâce à un réseau de 15 agences, la BIIC offre des services et des solutions de financement adaptés aux besoins de sa clientèle. Résultat, en 2022, elle a consolidé sa position de leader du marché bancaire béninois , occupant grâce à ses performances la première place étudiée selon les indicateurs financiers de l’APBEF. La BIIC continue de se développer en mettant l’accent clé sur l’innovation, et le soutien aux PME – PMI , tout en visant une gouvernance moderne et des standards de service internationaux.