Sommet Climate Chance Afrique 2025: Énergies renouvelables, adaptation et biodiversité au cœur des réflexions de Cotonou

« Énergies renouvelables, adaptation et biodiversité : enjeux et perspectives ». C’est le thème de la sixième édition du sommet Climate Chance Afrique qui s’est ouverte ce lundi 27 octobre 2025 à Cotonou pour deux jours. Les travaux ont été lancés par le ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale, Raphaël Akotegnon. C’était en présence bien sûr du maire de la ville organisatrice Luc Atrokpo.

Ghislain Gbènakpon

A travers les trois thématiques clés à savoir adaptation, énergies renouvelables et biodiversité, ce sommet Climate Chance Afrique de Cotonou réunit les acteurs porteurs de projets sur la résilience des villes et des territoires, les systèmes alimentaires, l’accès à l’énergie, les potentiels de développement, l’accès aux financements, les corridors de biodiversité, les solutions fondées sur la nature. « Ce thème plus évocateur est une interpellation de la conscience collective et de celle des dirigeants des pays du monde entier pour un développement intégré et durable avec pour levier, des valeurs qui nous sont propres. En choisissant ce thème pour l’édition 2025, vous avez bien voulu rappeler entre autres, que le chemin de l’Afrique vers le développement durable passe par les trois piliers essentiels que sont l’énergie propre, l’adaptation pour protéger nos territoires et la biodiversité pour conserver notre héritage naturel », a déclaré le ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale, Raphaël Akotègnon.

Selon son maire, en accueillant le Sommet Climate Chance Afrique 2025, Cotonou ne se contente pas d’ouvrir ses portes. Elle ouvre un chemin, celui d’une Afrique résolue, créative et unie face à l’urgence climatique. « Le changement climatique n’est pas un sujet de colloque, une abstraction diplomatique, ni un slogan pour les sommets, c’est une tragédie vécue au quotidien. Il a le visage de nos populations, il porte le souffle de nos villes, il habite la réalité tangible de nos territoires. Il s’invite dans nos rues, il s’impose à nos saisons, il façonne notre destin. À Cotonou, à Lomé, à Lagos, à Abidjan, à Dakar, et la liste n’est pas exhaustive, chaque marée, chaque pluie, chaque souffle de vent est un rappel à l’ordre de la nature », a soutenu M. Luc Atropko dans son allocution de circonstances. Plusieurs panels de discussions sont au programme de ces deux jours de travaux. La plénière d’ouverture a eu pour thème « Énergies renouvelables : Quelles stratégies pour l’Afrique.

AG constitutive de la CAF-BP : un bureau exécutif de 13 membres pour dynamiser le secteur boulangerie et pâtisserie en Afrique

Une vue de famille du bureau exécutif et de certains participants

( Le message de Shadiya Assouman aux congressistes )

Une nouvelle ère s’ouvre pour le secteur boulangerie et pâtisserie en Afrique avec l’Assemblée générale constitutive de la Confédération africaine de la filière Boulangerie et boulangerie et pâtisserie ( CAF-BP ) qu’a abritée Cotonou du 23 au 26 octobre 2025. Un bureau exécutif de 13 membres avec à sa tête M. Amadou Gaye du Sénégal a été élu. La ministre béninoise de l’industrie et du commerce Shadiya Assouman , marraine de l’évènement a livré un message d’encouragement aux participants.

Ghislain Gbènakpon

Mener à bien les différentes missions que s’est assignée la CAF-BP. C’est le défi à relever par le bureau exécutif de 13 membres élus au terme de l’assemblée générale constitutive. Entre autres missions, il s’agit pour eux de bâtir un avenir prospère pour les métiers de la boulangerie et de la pâtisserie africaines, de rassembler, inspirer et développer les compétences des professionnels du secteur, promouvoir l’excellence et l’innovation, en diffusant les bonnes pratiques, les techniques modernes et en soutenant la recherche et le développement. Ils ont aussi à favoriser la collaboration et les échanges en constituant un réseau panafricain dynamique de professionnels, assurer la représentation du secteur auprès des institutions nationales et internationales.

Le bureau exécutif de la CAF-BP

Le bureau exécutif que dirige M. Amadou Gaye pour un mandat de quatre ans est appuyé dans sa mission par des commissions techniques composées de six membres et de comités composés de quatre membres. Le Bénin est honoré avec l’élection du président de l’Association nationale des promoteurs et exploitants de boulangeries et pâtisseries du Bénin ( ANAPEB-Bénin ), M. Anselme Aguêmon au poste de troisième vice-président de la CAF-BP.  Il faut dire que les congressistes ont tous salué la bonne organisation des assises sous son leadership. Le siège de la confédération est fixé à Casablanca au Maroc. Elle tient une fois par mois une vidéoconférence pour maintenir la mobilisation autour des objectifs poursuivis.

Pour rappel, le thème de cette assemblée générale constitutive est intitulé « Secteur de la boulangerie et de la pâtisserie: quelles solutions face aux défis de la souveraineté alimentaire en Afrique ». Pour la ministre de l’industrie et du commerce du Bénin, Mme Shadiya Assouman, la forte mobilisation des acteurs venus de tous les quatre coins d’Afrique témoigne d’une dynamique nouvelle, celle d’un continent qui prend son destin en main. « Ces assises sont donc un rendez-vous important qui , j’espère, impacteront chacun des États participants que ce soit en qualité, en compétitivité mais également en la transformation de leurs économies structurelles. Je salue votre engagement et disponibilité à partager vos expériences au service d’un idéale commun, faire de la boulangerie et de la pâtisserie la souveraineté africaine, un levier de souveraineté alimentaire et de prospérité partagée », a-t-elle déclaré.

Boulangerie et Pâtisserie en Afrique: participation active de Afif Assia du Maroc à l’AG constitutive de la CAF-BP à Cotonou

La directrice générale Mme Afif Assia

A l’Assemblée générale constitutive de la Confédération Africaine de la Filière Boulangerie et Pâtisserie ( CAF-BP ) qu’abrite Cotonou du 23 au 26 octobre 2025, on note la participation active de la directrice générale de l’Institut de formation Métiers de la boulangerie et de la pâtisserie de Casablanca au Maroc. En marge des travaux, Mme Afif Assica, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit s’est confiée à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« Notre forte croyance est que la formation professionnelle est la clé de voûte de tout développement industriel. Si l’Afrique souhaite aujourd’hui assurer la réforme du secteur de la boulangerie et de la pâtisserie, nous sommes sûrs et certains que ça doit passer par la formation d’une main-d’oeuvre qualifiée, d’une jeunesse qui cherche l’excellence avant d’exercer ce métier là », a déclaré Mme Afif Assia.

On retient des éclairages de sa directrice générale que l’institut de formation Métiers de boulangerie et de pâtisserie de Casablanca au Maroc a une expertise internationalement reconnue en la matière. « Au Maroc, nous menons une expérience réussie dans le secteur de la boulangerie et de la pâtisserie. Nous avons une expertise très forte de chefs marocains qui ont appris dans différents pays européens et qui souhaitent partager cette expertise avec la jeunesse africaine. Donc au niveau de notre institut, nous cherchons toujours à développer des collaborations sud sud. Nous avons formé de manière dispersée différents pays africains. Mais aujourd’hui,la confédération est là pour rassembler ces besoins et nous, nous serons derrière pour former, qualifier et même accompagner cette ressource. Donc notre rôle ne se limite pas juste à la formation professionnelle mais l’accompagnement des nouveaux investisseurs pour mettre en place leurs projets avec des business plan qui sont rassurants et une main-d’oeuvre bien sûr qualifiée », a expliqué Mme Afif Assia.

Souveraineté alimentaire en Afrique: le plaidoyer de Amed Condé de la Guinée à l’AG constitutive de la CAF-BP à Cotonou

Le chef de la délégation guinéenne Amed Sékou Condé

A l’Assemblée générale constitutive de la Confédération Africaine de la Filière Boulangerie et Pâtisserie ( CAF-BP ) qui se tient à Cotonou avec la problématique de la souveraineté alimentaire sur le continent, le chef de la délégation guinéenne a fait un plaidoyer pour relever le défi. C’est à la faveur d’un discours que M. Amed Sékou Condé, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait à l’ouverture des travaux au nom de son pays et de la Fédération nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée.

Ghislain Gbènakpon

« Le pain que nous produisons chaque jour n’est pas qu’un aliment. C’est un symbole de dignité, de travail et de partage. C’est un lien entre la terre, la main et la bouche. Mais pendant trop longtemps, notre farine, notre levure, notre équipement, et par fois même nos recettes, sont venus d’ailleurs. Cette situation doit changer. Et c’est ensemble en mutualisant nos expériences, nos ressources et nos
innovations, que nous pouvons faire émerger une filière boulangerie et pâtisserie véritablement africaine, indépendante et compétitive », a soutenu M. Amed Sêkou Condé, un consultant indépendant artisan de l’avènement de la Fédération nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée.

M. Amed Sékou Condé aux travaux d’amendement et d’adoption des textes de la CAF-BP

Le chef de la délégation guinéenne fait observer que l’Afrique ne manque ni de blé, ni de maïs, ni de manioc , ni d’igname mais plutôt d’une volonté collective de transformation locale: « C’est pourquoi, la Guinée s’engage au sein de cette confédération, à
promouvoir l’utulasation de nos farines locales, à valoriser les céréales africaines, et encourager la formation des Jeunes artisans, dans un esprit d’excellence et d’innovation. Car oui, le défi de la souveraineté alimentaire est aussi un défi de savoir-faire, de solidarité et de vison.  Nous devons créer des écoles de boulangerie africaine, des partenariats techniques sud-sud et des mécanismes de financements adaptés à nos
réalités. »

Pour M. Amed Condé, cette union des boulangers et pâtissiers d’Afrique ne doit pas être symbolique mais productive. Elle doit permettre à chaque pays membre de cette confédération de devenir acteur de sa propre sécurité alimentaire tout en participant à la renaissance économique du continent. « Le jour où l’Afrique cuira son propre pain avec ses propres céréales, le jour où chaque boulanger africain sera fier de porter la marque de son terrain, alors nous aurons franchi une étape décisive vers la vraie souveraineté alimentaire et économique de notre continent », a-t-il martélé.

Confédération Africaine de la Filière Boulangerie et Patisserie: l’AG constitutive démarre avec l’adoption des textes

Les statuts et le règlement intérieur de la CAF-BP en examen

« Secteur de la boulangerie et de la pâtisserie: quelles solutions face aux défis de la souveraineté alimentaire en Afrique ». C’est le thème de l’Assemblée générale constitutive de Confédération africaine de la filière boulangerie et pâtisserie ( CAF-BP ) qui s’est ouverte ce jeudi 23 octobre 2025 à Cotonou pour quatre jours. La première journée a été consacrée à l’adoption des textes de la confédération par les délégations venues des quatre coins du continent. L’organisation pratique des assises est assurée par l’Association nationale des promoteurs et exploitants de boulangeries et pâtisseries du Bénin ( ANAPEB-Bénin ).

Ghislain Gbènakpon

Amendement et adoption des statuts et du règlement intérieur de la Confédération africaine de la filière boulangerie et pâtisserie ( CAF-BP ). C’est le premier acte des travaux de l’assemblée générale constitutive de la CAF-BP qui a eu lieu pour le compte de la première journée. Aux termes de ses statuts, la CAF-BP est fondé entre les entreprises légalement constituées exerçant sur le territoire africain, qu’elles soient organisées sous forme sociétaire ou individuelle, ainsi qu’entre les organisations, groupements, fédérations ou associations professionnelles de la filière boulangerie et pâtisserie, dûment enregistrées dans leur pays d’origine. Elle a pour objectifs de bâtir un avenir prospère pour les métiers de la boulangerie et de la pâtisserie africaines, de rassembler, inspirer et développer les compétences des professionnels du secteur, promouvoir l’excellence et l’innovation, en diffusant les bonnes pratiques, les techniques modernes et en soutenant la recherche et le développement. La CAF-BP s’assigne aussi pour missions de favoriser la collaboration et les échanges en constituant un réseau panafricain dynamique de professionnels, d’assurer la représentation du secteur auprès des institutions nationales et internationales.

Allocution du président de l’ANAPEB-Bénin, Anselme Aguêmon

Dans son discours d’accueil, le président de l’ANAPEB-Bénin a fait observer que le thème de cette assemblée générale constitutive de la CAF-BP résonne comme un appel à la responsabilité collective. « Car il ne s’agit pas de s’isoler, ni d’opposer , mais de réinventer la coopération économique. Nous voulons bâtir un modèle où le pain africain devient le fruit d’une complémentarité intelligente entre nos ressources locales et les apports du reste du monde. Oui nous devons produire davantage, valoriser nos céréales locales, innover et promouvoir la consommation endogène. Aujourd’hui, plus que jamais, le pain est le levain d’une Afrique nouvelle que nous faisons lever ici à Cotonou, bien entendu à l’unisson », a déclaré le président Anselme Aguêmon. Il soutient que les assises de Cotonou sont un rendez-vous historique avec une Afrique qui, pour la première fois, se dote d’une voix commune et une ambition partagée; à savoir, faire du pain africain, le levain de la souveraineté alimentaire, de la coopération économique et du développement humain durable. C’est également le témoignage que le pain peut devenir le levain de la souveraineté, de la fraternité et du progrès partagé.

La table d’honneur à l’ouverture des travaux

Mois du Consommer Local: la 6e édition de la foire départementale Atlantique Littoral lancée

Visite des stands d’exposition vente

Encore une autre opportunité pour les populations de découvrir les merveilles du made in Bénin. La sixième édition de la foire départementale Atlantique-Littoral dans le cadre du Mois du Consommer Local bat déjà son plein à la mairie d’Abomey-Calavi. Elle a été officiellement lancée ce mardi 21 octobre 2025 pour 5 jours.

Ghislain Gbènakpon

Le Secrétaire général du MIC, Eric Gbian

« Mettre en valeur les multiples potentialités et savoir-faire agroalimentaires , artistiques, artisanaux et textiles de notre pays à travers l’exposition vente ». Voilà selon le secrétaire général du ministère de l’industrie et du commerce, M. Eric Gbian l’objectif de l’initiative de cette foire départementale à l’occasion du Mois du Consommer Local qui est à sa sixième édition. Il a fait observer que le Bénin regorge d’énormes potentialités dans le domaine de l’innovation et de la transformation des produits locaux. Mais pendant longtemps, poursuit-il, le consommateur béninois a jeté son dévolu sur les produits étrangers à la recherche d’une qualité présumée et d’un meilleur prix qu’il ne trouve pas toujours dans l’ordre local. « Cette situation qui appauvrit continuellement notre pays ne saurait perdurer. Il urge donc de changer nos habitudes pour un développement réellement durable et inclusif », plaide le Sg Eric Gbian

Le DDIC Atl-Lit, Fernando Gomez

Il ressort aussi de l’intervention du secrétaire du ministère que le souhait du gouvernement à travers cette initiative est de renouer avec la consommation des produits de chez nous aujourd’hui fragilisés par les importations massives. Il en est manifestement de même pour le directeur départemental de l’industrie et du commerce ( DDIC ) de l’Atlantique -Littoral. « En consommant béninois, nous soutenons notre économie, nous créons de l’emploi local, et nous participons à l’essor de l’industrie nationale. J’invite donc les populations d’Abomey Calavi et des deux départements à faire le choix conscient et raisonné de la production locale dans leurs habitudes de consommation quotidienne. Le développement économique du Bénin viendra de nos champs, de nos ateliers, de nos usines, de nos marchés et de nos entreprises. », a déclaré le DDIC Fernando Gomez dans son allocution de circonstance.

Collecte des données du commerce transfrontalier informel : Cotonou abrite la troisième phase de formation des formateurs de la CEDEAO

Il s’est ouvert ce lundi 20 octobre 2025 à Cotonou, la troisième phase de la formation régionale des formateurs de la CEDEAO sur la collecte de données du commerce transfrontalier informel ( ICBT ). Les travaux qui prennent le 24 octobre prochain connaissent la participation de trente experts en commerce et en statistiques qui sont les points focaux ICBT des ministères du Commerce et des bureaux nationaux des statistiques des États membres ayant participé aux phases I et II, des partenaires de mise en œuvre ainsi que des représentants des commissions de la CEDEAO et de l’UEMOA.

Ghislain Gbènakpon

Continuer à renforcer les capacités de plus de 30 maîtres formateurs des États membres afin de faciliter le recrutement et la formation des enquêteurs, coordinateurs et superviseurs chargés de la collecte des données ECO-ICBT, harmoniser la collecte des données ICBT et soutenir la mise en œuvre effective des bureaux ICBT dans les États membres. C’est tout l’objectif de cette troisième et dernière phase de la formation régionale des formateurs de la CEDEAO sur la collecte de données du commerce transfrontalier informel ( ICBT ).

La table d’honneur

Il faut dire que jusqu’à présent, les flux commerciaux régionaux enregistrés dans les différentes
bases de données statistiques nationales sur le commerce extérieur se concentraient uniquement sur le commerce formel, omettant ainsi les flux commerciaux informels importants. Pourtant, il est évident que le commerce informel prend de plus en plus d’importance dans la vie économique et sociale des États de la CEDEAO et qu’il est nécessaire d’éviter de formuler des politiques et des interventions qui auront un impact sur le secteur informel sur la base des flux commerciaux provenant du secteur formel. Pour remédier à cette situation la CEDEAO a mis au point une méthodologie pour la collecte de données sur le commerce intracommunautaire et a créé un outil de suivi (www.eco-icbt.org) en collaboration avec les partenaires et les bureaux nationaux de statistique des États membres.

Modules de formation

Pendant les cinq jours que dure cette formation régionale, les bénéficiaires vont être outillés entre autres, sur l’administration du questionnaire de collecte de données ICBT afin d’obtenir les résultats souhaités, l’application des différentes techniques de collecte de données ICBT pour obtenir les résultats souhaités, l’utilisation de la plateforme mobile ECO-ICBT pour la saisie des données, le processus de collecte et de transmission des données en ligne et hors ligne, la vérification et validation des données ICBT et l’application du processus et des techniques de sélection et de formation des recenseurs et des superviseurs pour la collecte des données ICBT sur le terrain.

M. Christopher Mensah-Yawson, Chargé de programme Commerce et Développement à la Commission de la CEDEAO

« Après cette formation, les données sur le commerce transfrontalier informel seront collectées au niveau des Etats membres parce que contrairement aux données du commerce transfrontalier formel, elles font défaut. Ces données une fois collectées seront ajoutées à celles du commerce transfrontalier formel qui existent déjà. Ensuite, on verra globalement le flux intra régional. Je voudrais dire aux gouvernements de  nos pays d’aider le processus  au niveau national. Car ce sont les données au niveau national qui définissent les données globales régionale », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, M. Christopher Mensah-Yawson, chargé de programme au département Commerce et Développement de la Commission de la CEDEAO. 

Boulangerie et pâtisserie en Afrique: l’AG constitutive de la CAFBP démarre jeudi à Cotonou

Faire de la boulangerie et de la pâtisserie des leviers de la souveraineté alimentaire et du développement économique durable. C’est tout l’objectif de l’assemblée générale constitutive de la Confédération africaine de la boulangerie et de la pâtisserie (CAF BP) annoncée à Cotonou du 23 au 26 octobre prochain. Elle se veut un rendez-vous continental d’envergure qui réunira les acteurs clés du secteur venus d’une vingtaine de pays africains, aux côtés d’experts et de décideurs politiques.

Il faut dire que c’est un évènement stratégique pour le continent et surtout pour le Bénin. En effet, cette rencontre sera un espace de réflexion, d’échanges et de coopération entre professionnels du secteur. Elle permettra d’identifier les défis majeurs et les opportunités liées à la production locale, à la transformation des matières première. Selon les éclairages du comité d’organisation de cette assemblée générale constitutive qui était face à la presse vendredi dernier, c’est la Confédération ouest africaine de la pâtisserie et de la boulangerie ( COAPB ) qui s’ouvre à l’Afrique du nord pour devenir continentale avec la CAFBP.

Présidentielles 2026 : le duo Hounkpè-Hounwanou investi pour servir le Bénin avec loyauté et dévouement

Le duo Hounkpè-Hounwanou ici entouré

Ils deviennent officiellement le visage du parti Forces Cauri pour un Bénin Emergent ( FCBE ) pour les élections présidentielles du 12 avril 2026. Le candidat Paul Hounkpè et son colistier Rock Judicaël Hounwanou ont été investis ce dimanche 19 octobre 2025 à Cotonou par le président d’honneur Soumanou Djimba et les militants venus de tous les départements. Ils entendent en cas de victoire, servir le Bénin avec loyauté et dévouement.

Ghislain Gbènakpon

« M. Paul Hounkpè et M. Rock Hounwanou, nous vous présentons à l’instant même et nous vous reconnaissons comme le duo de la candidature de la Force Cauri pour un Bénin Emergent pour les élections présidentielles à venir en avril 2026. Nous vous assurons que dans nos villes et campagnes, la troupe est déjà mobilisée pour vous conduire à la victoire. » Ainsi s’exprimait le président d’honneur de FCBE Soumanou Djimba qui a fait la déclaration officielle d’investiture du duo Hounkpè-Houwanou. C’était devant des militants fortement mobilisés à l’occasion. Selon le président du comité d’organisation de cette cérémonie d’investiture Barthélémy Adounonou, il s’agit des membres du bureau politique, des membres du bureau exécutif national, des représentants du parti venus de tous les départements à raison de 20 par circonscription électorale.

Il faut dire que Paul Hounkpè et son colistier Rock Hounwanou peuvent compter sur les femmes et la jeunesse FCBE. « Ce moment solennel consacre non seulement un leadership reconnu mais aussi un engagement total au service du parti et du peuple béninois. Soyez rassurés que toute la jeunesse FCBE approuve pleinement ce choix et vous exprime son soutien indéfectible dans le processus qui nous conduira à la victoire. Nous serons à vos côtés à chaque étape. Si vous déviez, nous vous ramènerons sur un bon chemin, si vous tombez, nous vous relèverons et si la fatigue vous gagne, nous vous porterons sur nos épaules. Tel est l’engagement de cette jeunesse consciente, loyale et déterminée », a déclaré Gildas Kabirou, porte-parole du mouvement national de la jeunesse FCBE.

Servir avec loyauté et dévouement

« Nous faisons le serment devant Dieu et les manes de nos ancêtres, devant l’histoire et devant vous de servir le Bénin avec loyauté et dévouement si vous nous en portez la charge », a déclaré Paul Hounkpè au nom du duo des FCBE pour les élections présidentielles de 2026.

On retient aussi que l’objectif recherché par le candidat Paul Hounkpè est le plein épanouissement de tous les Béninois: « Nous mesurons pleinement la portée historique de ce moment. L’expérience de l’opposition nous a rendus plus lucides et plus forts. Notre ambition est claire: servir le peuple béninois. Le pouvoir à nos jeunes n’est pas une fin en soi, mais un instrument au service du développement humain et du bien-être collectif. Nous voulons un Bénin où chaque citoyens du nord au sud, de l’Est à l’Ouest trouvera les conditions de son épanouissement »

Indications Géographiques Protégées: le Bénin reçoit les certificats IGP du gari Sohoui et de l’huile d’arachide Azimi

Une vue de famille des personnalités

Et de trois pour le Bénin. Après l’ananas Pain de sucre du plateau d’Allada, le pays vient de recevoir officiellement les certificats d’enregistrement du Gari Sohoui de Savalou et de l’huile d’arachide d’Agonlin en Indications Géographiques Protégées ( IGP ) de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle ( OAPI ). C’était ce samedi 18 octobre 2025 à Novotel de Cotonou sous la houlette du ministre de l’industrie et du commerce Alimatou Shadiya Assouman. Elle avait à ses côtés ente autres, son collègue de l’agriculture Gaston Dossouhoui, le président du Conseil économique et social ( CES ) Conrad Gbaguidi et le directeur général de l’OAPI, Denis Bohoussou.

Ghislain Gbènakpon

Le Gari Sohoui de Savalou et l’huile d’arachide azimi d’Agonlin sont désormais inscrits dans le registre spécial de l’OAPI respectivement comme la 22ème et la 23ème indications géographiques protégées. Ces enregistrements ont été publiés au bulletin officiel de la propriété industrielle de l’OAPI le 30 septembre 2025 sous le numéro 02IG/2025. La labellisation de ces deux nouveaux produits du Bénin est l’aboutissement heureux d’un processus qui aura duré six ans d’intense travaux. « Une Indication Géographique est un droit de propriété intellectuelle qui protège le nom d’un produit dont la qualité, la réputation ou d’autres caractéristiques sont liées à son origine géographique spécifique et à des savoir-faire traditionnels », a rappelé la ministre Shadiya Assouman dans son allocution de circonstance.

La ministre Shadiya Assouman recevant un des certificats du DG de l’OAPI

Il faut dire que la reconnaissance du gari Sohoui Savalou et de l’huile d’Agonlin comme indications géographiques enregistrée à l’OAPI revêt une double dimension à savoir juridique et institutionnelle. Sur le plan juridique, elle confère à ces deux produits le statut de propriété intellectuelle dans les 17 pays membres que compte actuellement l’OAPI. « Cela signifie que désormais, le gari Sohoui de Savalou et l’huile d’Agonli sont des appellations protégées par la loi. Elles ne doivent plus donc être utilisées comme des appellations banales, génériques en référence à des produits autres que ceux qui viennent effectivement des terroirs concernés. Tout utilisateur illicite de ces appellations peut s’exposer à la contrefaçon et peut encourir par voie de conséquence des peines d’emprisonnement et d’amendes.

Reception du logo IGP

Sur le plan institutionnel, en raison de cette remise officielle, le gari Sohoui de Savalou et l’huile d’Agonlin sont entrés dans le patrimoine matériel et immatériel de la République du Bénin.  Quiconque apportera atteinte à ces deux produits par quelques manoeuvres illicites que ce soit, porte atteinte à coup sûr à l’image et aux savoir-faire historiques et a ancestrales du peuple béninois. En clair, le gari Sohoui de Savalou et l’huile d’Agonlin sont désormais inscrits à compter dans le panthéon culturel et historique du Bénin, mais aussi des 16 autres Etats membres de l’OAPI.