Il s’est ouvert à Cotonou ce mercredi 5 novembre 2025 pour trois jours, la phase technique de la onzième revue annuelle des réformes, politiques , programmes et projets communautaires de l’UEMOA au Bénin. Les travaux dont les résultats serviront de boussole à la revue politique en 2026 ont été lancés par M. Habib Tidjani, représentant du ministre de l’économie et des finances. Il avait à ses côtés, entre autres, le directeur de l’intégration économique régionale ( DIER ), M. Faustin Guidi et le Représentant Résident de la Commission de l’UEMOA, M. Yawovi Batchassi.
Ghislain Gbènakpon
La table d’honneur
Faire le point de la mise oeuvre de cent quarante-cinq ( 145 ) textes communautaires contre cent trente-deux ( 132 ) en 2024 avec l’ajout de quatorze ( 14 ) nouveaux textes dont un ( 1 ) en substitution d’un ancien texte abrogé d’une part et de l’autre, faire le point du niveau d’avancement de trois ( 3 ) projets et programmes de l’UEMOA en lien avec les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de l’énergie et des infrastructures de transport. Voilà ainsi décliné par M. Habib Tidjani représentant du ministre de l’économie et des finances, le défi que doivent relever du 5 au 7 novembre 2025, l’équipe technique de la Commission de l’UEMOA, les experts et les points focaux des institutions et ministères sectoriels à cette phase technique de la onzième revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au Bénin.
Une vue partielle des participants en séance
Les travaux s’appuieront sur la grille de pondération adoptée de commun accord lors de l’atelier régional préparatoire tenu à Dakar du 16 au 20 juin 2025 et les conclusions de l’atelier national d’auto évaluation tenu du 11 au 13 août. Les conclusions seront consignées dans un mémorandum qui sera signé par la Commission de l’UEMOA et l’Etat béninois et serviront de base à la phase politique de la revue prévue en 2026. « Au-delà de la simple évaluation du niveau de mise en oeuvre des réformes, programmes et prpjets communautaires, il s’agit de rassembler de manière concrète les éléments de preuves attestant des progrès réalisés, afin de pouvoir en rendre compte de façon objective et transparente aux plus hautes autorités de l’Union en 2026 », a déclaré dans son allocution de circonstance le Représentant Résident de l’UEMOA, M. Yawovi Batchassi.
Le Bénin espère que cette évaluation 2025 va se faire avec professionnalisme. « Je vous invite à fournir toutes les preuves de la mise en oeuvre de ces textes communautaires et de l’exécution des projets et programmes ciblés afin que les résultats de la présente évaluation reflètent le niveau réel des efforts consentis par vos administrations respectives. Le Bénin compte sur vous quant au sérieux et au professionnalisme dont vous ferez preuve pour la réussite sans faille de cette évaluation », a déclaré à l’adresse des participants, M. Habib Tidjani.
Le président de la FAPBEF-UEMOA, M. Guy Martial Awona
Cotonou a abrité ce 31 octobre 2025, un forum régional sur la trésorerie bancaire et le marché interbancaire dans l’UEMOA. C’est une initiative de la Fédération des associations professionnelles des banques et établissements financiers de l’UEMOA ( FAPBEF- UEMOA ). En marge des travaux, son président Guy Martial Awona s’est confié à la presse pour des éclairages.
Ghislain Gbènakpon
Modérateurs du premier panel
« Techniquement, comment gérer la liquidité bancaire ? Et comment est-ce que les banques de la sous région peuvent créer une dynamique interbancaire pour optimiser la gestion de crédit ? Pour être plus précis, on a un problème de confiance entre les banques. Et c’est à l’occasion de tels forums qu’on va chercher ensemble des solutions pour que que ce soit les banques locales, les banques régionales et internationales, chacun trouve son compte dans un marché interbancaire dynamique où on peut faire des placements l’un vers l’autre », a déclaré le président Guy Martial Awona pour lever le voile sur l’objectif de ce forum régional sur la trésorerie bancaire et le marché interbancaire dans l’UEMOA. Il ressort de son intervention que ces assises sont une occasion pour les acteurs de recueillir les avis d’experts qui ont connu d’autres expériences en lien avec la thématique.
Une vue partielle des participants en séance
Le forum s’inscrit dans le cadre du plan de travail annuel 2025 de la FAPBEF-UEMOA et surtout de la célébration de ses 30 ans. Six panels de discussions ont meublé les travaux. Le premier a permis a chacune des Associations professionnelles des banques et établissements financiers des huit pays membres de l’UEMOA de présenter l’état des lieux et perspectives de la liquidité bancaire à son niveau. « La FAPBEF-UEMOA, c’est cette fédération qui permet de réunir les associations professionnelles de banques et établissements financiers et de discuter des sujets communs et qui est également l’interlocuteur privilégié de la banque centrale quand il s’agit des sujets liés aux activités des banques et établissements financiers, de la commission bancaire, de la commission de l’UEMOA et d’autres acteurs », a expliqué le président Guy Martial Awona.
On est rentré dans le vif du sujet pour ce qui est de l’édition 2025 du Mois du Consommer Local au Bénin. Le marché national d’exposition-vente des produits locaux vient d’être officiellement ouvert par le ministre de l’industrie et du commerce, Mme Shadiya Assouman. C’était ce mercredi 15 octobre à la place de l’étoile rouge à Cotonou en présence des représentants des organisations partenaires dont l’UEMOA, GAIN, la Coopération Suisse et le FNUAP.
Ghislain Gbènakpon
La ministre Shadiya Asouman
« Cet espace, conçu comme une vitrine vivante de notre savoir-faire et de notre potentiel, ouvre ses portes pour rappeler que l’avenir de notre économie naît de nos choix du quotidien: privilégier ce qui est produit chez nous, par nos talents, pour nourrir notre développement », a déclaré dans son allocution de circonstance, le ministre Shadyia Assouman. Avec l’ouverture du marché national d’exposition vente des produits locaux, l’opportunité est davantage donnée aux Béninois de célébrer une fois encore leur savoir faire, l’audace des producteurs, la créativité des transformateurs et l’engagement de tous ceux qui croient en la richesse du made in Benin.
Visite des stands d’exposition ventr
Pour rappel, le Mois du Consommer Local qui est à sa sixième édition est une initiative du gouvernement de la République du Bénin avec le soutien des organisations partenaires pour encourager la production, la transformation et la consommation de ce que les Béninois ont, font et de de ce qu’ils sont. « Ce rendez-vous annuel n’est pas un simple marché d’exposition : c’est une vitrine du savoir-faire béninois, un espace où s’expriment le talent, la créativité et l’ingéniosité de nos producteurs, artisans, et entrepreneurs », a fait observer la ministre Assouman.
Beaucoup d’activités soutenues par les organisations partenaires
Il est prévu à cette édition du Mois du Consommer Local au Bénin des expositions-ventes dans les 12 départements, des panels, des masterclass et un challenge culinaire. Les organisations partenaires ont réaffirmé leur soutien à travers de pertinentes suggestions. « En cette sixième édition, je formule le voeu que le Consommons local ne soit plus un slogan d’un mois, du mois d’octobre mais un mode de vie durable adopté par chaque famille béninoise. Pour y parvenir, nous devons avant améliorer l’accessibilité des produits locaux par une distribution efficace, renforcer leur attractivité par des emballages modernes et une communication valorisante, garantir leur abordabilité en soutenant bien sûr la production locale », a déclaré la directrice Pays de GAIN Françoise Sayi.
Gabriella Spirili de la Coopération Suisse
La Cheffe de la coopération internationale à la Coopération Suisse au Bénin Gabriella Spirili a invité les promotrices et promoteurs agricoles à profiter des espaces qui leur sont offert pour échanger et faire la promotion de leurs produits. « Consommer local permettra de dynamiser l’économie béninoise en vue d’accroitre les revenus des Béninoises et des Béninois », a-t-elle déclaré.
L’UEMOA dispose désormais d’une boussole pour la poursuite de la mise en oeuvre du Programme de coopération transfrontalière locale phase 2 ( PCTL2 ) et du Programme régional d’appui à la décentralisation financière en Afrique de l’Ouest ( PRADEF ) soutenus par la Coopération Suisse au profit de l’accès des populations transfrontalières à des services socioéconomiques et culturels des collectivités territoriales. A la troisième session du Comité d’orientation stratégique ( COS) de ces deux programmes ce vendredi 19 janvier 2024 à Cotonou, leur rapport d’exécution 2023 et leur plan de travail et de budget annuel ( PTBA) 2024 ont été adoptés. C’était sous la houlette du Commissaire chargé du département de l’aménagement du territoire communautaire ( DATC ) de la Commission de l’UEMOA et président du COS, M. Jonas Gbian. Il avait à ses cotés, le président du Conseil des collectivités territoriales de l’UEMOA ( CCT-UEMOA ) en charge de l’exécution du PCTL2 et du PRADEF, M. Oumar Ba, le Représentant Résident de la Commission de l’UEMOA, M. Yawovi Batchassi et la cheffe de coopération internationale au Bureau de la Coopération Suisse, Mme Elisabeth Pitteloud Alansar.
Ghislain Gbènakpon
La table d’honneur
Il ressort des rapports d’exécution du PCTL2 et du PRADEF en 2023 présentés par le CCT-UEMOA que plusieurs activités ont été menées. Au nombre des principales activités au 31 décembre 2023 au niveau du PCTL2, il y a le renforcement des capacités techniques des Collectivités territoriales et leurs organisations faîtières pour assurer la maitrise d’ouvrage locale, l’appui aux structures nationales en charge de la gestion des frontières en favorisant les cadres de concertations et d’échanges sur la coopération transfrontalière, l’élaboration de deux Schémas d’Aménagement Transfrontaliers Intégrés (SATI) en cours d’exécution pour l’espace Dendi-Ganda qui regroupe le Bénin, le Niger et le Nigeria et le bassin du fleuve Sénégal qui regroupe, la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Le rapport d’exécution note aussi la réalisation de projets d’investissements prioritaires dont, entre autres, des travaux d’aménagement d’un périmètre semi-californien de 50 ha à Kobadah dans la commune de Ouéléni, la réalisation des études de faisabilité des travaux du site de la pierre sacrée, du marché à perles et des sites historiques d’Agbodrafo et le recrutement en cours d’un cabinet pour la réalisation des études techniques, le recrutement d’un consultant pour l’élaboration de l’étude de faisabilité du projet de réalisation d’un centre de formation en technique de culture maraichère dans la commune de Grand Popo et le recrutement en cours d’une entreprise et d’un bureau de contrôle pour la réalisation des travaux et le contrôle des travaux confortatifs du barrage de Gossi. Par ailleurs, pour renforcer l’employabilité des jeunes et des femmes dans les espaces transfrontaliers, un dossier d’appel à projets a été élaboré pour le financement des micro-projets. Dans le volet culturel, un consultant a été recruté pour élaborer une étude de faisabilité pour la réalisation de projets culturels, artistiques et artisanaux dans les espaces transfrontaliers du PCTL. En outre, le Programme a financé les activités culturelles dans les espaces Sud Bénin Togo et SKBO. Pour rappel, l’objectif global du PCTL2 est de doter les populations vivant dans les zones transfrontalières de l’Afrique de l’Ouest de services socio-économiques et culturels délivrés par les collectivités territoriales.
Des présidents de faîtières
Le PRADEF quant à lui, vise à accompagner les collectivités territoriales de l’espace UEMOA, de la Mauritanie et du Tchad à renforcer les moyens techniques et financiers alloués par leurs Etats dans le cadre des politiques de développement, d’intégration, de paix et sécurité en Afrique de l’Ouest en vue d’améliorer la délivrance des services publics locaux aux populations. Les principales activités réalisées en 2023 au niveau de ce programme sont l’actualisation du livre blanc sur la décentralisation financière dans l’espace UEMOA, l’élaboration d’un projet de directive portant sur la décentralisation financière dans l’espace UEMOA, l’élaboration d’un projet de Règlement portant sur la mise en place d’un mécanisme communautaire de financement des collectivités territoriales. En termes de perspectives, il est à retenir l’édition et la diffusion du livre blanc actualisé sur la décentralisation financière dans l’espace UEMOA, la validation de la directive sur la décentralisation financière dans l’espace UEMOA, la validation du Règlement portant sur la mise en place d’un mécanisme communautaire de financement des collectivités territoriales, la mise en place de mécanismes pérennes de financement faîtières des collectivités territoriales situées dans les zones transfrontalières, le renforcement des capacités des instituts de Financement des Collectivité Locales. Il y a aussi la mise en place d’un mécanisme communautaire de financement des collectivités territoriales de l’espace UEMOA, la mise en place de mécanisme de collecte, de traitement, d’analyse et de diffusion d’informations sur la décentralisation financière au niveau national et régional ainsi que la mise en place d’une plateforme de partage d’expériences en matière de décentralisation financière.
Une vue des participants en pleine séance
Les présentations du rapport d’exécution et du plan de travail et de budget annuel du PCTL2 et du PRADEF ont été à chaque fois suivies d’échanges, de débats et de recommandation. C’est le 24 mars 2021 que les conventions relatives à ces deux programmes ont été signées entre la Coopération Suisse et la Commission de l’UEMOA. Elles prennent fin cette année 2024. Les participants à ce troisième COS que sont les membres du CCT-UEMOA et les cadres de la Commission de l’UEMOA ont également échangé sur les modalités de prolongation de ces conventions de financement de ces programmes. Dans son intervention de circonstance, la représentante de la Coopération Suisse Elisabeth Pitteloud Alansar a salué les progrès réalisés dans leur exécution et a plaidé pour la réalisation efficiente de toutes les activités programmées. En lançant les travaux, le président du COS, M. Jonas Gbian a fait cas de l’un des principaux défis de l’année: « Je voudrais aussi souligner que l’un des principaux défis aussi bien pour la Coopération Suisse que pour la Commission de l’UEMOA en 2024 sera d’accompagner le CCT-UEMOA et les faîtières surtout en ce qui concerne la mise à disposition des ressources financières attendues pour poursuivre la mise en oeuvre des projets au profit des populations »
On est bien parti pour tout savoir sur l’analyse de la situation alimentaire et nutritionnelle dans les pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. La Concertation technique Régionale pour la validation des bilans céréaliers et alimentaires ex-post 2021-2022 et prévisionnels 2022-2023 des pays du Cilss, de la Cedeao et de l’Uemoa se tient depuis ce mercredi 23 novembre 2022 à l’hôtel Azalaï de Cotonou. Les travaux qui prennent fin ce vendredi 25 novembre ont été lancés par le directeur de cabinet du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pèche ( Maep) du Bénin, M. Dossa Aguèmon. Il avait à se cotés, entre autres, le représentant du secrétaire exécutif du Comité permanent inters-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel ( Cilss) et coordonnateur du Programme régional d’appui à la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pra-San), Dr. Issoufou Baoua.
Ghislain Gbènakpon
« Les résultats provisoires de la campagne agricole 2022-2023 à travers la collecte et l’analyse d’informations sur les situations agrométéorologiques, hydrologiques, phytosanitaires et pastorales; les informations disponibles concernant les superficies cultivées, les rendements agricoles estimés, les productions agricoles et pastorales à travers les résultats des enquêtes réalisées par les services techniques nationaux; les données disponibles sur le fonctionnement des marchés vivriers et à bétail, les niveaux et la tendance de prix observés; la situation de zones à risques et des populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle; les bilans alimentaires ex-post 2021-2022 et prévisionnels 2022-2023 ». Voilà le contenu des rapports que chacun des pays membres du Cilss, de la Cedeao et de l’Uemoa soumet pour validation à cette concertation technique régionale .
Un dispositif régional de veille sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle
La tribune officielle à l’ouverture des travaux
Il faut dire cette concertation technique régionale s’inscrit dans le cadre du dispositif régional de veille sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest communément appelé Prejec mis en place par le Cilss avec les pays et l’ensemble de ses partenaires techniques régionaux et internationaux dont entre autres, l’Union Européenne, l’Usaid, la Banque mondiale, la Bad, la Bid, la Fao, le Pam, le Fews Net, le club Sahel/OCDE, Acf, Oxfam et le réseau Rbm. « En définitive, cette réunion nous permettra d’avoir une vision d’ensemble sur la production agricole, pastorale et la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Je vous invite donc à analyser avec attention et la plus grande rigueur les résultats obtenus pour donner un avis sur les productions agricoles prévisionnelles et la situation alimentaire et nutritionnelle pour les prochains mois afin de mieux aider à la prise de décision au niveau national, régional et international », a déclaré le représentant du secrétaire exécutif du Cilss, Dr. Issoufou Baoua dans son allocution de circonstance .
Une vue partielle des participants
En lançant le travaux de cette concertation technique régionale, le directeur de cabinet du Maep, M. Dossa Aguèmon a rassuré les participants que le gouvernement du Bénin et ceux des autres pays du Cilss, de la Cedeao et de l’Uemoa porteront une grande attention aux résultats qui en sortiront pour une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.