6e Conférence Internationale Afrique de GIA: la vision du Pr. Jean-François Akandji-Kombé sur la Souveraineté Africaine

Pr. Jean-François Akandji-Kombé, citoyen centrafricain très engagé

Au nombre des participants de marque à la sixième conférence internationale Afrique du Groupe Initiative Afrique ( GIA ) sur les souverainetés africaines dans un monde fracturé et incertain ce 9 mai 2025 à Novotel de Cotonou, il y avait l’un de ses membres, M. Jean-François Akandji-Kombé, professeur de droit et citoyen centrafricain très engagé pour le changement dans son pays. A la faveur d’une interview à la presse, il a levé le voile sur sa vision de la souveraineté en Afrique.

Ghislain Gbènakpon

« Sur le sujet de la souveraineté, nous sommes au coeur des problèmes africains, y compris des problèmes chez moi. Mais c’est aussi la solution. Il s’agit maintenant d’habiter les mots que nous employons. Ça veut dire quoi pour nous la souveraineté ? De mon point de vue, la souveraineté est attachée à chaque africain. Il faut que la volonté de chaque africain, ses besoins soient satisfaits, que l’africain ne devienne pas la victime sur sa propre terre de choses étrangères. Nous avons aujourd’hui à réaffirmer cela. Ce n’est pas seulement un slogan », a soutenu le Pr. Jean-François Akandji-Kombé.

Le professeur de droit poursuivra en soulignant que la souveraineté est quelque chose qui touche à la vie des gens, à l’avenir des pays africains: « Cela touche à l’éducation de nos enfants, les générations futures, la façon dont nous gérons les ressources d’aujourd’hui. Si nous pensons souveraineté, nous pensons aussi aux générations qui vont venir après nous »

Satisfaction et plaidoyer

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé a également fait part de sa satisfaction de cette sixième conférence internationale Afrique du GIA. On retient aussi de son intervention, une sorte de plaidoyer pour l’après Cotonou: « C’est vraiment un honneur et un plaisir pour moi d’être là aujourd’hui pour échanger fraternellement avec les autres participants. Je suis non seulement très satisfait, mais je dirai que je ne me nourris pas seulement de solutions car je pense qu’il ne faut pas s’attendre à ce que nous sortions de cette conférence avec des solutions toutes faites. Il faut à mon sens que nous sortions d’ici en ayant conscience des problèmes et en nous posant les bonnes questions pour, une fois rentrés, construire des réponses avec ceux avec qui nous travaillons et luttons; pour ce qui me concerne, lutter avec les autres centrafricains pour un meilleur devenir de notre pays et de nos compatriotes en République centrafricaine et au-delà »