
Un nouveau contrat social. C’est ce qu’ont réclamé ce vendredi 29 juillet 2022 dans une déclaration au terme d’une journée d’action à la bourse du travail à Cotonou sous la coordination du Sg Appolinaire Affewé et avec le soutien de la Csi-Afrique en collaboration avec Oxfam, les femmes de l’Unstb, Csa-Bénin, Cosi-Bénin, Cgtb, Cspib et Csub réunies au sein de différents réseaux que sont le Refes-Bénin, le Resyluv et le Rntd. C’était à l’occasion de la célébration de l’édition 2022 de la journée internationale de la femme africaine.
Ghislain Gbènakpon

« Nous voulons un nouveau contrat social dans lequel la protection sociale est assurée pour tous! Un nouveau contrat social où les taxes et impôts sont revus à la baisse. Et des mesures fiscales plus souples et moins contraignantes! Un nouveau contrat social dans lequel, le nouveau code des impôts, base du calcul des revenus et émoluments des travailleurs mis en oeuvre après 2016 et les nouveaux impôts et taxes sur les revenus et les ressources, depuis décembre 2021 soient suspendus! Un nouveau contrat social où les revenus des travailleurs de tous les secteurs d’activités et autres émoluments connexes soient plus valorisants et respectueux de la dignité humaine! Un nouveau contrat social qui tienne compte des conséquences et des impacts des changements climatiques sur le travail, les emplois et la qualité de vie des travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activités, voire de toute la population. Un nouveau contrat social dans lequel le caractère sacré de la vie est reconnu et respecté! ». Voilà un extrait de la déclaration des femmes de l’Unstb, Csa-Bénin, Cosi-Bénin, Cgtb, Cspib et Csub réunies au sein de différents réseaux qu’a lue Mme Irène Ayivi.


Les femmes syndicalistes du Bénin font observer que les effets socio-économiques connexes, sévères et désastreux de la Covid-19 ont eu de graves répercussions sur les femmes et les familles dirigées par des familles dans les pays du monde entier et particulièrement dans les pays en développement de l’Afrique de l’Ouest. Et les différentes mesures prises par les gouvernants ont contribué à aggraver la situation comme au Bénin où, soutiennent-elles, cela a rendu encore plus endémiques la pauvreté, la misère et les inégalites de toutes sortes à l’endroit des travailleurs de tous les secteurs d’activités, des femmes, des ménages et de toute la population.

Dans son intervention de bienvenue, le coordonnateur de la journée d’action, le Sg Appolinaire Affewé a soutenu que ce sont ces différentes situations qui ont déterminé le mouvement syndical international à plaider pour un nouveau contrat social qui s’attaquera à la pauvreté , aux inégalités, à la dépossession auxquelles sont confrontés les travailleurs et travailleuses. Il n’a pas manqué de remercier la Csi-Afrique et son partenaire Oxfam.
Partage d’expériences

Il faut dire que cette journée d’action a été aussi une occasion de partage d’expériences. C’est ainsi que Mme Vylma Tchiakpe Éric a partagé son expérience syndicale en Belgique où elle réside. « Je suis invitée à la journée internationale de la femme africaine pour partager mon expérience syndicale, le syndicalisme en Belgique. Et je suis très contente de voir autant de femmes engagées dans le syndicalisme car on a tendance à mettre les femmes de Côté », a-t-elle déclaré à la faveur d’une interview à la presse.

La représentante de la Csi-Afrique Ghislaine Saïzonou, épouse Broohm a eu aussi l’occasion de partager à la demande des participantes,4 son parcours qui l’a conduite à la faîtière régionale. Elle leur a prodigué des conseils pour faire face aux situations de harcèlement sexuel et d’autres violences basées sur le genre dans le monde syndical. Par ailleurs, plusieurs communications ont meublé cette journée d’action des femmes syndicalistes du Bénin.