
Le nouveau marché moderne de PK3 a franchi ce mercredi une étape déterminante : le tirage au sort des emplacements et des espaces marchands. Une opération capitale pour l’ANaGeM, qui en a fait une règle d’or dans sa stratégie de modernisation des marchés : transparence, équité et méthode rigoureuse.
Sous la supervision du cabinet de Maître Kossouho, huissier de justice, ce tirage au sort ouvre la voie à l’installation prochaine de près de 2 200 marchands, majoritairement issus des anciennes zones de friperie de Missèbo et de Dantokpa. Trois communautés y sont représentées : Béninoise, Nigériane et Nigérienne, toutes appelées à rejoindre ce marché entièrement réaménagé pour accueillir l’activité de friperie dans de meilleures conditions.
Un marché repensé, agrandi, adapté
Le marché de PK3 n’est pas un simple espace de relocalisation : c’est un site pensé pour durer, structuré selon trois types d’espaces marchands :
• Des boutiques, réparties en façade, en latérale, en arrière et à l’intérieur du marché ;
• Des étals, près de 1 700 au total, conçus pour accueillir l’essentiel de l’activité ;
• 266 hangars supplémentaires, construits suite aux instructions de la haute autorité, qui avait estimé insuffisante la capacité initiale.
Cet agrandissement, réalisé ces derniers mois, explique le léger décalage observé sur le calendrier d’ouverture. L’objectif : garantir que chaque marchand dispose d’un emplacement sûr, adapté et conforme à son activité.
Un processus strict, transparent et éprouvé
Comme dans les 18 marchés déjà ouverts par l’ANaGeM, aucune place n’est attribuée par affinité ou intervention. La Directrice Générale insiste : « _L’ANaGeM travaille dans la transparence et l’équité._ »
Le processus suit un protocole précis : affichage public des listes, une semaine avant l’opération ; expression des préférences, non pas sur un numéro de place, mais sur un type d’espace (boutique, étal ou hangar) ; tirage au sort sous huissier, garantissant un système d’attribution neutre et lisible pour tous.
Avec plus de 2 200 places à attribuer, l’opération s’étale sur toute la journée, mais la direction assume la longueur du processus : « _Cela rassure tout le monde_. »
Une ouverture repoussée à janvier pour répondre aux doléances
Initialement prévue pour décembre, l’ouverture du marché a été décalée à début janvier 2026, afin de tenir compte des demandes des commerçants. Ces derniers souhaitaient conserver leurs habitudes de vente pendant la période des fêtes, particulièrement vitale pour leurs revenus. L’ANaGeM a accédé à cette requête tout en annonçant un mois de janvier chargé : ouverture du marché de PK3 ; ouverture du marché de Cococodji, dont le tirage au sort est prévu le 11 décembre ; poursuite du déménagement du marché de Dantokpa, en vue de l’occupation du pôle commercial Général Mathieu Kérékou et du pôle agroalimentaire du Grand Nokoué.
PK3 : un marché moderne, un symbole de réorganisation nationale
En orchestrant avec rigueur ce tirage au sort, l’ANaGeM réaffirme sa vision : faire des marchés modernes des espaces structurés, équitables et mieux organisés, capables d’accueillir dans la dignité les acteurs de la chaîne commerciale. Pour les marchands de friperie, longtemps confrontés aux risques, aux incendies et à l’insécurité des anciens sites, PK3 représente bien plus qu’un changement de décor : c’est une nouvelle ère, fondée sur la transparence et la justice marchande.