
La conférence internationale de la CEDEAO sur la fièvre Lassa a démarré ce lundi 8 septembre par la problématique de l’hésitation vaccinale. Plusieurs experts de la question ont présenté les actions mises en œuvre pour atténuer les réticences et améliorer les indicateurs dans la région.
Les données globales renseignent sur une couverture vaccinale encore faible dans la plupart des pays de la sous-région. L’objectif des 90% fixés à l’horizon 2030 est encore loin d’être atteint en dépit des efforts notables consentis par les Etats. Depuis la pandémie de la COVID-19, la problématique de l’hésitation vaccinale s’est accentuée avec l’expression manifeste de refus de la vaccination à bien d’endroit.
A cette rencontre de haut niveau, la réflexion a été axée sur les pistes possibles de solutions pour instaurer la confiance et améliorer sensiblement les indicateurs dans la région africaine.
Dr Landry Kaucley du Programme National de vaccination du Bénin, Dr Boubacar Ado de l’OMS Afrique et une représentante du Nigeria ont exposé les causes de cette reticence ainsi que les efforts consentis au niveau des États et à l’échelle régionale pour inverser la tendance.
Des échanges, il est retenu la nécessité d’instaurer un partenariat dynamique fondé sur la confiance avec les communautés à la base, la gestion efficace des manifestations post vaccinales, causes de la craintes par les populations des effets secondaires, la promotion d’une information sur les réseaux sociaux et le renforcement du financement.
La conférence internationale de la CEDEAO sur la fièvre de lassa a effectivement démarré ce lundi à Abidjan en Côte d’Ivoire en présence d’un gratin de scientifiques qui discutent et échangent sur les enjeux de santé dans la région africaine. Les panels de discussion se succèdent avec des contributions de qualité sur l’amélioration de la santé en Afrique.