
« Cherté de la vie: le visage de la précarité et de l’injustice au Bénin ». C’est le titre de la déclaration finale lue par le secrétaire générale Anselme Amoussou au terme de la conférence publique sur la cherté de la vie organisée ce vendredi 26 août 2022 par la Csa-Bénin à la bourse du travail à Cotonou. A travers cette initiative qui a connu la participation de la Cosi-Bénin et de la Cgtb, cette confédération de l’échiquier syndical béninois entend, entre autres, mobiliser les travailleurs de tous les secteurs pour le partage équitable des fruits de la croissance.
Ghislain Gbènakpon
« La cherté de la vie est loin d’être une fatalité ! Le gouvernement a l’obligation de veiller effectivement au bien-être individuel et collectif. Cela passe par le respect des engagements, les efforts pour l’apaisement social sans lequel aucun développement n’est envisageable. Cela passe également et surtout par le partage équitable de la prospérité induite par l’effort commun ». C’est un extrait de la déclaration finale de la conférence publique de mobilisation des travailleurs contre la cherté de la vie qu’a délivrée ce vendredi, le secrétaire de la Csa-Bénin Anselme Amoussou.

Le leader syndical fait observer que s’il faut reconnaître en toute honnêteté que le gouvernement a imprimé de la rigueur dans la gestion des finances publiques, cela seul ne saurait expliquer le bon visage de l’économie béninoise à en croire les chiffres et prévisions de certaines structures et organismes comme l’agence internationale de notation financière Standard & Poor’s qui a maintenu en 2022 la notation de B+ attribuée à la République du Bénin, avec perspective stable. « Oui, nous avons souffert, oui nous nous plaignons de la rudesse des réformes, mais le gouvernement doit reconnaître que nous sommes tous co auteurs des belles performances économiques et budgétaires de notre pays », a soutenu le Sg Anselme Amoussou.

Forte mobilisation !


Il faut dire que les travailleurs venus de tous les départements se sont fortement mobilisés pour cette conférence publique de la Csa-Bénin sur la cherté de la vie. La plus grande salle de conférence de la bourse du travail était pleine comme un oeuf à tous les niveaux. Les travailleurs ont dénoncé avec véhémence la baisse drastique de leur pouvoir d’achat face à l’inflation galopante des produits de première nécessité. Ils exigent l’augmentation effective des salaires et dénoncent les primes et avantages mirobolants que s’octroient les gouvernants à divers niveaux et les membres des institutions de la République alors que la classe ouvrière végète dans la précarité et la misère.

« Le mépris vis-à-vis des représentants des travailleurs n’est pas une qualité! La prospérité partagée est un acte de bonne gouvernance! Chers camarades, le discours officiel du gouvernement béninois pour expliquer le non-respect de l’engagement relatif au mandat social n’est plus crédible. Prenons nos responsabilités et faisons-nous entendre. », a déclaré le Sg Anselme Amoussou.



