Sécurité alimentaire et nutritionnelle: l’Uita-Bénin sensibilise ses membres sur la situation des femmes travailleuses

Une vue de famille des participants

Les militantes et militants des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ainsi que leurs responsables savent désormais mieux sur les concepts de sécurité alimentaire et nutritionnelle et surtout l’impact des politiques en la matière sur les femmes travailleuses. La problématique était ce mercredi 21 septembre 2022 au cœur d’un séminaire national de formation à l’Uita-Bénin. C’est le coordonnateur du Comité national des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Conasyb/Uita ), M. Guillaume Tossa qui a officiellemnt lancé les travaux à l’hôtel Kta de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

« Sécurité alimentaire et nutrittionnelle au Bénin: Impact sur les femmes travailleuses ». C’est le thème de ce séminaire de formation initié par le Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Cofesyb/Uita) avec le soutien du Conasyb/Uita. Il a été question, entre autres, de renforcer les capacités des participants en matière de concepts de sécurité alimentaire et nutritionnelle et de droit à l’alimentation, d’apprécier l’impact des réformes en cours au Bénin sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations en général et en particulier des femmes travailleuses, d’évaluer le niveau de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin, de construire une synergie d’actions sur le plan national pour la sécurité alimentaire et contribuer à la transformation progressive de l’agriculture béninoise. 

La tribune officielle au lancement des travaux

Dans son allocution de bienvenue, la vice-présidente du Cofesyb/Uita a relevé des statistiques qui témoignent à suffisance de la pertinence de la thématique de ce séminaire national de formation. « Selon une estimation de la Fao, aujourd’hui, quelques 793 millions de personnes dans le monde souffrent de malnutrition chronique et 70 pour cent d’entre elles sont des femmes. Les causes de cette énorme surreprésentation des femmes parmi ceux et celles qui sont privés d’un des droits humains le plus fondamental-le droit à l’alimentation- sont bien connues. Elles comprennent une discrimination en matière d’accès à l’emploi, à l’équité salariale et aux droits de propriété, l’absence de protection de la maternité et d’accès à des structures d’accueil des enfants, ainsi qu’une charge inégale des responsabilités familiales », a soutenu Mme Aurélie Egué. 

Trois communications au menu

Pour sa part, le coordonnateur de l’Uita-Bénin, M. Guillaume Tossa dans son allocution d’ouverture a, entre autres, soutenu que la sécurité alimentaire repose sur quatre piliers à savoir, la disponibilité, l’accessibilité, l’utilisation et la stabilité de la nourriture avant de faire observer qu’au-delà des analyses pertinentes, « il est temps pour nous de comprendre que les droits ne se donnent pas et qu’ils s’arrachent par la lutte. C’est notre raison d’être en tant qu’organisations syndicales ».

Les participants au séminaire de formation ont eu droit à trois communications. La première a porté sur un aperçu de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin. La deuxième a abordé les impacts des politiques et réformes sur la sécurité alimentaire et la loi 2022-14 du 19 juillet 2022 sur les populations et en particulier les femmes travailleuses. La troisième communication est intitulée « Le droit à l’alimentation: contenu, portée, stratégies pour sa constitutionalisation et conditions de sa jouissance ».

Politique nationale de protection sociale : Les travailleurs de l’Uita-Bénin s’approprient les textes

Une vue de famille des participants

« Politique nationale de protection sociale et actions intégrées en faveur des femmes travailleuses dans les secteurs couverts par l’Uita ». C’est le thème du séminaire national de formation syndicale que le Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Cofesyb-Uita) organise depuis ce mercredi 24 août 2022 à la bourse de travail à Cotonou au profit des travailleurs. Les travaux qui prennent fin ce jeudi 25 août 2022 ont été officiellement lancés par le coordonnateur de l’Uita-Bénin, M. Guillaume Tossa.

Ghislain Gbènakpon

« Accroître le pouvoir de négociation des travailleuses dont les travailleuses domestiques et celles de l’économie informelle de façon à ce que qu’elles puissent améliorer leurs conditions de travail et défendre l’égalité des sexes au sein de leurs syndicats, dans leurs lieux de travail et leurs communautés ». C’est l’objectif général de ce séminaire national de formation initié par l’Uita-Bénin.

La tribune officielle au lancement des travaux

De façon spécifique, il s’agit entre autres, pour les participants de comprendre la politique nationale de protection sociale au Bénin, de connaitres les textes nationaux et internationaux relatifs à la protection sociale des femmes travailleuses, de comprendre les fondements de la sécurité sociale, d’internaliser les mécanismes de protection sociale et la nécessité de prendre en compte les travailleurs/euses agricoles et indépendants et d’identifier les stratégies et actions qui pourraient faire disparaitre progressivement les disparités existantes en vue d’une justice sociale pour tous.

Une vue partielle de …
…des participants

Pendant deux jours, ils vont suivre cinq communications présentées par des personnes ressources averties suivies de débats. Trois communications sont passées lors de la première journée. C’est celle relative à la politique nationale de protection sociale qui a ouvert le bal. La seconde a abordé les bases juridiques de la protection sociale au Bénin et leur champ d’application. La troisième communication a porté sur la prévention des risques et des maladies professionnelles dans les secteurs couverts par l’Uita. Les travaux se poursuivent ce jeudi 25 août avec une communication intitulée « Les fondements de la sécurité sociale au Bénin : le code de sécurité sociale ». Quant à la dernière commucation, elle se penche sur les stratégies et actions pour une protection sociale universelle.

Fonctionnement de l’Uita et place des jeunes: Le Cnj/Uita-Bénin outillé

Une vue de famille des participants

« Solidarité intergénérationnelle: créer un monde pour tous les âges ». C’est sous ce thème que l’Uita-Bénin a célébré en différé ce vendredi 19 août 2022 à la bourse du travail à Cotonou, la journée internationale de la jeunesse du 12 août. Lancée par le vice coordonnateur du Comité national des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Conasyb-Uita), M. Siméon Dossou, ladite journée a permis à 24 délégués du Comité national des jeunes  des syndicats affiliés à l’Uita-Bénin (Cnj/Uita-Bénin ) d’être outillés sur le fonctionnement de leur internationale et leur place en son sein.

( Célébration en différé de la journée internationale de la jeunesse )

Ghislain Gbènakpon

L’Uita et ses structures et la charte du Comité national des jeunes au sein de l’Uita. Ce sont les deux principales communications dont ont bénéficié les 24 membres délégués de la Cnj/Uita-Bénin à l’occasion de la célébration en différé de la journée internationale de la jeunesse, édition 2022. Pour rappel, cette journée du 12 août a été choisie  par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1999 pour que les jeunes se célèbrent.

Une vue partielle des participants

Pour le président du Cnj/Uita-Bénin, M. Rigobert, Babatoundé Doumatey, le theme de cette année apparait comme un appel à toutes les couches pour que chaque entité contribue à rendre ce monde meilleur où chaque tranche d’âge se retrouve et est considérée. « L’objectif de la JIJ 2022 est de diffuser le message selon lequel des mesures doivent être prises par toutes les générations pour atteindre les objectifs du développement durable (ODD) et ne laisser personne de côté. Elle permettra également de sensibiliser sur certains obstacles à la solidarité intergénérationnelle, notamment l’âgisme, qui a un impact  sur les jeunes et les personnes âgées, tout en ayant des effets néfastes sur la société dans son ensemble », a-t-il déclaré dans son mot de bienvenu.

La tribune officielle au lancement de la journée

Le défi de la relève 

Dans son intervention de lancement officiel de la journée internationale de la jeunesse, le vice Coordonnateur de l’Uita-Bénin a fondamentalement insisté sur le défi de la préparation de la jeunesse à prendre la relève.  « Comment la jeunesse peut elle prendre la relève? Première chose, c’est d’abord par le renforcement de capacité. Une organisation qui ne s’intéresse pas à la jeunesse est condamnée à disparaitre. Une organisation qui veut se développer, aller de l’avant, se pérenniser est obligée de travailler avec la jeunesse, de renforcer sa capacité, de l’organiser. Et je crois que c’est ce que nous avons réussi en mettant en place le Cnj qui regroupe les jeunes des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita. Ce qui nous reste à faire, c’est qu’il faut que ce comité ne disparaisse pas, il faut qu’il se pérennise. Je crois que les années à venir, il s’agira de penser à des formations spécifiques », a déclaré M. Siméon Dossou.