
« Techniques avancées d’observation pour une élection transparente » C’est le thème de l’atelier de renforcement de capacités des observateurs du Réseau des organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest ( ROSCAO ) qui s’est ouvert ce jeudi 9 avril pour deux jours à Cotonou. Il s’inscrit dans le cadre de la mission d’observation électorale que déploie le ROSCAO avec le soutien de la CEDEAO en prélude aux élections présidentielles de ce dimanche 12 avril au Bénin.
Ghislain Gbènakpon
Le cadre juridique de l’élection présidentielle au Bénin à travers notamment le rôle des institutions électorales, ce qu’est un observateur électoral, les droits et devoirs d’un observateur d’une part, et de l’autre, les principes de l’observation électorale, l’algorithme du processus d’observation du vote et la typologie des observateurs. Voilà ce qui a été principalement au menu de la première journée de cette formation assurée par l’expert électoral Fabien Adjidowé.

Il ressort de la communication de l’expert formateur que relativement au cadre juridique, ce qui est attendu du facilitateur qu’est l’observateur se dégage de l’article 6 de la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral qui dispose que « l’exactitude et la pertinence des données électorales doivent être rigoureusement vérifiées par toute autorité intervenant dans le processus électoral ». Il s’agit donc de l’obligation qu’a l’observateur investi d’autorité par les circonstances de remonter des données exactes et pertinentes. Et il doit par ailleurs respecter les principes de l’observation électorale que sont la discrétion par rapport à certaines informations, la loyauté qui l’oblige à ramener les résultats et remonter les informations sensibles à temps et l’honnêteté.
Le formateur a présenté aux observateurs une algorithme du processus d’observation du vote. La formation s’est poursuivie ce vendredi 10 avril avec une approche pratique à travers la simulation d’une mission d’observation, le remplissage des fiches d’observation et la remontée ainsi que la sécurisation des données.

« Les élections présidentielles ne sont pas les communales encore moins les législatives. C’est une élection majeure pour nous. Notre rôle, c’est d’observer et de faire le point. Nous ne sommes pas des hommes politiques, ni des agents de CENA, de la Cour Constitutionnelle. Nous sommes des acteurs de la société civile. Nous en tant que ROSCAO, nous devons être à la hauteur de notre mission. Le dimanche 12 avril, vous serez sur le terrain pour mieux observer. C’est pourquoi cette formation appuyée par la CEDEAO est initiée pour vous outiller. Je vous exhorte à suivre attentivement le formateur », a déclaré le président du ROSCAO, Paul Adahou lors de son allocution de circonstances.























