SENIA 2023 à Cotonou : Jespère Kiki présente Doctor AI à ses compatriotes

M. Jespère KiKi , ingénieur spécialiste de l’IA et de la transformation digitale

Au nombre des invités de marque de la deuxième édition du Salon de l’entrepreneuriat numérique et de l’intelligence artificielle ( Senia ) du 11 au 12 mai 2023 à Cotonou, il y avait l’ingénieur spécialiste de l’Intelligence Artificielle ( IA ) et de la transformation digitale, M. Jespère Kiki. L’homme a eu l’occasion de présenter son chatbot Doctor AI en création pour apporter assistance à ses compatriotes dans le domaine de la santé. A la faveur d’une interview à la presse, il est revenu sur les innovations qu’apporte son produit en matière de santé publique. Lire ci-dessous les échanges.

 Cause Commune : Quelle est la quintessence de votre entreprise promotrice de l’IA ?

 Jespère Kiki : Ça fait déjà quelques années que je travaille avec les technologies d’intelligence artificielle. Nous sommes associés à un projet de start-up faisant partie du programme Microsoft for start-up. Dans le cadre de l’événement SENIA, nous avons commencé le développement d’un Chatbot dont le but serait de répondre aux questions des patients avant d’aller consulter un médecin.

 Quelle est sa particularité ?

 Pour le moment , c’est une version démo parce qu’on a fait que nous appuyer sur les technologies existantes dans le monde avec des données disponibles ailleurs mais la particularité serait de travailler avec des données locales, des médecins et spécialistes locaux. Ces données sont un peu plus difficile à trouver quand on est à distance. Mais on profite de l’occasion pour les voir afin de mettre beaucoup de contenus locaux dans ce chat bot pour que ça puisse répondre aux besoins des populations et surtout dans toutes les langues locales que nous utilisons. 

 Pensez vous que ce service pourra indéniablement corriger une situation donnée ?

 Corriger, ce serait un gros mot. Je ne peux pas le dire, mais c’est en fait une assistance. C’est un chat bot dont les conseils que vous aller recevoir proviendront des médecins locaux. Mais pour autant cela ne donne pas des diagnostics médicaux. Il faut aller voir un médecin, les spécialistes. Le chatbot n’est pas là pour remplacer le travail d’un médecin mais il est là pour aider les patients et surtout la clinique, l’hôpital à fluidifier le parcours du patient. On va développer d’autres fonctionnalités plus tard pour intégrer beaucoup plus l’IA dans l’application pour répondre à des difficultés ou des préoccupations qui ne sont pas adressées aujourd’hui.

 Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Résilience après chocs émotionnels : les éclairages de Me Huguette Bokpè Gnancadja aux femmes

La Pdte de l’Inf, Me Huguette Bokpè Gnacadja

« Femmes, chocs émotionnels et résiliences : tu peux redevenir forte et épanouie ». C’est la communication qu’a présentée Me Huguette Bokpè Gnancadja à la conférence Femme d’Impact de ce samedi 13 mai 2023 à l’espace Ifedu de Cotonou. En marge des travaux initiés par le Réseau Femme d’Impact, la présidente de l’Institut national de la femme ( Inf ) a partagé avec la presse, l’essentiel à retenir de sa communication.

Ghislain Gbènakpon

« Le développement de la résilience consiste en une série de décisions qu’on a prises de franchir le cap de deuil de ce qu’on a pu perdre, de la violence qu’on a subie, des séquelles que ça vous a laissées, de franchir ce cap et de prendre la décision de se reconstruire, d’établir ou d’élaborer un nouveau projet de vie qui n’est pas un projet dans lequel on a supprime ce qu’on a vécu mais dans lequel on transcende ce qu’on a vécu. », a expliqué Me Huguette Bokpè Gnancadja.

La présidente de l’Inf fait observer que l’estime de soi est la première clé du développement de la résilience : « C’est l’estime de soi qui précède l’estime de toute autre personne. Il faut savoir s’aimer. Je ne parle pas d’un  amour narcissique, mais il faut savoir s’aimer parce que c’est quand on s’aime, quand on a cultivé l’amour de soi qu’on peut développer de l’empathie vis-à-vis des autres et qu’on peut prendre la décision de continuer la vie en rebâtissant à partir de ce qui a été déconstruit, de ce qui a été détruit. Et sans cet estime de soi, il est impossible de rester optimiste, de se donner de la valeur, de croire que sa vie a une telle valeur que la vie vaut la peine d’être vécue avec ou sans la personne qui est partie soit parce qu’elle s’est séparée de nous brutalement, soit peut-être que la personne est décédée, ou encore d’un travail qu’on a perdu, ou encore d’une crise qu’on a traversée.

L’autre clé de la résilience après de chocs émotionnels qu’on peut retenir de son intervention est l’optimisme. « La résilience, c’est cette capacité que nous avons de continuer de rester optimiste, de continuer d’aller de l’avant, d’avoir des projets de vie et de les réaliser, de recommencer à rêver et de travailler à réaliser ses rêves, de recommencer à croire en soi, de recommencer ou de prendre le risque de croire aux autres », a soutenu pour finir, la présidente Me Huguette Bokpè Gnancadja.

Journée de l’Europe 2023 : le partenariat fort entre le Bénin et l’Ue à nouveau célébré 

L’ambassadrice de l’Ue au Bénin, Mme Sylvia Hartleif lors de son intervention

Une réception à la Résidence de l’Union Européenne ce mardi 9 mai 2023 dans le cadre de la célébration de la Journée de l’Europe a permis de mettre en l’honneur le partenariat fort entre le Bénin et l’Ue. Elle lance aussi la Semaine de l’Europe au Bénin avec à la clé, une série d’activités.  C’était en présence ,entre autres, d’une délégation gouvernementale, des députés à l’Assemblée nationale, des membres du corps diplomatique et consulaire accrédité au !Bénin, des Représentants des organisations internationales, des Représentants du secteur privé,  des Représentants des organisations de la société civile  et de la vie culturelle qui ont massivement répondu à l’invitation de l’ambassadrice  de l’Ue au Bénin, Mme Sylvia Hartleif.

Ghislain Gbènakpon

« Notre réception aujourd’hui vise à mettre à l’honneur la coopération de développement entre l’Equipe Europe, le gouvernement et la société civile du Bénin, le secteur privé, les femmes, les jeunes, bref, tous les Béninois et Béninoises. », a déclaré l’ambassadrice de l’Ue Mme Sylvie Hartleif à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Europe, la fête européenne de la paix et de l’unité. Il faut dire que tous les ans, l’Ue célèbre la fête du 9 mai en Europe et avec ses partenaires du monde entier. Il s’agit de la date anniversaire de la « déclaration Schuman » avec laquelle en 1950, peu de temps après la deuxième guerre mondiale, le ministre des affaires étrangères, Robert Schuman posait les fondations d’une nouvelle forme de coopération politique fondée sur la paix et le vivre ensemble ayant abouti à la création d’une nouvelle Europe unie, pacifique et prospère.  

« L’Ue et le Bénin sont des partenaires de longue date, il y a en effet plus de 60 ans que l’Ue est représentée au Bénin. Nos relations s’inscrivent dans la durée et sont tournées vers l’avenir. Ensemble , l’Ue et le Bénin peuvent contribuer à un monde plus juste et solidaire, promouvant le multilatérisme comme moyen de relever les défis mondiaux, notamment la paix et la sécurité », a soutenu l’ambassadrice de l’Ue au Bénin. La réception à la Résidence de l’Ue a donné le coup d’envoi de la Semaine de l’Europe au Bénin avec beaucoup d’activités au programme. C’est ainsi que par exemple ce jeudi 11 mai, les ambassadeurs de l’Equipe Europe visitent aux cotés des autorités béninoises les projets de coopération bénino-européens dans la région de Cotonou et Calavi. Le 16 mai, l’Ue organise une soirée de cinéma ukrainien à l’institut français, ensemble avec les États membres, le Canada, les Etats-Unis, le Japon et la Suisse. « L’Ue sera toujours un ami du Bénin, et nous sommes convaincus que nous pourrons relever ensemble les défis et saisir les opportunités de demain » , a déclaré pour finir, la diplomate Sylvie Hartleif.

 

 

7 ans de réformes : les CCC et CCA du Littoral s’estiment oubliés et font des propositions à Talon

Une vue de la lecture de la déclaration final sur le rapport d’enquêtz

( Ils réaffirment leur soutien au chantre du Nouveau Départ )

«  CCC et les CCA à l’ère de la réforme du système partisan : bilan et perspectives ». C’est le thème de la journée de réflexion qu’ont organisée ce dimanche 7 mai 2023 à la bourse de travail de Cotonou, le collectif des coordinations communales  de campagne ( CCC ) et des coordinations de campagne d’arrondissement ( CCA ) du Littoral. Occasion pour eux de réaffirmer leur soutien au président Patrice Talon tout en regrettant d’être des oubliés des réformes en générale depuis 7 ans et celle du système partisan en particulier.

Ghislain Gbènakpon

Quelle appréciation faire des 7 ans de gouvernance de Patrice Talon ? Que doit corriger le gouvernement du président Patrice Talon ? Quel reproche à l’égard de la réforme du système partisan ? Quelles propositions pour redynamiser les CCC et CCA au sein des partis politiques ? Telle est la problématique d’abord soumise à l’appréciation des militants à la base des CCC et CCA du Littoral sous forme d’enquête antérieure dont les résultats ont été au cœur de la journée de réflexion du dimanche dernier.  

Une vue partielle des participants

On retient du rapport d’enquête que dans l’ensemble, la base salue les réformes qui ont des impacts positifs dans, entre autres, l’état civile, la mise en œuvre du projet Arch, certains services administratifs tels que la délivrance des actes et le paiement de facture avec la numérisation de l’administration. Toutefois les CCC et CCA ruminent des griefs contre les réformes sous la rupture « La base a déploré la non prise en compte des conséquences sociales de certaines réformes qui ont causé assez de dommages aux populations.  Il s’agit entre autres des cas de licenciements  sans des mesures alternatives. La base à plus de 90 % a souhaité que pour les cas de licenciement pour motif économique , que le gouvernement trouve des mesures alternatives à la maison avant la prise des décisions », indique le rapport d’enquête initiée par les CCC et CCA du Littoral.

Des propositions

S’estimant oubliés après avoir mouillé très tôt le maillot pour l’accession du président Talon à la magistrature suprême en 2016, les membres du collectif des CCC et CCA lui font des propositions pour leur développement personnel et leur promotion dans les partis de la mouvance présidentielle. Sur le premier volet, leur préoccupation s’exprime en termes d’emplois. « Que des mécanismes soient trouvés pour recommander les membres des CCC et CCA sur les chantiers du Programme d’actions du gouvernement ( Pag ). En plus de cela, le collectif a identifié une grande opportunité sur laquelle il souhaite discuter en urgence avec le chef de l’Etat ou le parrain Olivier Boko. Cela peut nous ramener des milliers de membres CCC et CCA en terme de voix », déclare le collectif.

Autre vue partielle des participnts

Sur le plan politique, l’enquête révèle que 89 % des militants à la base souhaitent émerger dans leurs partis respectifs avec toutefois des doléances : « Ils affirment ne pas avoir pour vision de mettre en difficulté la réforme du système partisan mais souhaitent que parallèlement aux partis politiques, le chef de l’Etat puisse continuer à avoir un œil sur ce dispositif que constituent les CCC et les CCA. La base souhaite aussi que les CCC et les CCA soient renforcées dans leurs arrondissements respectifs par leur positionnement pour les élections à venir ».

Ils ont dit

En marge des travaux de cette journée de réflexion, des membres du collectif ont accepté donner leurs impression à la rédaction. C’est le cas de Simon Pierre Dovonou et de Ulrich Odunlami du 10 e arrondissement. Lire ci-dessous leurs interventions.

Simon Pierre Dovonou, du 10 e arrondissement

« Je suis parmi les CCC et CCA, ceux qui ont amené le président Patrice Talon au pouvoir en 2016. Nous avons initié cette journée de réflexion pour nous retrouver et échanger parce que depuis 2016, nous avons été délaissés. On nous a orientés vers les partis politiques. Moi je suis du BR, candidat aux communales de 2020. Mais malheureusement, on ne se retrouve pas dans les partis politiques. Et ce, malgré que c’est nous qui avons amené le président Talon au pouvoir. Nous nous sommes retrouvés ici surtout pour dire au chef de l’Etat que nous sommes toujours là. Si les CCC et les CCA étaient considérés à leur juste valeur dans les partis politiques, la mouvance n’allait pas être battue comme elle l’a été aux dernières législatives du 8 janvier 2023. A mon humble avis, le président Patrice Talon devrait garder les CCC et CCA à part. Ils ne devraient pas se fondre dans les partis politiques. Donc nous disons au chef de l’Etat de penser de nouveau à nous, de toujours compter sur nous pour de grandes victoires »

 Ulrich Odunlami, CCC, 10e arrondissement

« Il s’agit pour nous par cette initiative de montrer au président Patrice Talon que nous les CCC et CCA sommes toujours là, derrière lui mais que nous n’avons rien obtenu. Malgré cela, nous appelons les CCC et les CCA à ne pas se décourager car d’une manière ou d’une autre, nous n’avons pas fait un mauvais choix en 2016. Ceci parce que quand on voit les réalisations du président Talon, c’est vraiment probant par rapport aux objectifs de départ. Mais tout ce qu’on reproche au président Talon, c’est de ne pas œuvrer pour que les CCC et CCA soient dans de bonnes conditions. Comme on le dit, c’est nous qui l’avons amené en 2016, mais en contrepartie, il nous a oubliés, il nous a délaissés. Cependant, j’appelle les CCC et les CCA à ne pas se décourager parce que d’une manière ou d’une autre, l’objectif a été atteint »

Cosi-Bénin : La fédération du secteur informel forme ses militants sur leur droits et devoirs

Une vue de famille des participants

La Fédération des syndicats du secteur informel de la Cosi-Bénin ( Fessi-Cosi Bénin ) a formé ce samedi 6 mai 2023 dans l’enceinte de l’arrondissement d’Agblagadan à Sèmé-Kpofji, ses membres sur leurs droits et devoirs en milieu syndical. C’est à la faveur d’une journée de réflexion sous la houlette de la secrétaire générale Olga Kogblévi avec le soutien financier de la Cosi-Bénin.

Ghislain Gbènakpon

La Sg Olga Kogblévi entourée d’autres responsables de la Fessi-Cosi Bénin

La Fédération des syndicats du secteur informel de la Cosi-Bénin ( Fessi-Cosi Bénin ) a le souci de la maîtrise par ses membres de leurs droits et devoirs en tant que syndiqués. C’est ce qui justifie la journée de réflexion qu’elle vient d’organiser à cet effet avec pour communicateur M. Arnaud Kogblévi. Ils sont 35 militants dont entre autres, des couturiers et couturières, des garagistes, des dames des marchés, des coiffeurs et des prestataires de services de sonorisation et d’animation qui ont bénéficié de cette formation.

Une vue partielle des militants bénéficiaires

Au terme d’une communication assez participative, les militants de la Fessi- Cosi Bénin retiennent que leur premier devoir est payer leurs droits d’adhésion et leurs  cotisations. Ensuite, ils doivent respecter les textes du syndicat et participer aux réunions et aux activités. S’agissant des droits, on retient le droit d’être formé, le droit d’être électeur et éligible, le droit d’être défendu, le droit d’être assisté, le droit d’exprimer ses opinions sur des sujets à l’ordre du jour aux réunions.

 Plaidoyer sur la cotisation

La Sg Olga Kogblévi lors de son plaidoyer

 Il faut dire qu’un accent particulier a été mis sur le devoir de cotisation des militants en milieu syndical à cette journée de réflexion. A la suite du communicateur qui a souligné que c’est l’acquittement de ce devoir qui ouvre la possibilité de jouir des droits, la secrétaire général de la Fessi-Cosi a eu l’occasion de revenir à la charge à l’adresse des participants. « Les cotisations sont nécessaires pour la régularité des formations. Nous ne devons pas toujours attendre la Cosi pour organiser des formations. On doit pouvoir le faire par nous-mêmes.  Nous sommes 11 syndicats de base dans la fédération. Si les cotisations des membres sont régulières, la fédération aura plus d’autonomie et de facilité a prendre des initiatives. Nous devons prendre l’habitude de cotiser ; sinon, nous serons comme l’a dit d’ailleurs le Sg Chadaré que des membres observateurs au sein de la confédération », a soutenu avec véhémence la Sg Olga Kogblévi.

42 e Convention du District Multiple 403 de LCI : le grand oral du lion Jean-Claude Crinot sur la diversité et l’inclusion

Le lion Jean-Claude Crinot, past gouverneur du district 403 A2

La 42e convention du district multiple 403 de Lions clubs International ( LCI )qu’abrite Cotonou du 4 mai au 6 mai 2023 a pour conférencier principal, le Past Gouverneur du district 403 A2 qui a présenté la communication inaugurale sur le thème « La diversité et l’inclusion, des atouts pour le district multiple ». A la faveur d’une interview à la presse, le lion Jean-Claude Crinot, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait part de l’essentiel à retenir de son message.

Ghislain Gbènakpon

« Le thème de ce congrès porte sur la diversité et l’inclusion comme des atouts pour le district multiple 403. Qu’est-ce nous voulons dire par là ? En fait, notre district multiple est un district vaste. Il va de la Mauritanie jusqu’au Tchad. Il inclut 22 pays. C’est l’un des districts les plus vastes du monde avec 9000 membres. Quand on a cette échelle, effectif et  géographique, il s’entend qu’on a une population diversifiée, on couvre des territoires divers, on inclut de cultures diverses. Donc la diversité telle qu’on en parle est au cœur de notre organisation.  Donc nous sommes divers. Nous avons des cultures, des races, des professions et des tailles différentes. Comment faire fonctionner tout cet ensemble. C’est là qu’intervient le facteur de l’inclusion qui consiste à faire participer tous ceux qui sont dans le groupe, de manière équitable, chacun en fonction de ses capacités, de ses talents et quelles que soient la profession, la religion, la race , le sexe et quel que soit même le handicap que vous avez, il y a une place pour vous aux Lions Clubs, il y a une place pour vous dans le district 403 », a expliqué M. Jean-Claude Crinot.

Le past gouverneur du district 403 A2 n’a pas manqué de relever l’objectif des assises de Cotonou : « Nous sommes venus réfléchir pour faire en sorte que tous ceux qui répondent à ces critères puissent participer pleinement à nos actions de service . Et vous savez que la mission de lions clubs international est de servir. Servir les plus démunis, apporter de la joie là où il y a de la peine, apporter de la nourriture là où il y a la faim, préserver l’environnement, prendre en charge les enfants qui sont victimes du cancer et lutter contre la cécité. C’est ça que nous faisons depuis bientôt plus de 100 ans et plus de 70 ans en Afrique.  Et nous allons continuer. L’objectif de notre convention ici à Cotonou est de voir comment repartir sur de meilleures bases avec ce que nous avons de différent pour faire du district multiple 403 quelque chose de plus grand »

Promotion du panafricanisme : Denis Assongba, Dah Tovomandjèhougni défend la culture vestimentaire de l’Afrique à un colloque

Le panafricaniste et ambassadeur mondial de la paix, Dah Tovomandjèhougni

Comme annoncé, le président de l’Ong Midogbékpo Corporate, Denis Assongba, Dah Tovomandjèhougni a pris part les 25, 26 et 27 avril 2023 à un important colloque sur le panafricanisme. Cet événement qui a réuni à Ouidah de grandes figures du panafricanisme en Afrique, des personnalités politico-administratives et des béninois de la Diaspora, a été placé sous le thème « Le panafricanisme, regards croisés des grands hommes et perspectives pour des actions urgentes ».

La rédaction

 Dans son discours à ce  colloque Dah Tovomandjèhougni s’est dit gêné de voir pour un évènement qui porte sur le panafricanisme des participants habillés comme des colons. Et le comble, selon lui, c’est la langue du colon qui est parlée. « Pour une si belle initiative qui nous interpelle nous Africains à défendre une fois encore l’idéologie panafricaniste, je trouve inapproprié que les participants pour la plupart soient habillés en costume. Et pis, nous faisons la promotion de la langue des colons » a laissé entendre Dah Tovomandjèhougni. L’ambassadeur mondial de la paix a indiqué que l’idéal serait que chaque participant soit habillé en tenue locale et que chacun parle sa langue.  » Notre habillement doit être le reflet de ce que nous défendons. Voyez-vous, j’ai fait 36 ans aux États-Unis je maîtrise couramment l’anglais. Ce n’est pas une raison pour venir parler l’anglais ici sachant que la langue de chez moi, celle de mon identité nègre africaine, c’est le fon » a précisé Dah Tovomandjèhougni tout en invitant les organisateurs à mieux faire les prochaines fois. Pour Denis Assongba, le combat pour le panafricanisme a encore du chemin tandis que des grands noms défenseurs de cette idéologie ont déjà tracé le chemin. « J’ai été choqué un jour quand j’ai vu un africain gifler son enfant en public parce-que il a parlé sa langue maternelle en public. Avec cette attitude, nous avons encore du chemin ». Pour finir, Dah Tovomandjèhougni a invité les défenseurs de la cause africaine à prendre leurs responsabilités et à se valoriser car selon lui, il est temps que l’Afrique se réveille.

 Rappelons que, deux objectifs principaux ont motivé ce colloque. Il s’agit de mettre à jour quelques aspects des connaissances liées à  l’idéologie panafricaniste  à travers plusieurs thématiques afin de déblayer davantage la voie vers des actions urgentes et pragmatiques. C’était aussi l’occasion de rendre un hommage mérité, à travers plusieurs rites, aux illustres panafricanistes qui ont rejoint nos ancêtres. Durant les trois jours qu’ont duré le colloque, les participants ont eu droit à des communications qui ont fait objet de débats autour des panels de discussion. Le premier panel est intitulé: « Histoire du Panafricanisme : des grandes figures au développement de l’Afrique » avec pour Modérateur : Amzat Boukari YABARA. Le deuxième panel intitulé: « Les Soixante ans de l’Organisation de l’Unité Africaine : de l’OUA à l’UA » a été animé par Bienvenu ANTONIO. Le panel 3, concerne: « L’Afrique dans les conflits mondiaux » avec pour Modérateur : Alphonse GAGLOZOUN et enfin un quatrième panel a porté sur le professeur  « Honorat Joseph AGUESSY, un héritage panafricain contemporain » avec pour Modérateur : Roger K. SESSOU.

 Un hommage mérité a été rendu aux illustres panafricanistes qui ne sont plus de ce monde, dont le professeur  Honorât Joseph Aguessy.

Mandat 2022-2023 de Lions Clubs International : les gouverneurs du district multiple 403 font le bilan du 3e trimestre d’activités

Une vue de famille des participants

A la veille de l’ouverture des travaux de la 42e convention congrès de District Multiple 403 de Lions Clubs International à Cotonou, l’hôtel Golden Tulip a abrité la troisième réunion du conseil des gouverneurs qui a passé en revue leurs activités du 3e trimestre du mandat 2022-2023. C’était ce mercredi 3 mai sous la houlette du président dudit conseil, le gouverneur Louis Aléka-Rybert.

Ghislain Gbènakpon

« Chacun des districts A1, A2, A3, A4 et B1 présente leurs actions au cours du 3e trimestre Janvier, février et mars et on fait des commentaires des analyses et surtout des recommandations. Quand le district se porte bien on lui adresse des félicitations. Et pour les districts qui ont des performances moindres, on essaie de coacher, de trouver des solutions aux problèmes qui peuvent se poser ». Ainsi s’exprimait à la faveur d’une interview à la presse, le président Louis Aléka-Rybert pour mettre en lumière l’objectif de cette troisième réunion du conseil des gouverneurs.

Le président Louis Aléka-Rybert

On retient de son intervention que le district multiple 403 couvre 22 pays africains avec 5 districts dont les gouverneurs ont un mandat d’un an qui court du 1er juillet au 30 juin. Et chaque mandat enregistre trois réunions dont la première en novembre et les deux autres en février et mai. C’est la troisième qui connait la convention et le congrès au cours desquels il y a le renouvellement des instances. « Alors donc,  périodiquement, nous observons la situation des effectifs, nos activités de service pour voir où est-ce qu’on en est par rapport aux objectifs qu’on s’est fixé en début de mandat. On fait une première étape en novembre pour voir ce qui est fait entre juillet, août, septembre. En février, nous observons ce qui est fait entre octobre, novembre et décembre, et actuellement nous observons ce que nous avons fait entre janvier, février et mars puisque nous tendons vers la fin du mandat. », a expliqué le président Louis Aléka-Rybert.

Lions Clubs International : bilan élogieux pour le gouverneur Cheickna Diawara du District 403 A1 à la 3e réunion du cabinet à Cotonou

Le Gouverneur Cheickna Diawara

En marge de la 42e Convention congrès du District multiple 403 de Lions Clubs International au palais des congrès de Cotonou, le District 403 A1 a tenu ce mardi 2 mai 2023 sa troisième réunion du cabinet. Il en ressort un bilan élogieux pour le Gouverneur Cheickna Diawara qui est allé au-delà des objectifs qu’il s’est assigné pour son mandat 1er juillet 2022-30 juin 2023.

Ghislain Gbènakpon

« Nous avons atteint les objectifs. Nous les avons même dépassés. Car au titre des activités de service pour venir en aide aux plus démunis, on s’était fixé mille activités. Et aujourd’hui, nous sommes à 7500 activités. Aussi, nous avons une fondation aux Etats-Unis qui aide les clubs à financer les activités qu’ils mènent.  Et on s’était dit qu’on allait aider notre fondation à hauteur de 44.000 dollars. Aujourd’hui à deux mois de la fin du mandat, nous sommes à 44.048 dollars. Nous sommes donc à 100% des objectifs que nous nous sommes fixés », a soutenu le Gouverneur Cheickna Diawara à la faveur d’une interview à la presse au terme des travaux de la 3e réunion du cabinet.

Une vue de famille des participants

Il ressort de son intervention que le District 401 A1 est une structure de Lions Clubs International composée de 8 pays que sont Cap-Vert, Gambie, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Sénégal, Mauritanie, le Niger et le Mali. « C’est la 3e réunion de cabinet après celle du 1er et 2e trimestre pour faire le point des réalisations durant le 3e trimestre afin de savoir à quel niveau nous sommes par rapport aux objectifs que nous nous sommes fixés au début du mandat. Nous sommes donc là pour faire le point des activités menées au profit des plus démunis. La philosophie de notre association est de leur venir en aide . C’est aussi d’aider nos États à renforcer le partage, la solidarité pour que les tensions sociales dans nos pays puissent baisser. Sans partage, les tensions peuvent prendre l’ascenseur pour ainsi dire. Donc, nous sommes là pour faire le point des activités menées pour le bien-être des populations. », a expliqué le Gouverneur Cheickna Diawara.

Smig et déclaration à la CNSS : les militants de la Fédération secteur des employés de la Cosi-Bénin sensibilisés ce 1er mai

Une vue de famille des militants

La sensibilisation des employés domestiques et du commerce sur les nouvelles décisions du gouvernement à leur profit à savoir le relèvement du Smig et leur déclaration à la CNSS était ce 1er mai 2023 au cœur des manifestations de la journée internationale du travail à la Fédération des syndicats du secteur des employés de la Cosi-Bénin ( Fesse-Cosi-Bénin ). C’était à la bourse du travail de Cotonou en présence des secrétaires généraux des deux syndicats de base en l’occurrence M. Amavi Dégué du Syndicat national  des travailleurs domestiques du Bénin ( Syntrad-Bénin) et Sg de la Fesse/Cosi-Bénin d’une part et de l’autre, M. Glèlè du Syndicat national des employés de commerce du Bénin  ( Synec-Bénin).

Ghislain Gbènakpon

Le Sg Amavi Dégué lors de son allocution

« Il est très important pour nous de nous approprier ces informations et de rechercher les voies et moyens et les stratégies visant à amener les employeurs taciturnes au respect des normes et textes en vigueur. Au delà du caractère festif que revêt la présente manifestation , je vous invite à mener individuellement et collectivement les réflexions sur le sujet en vue de l’amélioration de nos conditions générales de vie », a déclaré le secrétaire général de la Fesse-Cosi-Bénin, M. Amavi Dégué dans son allocution de circonstance à l’adresse des militantes et militants du Syntrad et du Synec au cours de cette sensibilisation sur le relèvement du Smig et la déclaration des employés à la CNSS décidés par le gouvernement à leur profit.

Une vue partielle des militants en séance

Il était question pour le Sg Amavi Dégué et son homologue M. Glèlè du Synec de mobiliser les militants autour des stratégies idoines à mettre en œuvre pour amener les employeurs du secteur privé à appliquer ces deux mesures salvatrices prise par le gouvernement et qui produisent déjà leurs effets dans le public. « Nous devons nous unir, nous donner la main pour faire la lutte ensemble. Si nous, secrétaires généraux des deux organisations sœurs à savoir le Syntrad-Bénin et le Synec-Bénin sommes ensembles, c’est parce que nous avons compris que nous avons d’une manière ou d’une autre, les mêmes employeurs et que c’est dans une synergie d’actions qu’on pourra obtenir gain de cause », a déclaré le Sg Amavi Dégué au cours des échanges avec les militants.