Le Général Francis Awagbè Béhanzin recevant son attestation du président Umaro Sissoko Embalo
Le Bénin une fois encore honoré à l’extérieur à travers l’un de ses fils. Le Général Francis Awagbè Béhanzin, ancien commissaire aux Affaires Politiques, Paix et Sécurité de la Cedeao vient d’être reçu dans l’Ordre National de Mérite de la Guinée-Bissau après sa nomination par le président Umaro Sissoco Embalo pour service rendu à la nation. Pour rappel, il a été aussi conseiller militaire de la Cedeao en Guinée Bissau.
Ghislain Gbènakpon
Le Pdt Umaro Sissoco Embalo décorant le Gl Francis Béhanzin
« Je voudrais dire toute mon émotion face à ce geste de reconnaissance que le chef de l’Etat de la Guinée-Bissau, le Général Umaro Sissoco Embalo vient de faire à mon endroit et à l’endroit de toute ma famille, naturellement en commençant par mon épouse. Il vient de me nommer dans l’ordre national de mérite de la Guinée-Bissau ; une grande reconnaissance pour les services que j’aurais rendus à la nation bissau-guinéenne », a déclaré le Gl Francis Béhanzin après avoir reçu sa distinction des mains du président Umaro Sissoko Embalo.
Le Gl Francis Béhanzin après sa distinction
Le lauréat n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude à la nation bissau-guinéenne. « La Guinée-Bissau est une nation très chère à toute l’Afrique de l’Ouest parce que ayant combattu la colonisation de façon vaillante. C’est un grand pays adulé par toute l’Afrique. Je voudrais féliciter le chef de l’Etat Umaro Sissoco Embalo pour tout ce qu’il est en train de faire afin que l’unité nationale revienne dans ce pays ; la concorde, la cohésion sociale de toutes les filles et fils de la Guinée-Bissau », a déclaré le Gl Francis Béhanzin.
Le Pdt du Repab, M. Jonas Montcho recevant son Trophée et son certificat
( Le Repab à nouveau honoré )
Oscar de l’artisanat , de l’innovation et de la recherche en Afrique, 12 e édition ( Alopheir 2023 ). C’est la distinction qu’a reçue de l’Ong Ifè Africa ce samedi 27 mai 2023 à Majestic de Cotonou, le président du Réseau des producteurs d’ananas du Bénin ( Répab ), M. Jonas Codjo. Montcho.
Ghislain Gbènakpon
« Pour votre expertise dans le domaine de l’ananas, votre leadership et vos contributions à l’émergence de l’Afrique, cette distinction vous a été décernée pour servir et valoir ce que de droit ». C’est ce qui se lit sur le certificat de distinction de M. Jonas Codjo Montcho qui indique les principales motivations de son identification par l’Ong Ifè Africa.
Il faut dire que de part ses activités dans la commune enclavée de Zè où il réside, le président du Repab contribue d’une manière ou d’une autre à l’émergence de l’Afrique. En effet, en plus de l’ananas, M. Jonas Montcho est aussi dans l’élevage et autres cultures comme le maïs, le manioc, le soja, etc.
Le lauréat Jonas Montcho et les siens
« Je remercie l’Ong Ifè Africa pour son initiative. Je remercie mon coach M. Cosme et mon directeur exécutif M. Damien Kiki. Cette initiative permet de jeter un coup de projecteur sur les valeurs cachées dans différents secteurs d’activités qui travaillent pour le développement de la nation ». C’est ainsi que se résument les interventions de M. Jonas Montcho après sa distinction et face à la presse . Pour l’homme, cette distinction l’engage à toujours mieux travailler pour davantage la mériter. Avant lui, le directeur exécutif du Repab , M. Damien Kiki a été distingué.
Les membres du bureau exécutif du Syntisad-Cotonou
(Le discours rassurant du Sg élu Fidégnon Akpovi)
Syndicat des travailleurs des institutions sanitaires diocésaines de Cotonou ( Syntisad-Cotonou ). C’est la dénomination de la nouvelle organisation syndicale qui vient de voir le jour à la faveur de son congrès constitutif ce lundi 29 mai 2023 à la bourse du travail à Cotonou. Elle est le fruit d’une mutation du Syntra-St Luc qui après plus de 7 ans d’existence, étend ses tentacules à d’autres institutions sanitaires diocésaines ( Isd ) de Cotonou. Au terme des travaux du congrès lancés par M. Machoud Batoko, secrétaire général adjoint de la Cosi-Bénin, la confédération d’affiliation et conduits par M. Adolphe Houssou, secrétaire général de la Fédération nationale des syndicats du secteur de la santé affiliés à la Cosi-Bénin ( Fenssa ), M. Fidégnon Akpovi est élu secrétaire général du Syntisad-Cotonou à la tête d’un bureau exécutif de 15 membres pour un mandat de 5 ans.
Ghislain Gbènakpon
La tribune d’honneur
« Au niveau des institutions sanitaires diocésaines, une direction diocésaine de la santé a été installée. Depuis lors, nous les travailleurs des différents centres de santé à vocation humanitaire à savoir St Luc, St Jean, Sotchanhoué, Sègnon , Padre Pio de Cotonou et de la pharmacie diocésaine, avons toujours eu le désir de nous mettre ensemble dans un creuset syndical. Et petit à petit, chemin faisant, ce jour est arrivé aujourd’hui. Je voudrais nous en féliciter », a expliqué dans son allocution de bienvenue, le président du comité d’organisation du congrès, M. Bruno Dossougouin qui a remercié la Cosi-Bénin pour son soutien financier et la Fenssa pour son accompagnement.
Une vue des congressistes engagés
Il ressort des textes du Syntisad-Cotonou que celui-ci a pour objectifs, entre autres, d’œuvrer pour le développement harmonieux et durable des Isd de Cotonou, de contribuer à l’amélioration des conditions de travail et de vie de ses membres, de défendre de façon objective leurs intérêts moraux, matériels et professionnels, de lutter contre toutes formes de discrimination, de lutter pour la défense des libertés syndicales et démocratiques aux cotés des autres travailleurs béninois. Dans son intervention d’ouverture des travaux du congrès, le 1er Secrétaire général adjoint de la Cosi-Bénin, M. Machoud Batoko a félicité les travailleurs des Isd de Cotonou pour l’initiative de se constituer en un syndicat avant de les inviter à rester soudés autour du bureau exécutif . Et pour le premier mandat de 5 ans, les congressistes ont porté leur choix sur le désormais secrétaire général du Syntisad-Cotonou, M. Fidégnon Akpovi qui a tenu à rassurer.
« Rien d’illégal »
Le Secrétaire général élu du Syntisad-Cotonou
On retient essentiellement de l’intervention du tout premier secrétaire général du Syntisad-Cotonou, le souci de rassurer les travailleurs des Isd du caractère foncièrement légal de l’initiative. « Chers camarades, je voudrais vous dire de ne pas avoir peur. Nous ne faisons rien d’illégal. Le syndicalisme est prévu par nos textes. Donc, personne ne doit avoir peur d’appartenir à un syndicat. De même, on n’obligera personne à appartenir à notre syntisad ; mais nous travaillerons à ce que beaucoup nous rejoignent », a soutenu le Sg Fidégnon Akpovi.
Il faut dire que la direction diocésaine ainsi que les dirigeants des différentes Isd de Cotonou ont aussi des raisons d’être rassurés. « Nous n’avons rien contre nos employeurs. Nous sommes des partenaires sociaux. Personne n’est contre personne. Nous sommes appelés à dialoguer et à rechercher les solutions qui améliorent les conditions des uns et des autres. », a déclaré pour finir , le Sg élu du Syntisad-Cotonou.
LES MEMBRES DU BUREAU EXECUTIF DU SYNTISAD-COTONOU
1- SG (Secrétaire Général): M. AKPOVI D. Fidégnon 2- PSGA (Premier Secrétaire Général Adjoint): Mme OGUIN DETCHOU Alfrice 3- DSGA (Deuxième Secrétaire Général Adjoint): M. NIHATIN Hospice 4- SA (Secrétaire Administratif): M. AGOSSOU Salvador 5- SAA (Secrétaire Administratif Adjoint): Mme ELEGBEDE Jacqueline 6- TG (Trésorier Général): Mme SOMAKOU GANDAHO Estelle 7-TGA (Trésorier Général Adjoint): Mme ZOLA Odile 8- SOMJ (Secrétaire chargé de l’Organisation et de la Mobilisation des Jeunes) : M. DANTA Marcellin 9- SOMGF (Secrétaire chargé l’Organisation et de la Mobilisation de la Gent Féminine: Mme LANTONKPODE Clémence 10- SEOF (Secrétaire chargé de l’Education Ouvrière et de la Formation): M. DOSSOUGOUIN Bruno 11- SAEOF (Secrétaire Adjoint chargé de l’Education Ouvrière et de la Formation): M. QUENUM Alexandre 12-SRASS (Secrétaire chargé des Revendications, des Affaires Socioculturelles et Sportives): M. ADJANON Gualbert 13- SARASS (Secrétaire Adjoint chargé des Revendications, des Affaires Socio-culturelles et Sportives): Mme AÏZANNON Glawdys 14- PC (Premier Conseiller) : M. DAMASSOH Michel 15- DC (Deuxième conseiller) : Mme AGUESSY Irmine
COMMISSAIRES AUX COMPTES
1- M. MEDAGBE Bruno 2- M. BADOU Cyril 3- Mme DAGBA Pauline
Le Dr. Dénis Assongba, Dah Tovomandjèhougni espère toujours être reçu par le Pdt Patrice Talon
( La promotion de la culture béninoise pourtant à l’ordre du jour )
Intronisé Empereur mondial de la culture à Maryland à Washington DC, nommé Ambassadeur de la paix dans le monde par WOLMI à New York, le Président de l’Ong Midogbékpo Corporate, digne fils de la terre de Houégbadja, de Béhanzin, de Guezo, Té Agbanlin, de Bio Guerra, béninois bon teint, le Dr Denis Assongba, Dah Tovomandjèhougni fait depuis des années la promotion de la culture africaine en général et celle béninoise en particulier, multiplie ses inlassables efforts pour l’enracinement de la culture endogène béninoise et africaine aux Etats Unis et fait la fierté de son pays le Bénin dans le monde. Cependant, il cherche éperdument l’occasion de rencontrer le Président de son Etat, son excellence Patrice Guillaume Athanase Talon pour échanger avec lui sur les enjeux de sa mission, ses difficultés éventuelles, lui faire des propositions sans oublier de lui adresser ses vives félicitations pour son travail chaque jour acharné pour révéler le Bénin à travers ses courageuses réformes entreprises depuis 2016.
Le Pdt Patrice Talon
En effet, selon les informations reçues, le vénérable Dr Denis Assongba Dah Tovomandjèhougni a eu à adresser plusieurs lettres de demande d’audience à l’endroit du Chef de l’État qui n’ont jamais abouti. Ses lettres d’audiences déposées par voie diplomatique par l’Ambassade du Bénin aux États-Unis ainsi que d’autres déposées à la Présidence de la République du Bénin, avec de bonnes accusés de réception à lui notifiées ne sont plus à démontrer. Mais qui serait en train d’empêcher la bonne destination de ses demandes d’audiences pour ses nobles projets à exposer au Chef de l’État Patrice Talon ? Pour faire court, le président de l’Ong Midogbékpo Corporate, le Dr Denis Assongba Dah Tovomandjèhougni serait très heureux de pouvoir rencontrer son excellence, le président Patrice Talon dans les tout prochains jours pour des questions qui touchent à la promotion de la culture africaine en général et celle béninoise en particulier et l’enracinement de cette culture aux Etats Unis et dans le monde.
M. Honoré Abouta, Pdt de l’Ong Les Œuvres d’Amour une fois encore distingué
L’Organisation non gouvernementale (Ong) Paix et Liberté a tenu le samedi 27 mai 2023, à la salle rouge des Palais des congrès de Cotonou, la 8e édition du « Palme Cardinal Gantin des Artisans de Paix. Une cérémonie solennelle au cours de laquelle une cinquantaine de personnes ont été récompensées pour leurs œuvres en faveur de la construction d’une paix durable. Parmi les récipiendaires, se trouve Honoré Abouta, un homme effacé doublé d’une simplicité rare qui force l’admiration.
Une nouvelle distinction pour le président de l’ONG « Les œuvres d’amour », Honoré Abouta. Ce dernier a reçu cette fois-ci, le prix du « Palme Cardinal Gantin des Artisans de Paix », une initiative de l’ONG Paix et Liberté qui récompense celles et ceux qui construisent dans l’esprit des Hommes, la paix et qui travaillent au respect de la dignité humaine.
En effet, Honoré Abouta est connu pour sa spontanéité à œuvrer pour la paix en portant assistance aux personnes dans le besoin. Comme l’indique son ONG « Les œuvres de l’amour », le récipiendaire est caractérisé par son souci de créer une atmosphère paisible autour de lui. « Ce sont les œuvres que nous faisons qui ont été remarquées et qui nous permettent aujourd’hui de recevoir cette distinction », a-t-il affirmé.
À l’en croire, les actes que l’homme pose sonnent mieux que ce qui sort de sa bouche. Une chose qu’il a bien intégrée dans sa vie de tous les jours. « Nous devons démontrer le sens de l’amour qui est en nous », a-t-il fait savoir invitant par la même occasion, tous les hommes à avoir une vie qui soit utile à l’humanité. « Rien ne vaut plus que l’amour dans la vie. Cultivons la paix et nous verrons le sens de cette vie », a-t-il conseillé.
Une vue de famille des stagiaires avec leurs attestations, des instructeurs et des officiels
La session de formation sur le contrôle des navires pour une lutte efficace contre la criminalité maritime au Bénin organisée par l’Union Européenne dans le cadre du projet Seacop mis en œuvre par Expertise France a pris fin ce vendredi 26 mai 2023 avec la remise des attestations aux stagiaires. C’était sous la houlette du coordonnateur régional du projet Seacop M. Akizi-Egnim Akala, du préfet maritime, le capitaine de vaisseau Maxime Ahoyo et de la représentante de l’Union européenne, Delphine Marié.
Ghislain Gbènakpon
« Je vous encourage tous à mettre en pratique les connaissances acquises lors de cet atelier. Vous êtes désormais équipés pour contribuer à des opérations de contrôle de navires plus efficaces et à la sécurisation de nos eaux. Ensemble, nous pouvons faire une réelle différence dans la lutte contre les activités illégales en mer », a déclaré le préfet maritime, capitaine de vaisseau Maxime Ahoyo dans son allocution de clôture de la session de formation des acteurs de la lutte contre la criminalité maritime et le commerce illégal maritime au Bénin qui s’est déroulée du 22 au 26 mai 2023 à l’hôtel Bénin Royal de Cotonou.
Un stagiaire recevant son attestation des mains du préfet maritime , le capitaine de vaisseau Maxime AhoyoLa représentante de l’Ue Delphine Marié vient de remettre à un stagiaire son attestation
Au terme des cinq jours de formation, les bénéficiaires représentant une diversité d’administrations, d’organisations dont la marine nationale, la police républicaine et la douane ont reçu officiellement leurs attestations des mains du préfet maritime et de la représentante de l’Ue Delphine Marié. Il faut dire qu’ils ont eu l’opportunité de s’approprier grâce aux experts instructeurs, la notion de ciblage des navires, l’organigramme d’un navire de commerce et la typologie des navires, les plans et archinav, les caches à bord, la présentation des moyens de preuves.
Dans son intervention, le coordonnateur régional du projet Seacop a remercié, au nom de Expertise France, les autorités béninoises pour toutes les facilités accordées pour la tenue de cette session de formation, la Délégation de l’Union européenne pour son soutien financier, les instructeurs et les stagiaires pour leur disponibilité. « Je suis sûr qu’avec le préfet maritime et toutes les autres autorités, nous allons fédérer nos énergies pour continuer à nous battre pour que l’espace maritime soit accessible aux agents des forces de défense et de sécurité, aux agents chargés de fouille des navires que vous êtes. Ceci passera évidement par la création d’une unité de fouille des navires », a déclaré M. Akizi-Egnim Akala.
M. Gildas Gnonhoué, directeur technique de la société SIAMBénin
Au nombre des participants à l’atelier de sensibilisation du secteur privé béninois sur les opportunités qu’offre la Banque mondiale en termes de marchés publics pour les projets d’investissement qu’elle finance organisé par l’Autorité de régulation des marchés publics ( Armp ) ce mercredi 24 mai 2023 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou, il y a le directeur technique de la société SIAM Bénin. Lors des débats et à la faveur d’une interview à la presse, l’ingénieur en génie mécanique spécialiste en chaudronnerie M. Gildas Gnonhoué, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a regretté la quasi absence des entreprises locales dans l’exécution des marchés publics en général et a plaidé pour que davantage de places leur soient réservées.
Ghislain Gbènakpon
« Déjà pour les opportunités qui sont sur place , ils nous ont fait comprendre que le pays avance. Effectivement, on peut constater que le pays avance. Mais est-ce que les entrepreneurs locaux profitent réellement de cette avancée ?. Voilà ce qui me tient personnellement à cœur. Est-ce que nous en profitons ? Je ne crois pas. », a soutenu M. Gildas Gnonhoué.
Le directeur technique de la société Siam a donné deux exemples pour étayer son affirmation. Le premier est le projet est la zone industrielle de Glo Djigbé. « C’est un grand projet qui emploiera certainement beaucoup de Béninois. Ça, c’est ce que le Bénin gagne déjà. Mais ce qu’on est censé aussi gagner, c’est que les entreprises locales puissent gagner aussi des marchés. Moi, j’ai postulé pour un marché dans la cette zone industrielle. J’ai proposé un prix. Il en est de même pour d’autres entreprises béninoises. Mais aucune n’a été choisie. Ils ont préféré faire venir la main d’œuvre de l’Inde parce que nous serions chers », a-t-il regretté.
L’autre exemple et le plaidoyer
Le deuxième exemple évoqué par M. Gildas Gnonhoué est le projet Pipeline Niger Bénin : « C’est aussi un bon projet qui permet au Bénin de gagner le droit de passage du produit pétrolier. Le pays va y gagner. Mais combien d’entreprises béninoises y participent ? Et elles ont combien d’années d’existence ? Vous allez voir qu’en majorité, c’est des sociétés créées il y a 1 an 2 ans. Et qui ont été créées dans un objectif précis. Alors que nous avons des sociétés locales qui ont 30 ans , 20 ans d’expériences qui sont en train de chômer. Certains parlent de main d’œuvre peu qualifiée pour expliquer la situation. Mais c’est quand-même Siam qui a réalisé une très bonne partie du pipeline qui relie le port de Cotonou au dépôt Dpb ex Sonacop. On dit qu’il n’a pas de compétence sur place. Ce n’est pas vrai ! » Le directeur technique de Siam plaide pour que tout soit mis en œuvre en vue de finir avec la situation de parents pauvres de l’exécution des marchés publics que vivent les entreprises locales dans le cadre des projets d’investissement au Bénin ; ceci pour un partage équitable de la richesse nationale. « Il faut que la richesse soit partagée. Car, on a comme l’impression qu’il y a la richesse mais elle n’est pas partagée. Il faut effectivement qu’elle soit partagée. », a-t-il soutenu.
Il se tient depuis ce lundi 22 mai 2023 à l’hôtel Bénin Royal de Cotonou, une session de formation des acteurs de la lutte contre la criminalité maritime sur le contrôle des navires. Elle s’inscrit dans le cadre du projet Seacop financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France. C’est le contrôleur général de police François Fontéclounon, représentant du directeur général de la police républicaine qui a officiellement lancé cette formation qui dure 5 jours. Il avait à ses cotés, le préfet maritime , capitaine de vaisseau Maxime Ahoyo, le représentant de l’Ue, M. Pavlos Evangelidis et le coordonnateur régional du projet Seacop, M. Akizi-Egnim Akala.
Ghislain Gbènakpon
Notion de ciblage des navires, organigramme d’un navire de commerce et typologie des navires, plans et archinav, les caches à bord, présentation des moyens de preuves et surtout des exercices à bord de navires. Voilà ainsi résumé le menu de cette session de formation de cinq jours financée par l’Union européenne au profit des éléments de la marine nationale, de la police républicaine, de la douane et autres acteurs impliqués dans la lutte contre la criminalité maritime au Bénin.
Une vue partielle des bénéficiaires
Dans son intervention, le représentant de l’Ue a relevé que comme d’autres régions du monde, l’Afrique de l’Ouest est ciblée par des réseaux criminels internationaux qui cherchent à introduire des quantités sans cesse croissantes de produits illicites dont la cocaïne, les médicaments contrefaits, les espèces végétales et animales protégées afin de développer un marché de consommation locale ou les expédier vers l’Europe ou d’autres marchés par différents moyens dont terrestres ou maritimes voire aériens. « La majeure partie de ces marchandises est transportée par voie maritime dissimulée parmi les cargaisons légitimes dans des containers ou navires commerciaux, des bateaux de pêche ou des yachts privés. Les contrôles portuaires insuffisants ou mal préparés facilitent ces activités criminelles », a déclaré M. Pavlos Evangelidis pour expliquer la décision de l’Union européenne de financer cette formation sur le contrôle des navires.
Renforcement des capacités nationales
Pour le préfet maritime le capitaine de vaisseau Maxime Ahoyo, cette formation marque un jalon important dans les efforts collectifs visant à renforcer la sécurité maritime et à lutter contre les activités illégales en mer : « Elle nous permettra de renforcer nos capacités nationales en matière de surveillance maritime, d’inspection des navires, de collecte de renseignement et d’échanges d’informations ; autant d’éléments cruciaux pour garantir une réponse efficace face à ces menaces transnationales »
Le coordonnateur régional du Seacop, M. Akizi-Egnim Akala
Le coordonnateur régional du projet Seacop a fait observer que le trafic du commerce maritime illicite de l’Amérique latine vers l’Europe en passant par le golfe de Guinée s’est considérablement accru après le Covid-19. « Cette formation vise à doter les participants venus de différentes agences aux niveau national des outils et techniques nécessaires en fouille d’un navire pour que nous puissions donner un coups assez dur aux trafiquants », a déclaré M. Akizi-Egnim Akala. Le représentant de la direction générale de la police républicaine François Fontéclounon a assuré la Délégation de l’Union Européenne au Bénin et Expertise France que toute les dispositions seront prises pour l’application rigoureuse des connaissances acquises.
Le président Sassou-N’Guesso accueilli en triomphe
Le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, est arrivé ce dimanche 21 mai 2023, d’Impfondo, chef-lieu du département de la Likouala, en fin de matinée. Au regard de la portée historique de l’acte d’inauguration de la centrale thermique, qu’il va poser, les populations de la Likouala, dans sa diversité, comme à l’accoutumée, lui ont réservé un accueil à la dimension de son rang et de sa vision pour le développement local.
La rédaction
Ce lundi 22 mai 2023 la ville d’Impfondo sera éclairée en permanence. La centrale thermique, source de cet éclairage, sera inaugurée, aujourd’hui, par le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso.
En provenance de Ouesso dans le département de la Sangha, où il a lancé les travaux de construction de la route Ouesso-Pokola et du pont sur la Sangha, y compris des voiries urbaines de Pokola, le président de la République a mis le cap sur Impfondo, afin d’envoyer en ligne le premier électron, attendu dans les ménages et autres unités de productions.
A sa descente, juste au pied de l’avion, Denis Sassou-N’Guesso a été accueilli, outre les autorités départementales, par un rituel traditionnel effectué par des notables et sages, dépositaires des pouvoirs ancestraux venus des différents districts de la Likouala, en guise de bénédiction. Par la suite, il a passé en revue les troupes d’apparat et d’honneur, avant de s’immobiliser sur le podium érigé et décoré aux couleurs nationales, pour la circonstance, afin de suivre l’exécution de l’hymne national. Les salutations des corps constitués départementaux ont bouclé cette séquence d’accueil.
La communion avec la population massées le long du parcours du cortège présidentiel est devenue une habitude pour le président Denis Sassou-N’Guesso. A Impfondo, cette habitude n’a pas été brisée. En effet, le chef de l’Etat a pris un bain de foule de plus de trois kilomètres, allant de l’aéroport à sa résidence, au milieu des populations en liesse venues des quatre coins du département de la Likouala.
Selon un natif de la Likouala, cet accueil dans la ferveur populaire n’est pas nouveau pour le Président de la République quand il arrive dans leur département. La population de la Likouala lui a effectivement témoigné son soutien et sa reconnaissance pour tous les efforts consentis pour le désenclavement de ce département. Venues des quartiers d’Impfondo, Kambala, Bokandzi, Mongoungui, Tolingana, Angola libre, Bohoma et Gangania mais aussi des districts du département, Enyellé, Betou, Dongou, Epena, Liranga et de Bouaniela, ces populations ont tenu à traduire en acte leur gratitude au chef de l’Etat congolais, cette fois-ci, pour l’énergie pérenne, qu’Impfondo va savourer en premier avant d’autres localités du département, par la suite.
Le programme du séjour du président de la République prévoit l’inauguration du premier module de la centrale hybride (thermique et solaire) d’Impfondo, ce 22 mai 2023.
En définitive, à travers la mise en service dudit premier module, les populations de la ville d’Impfondo utiliseront l’électricité 24h/24. Ce qui boostera l’économie de la localité et le bien-être social. En rappel, la première pierre pour la construction de cette Centrale a été posée le 02 mai 2021 par le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso.
( Ils appellent au retrait du projet au parlement )
« UPOV 1991 : Signification-Enjeux-Risques-Conséquences. A qui profite-t-elle ? ». C’est le thème de la conférence publique que le réseau national pour une gestion durable des ressources génétiques au Bénin ( Jinukun ) a organisée ce samedi 20 mai à la salle de conférence de Golf TV à Cotonou pour célébrer par anticipation, la journée internationale de la biodiversité édition 2023. Elle fait aussi suite à une nouvelle programmation de l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi d’adhésion du Bénin à l’Union internationale pour la protection des obtentions végétales ( Upov ) porté par le gouvernement. Occasion pour Jinukun et ses organisations alliées de réaffirmer leur opposition à cette éventualité et d’exhorter le gouvernement au retrait du texte.
Ghislain Gbènakpon
« Nous demandons respectueusement, en particulier au gouvernement du Bénin de retirer sa proposition d’adhésion à l’UPOV 1991 de la table de l’Assemblée nationale et de revoir avec les organisations paysannes et la société civile, les meilleures mesures à prendre. Nous encourageons plutôt la promotion de l’agroécologie et l’utilisation des semences locales et indigènes, qui sont adaptées aux conditions locales et contribuent à la durabilité de l’agriculture au Bénin et en Afrique en général. Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons garantir la souveraineté alimentaire et les droits des paysans sur les semences ». Voilà un extrait de la déclaration d’opposition à l’adhésion du Bénin à l’Upov signée par Jinukun, Copagen, Afsa, Grain et Faeb au terme de la conférence publique.
La déclaration d’opposition lue par mère Djah
En tant qu’organisations qui défendent l’agroécologie et les systèmes alimentaires ancrés dans les communautés locales, elles se disent conscientes que l’Upov manœuvre pour remplacer les semences industrielles qui détruisent la biodiversité et compromettent les approches durables de la production alimentaire au Bénin et sur le continent africain en général. « Partout dans le monde, les semences industrielles sont associées à la monoculture et à des paquets technologiques qui épuisent les sols, nécessitent une irrigation bien gérée, des herbicides , des engrais synthétiques et des pesticides pour obtenir les rendements promis », soutiennent-elles.
Deuxième mobilisation citoyenne
Il faut dire que ce projet d’adhésion du Bénin à l’Upov est apparu au parlement en 2017 et a déjà fait l’objet d’une mobilisation citoyenne qui a abouti en 2018 au report sine die de son examen. « On croyait avoir fini avec ça en 2018 quand le 13 avril dernier, on nous a informé que l’Upov 91 fait partie des dossiers inscrits à l’ordre du jour de la première session de la 9e législature. Pourquoi encore ça ? Il faut donc apporter encore plus d’informations pour éclairer nos décideurs, surtout nos députés pour qu’ils puissent bien comprendre les enjeux, les risques, les conséquences afin qu’on décide en connaissance de cause sans rien regretter demain dans l’intérêt du pays. Nous appelons le chef de l’Etat à retirer le texte pour qu’on puisse d’abord protéger nos ressources génétiques, nos semences locales avant de nous engager dans cette aventure dont l’issue pourrait nous être fatale », a déclaré M. Patrice Sagbo à la faveur d’une interview à la presse.
Pour le président de Jinukun M. Pierre Bédyé aussi face à la presse, le Bénin devrait se rétracter parce qu’il n’a ni un problème de semence ni un problème d’alimentation : « Il y a de la famine chez nous ? L’Upov, c’est pour privatiser les ressources naturelles que Dieu nous a données ». Plusieurs communications présentées par les experts et juristes nationaux et d’ailleurs ont meublé cette conférence publique qui sonne une nouvelle mobilisation citoyenne contre l’adhésion du Bénin à l’Upov.