Système Carcéral Béninois: la CBDH mobilise les acteurs pour un cadre de concertation

Une vue de famille des participants

Il s’est ouvert ce lundi 9 septembre 2024 à l’hôtel Golden Tulipe de Cotonou pour deux jours, un atelier de mise en place d’un cadre de concertation des acteurs des lieux de privation de liberté. Les travaux initiés par la Commission béninoise des droits de l’homme ( CBDH ) avec le soutien financier de l’Agence française de développement ( AFD ) ont été lancés par le ministre de la justice et de la législation , M. Yvon Détchénou. Il avait à ses côtés la vice-présidente de la CBDH, Mme Sidikatou Adamon Houédété et le secrétaire général de l’Association francophone des commissions nationales des droits de l’homme ( AFCNDH ), M. Michel Forst.

Ghislain Gbènakpon

« Cette plateforme de dialogue et de coordination est cruciale pour garantir une gestion humaine, respectueuse et conforme aux normes nationales, et internationales dans ces espaces particuliers. Elle permettra de mieux coordonner nos efforts, de partager nos expériences, et de mettre en place des stratégies concrètes pour améliorer les conditions de détention, tout en veillant au respect des droits des personnes privées de liberté », a déclaré la vice-présidente de la CBDH, Mme Sidikatou Adamon Houédété dans son allocution de circonstance pour mettre en relief l’importance du cadre de concertation des acteurs des lieux de privation de liberté à mettre en place.

La table d’honneur

Les acteurs concernés sont, entre autres, les autorités pénitentiaires, la société civile, les organisations internationales et les institutions nationales des droits de l’homme. Un panel de discussion pour la mise en place du cadre du cadre de concertation va permettre aux participants d’élaborer dans cette perspective une feuille de route. Le ministre de la justice et de la législation M. Yvon Détchénou a salué cette volonté des acteurs à mettre en place ce cadre de concertation.

Trois importantes communications sont au programme. La première est intitulée « Situation carcérale au Bénin: état des lieux, réformes en cours et l’attente de l’APB des OSC » présentée par le directeur de l’Agence pénitentiaire du Bénin, M. François Hounkpè. La deuxième communication a donné l’occasion au rapporteur général de la CBDH, M. Serge Prince Agbodjan d’entretenir son auditoire sur les obligations de l’INDH en matière de visite des lieux de détention. La troisième communication prévue pour la deuxième journée porte sur « Le rôle des OSC dans la prise en charge des détenus au Bénin ». Des responsables du suivi de la feuille de route pour la mise en place du cadre de concertation des acteurs des lieux de privation de liberté seront désignés.

Clôture du projet Digital Women Heroes 2: 68 femmes formées et accompagnées dans les métiers du numérique par l’Envol et son partenaire Simplon

Un vue de famille des bénéficiaires du DWH2

Un pas de plus dans la réduction des inégalités genre dans les métiers du numérique. Avec le soutien de son partenaire Simplon, l’Envol a outillé 51 femmes dans trois métiers du secteur et accompagné 17 porteuses d’idées dans la création de leur solution digitale. C’est dans le cadre du projet Digital Women Héroes 2 ( DWH2 ) financé par digital Africa. La remise des attestations et de prix aux porteuses des cinq meilleurs idées d’entreprise a eu lieu ce vendredi 6 septembre 2024 à la clôture dudit projet à Bénin Royal Hôtel de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

La directrice de Simplon Bénin, Mme Adeline Koboudé

Le marketing digital, le développement web et le graphisme desing. Ce sont les trois filières dans lesquels les 51 jeunes femmes ont été formées pendant un peu plus de 4 mois. Il faut dire que les bénéficiaires qui ont reçu leurs attestations n’avaient aucune formation de base en numérique avant leur sélection. « On a aussi remis les attestations de fin de formation au 51 jeunes filles qui ont été formées sur les métiers du numérique. Elles ont été formées pendant 4 mois avec une pédagogie qu’on appelle la pédagogie active. Ça veut dire qu’elles ont été autonomes. Elles ont fait de la pratique. Et c’est ça qui leur permet aujourd’hui d’être employables, de trouver un emploi dans le secteur du numérique; malgré une formation très courte, elles ont pu acquérir des compétences directement mises en oeuvre et employables pour leur future insertion professionnelle », a soutenu la directri de Simplon Bénin, Mme Adeline Koboudé à la faveur d’une interview à la presse.

5 meilleures idées d’entreprise primées

Le quadrinôme gagnant recevant l’a1er Prix

Quant au 17 porteuses d’idées d’entreprises, l’Envol a fait créer des quadrinômes dans lesquels elles ont bénéficié d’accompagnement pour structurer leurs projets afin qu’ils deviennent de véritables starts up cogérées par les femmes suivies. A la clôture du DWH2 , les cinq idées de projets qui étaient vraiment aboutis et qui ont de grandes chances de devenir des start up de demain dans le domaine de la santé, de l’environnement et autres qui touchent les populations ont été primées.

Les co-fondateurs de l’Envol Emeline Amoussou et Elisée Ditcharé aussi primés par les bénéficiaires

Dans une interview à la presse, la co-fondatrice de l’Envol, Emeline Amoussou est revenue sur les opportunités que ce prix leur offre. « Elles bénéficient déjà de l’incubation au sein l’Envol 6 mois durant, de l’accès à notre espace coworking qui est normalement payant. Nous les priorisons en termes d’opportunités liées aux financement, à la participation aux évènements », a-t-elle soutenu. Elle n’a pas manqué de présenter brièvement l’Envol: « Nous faisons partie d’une grande communauté au Bénin qui travaille à réduire les inégalités liées au genre dans les métiers du numérique. L’objectif est réellement de décomplexer les femmes qui pensent que le numérique est réservé aux hommes et de réellement les motiver à s’investir et en même temps de faciliter la reconversion parce que la plupart des femmes qu’on a pris cette édition ci ont suivi des formations en géographie, en histoire, en philosophie et autres; rien à voir avec le numérique, mais qui n’arrivent pas à s’insérer sur le marché de l’emploi »

Eradication du Vih en Afrique de l’Ouest et du Centre: Visite officielle de la Directrice Exécutive de l’ONUSIDA au Bénin ce lundi

La Directrice Exécutive de l’ONUSIDA, Mme Winnie Byanyima

Un tournant dans le renforcement des efforts de l’ONUSIDA pour éradiquer le VIH/SIDA dans la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre. La Directrice Exécutive de l’ONUSIDA, Mme Winnie Byanyima entame ce lundi 9 septembre 2024, une visite officielle de 5 jours au Bénin. L’organisation onusienne l’a annoncée dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un projet de partenariat avec Expertise France. Mme Winnie Byanyima rencontrera, entre autres, le chef de l’Etat et la Première Dame, des représentants du gouvernement, des partenaires et des acteurs de la société civile pour discuter de la riposte au VIH. Lire-ci dessous l’intégralité du communiqué de presse.

Communiqué de Presse

La Directrice Exécutive de l’ONUSIDA, Mme Winnie Byanyima en visite officielle au Bénin dans le cadre du partenariat stratégique avec Expertise France

Cotonou, le 09 septembre 2024 — L’ONUSIDA a le plaisir d’annoncer la visite officielle de sa Directrice Exécutive, Mme Winnie Byanyima, au Bénin, dans le cadre du projet de partenariat avec Expertise France. Cette visite, qui se déroulera du 09 au 13 Septembre 2024, marque un tournant dans le renforcement des efforts de l’ONUSIDA pour éradiquer le VIH/SIDA dans la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Au cours de sa visite, Mme Winnie Byanyima, également Secrétaire Générale Adjointe des Nations Unies, rencontrera le Chef de l’Etat et la Première dame, des représentants du gouvernement béninois, des partenaires internationaux, ainsi que des acteurs de la société civile pour discuter des progrès réalisés dans le cadre du projet en partenariat avec Expertise France. Ce projet financé à hauteur de 1.921.520 € pour la première année, vise à améliorer les réponses juridiques et sociales face au VIH dans six pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre : le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la République Centrafricaine, le Sénégal et le Togo, en mettant l’accent sur l’accès aux traitements, la prévention et la sensibilisation au niveau communautaire.

La Directrice Exécutive de l’ONUSIDA qui sera accompagnée d’une délégation d’Expertise France et de la Directrice régionale Mme Berthilde Gahongayire, durant son séjour au Benin, visitera également plusieurs sites de projets soutenus par ONUSIDA et Expertise France, où elle échangera avec les bénéficiaires et les professionnels de santé. En plus des problématiques touchées par le projet avec Expertise France, les priorités de l’ONUSIDA dans la sous-région et particulièrement au Benin, restent : le VIH pédiatrique, Education +, et le dépistages des hommes. Ces rencontres permettront d’évaluer les avancées sur le terrain et d’identifier les défis restants.

Cette visite témoigne de l’engagement continu de l’ONUSIDA à soutenir les initiatives locales pour atteindre l’objectif de mettre fin à l’épidémie de VIH/SIDA d’ici 2030.

Contact   

UNAIDS Benin | Achille ADOKO | tel. +1 917 861 2283 | Adokoa@unaids.org 

 UNAIDS Dakar | Jeanne SECK | tel +221 784650346 | seckj@unaids.org 

  UNAIDS Communications | communications@unaids.org    

1ère Session de l’Assemblée Consultative du CNE: le système éducatif béninois passé à la loupe pour son amélioration

Les trois ministres de l’éducation ici au premier rang

« Etat actuel du système éducatif béninois: bilan et perspectives ». C’est le thème de la première session de l’Assemblée consultative du Conseil National de l’Education ( CNE ) qui s’est tenue du 28 au 30 août 2024 à Cotonou. Elle a abouti à d’importantes recommandations en vue de l’amélioration de l’offre éducative au Bénin.

Ghislain Gbènakpon

« Assurer la mise à dispositon d’enseignants qualifiés en nombre suffisant dans les trois ordres de l’enseignement, veiller à l’adoption en conseil des ministres de la stratégies de renforcement des alternatives éducatives, veiller à la réouverture des écoles normales d’instituteur, assurer la mise en place d’un système intégré et inclusive des plateformes numériques des trois ordres d’enseignements, assurer la vulgarisation et l’application des textes relatifs aux déviances en milieu scolaire et universitaire » Ce sont les principales recommandations et résolutions ayant sanctionné les travaux de la première session de l’Assemblée consultative du CNE.

Au cours des travaux, les participants ont été répartis en trois groupes de réflexion. Le premier s’est penché sur l’état du sous-secteur enseignement préscolaire, primaire et éducation alternative. Le deuxième groupe a porté son regard sur l’état du sous-secteur enseignement du second degré et le troisième, l’état du sous-secteur enseignement supérieur et recherche scientifique. Il a été questions, entre autres, des conditions environnementales adéquates des salles de cours qui s’avèrent nécessaires pour une bonne concentration de l’apprenant et de réfléchir par rapport à l’amélioration des techniques d’apprentissage des enseignants pour une meilleure assimilation des connaissances. Une séquence de film de classe de mathématique de l’enseignement primaire a été analysée par des experts didacticien des mathématiques, des psychopédagogue, un néro scientifique et d’autres collègues intéressés par cette discipline. Toute chose qui a renforcé les capacités des enseignants à mieux aborder les mathématiques avec les apprenants.

Le Pdt du CNE, Pr. Noël Gbaguidi

En clôturant les travaux auxquels ont participé activement les trois ministres de l’éducation, le président du CNE, le Pr. Noël Gbaguidé a salué la disponibilité de tous les participants qui a permis l’exécution pleine et entière de toutes les activités au programme de cette première session de l’Assemblée consultative.

25ème Assemblée Générale Ordinaire de Consortium Alafia: Valentine Adoukonou à la tête d’un nouveau Conseil d’Administration

Une vue de famille des participants

L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés ( APSFD ), Consortium Alafia a tenu ce vendredi 30 août 2024 à son siège à Cotonou, sa 25ème Assemblée générale ordinaire. Au terme des travaux, un nouveau Conseil d’Administration a été élu avec à sa tête, Mme Valentine Adoukonou de Africa Finance.

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur à l’ouverture des tracaux

Mme Valentine Adoukonou est le nouveau visage du Conseil d’Administration de l’APSFD qu’elle préside désormais. Ainsi en ont décidé les SFD membres lors de la 25 ème Assemblée générale ordinaire de vendredi dernier qui a permis le renouvellement de cette instance décisionnelle du Consortium Alafia. Elle succède au président Philippe Dahoui qui un mois plutôt, soit le 30 juillet 2024 a été nommé directeur général de l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés ( ANSSFD ).

M. Ignace Dovi, DG/ Consortium Alafia

Cette Assemblée générale a été aussi l’occasion pour les participants d’apprécier les rapports d’activités du Conseil d’Administration, du Conseil de surveillance et du Commissariat au compte de l’Association. Il faut dire que le tableau présenté par le directeur général de l’APSFD dans son allocution de circonstance est plutôt encourageant. « Pour 2023, les programmes d’activités ont été réalisés à 86 %, au niveau financier notamment en matière de mobilisation de ressources, l’APSFD a réalisé une performance de 81,6 % des prévisions globales », a soutenu le DG Ignace Dovi.

Une vue partielle des participants

Le Consortium Alafia peut compter sur le gouvernement pour davantage d’amélioration de son cadre d’intervention. « Le gouvernement compte sur le secteur de la microfinance pour le déploiement des programmes sociaux de lutte contre la pauvreté. Vous avez pu constater que depuis l’année dernière, il y a eu le réseau des maires pour l’assainissement du secteur de la microfinance, il y a eu la première édition des journées communales d’assainissement du secteur; tout cela pour favoriser un meilleur cadre d’intervention des SFD légalement reconnus au Bénin », a déclaré au nom du gouvernement, le DG/ ANSSFD, M. Philippe Dahoui. Il faut préciser qu’en reconnaissance de l’engagement pour le rayonnement du Consortium Alafia dont il a fait preuve, l’homme a été solennellement distingué par l’Assemblée générale.

Le nouveau Conseil d’Administration élu

Présidente: Mme Valentine Adoukonou (Africa Finances)

Vice Président: Alain DEDO (ALIDé)

Secrétaire Général: Koudous HINTENOU (SIA N’SON Microfinance)

SGA: Razack OROU DOUAROU (CMMB)

Membres: Faustin KANLINSOU (COMUBA), Vivien HOUNKPE (CAP Finances) et Moumouni Baguidi (CESCA)

Clôture de la 54ème session du CIP- UEMOA: des résolutions sur la situation socio-sécuritaire dans l’Union

La clôture des travaux de la 54e session du Comité Interparlementaire de l’UEMOA à Cotonou a été marquée par des motions dont celles sur la situation socio-sécuritaire de certains pays de l’Union. C’était ce 28 août 2024 sous la houlette de la vice présidente du CIP, l’honorable Pereira Maria Paula.

Ghislain Gbènakpon

La persistance des attaques terroristes qui mettent durablement en cause la paix et la stabilité dans la sous-région préoccupe le CIP-UEMOA. Dans une de ses résolutions au terme de sa 54 ème session ordinaire, il condamne avec la plus grande fermeté, celles dont été dernièrement victimes les populations du Mali et du Burkina Faso. Il présente ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées, au peuple burkinabè et malien et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Cette 54 ème Session ordinaire demande la fin des violences dont sont victimes les populations civiles et invite tous les acteurs à renouer le dialogue. Elle encourage les hautes autorités à poursuivre les efforts inlassables en vue de l’éradication dve la menace terroriste au sein de l’Union.

Les inondations au Niger, au Mali et en Côte d’Ivoire ont également fait l’objet d’une résolution dans laquelle le CIP a fait par de sa solidarité aux victimes et exhorté les hautes autorités à poursuivre les efforts pour la résilience des populations. « En dépit des moments consacrés aux débats, nous avons pu atteindre nos objectifs que nous nous sommes fixés malgré le volume de la tâche. Nous avons également passé en revue la situation socio-politique dans les Etats membres de l’UEMOA et discuté des préoccupations qui touchent directement la vie quotidienne de nos populations » a soutenu la vice présidente du CIP, l’honorable Pereira Maria Paula Costa dans son allocution de clôture des assises de Cotonou. Il faut dire que dans une motion spéciale lue par le député à l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire et vice-président de l’institution parlementaire de l’Union, l’honorable Cheick Ahmed Coulibaly, le CIP, se félicitant de l’accueil chaleureux qui lui a été réservé à Cotonou a exprimé sa profonde gratitude au président Patrice Talon pour son dévouement profond à la cause de l’intégration sous-régionale.

9ème Assemblée Générale de l’APNODE à Cotonou: l’honorable Abdoulaye Méité exprime les attentes de le Côte d’Ivoire

L’hle Abdoulaye Méité de la Côte d’Ivoire

Au nombre des participants à la neuvième Assemblée générale annuelle du réseau des parlementaires africains pour l’évaluation du développement ( APNODE ) qui se tient depuis ce mercredi 28 août 2024 à Cotonou, il y a l’honorable député Dr. Abdoulaye Méité, membre de la Commission d’évaluation des politiques publiques de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire. A la faveur d’une interview à la presse, il a, entre autres, exprimé les attentes de son pays.

Ghislain Gbènakpon

« Nous sommes là pour partager les expériences des autres pays qui ont plus d’avancées sur nous sur la question. Nos attentes, c’est de renforcer au terme de cette assemblée générale, nos capacités dans les techniques d’évaluation », a expliqué l’honorable Abdoulaye Méité. Il a été aussi amené à aborder l’état des lieux de l’évaluation publique par le parlement en Côte d’Ivoire: « Il est bon de noter qu’en Côte d’Ivoire, il y a une très bonne volonté politique de séparer les pouvoirs. C’est pourquoi, la commission en charge de l’évaluation est une 7ème commission en plus des 6 commissions permanentes existantes. C’est dire qu’il y a une volonté manifeste de séparer les différents pouvoirs afin de permettre une véritable évaluation des politiques publiques ». Le député a fait observer que le principal défi de l’évaluation parlementaire des politiques publiques sur le continent est la mise en oeuvre effective des recommandations de l’APNODE ». Il est à noter que le thème de cette 9ème assemblée générale annuelle est « Une décennie de renforcement des capacités des parlementaires africains pour mieux légiférer, mieux contrôler er mieux évaluer les politique:Réflexion, collaboration et perspectives »

Préservation de l’écosystème transfrontalier du parc W: vers la mise en place de la plateforme nationale du Bénin

Une vue de famille des participants

Il se tient depuis ce lundi 26 août 2024 au chant d’oiseau de Cotonou, un atelier pour la mise en place de la plateforme nationale de l’écosystème transfrontalier du complexe naturel transfrontalier W partagé par le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. Les travaux qui prennent fin ce 28 août ont été lancés par M. Aurélien Tossa, représentant du ministère de l’énergie, de l’eau et des mines ( MEEM ). Il avait à ses côtés M. Allomasso Tchokponhoué, coordonnateur du projet de gestion des ressources en eau du fleuve Niger et des eaux souterraines NB-ITTAS dans lequel s’inscrit la mise en place de cette plateforme et M. Ibro Adamou, représentant du secrétariat exécutif de l’Autorité du Bassin du Niger ( ABN ), l’une des agences d’exécution dudit projet.

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur

« Cette plateforme joue un rôle de coordination de tous les acteurs qui interviennent dans le système; que ce soit les collectivités territoriales et locales, les structures étatiques, les communautés à la base, les associations, les usagers d’eau du bassin . Ils doivent discuter ensemble de comment maintenir l’écosystème intact », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, le coordonnateur régional du projet NB-ITTAS, M. Allomasso Tchokponhoué. Il faut dire que dans ses efforts d’accompagner les Etats membres dans la préservation des ressources naturelles du bassin du Niger, le secrétariat exécutif de l’ABN a identifié à travers ce projet qui concerne 11 pays, un certain nombre d’écosystèmes d’importance mondiale dont le parc régional W. Et des plateformes nationales et régionales sont prévues pour créer un environnement favorable à une meilleure gestion des ressources en biodiversité de ces écosystèmes. « Nous savons tous l’importance du parc W pour les trois pays le Bénin, le Burkina et le Niger. Nous connaissons également les défis liés à la gestion de ce parc dont les questions anthropiques, les questions de changement climatique et malheureusement, les questions d’ordre sécuritaire qui s’y sont greffées. C’est la preuve que nous devons davantage mettre nos intelligences et nos efforts ensemble pour que nous puissions préserver ce potentiel d’importance mondiale », a déclaré le représentant du secrétariat exécutif de l’ABN, M. Ibro Adamou dans son allocution de circonstance. Il a fait observer que les plateformes sont une opportunité que l’ABN propose aux pays pour promouvoir la synergie des differents acteurs afin de mieux faire face aux grands défis liés à la gestion du parc. La mise en place de la plateforme nationale du Bénin vient après celle du Burkina Faso. En lançant les travaux , M. Aurélien Tossa a exprimé l’engagement du MEEM à jouer sa partition pour le bon fonctionnement de cette plateforme nationale de l’écosystème transfrontalier du complexe naturel du parc W en vue de l’amélioration de la gestion de sa gouvernance et la conservation de ses ressources naturelles.

Conseil Syndical National 2024: l’UNSTB fait le point des préparatifs du 9e congrès et du 50e anniversaire

Une vue de familles des conseillers

( Les bilans moral et financier du BDN adoptés )

L’Union Nationale des Syndicats des Travailleurs du Bénin ( UNSTB ) était en Conseil Syndical National ce vendredi 23 août 2024 à la bourse du travail à Cotonou. Au coeur des travaux lancés par le sécrétaire général confédéral Apollinaire Afféwé, les préparatifs de son 9e congrès et de son cinquantième anniversaire. Le bilan moral et le bilan financier du bureau directeur national ont été adoptés par les conseillers.

Ghislain Gbènakpon

Présentation du bilan moral du BDN points des préparatifs du 9e congrès et du 50e anniversaire, fixation de la date et du lieu du congrès et de l’anniversaire, approbation de l’ordre du jour du congrès, étude des propositions d’amendements aux statuts de l’UNSTB, bilan financier et questions diverses. Ce sont là les importants dossiers sur lesquels s’est penché ce conseil national syndical 2024. Il faut dire que comme l’a rappelé le secrétaire général confédéral dans son allocution d’ouverture des assises, au terme des textes, le Conseil Syndical National est l’instance de décision de l’UNSTB entre deux (02) Congrès. Il est responsable de l’exécution des décisions du Congrès National et est habilité à prendre des initiatives dans le cadre de ses attributions. Par ailleurs, à chaque session du Conseil Syndical National Ordinaire, le Bureau Directeur National (BDN) présente le rapport moral et le rapport financier sur les activités menées depuis les assises du précédent Conseil Syndical National. « Ainsi, le Conseil Syndical constitue un grand rendez-vous de démocratie syndicale. En dehors du Congrès qui est l’instance suprême, le Conseil Syndical est le cadre prévu par nos textes fondamentaux pour la mise en œuvre de l’obligation de reddition de comptes qui incombe au Bureau Directeur National, obligation qui est une exigence de la bonne gouvernance de toute institution digne du nom », a soutenu le Sg Apollinaire Afféwé.

Mobilisation générale pour le cinquantenaire

Au terme de cette reddition de compte, les conseillers ont adopté à l’unanimité le rapport moral du BDN présenté par le secrétaire général confédéral et le rapport financier du trésorier général. Mais ce conseil syndical national a surtout sonné la mobilisation pour la réussite du 9 e congrès et de la célébration du cinquantenaire de l’UNSTB. Les nouvelles orientations à proposer au congrès sur la vie de la confédération pour les prochaines années afin de lui permettre de prendre une part active dans le renouveau syndical appelé de tous leurs vœux par les travailleurs ont été également abordées. Dans son intervention, le secrétaire général confédéral n’a pas manquer de faire cas de la situation préoccupante des travailleurs béninois marquée par le rétrécissement de l’espace de libre expression ou manifestation, de pression de toutes sortes, de remise en cause des acquis, de dérèglementation du cadre juridique d’emploi dans les différents secteurs etc… C’est pourquoi il plaide pour le resserrement des rangs au sein des organisations syndicales pour une réflexion conséquente sur les moyens innovants leur permettant de continuer à défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs. »Il nous faut bannir les guerres de leadership et de chapelle syndicale qui n’avance en rien les travailleurs. Il nous faut nous remobiliser et nous pencher résolument sur nos problèmes. Il nous faut nous donner la main et réaliser cette unité qui gagne.
L’inertie qui s’est emparée du mouvement syndical depuis quelques années et qui s’apparentait à du défaitisme n’est pas de nature à militer pour la satisfaction de nos revendications. Heureusement que la prise de conscience est en train de prendre corps au plus haut niveau de la hiérarchie syndicale. Je voudrais saluer ici les actions menées en bonne intelligence par l’UNSTB, la CGTB et la CSA Bénin ces derniers mois et qui ont donné le signal fort de ce que le syndicat peut encore beaucoup de choses », a soutenu Apollinaire Afféwé.

JPIB-2iE 2024: de nouveaux ingénieurs béninois reçoivent leurs parchemins avec la bénédiction des ainés

Une vue partielle des diplômés master

L’édition 2024 des Journées Promotionnelles de l’Ingénieur Béninois ( JPIB ) de l’Institut International de l’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement ( 2iE ) du Burkina Faso se sont tenues ce samedi 24 août 2024 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou sous le haut parrainage de l’honorable Jérémie Adomahou représenté par l’ancien directeur général de la SONEB, M. Camille Dansou et avec le soutien du sponsor officiel IGIP. Occasion pour les nouveaux diplômés de recevoir leurs parchemins sous les regards encourageants des alumni, c’est-à-dire leurs ainés qui entendent oeuvrer pour leur insertion professionnelle. C’était sous la houlette du président du comité d’organisation de ces journées, l’ainé M. Facia Giraude Adéossi et en présence du Pr. Sylvie de Chacus, représentante du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ( MESRS )

Ghislain Gbènakpon

Le Pdt du Comité d’organisation Facia Giraude Adéossi

Bachelor et Master CTI. Ce sont les parchemins qu’une vingtaine de diplômés béninois de l’Institut 2iE ont reçus à cette édition de la JPIB-2iE riche en sons et en couleurs. « Ce que nous faisons va au-delà d’une cérémonie officielle de remise de diplômes. Pour nous, c’est une activité de retrouvailles, c’est une activité de mise en relation des jeunes frères, des jeunes diplômés avec les ainés afin que ceux-ci les accueillent, facilitent leurs insertions, soient leurs coach et leurs mentors », a expliqué le président du comité d’organisation de la JPIB-2iE 2024, M. Facia Giraude Adéossi. Il a fait observer que dans la stratégie d’insertion des diplômés de l’institut 2iE, le réseau des alumini constitue un maillon essentiel et constitue l’interlocuteur principal avec lequel l’institut entend discuter sur les questions d’insertion professionnelle, mais aussi sur les questions d’amélioration des curricula.

M. Alexandre Tossa de IGIP Afrique

« IGIP Afrique en acceptant d’être sponsor voudrait témoigner de son engagement à accompagner l’insertion professionnelle et la mise sur le marché de cadres compétents dans ses domaines d’activités que sont l’adduction d’eau potable en milieu urbain et rural, l’assainissement fluvial, la voirie », a déclaré le représentant du sponsor officiel, M. Alexandre Tossa.

Célébration de l’Excellence

La porte-parole des récipiendaires, Emmanuelle-Marie Hounkpatin

Il faut dire que l’institut 2iE du Burkina Faso offre plusieurs filières de formation dont entre autres, génie civil, bâtiment et travaux publics, génie électrique et génie de l’eau. « Ce que nous célébrons aujourd’hui, c’est aussi l’excellence de la formation que nous avons reçue à l’institut 2iE. Une formation rigoureuse et exigeante, qui nous a façonnés, non seulement en tant qu’ingénieurs de haut niveau, mais aussi en tant que leaders et citoyens responsables, porteurs d’une vision claire et déterminée pour le developpement de notre continent », a déclaré la porte-parole des récipiendaires Emmanuelle-Marie Hounkpatin .

Pr. Sylvie de Chacus, représentante du MESRS

Et la représentante de ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr. Sylvie de Chacus partagera cet avis avec une bonne nouvelle pour le club des alumini de l’institut : « Nous célébrons ce soir l’excellence, le talent, le génie béninois. S’il y a des personnes qui doutent encore de la qualité de vos formations, avec ce que nous avons vu ce soir, il n’y a plus de doute.  Considérez que le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique se fait désormais votre partenaire ».

M. Camille Dansou, représentant du parrain

M. Camille Dansou, le représentant du parrain, a félicité dans son intervention de circonstance, les récipiendaires au nom des ainés et les a assurés de leur accompagnement pour leur insertion professionnelle. Eux et le sponsor ont d’ailleurs reçu une distinction pour leur soutien à l’évènement. Il est à préciser que cette édition des JPIB-2iE a été clôturée ce dimanche par un match de football qui opposé à Togbin les jeunes diplômés à leurs ainés qui l’ont gagné sur un scor de 1-2.

Une vue partielle des diplômés bachelor
Le président Adéossi avec sa distinction et les autres membres du comité d’organisation