Amélioration du climat des affaires: les réformes fiscales de la DGI exposées au secteur privé

Les réformes fiscales au niveau de la direction générale des impôts ( DGI ) depuis 2016 pour une amélioration du climat des affaires au Bénin ont conduit aujourd’hui à la simplification des procédures et formalité, la digitalisation des procédures fiscales et la transparence et l’équité des services fournis. C’est ce qu’on retient de la rencontre After Work avec le secteur privé organisé ce vendredi 15 novembre 2024 par la Cellule d’appui à l’amélioration du climat des affaires de la DGI. C’était à Golden Tulipe de Cotonou sous la houlette du directeur général Nicolas Yénoussi.

Ghislain Gbènakpon

Les trois principaux résultats des réformes de la direction générale des impôts depuis 2016 en faveur de l’amélioration du climat des affaires au Bénin ont été présentés par le directeur du suivi des réformes, M. Damas Hounsounon. Au niveau du premier résultat qu’est la simplification des procédures et formalités, on note entre autres, la simplification totale et l’allègement des les formulaires de déclaration et de paiement, la suppression ou le regroupement d’impôts comme TFU, IS et TPS, la simplification de la procédure de certification des états financiers, la suppression de l’obligation de déclaration d’existence pour les entreprises nouvellement créées qui peuvent ainsi démarrer immédiatement leurs activités sans aucune forme de procédure préalable à la DGI et la suppression des frais demande des attestations de régularité fiscale.

Le second résultat des réformes est la digitalisation des procédures et formalités. Désormais, tous les moyens et grands contribuables paient leurs impôts et taxes totalement en ligne. Idem pour les micros et petits contribuables de Cotonou. Les déclarations et paiements sont faits en bloc en une seule fois. Le dépôt des états financiers et les attestations de régularité fiscale sont désormais aussi en ligne.

Pour ce qui est du troisième résultat relatif à la transparence et l’équité des services fournis, la DGI a mis en place des mécanismes par la publication des procédures, de la doctrine fiscale, du sommaire de la politique fiscale, des rescrits fiscaux. Les textes fiscaux ont été clarifiés et harmonisés. Il faut dire que pour 2025, plusieurs mesures de la direction générale des impôts vont impacter positivement les contribuables. « Pour 2025, il est prévu beaucoup de mesures pour améliorer notre relation avec les usagers pour que nous soyons davantage à l’écoute du secteur privé, à l’écoute de la population. Il y a par exemple l’extension du système de paiement des impôts en ligne aux personnes physiques et aux très petites entreprises. Donc en matière de taxe foncière, en dehors de Cotonou on pourra davantage payer par téléphonie mobile. On va étendre notre système à Abomey-Calavi, Porto-Novo et Parakou. Les exonérations fiscales qui existaient au profit des entreprises vont continuer en 2025. Je pense aux petites unités de production, aux entreprises qui ne bénéficient pas d’un régime dérogatoire du code des investissements, loi sur les zones économiques mais qui font des importations d’équipements en vue de s’installer. Ces équipements sont exonérés de droits de douane, de la TVA. Cela va continuer. Ça va être la même chose pour les voitures neuves dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’environnement. La modernisation des services fiscaux va se poursuivre avec beaucoup de services digitaux », a soutenu le directeur général Nicolas Yénoussi à la faveur d’une interview à la presse. 

Représentativité syndicale au Bénin et en Afrique: Cotonou abrite un forum international pour une réflexion prospective

Une vue de famille des participants

« Représentativité syndicale au Bénin et en Afrique: Etat des lieux et perspectives » C’est le thème du forum international qui se tient depuis ce vendredi 15 novembre 2024 pour deux jours à la bourse du travail à Cotonou sur initiative de la CSA-Bénin, CGTB et UNSTB avec le soutien de leurs partenaires la Fondation Friedrich Ebert Stiftung ( FES ), l’Institut de formation syndicale internationale ( IFSI ). C’est le conseiller technique Pierre Zanou, représentant du ministre du travail et de la fonction publique du Bénin qui a officiellement lancé les travaux en présence du secrétaire général adjoint de la Confédération syndicale internationale zone Afrique ( CSI Afrique ), M. Anselme Amoussou.

Ghislain Gbènakpon

Une vue de la table d’honneur

Les élections professionnelles constituent-elles la meilleure option de détermination de la représentativité? Quel est le seuil raisonnable pour qualifier un syndicat de représentatif ? Quels doivent-être les privilèges liés à la représentativité? De quelle manière doit se faire l’attribution des sièges à l’issu des élections professionnelles ? Quel type de relation doit il avoir entre un syndicat non représentatif et l’administration ou l’entreprise ? Voilà selon le représentant des secrétaires généraux de la CSA, CGTB et UNSTB, M. Appolinaire Afféwé, autant d’interrogations auxquelles il est difficile de trouver des réponses univoques et qui justifient l’initiative de ce forum international. Celui-ci réunit les leaders syndicaux du Bénin, du Niger, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et même d’autres continents pour engager une réflexion prospective sur la représentativité syndicale afin d’une part, de provoquer des initiatives visant sa meilleure normalisation à l’international et d’autre part, de disposer d’outils pertinents de plaidoyers auprès du gouvernement pour sa meilleure réglementation et mise en oeuvre au Bénin.

Les travaux se déroulent selon une approche participative et inclusive de partage des connaissances, d’exposé de communications analytiques par des experts, d’échanges sous forme de débats et de panels de discussions. La communication introductive intitulée « La représentativité syndicale au Bénin et en Afrique: Etat des lieux et perspectives » a été présentée par Dr. Azizou Chabi Imorou. La première journée a enregistré deux panels de discussions. La première a porté sur les élections professionnelles et leurs implications sur le paysage syndical. Le deuxième s’est penché sur les évolutions ou réformes nécessaires pour faire de la représentativité, un outil de renforcement du pouvoir social. Le forum s’est poursuivi ce samedi 16 novembre avec le troisième panel de discussion consacré aux mécanismes pour une représentativité syndicale inclusive ( économie informelle) efficace et efficiente.

Les analyses et le débat général seront menés de sorte à conduire à une prise de conscience sur les enjeux et défis d’une nécessaire normalisation de la représentativité syndicale. Les participants vont s’y engager au terme des travaux à travers un appel conjoint qui sera dénommé « appel de Cotonou »

Remise officielle de 30 paratonnerres de dernière génération à la SBEE: une avancée notable pour la résilience des infrastructures électriques face aux aléas climatiques

Ce lundi 11 novembre 2024, la Société Béninoise d’Énergie Électrique (SBEE) a accueilli la cérémonie officielle de réception conjointe de 30 paratonnerres et leurs accessoires, remise effectuée par le Ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines (MEEM) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Ce don, destiné aux infrastructures de la SBEE, constitue une mesure stratégique pour renforcer la résilience du secteur énergétique face aux défis climatiques, tels que les tonnerres et les inondations.

Cette initiative répond à une demande de la SBEE visant à sécuriser ses installations et assurer une continuité de service aux populations malgré des conditions météorologiques souvent imprévisibles. À Natitingou, par exemple, certaines installations subissent jusqu’à 400 coups de tonnerre mensuels durant la saison des pluies, compromettant la fiabilité de la fourniture électrique dans ces zones.

Le projet s’inscrit pleinement dans l’Axe 4 : Amélioration de la croissance économique et plus spécifiquement dans l’Action 5 : Renforcer les capacités énergétiques et les capacités d’exploitation des ressources minières du pays du Programme d’action du Gouvernement 2020-2025. En effet, le PAG est un ensemble de programmes et projets phares, tels que le développement des centrales thermiques et hydroélectriques, le renforcement de l’interconnexion énergétique avec les pays voisins, et l’extension du réseau de distribution, qui témoignent de l’engagement du gouvernement à améliorer la qualité de l’énergie pour tous les usages au Bénin.

Monsieur Elhadj Oumar Diallo, Représentant Résident adjoint du PNUD, a souligné que cette action contribue à stabiliser la distribution de l’énergie électrique, tout en réduisant les interruptions liées aux caprices météorologiques. De son côté, le Directeur de Cabinet du MEEM, Monsieur Emmanuel Lawin, représentant le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, a affirmé que ces équipements innovants, fournis grâce au soutien du PNUD via le projet PANA ENERGIE.
Tout en saluant le leadership et la détermination du Ministre, Salou SEIDOU ADAMBI dans l’atteinte des objectifs fixés par le projet PANA, a précisé l’importance des paratonnerres dans la protection des infrastructures électriques, gage d’uneamélioration de la qualité et de fiabilité de l’énergie.

Le Directeur Général de la SBEE, André-Marie KACZMAREK, a rappelé la nécessité de sécuriser les installations électriques et les populations, tout en reconnaissant l’apport technologique de ces paratonnerres de dernière génération. Il a insisté sur l’importance de la formation pour les équipes techniques aux fins d’un entretien optimal des équipements et a recommandé l’extension diligente de l’initiative à d’autres zones du pays.

Les sites qui bénéficieront de ces nouveaux équipements sont diversifiés, comprenant à la fois des centrales thermiques et hydroélectriques (Porto-Novo, Parakou, Natitingou, Yéripao), des postes sources (HT 3 Gbégamey, Akpakpa, Sèmè, Dassa-Zoumè, Paouignan), ainsi que des postes de répartition (Cotonou, Maria Gléta, Djougou, Tanzoun).

Ce projet marque une avancée importante dans la protection des infrastructures énergétiques contre les impacts du changement climatique et illustre l’engagement du gouvernement du Bénin à atteindre ses objectifs de développement durable en matière d’énergie fiable, de qualité, et résiliente.

Nouveau cadre juridique des PPP au Bénin: le MEF outille les maires et les S.E

Une vue de famille des participants

Le ministère de l’économie et des finances ( MEF ) a organisé du 13 au 14 novembre 2024 au palais des congrès de Cotonou, un atelier d’appropriation du nouveau cadre juridique des partenariats public-privé ( PPP ) en République du Bénin au profit notamment des maires et secrétaires exécutifs des communes. C’est Mme Bako Awaou qui a lancé les travaux au nom du ministre d’Etat Romuald Wadagni.

Ghislain Gbènakpon

Le cadre législatif et réglementaire, les principales innovations, le cadre institutionnel, les procédures de passation avec les outils de promotion des investissements en faveur des communes, les régimes fiscaux et notions de contrat efficace. Ce sont les différentes notions et concepts que se sont appropriés pendant les deux jours de formation, les maires, les secrétaires exécutifs et les responsables de la chaine de commande et de dépense.

Dans son allocution d’ouverture des travaux, Mme Bako Awaou a mis l’accent sur les avantages des PPP: « Les PPP ont pour avantage, la capacité à développer et maintenir les infrastructures de base durables, l’accès aux gains opérationnels, l’efficacité dans le cadre d’un contrat globale, utilisation prévisible et planifiée sur le long terme des budgets publics, le transfert et la répartition des risques à la partie la plus à même de les gérer au meilleur du monde, un cadre et un mécanisme incitatif de performance au service public, la garantie du respect du calendrier de réalisation du projet et le gouvernement et les maires sont libérés des contraintes de gérer quotidiennement les infrastructures pour se reprendre sur les services aux citoyens et sur les missions régaliennes »

Il faut dire globalement que cet atelier a permis aux décideurs à divers niveaux à la base de prendre connaissance des nouvelles règles qui régissent les PPP, de discuter également des meilleures pratiques pour créer un climat des affaires propice à l’attraction des investissements et à la réalisation des projets de développement. Le porte-parole des bénéficiaires en est visiblement conscient: « C’est une sorte d’occasion pour nous ressourcer en ce qui concerne ce cadre juridique de partenariat public-privé afin que les communes en prennent les mesures appropriées pour promouvoir le développement à la base »

Assemblé générale à l’UITA-Bénin: renouvèlement des bureaux du CONASYB et du COFESYB

Les membres élus du CONASYB-UITA

( Guillaume Tossa et Nouratou Gambia reconduits )

Les instances de l’UITA- Bénin en l’occurrence le Comité national des syndicats du Bénin affiliés ( CONASYB ) et le Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés ( COFESYB) étaient ce mercredi 13 novembre 2024 en assemblée générale à la bourse du travail de Cotonou. Au termes des travaux, le coordonnateur Guillaume Tossa et la présidente Nouratou Gambia sont respectivement reconduits à la tête de ces instances avec des bureaux largement renouvelés pour un nouveau mandat de quatre ans sous la vigilance d’un Comité de Contrôle élu.

Ghislain Gbènakpon

Les membres élues du COFESYB-UITA

Pas de changement donc à la tête du CONASYB et du COFESYB au terme de leur assemblée générale. Les syndicats du Bénin affiliés à l’UITA ont renouvelé leur confiance au coordonnateur Guillaume Tossa et à la présidente Nouratou Gambia qui vont diriger pour un nouveau mandat de quatre ans des bureaux fortement renouvelés. A la faveur d’une interview à la presse, ils ont mis en relief leurs principaux chantiers à mener sous la surveillance du Comité de Contrôle.

Le Coordonnateur du CONASYB Guillaume Tossa

Le coordonnateur Guillaume Tossa a principalement à coeur, le financement des activités de l’UITA Bénin. « C’est une reconduction sous le signe de la continuité. On a besoin de cette continuité dans ce travail que nous faisons qui n’est pas facile. Le chantier qui me préoccupe est celui lié au financement de nos activités. Il faut travailler à ce qu’il y ait une prise de conscience au niveau des affiliés parce que le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui devient un monde sans solidarité. Il faut comprendre cela et compter sur soi-même. Ce n’est pas de l’individualisme mais il faut d’abord compter sur ses propres forces. C’est très important et il faut y parvenir », a-t-il déclaré. Il n’a pas manqué d’inviter chaque membre des différents bureaux elus à faire preuve d’efficacité en jouant son rôle pour ne pas laisser la charge sur les autres.

La présidente du COFESYB Nouratou Gambia

La présidente du COFESYB entend pour sa part insuffler un nouveau dynamisme à la lutte pour la syndicalisation des femmes. « Mes impressions sont bonnes. Tout s’est bien passé au cours de l’AG. Ma réélection à la tête du COFESYB est à l’actif de tous les membres du bureau. Nous avons renouvelé le bureau à hauteur de 75%. Les chantiers sont essentiellement la promotion de la femme, la syndicalisation des femmes. C’est ce que nous avons l’habitude de faire mais nous allons prendre un nouveau départ pour la suite des évènements. Nous espérons que les nouvelles têtes qui sont entrées dans le bureau vont davantage pousser le comité à mieux faire », a déclaré Mme Nouratou Gambia. Elle appelle toutes les femmes à se départir des préjugés pour prendre un engagement dans le mouvement syndical et espère que la poursuite des formations vont contribuer à élever le niveau de syndicalisation de la gent féminine.

Les membres du Comité de Contrôle

Il faut préciser qu’avant l’élection des membres du CONASYB et du COFESYB, les travaux de l’assemblée générale ont été marqués par la présentation du bilan d’activités des bureaux sortants et l’amendement de leurs règlements intérieurs.

Reddition de comptes: évaluation des activités 2024 et Planification de 2025 à l’UITA-Bénin

Une vue de famille des participants

Education et Organisation Syndicale UITA 60592 et Femmes UITA 60567. Ce sont les deux projets régionaux objets de l’exercice de reddition de compte auquel s’est prêtée ce mercredi 13 novembre 2024, l’UITA Bénin à travers l’atelier d’évaluation nationale des activités 2024 et de planification 2025. C’était à la bourse du travail de Cotonou sous la houlette du coordonnateur régional de l’Uita, M. Siméon Dossou. Il avait à ses cotés le coordonnateur du Comité national des syndicats du Bénin affiliés à l’UITA ( CONASYB-UITA), M. Guillaume Tossa, la présidente du Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’UITA ( COFESYB-UITA ), Mme Nouratou Gambia et la Vice-présidente Mme Aurélie Egué.

Ghislain Gbènakpon

Cet exercice de reddition de compte intervient après des mois d’activités mises en oeuvre par l’UITA Bénin dans le cadre des deux projets régionaux. Les travaux sont rentrés dans le vif du sujet avec l’adoption du rapport d’activités 2024 du projet Femmes Afrique 60567 présenté par la présidente du COFESYB, Nouratou Gambia et l’adoption du rapport d’activités 2024 du projet Education et Organisation Syndicale 60592 présenté par le coordonnateur du CONASYB, M. Guillaume Tossa.

Il faut dire que le défi de cette évaluation nationale était fondamentalement à relever par les syndicats de base de l’UITA Bénin qui ont dû renseigner de façon claire et sincère, des fiches d’évaluation qui doivent rendre compte des impacts et résultats concrets des formations et activités dont ils ont bénéficié durant l’année 2024. « Si vous intervenez et que vous ne parlez pas des résultats, c’est que rien n’a été fait. Mais nous, on a besoin de savoir de vous, de chaque organisation. C’est ça qui nous permet de parler en votre nom à des endroits donnés pour dire que le Bénin est dans le système et il avance », a déclaré le coordonnateur national Guillaume Tossa aux représentants des syndicats de base dans son allocution à l’ouverture des travaux. En attendant le dépouillement des fiches d’évaluation pour une appréciation globale, il a assuré au terme de la journée que des résultats ont été positionnés.

La même assurance est notée chez la présidente du COFESYB Nouratou Gambia qui se réjouit que toutes les activités programmées en 2024 dans le cadre du projet Femmes Afrique 60567 ont été exécutées. Il faut dire que cette évaluation nationale qui se fait tous les ans depuis 2007 est en prélude à l’évaluation régionale annoncée du 18 au 19 novembre à Cotonou pour le projet Education et Organisation Syndicale et du 30 novembre au 1er décembre en Nairobi pour le projet Femmes UITA 60567. « Il est donc normal que nous-mêmes, nous fassions cet exercice à notre niveau. Donc les éléments que nous allons fournir ici nous aideront à mieux meubler les discussions au niveau de cette évaluation régionale. Et c’est important parce que c’est de cette évaluation dépendra la suite. Il faut que nous donnions la conviction aux partenaires que nous avons fait du bon travail et qu’il faut que ça continue », a déclare le coordonnateur régional Siméon Dossou. Le soutien des partenaires reste crucial pour la mise en oeuvre des activités 2025 désormais planifiées pour les projets 60567 et 60592.

Écosystème transfrontalier du parc W: Vers la mise en place de la  plateforme régionale de sauvegarde

Une vue de famille des participants

On est bien parti pour la préservation de l’écosystème transfrontalier du parc W. Il s’est ouvert ce mercredi 13 novembre 2024 à Cotonou pour 4 jours, un atelier pour la mise en place et le renforcement de capacités de la plateforme régionale de protection de cet écosystème. Les travaux lancés par M. Eleuthère Batia, représentant du ministre en charge de l’eau s’inscrivent dans le cadre du projet Amélioration de la gestion intégrée des ressources en eau ( GIRE ) et de la gouvernance fondée sur la connaissance du Bassin du Niger ( NB-ITTAS).

Ghislain Gbènakpon

Après la mise en place des plateformes nationales, toutes les parties prenantes des trois Etats transfrontaliers aynat en partage le parc W se donnent la main pour la protection et la sauvegarde de son écosystème à travers la mise en place et le renforcement de la plateforme régionale. Il s’agit du Bénin, du Niger et du Burkina Faso.

« Au vu du contexte actuel qui caractérise l’écosystème et ses zones connexes, et dans le cadre de la coopération transfrontalière, nous avons validé les besoins de renforcement de capacités pour améliorer la gouvernance et la gestion durable de ces écosystèmes et mis en place les plateformes nationales dans chacun de nos pays », a rappelé le représentant de l’Autorité du Bassin du Niger ( ABN ) M. Adamou Ibro qui a assuré que l’autorité jouera sa partition pour que la plateforme régionale désormais mise en place mène à bien sa mission.

La table d’honneur

« Je sais que vous mesurez toute l’importance de l’exercice pour lequel nous nous réunissons, exercice qui vient accompagner les efforts déployés par les Etats concernés pour la sauvegarde et la préservation de la riche biodiversité de l’écosystème du parc W aujourd’hui en proie à plusieurs menaces », a déclaré dans son allocution d’ouverture des travaux, M. Eleuthère Batia, représentant du ministre béninois en charge de l’eau, M. Samou Séidou Adambi.

Une vue partielle des participants

Créations à Couleur Indigo : Dada-Elu, une nouvelle gamme voit le jour !

La parade avec Nadia Adanlé et les mannequins

(Un plongeon dans l’histoire de la royauté de Danxomé )

Elu’vo, la marque de tissu teint à l’indigo selon le procédé naturel ancestral de l’entreprise Couleur Indigo vient d’enregistrer une nouvelle gamme. Dada-Elu qui retrace un pan important de l’histoire du Danxomé, à savoir la royauté, a été officiellement lancée le samedi 26 octobre 2024 à Indigo Home à Ouidah en plein mois du Consommons Local. C’était sous la houlette de la promotrice de Couleur Indigo, Nadia Adanlé, en présence des Autorités politico-administratives de la ville de Ouidah.

Ghislain Gbènakpon

« A Couleur Indigo, nous avons structuré la démarche créatrice par gammes. Pour cette année, c’est la deuxième gamme que nous sortons. Dans chaque gamme, il y a plusieurs motifs et chaque gamme a sa ligne éditoriale. Et cette gamme que nous sortons, Dada-Elu, met en lumière les attributs de la royauté chez nous. Et c’est la raison pour laquelle vous retrouvez sur ces tissus des trônes, des récades, des colliers, des chapeaux, tout ce qui a trait à la royauté au Danxomé », a expliqué, à la faveur d’une interview à la presse, Mme Nadia Adanlé.

Mme Nadia Adanlé

Les attributs royaux ont été aussi mis en avant dans une exposition de certaines des œuvres des trésors royaux comme, entre autres, les « Botchio » et les trônes avec les numéros d’inventaires qu’elles avaient quand elles étaient emportées loin du Danxomé. « C’est la première gamme que nous réalisons et dans laquelle nous avons Elu’vo et également des pièces à la limite uniques avec un fort symbolisme. On a présenté des tissus mais également des objets d’art. Les mannequins ont présenté une collection de vêtements qu’on a appelée Minon . Minon, signifiant nos mères, représente la catégorie de femmes qui avaient pour vocation de protéger le roi ainsi que son royaume. En d’autres termes, Minon, c’est une catégorie d’amazones dont nous avons modernisé les accoutrements », a déclaré Mme Nadia Adanlé.

Un coup d’essai, un coup de maître

Il faut dire que la sortie de cette nouvelle gamme s’inscrit parfaitement dans la promotion des productions nationales en cet octobre mois du Consommons Local. « Dada-Elu parce que nous sommes déjà dans le mois du Consommons Local et nous avons voulu montrer que même en remontant très loin dans nos cultures, on a des sources d’inspiration. On n’a pas besoin d’aller chercher ailleurs. Pour nous, l’histoire du Danxomé, l’histoire de la royauté est une véritable source d’inspiration. On a voulu la révéler d’une autre manière plus soft dans le textile. C’était un coup d’essai et j’ai l’impression que ce fût un coup de maître », s’est réjouie la promotrice de Couleur Indigo.

Il importe de souligner qu’au-delà de ce qui pourrait apparaître comme étant juste une exhibition des trésors d’époque, les contenus de l’exposition comme de la collection, l’agencement, l’angle de présentation, etc, ont été adoptés de manière à créer un environnement immersif qui transporte le visiteur dans un décor authentique où il pourra saisir quelque chose de cette époque, notamment la complexité et la beauté des œuvres, l’expertise des artisans d’alors. « Je suis content d’être là. A nouveau, Nadia a réussi à m’émerveiller. Elu, c’est l’histoire de Ouidah, c’est l’histoire du Bénin. Et quand elle y met cette richesse mémorielle, culturelle et cultuelle que constitue la royauté, les symboles des rois, je dis que c’est top. C’est d’autant plus merveilleux que cela se passe un 26 octobre . Elle nous a fait le clin d’œil de nous faire passer les chansons de cette époque là. Je souhaite que tous les Béninois puissent venir admirer cette nouvelle collection et que chacun puisse, d’une part, se sentir concerné et, d’autre part, faire partie de ce succès annoncé », a déclaré face à la presse, l’honorable Maixent Djéigo, l’une des nombreuses personnalités de marque au lancement de Dada-Elu.

Foire des produits chinois au Bénin: la 14e édition a tenu ses promesses

Visite des stands

La 14e édition de la Foire des produits chinois au Bénin s’est ouverte ce vendredi 8 novembre 2024 au Centre Chinois de Développement Economique et Commercial du Bénin ( CCDECB ) à Ganhi à Cotonou. Elle a été officiellement lancée par M. Benjamin Alamenou, conseiller technique aux accords internationaux du ministre de l’industrie et du commerce. Il avait à ses côtés, le chargé d’affaires de l’ambassade de Chine au Bénin, M
Shen Si. Les stands sont restés ouverts jusqu’à ce dimanche 10 novembre.

Ghislain Gbènakpon

Les produits chimiques d’usage quotidien, les produits pharmaceutiques, les éclairages LD, les énergies renouvelable, les articles électroménagers, électroniques et numériques, les machines et équipements, de la quincaillerie, les matériaux de construction et les fournitures de bureau, etc. Voilà parmi tant d’autres, les merveilles du label chinois de 40 exposants venus de la Chine que les entrepreneurs et consommateurs du Bénin et des pays de l’Afrique de l’Ouest ont pu découvrir pendant 72 heures sur une centaine de stands installés sur un espace d’exposition de 2.500 mètres carrés.

La coupure du ruban

« La Foire des produits chinois au Bénin est devenue depuis sa création en 2008, un des plus grands événements de la sous-région qui introduit les entreprises chinoises en Afrique de l’Ouest, et qui offre une plateforme aux hommes d’affaires pour mieux se connaître, échanger face-à-face et nouer des liens commerciaux », a déclaré dans son allocution d’ouverture, M. Benjamin Alamenou, le représentant du ministre de l’industrie et du commerce.

Dans son intervention de circonstance, le chargé d’affaire de l’ambassade de Chine près le Bénin a pour sa part fait observer que cette activité annuelle contribue à renforcer les relations économiques bilatérales entre le Bénin et la Chine ainsi qu’avec les pays de la sous-région. « La foire des produits chinois au Bénin constitue une plateforme importante pour les échanges économiques et commerciaux en la Chine et les pays d’Afrique de l’Ouest. Il faut qu’ils puissent profiter pleinement de cette occasion pour renforcer davantage les échanges de coopération afin d’apporter plus de bénéfice à nos deux peuples », a déclaré Shen Si. Il faut dire que cette 14e Foire des produits chinois au Bénin a tenu toutes ses promesses. Les regards sont d’ores et déjà tournés vers l’édition de 2025.

Bon usage des engrais: le principe des 4 R chères à IFDC

Le panel de discussion à IFDC au Rendez-vous du REMAPSEN

L’un des principaux messages à retenir au terme du deuxième Rendez-vous du REMAPSEN selon le directeur Pays de l’IFDC Bénin et Togo, M. Abalo Adodo est le principe des 4 règles ( 4 R ) pour un bon usage des engrais en vue d’une bonne productivité agricole et une bonne santé des sols. Ces règles ont été détaillées par le directeur de la santé des sols et de la productivité agricole à IFDC, M. Ekwé Jean Dossa qui y est revenu à la faveur d’une interview à la presse.

Ghislain Gbènakpon

Contrairement aux idées reçues, les engrais minéraux ne sont pas en eux-même sources de pollution de l’environnement, de dégradation des sols et de productions nuisibles à la santé publique. Ils sont plutôt indispensables à la fertilité des sols. C’est en effet le mauvais usage qu’on en fait qui occasionne ces méfaits. Le directeur de la santé des sols et de la productivité agricole à IFDC l’a démontré en exposant les quatre règles ( 4 R ) à suivre pour un bon usage des engrais minéraux.

Première règle, utiliser le bon engrais. « Il s’agit de l’engrais qu’il faut pour le type de sol et la culture à faire », a rappelé M. Ekwé Jean Dossa. La deuxième quand on a le bon engrais, il faut utiliser la bonne dose; ni trop ni trop peu, a-t-il poursuivi: « Trop, vous allez créer la pollution parce que la culture ne pourra pas tout prendre; et les eaux de ruissellement vont transporter une bonne partie qui va se retrouver dans les eaux de surface, la nappe phréatique; ce qui n’est pas bon pour la santé humaine. Ça fait donc la bonne dose du bon engrais »

M. Ekwé Jean Dossa, directeur de la santé des sols et la productivité agricole à IFDC

Troisième, règle, c’est apporter l’engrais au bon moment . « C’est la meilleure manière de permettre à la plante de prélever à l’optimum, l’engrais que vous allez apporter. Si vous apportez l’engrais au moment où la culture en a le plus besoin, elle en fera un meilleur usage. Donc il s’agit d’apporter l’engrais à la bonne période », a expliqué le directeur de la santé des sols et de la productivité agricole.

La quatrième règle, c’est de placer l’engrais là où la plante en a le plus facile accès. « C’est à dire près des racines. Ce qui maximise les chances d’une bonne efficience d’utilisation de cet engrais », a soutenu pour finir, M. Ekwé Jean Dossa.