Pollution dans le secteur froid et climatisation: les éclairages de Lucien Kuassi Amoussou

Le DG Lucien Kuassi Amoussou

A la conférence de présentation de l’offre de climatisation de la marque Daikin o organisée ce mardi 11 février 2025 à l’hôtel Golden Tulipe de Cotonou par Fox Coolling , le président de l’Association nationale du froid et de la climatisation du Bénin et chef de l’entreprise Société Génie Industrielle et Frigo a attiré l’attention sur la problématique de la pollution environnementale en lien avec le secteur. M. Lucien Kuassi Amoussou, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, y est revenu à la faveur d’une interview à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« Il y a 50 ans 80 ans, les équipements de climatisation et du froid fonctionnaient sans souci. Mais depuis les années 70, 80, il a été remarqué que la production de froid pose un problème à l’environnement. De quoi s’agit-il?Pour produire le froid, en dehors de tout ce qu’il y a comme équipements mécaniques, industriels, il y a ce qu’on appelle le réfrigérant. C’est un gaz qui a pour rôle de changer de l’état physique, de passer de l’état liquide à l’état gazeux et de revenir de l’état gazeux à l’état liquide. Et par ce processus, il pollue le froid dans les machines. Mais ce gaz, une fois échappé dans l’atmosphère porte préjudice à l’environnement. Ce gaz détruit la couche d’ozone qui est un genre de parapluie que Dieu a créé pour protéger la terre contre les rayons ultraviolets qui peuvent détruire la vie sur terre. Avec le temps, cette couche d’ozone a commencé par se trouer; ce qui explique la chaleur excessive qu’on commence par constater sur la terre. », a expliqué M. Lucien Kuassi Amoussou.

Le président de l’Association nationale du froid et de la climatisation du Bénin a fait observer que les scientifiques après des analyses ont constaté que la grande cause de la destruction de la couche d’ozone est liée au gaz de froid que par inadvertance, les professionnels du secteur injectent dans l’atmosphère. Dès lors, ils se sont mis à la tâche et ont commencé par élaborer des gaz en remplacement que sont les gaz nouvelles générations. « Et je crois que nous sommes à la quatrième génération de ces gaz pour pouvoir empêcher leurs effets sur l’environnement même si en les utilisant, ils étaient injectés dans l’atmosphère », se réjouit le directeur général de la Société Génie Industrielle et Frigo.

On retient aussi des éclairages du président de l’Association nationale du froid et de la climatisation que l’association joue sa partition face à la problématique de la pollution de l’environnement en lien avec le secteur d’activité. « Notre association existe depuis 6 ans et mène beaucoup d’actions. La première des actions, c’est de vulgariser le problème, conscientiser les membres et les non membres frigoristes, les amener à cerner la problématique et à faire attention dans l’exercice de leur métier pour éviter l’échappement de ce gaz. Mais parallèlement, nous donnons des formations sur les bonnes pratiques en matière de froid et de la climatisation; ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Cette formation permet aux frigoristes de savoir comment exécuter tel ou tel processus dans la mise en oeuvre des équipements, des installations de froid, dans la réparation, dans l’installation, dans le dépannage et autres », a soutenu M. Lucien Kuassi Amoussou.

11e jour du Nouvel An Chinois au Bénin: le spectacle de cirque « Le Décollage » tient en haleine le public

Au onzième jour du Nouvel An Chinois, le Centre culturel chinois de Cotonou en collaboration avec la troupe de cirque All-Circus a offert au public béninois, le spectacle « Le Décollage ». C’était ce samedi 8 février 2025 à son pavillon théatral rénové.

Ghislain Gbènakpon

Des tableaux acrobatiques et réalisations gestuelles à couper le souffle de All-Circus en plat de résistance et en entrée, des chorégraphies d’une troupe de danse sollicitée pour la circonstance. C’est ce qu’a eu droit le public au spectacle « Le Décollage » qui est le fruit de la collaboration entre le Centre culturel chinois et la troupe All-Circus au jour 11 des festivités du Nouvel An Chinois.

M. Dieudonné Fanou, chargé de communication du Centre culturel chinois

« Nous avons voulu offrir au public béninois déjà amoureux de la culture chinoise et béninoise par la même occasion, un spectacle de qualité, faire la promotion de notre culture aussi bien ici que chez eux. Cette année, l’accent est beaucoup plus mis sur le volet béninois dans la coopération sino- béninoise. C’est le but de cette activité. Mette en valeur la culture béninoise aussi bien chez nous qu’au-delà de nos frontières », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, Dieudonné Fanou, le chargé de communication du Centre culturel chinois de Cotonou.

Il faut dire que ancré dans le domaine sportif et culturel, All-Circus milite avec ferveur pour les enfants démunis et les personnes sans qualification. Son engagement promeut les valeurs communes à toute l’humanité comme l’harmonie, la concorde et la paix que véhicule également le Nouvel An Chinois. « J’ai beaucoup apprécié les différentes prestations. Que les personnes de bonne volonté les soutiennent. Je remercie le Centre culturel chinois de Cotonou », a confié à la presse, Alfred Godé, un artiste plasticien de la Côte d’Ivoire.

Mandature 2025-2030 de la CCI-Bénin: les attentes de l’élu consulaire Georges Alé

L’élu consulaire Georges Alé, PDG de SDP

A l’installation officielle ce vendredi 7 février de la mandature 2025-2030 de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin ( CCI-Bénin ), le PDG de la Société de Développement des Projets ( SDP ), nouvel élu consulaire a, entre autres, exprimé ses attentes. C’est à la faveur d’une interview que M. Georges Alé, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a accordée à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« Mon souhait est que cette mandature soit très productive, créative, très proche des différentes corporations que nous représentons et que les travaux dans les différentes commissions se fassent de la façon la plus aisée et la plus productive possible », a déclaré l’élu consulaire Georges Alé.

Il faut dire que deux des principaux axes de travail fixés par le ministre de l’industrie et du commerce à l’installation de la mandature 2025-2030 ont particulièrement retenu l’attention du PDG du cabinet SDP: « Il y a la promotion des femmes au sein de ces assemblées; nous devons donc faire en sorte qu’il y ait une proportion beaucoup plus importante de la gent féminine. Le deuxième axe qui a retenu mon attention, ce sont toutes les actions qui peuvent contribuer à réduire le taux de mortalité des entreprises en création les trois premières années. Je sais par le parcours que j’ai en étant créateur d’entreprises que c’est quand-même très très difficile et durant cette période, on a besoin d’être soutenu et conseillé. Il s’agira de voir comment tout ça pourrait être opérationnalisé au sein de l’assemblée »

L’élu consulaire fera observer que les chantiers qui attendent la mandature 2025-2030 sont vastes et passionnants. « Le secteur privé est important pour notre pays parce que c’est le creuset qui crée de la richesse, de l’emploi, et c’est le creuset qui doit être soutenu et alimenté aussi », a déclaré le PDG Georges Alé qui n’a pas manqué d’exprimer sa fierté d’être élu consulaire pour pouvoir participer activement au développement du secteur privé dans son pays.

Forum régional sur la cohésion sociale: repenser la gouvernance locale dans le golfe de guinée

« Gouvernance locale et cohésion sociale dans les régions nord du golfe de guinée » C’est le thème du Forum régional sur la cohésion sociale qui s’est ouvert ce mercredi 5 février 2025 à Cotonou dans le cadre du projet COSO qui couvre le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo. Les travaux lancés par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané au palais des congrès durent deux jours.

Ghislain Gbènakpon

La deuxième édition du projet de Cohésion sociale des régions du nord du golfe de Guinée ( COSO ) mobilise à Cotonou toutes les parties prenantes pour repenser la gouvernance locale et la cohésion sociale en vue de garantir la sécurité dans les zones frontalières. « J’invite donc les participants à examiner ensemble la gouvernance locale dans nos pays, à une attention soutenue et une participation active en vue d’atteindre les objectifs du présent forum », a déclaré le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané.

Le Représentant Résident de la Banque Mondiale au Bénin, M. Nestor Koffi a pour sa part fait observer que cette initiative « constitue une plate-forme stratégique pour renforcer notre coopération régionale face aux défis complexe auquel nous faisons face. Et la Banque Mondiale joue son rôle en apportant son expertise et son soutien financier pour accompagner les pays du Golfe de Guinée ». Il profite pour inviter chaque participant de ce forum à partager les idées sans réserve et faire en sorte que les expériences à succès soient appropriées par les autres.

Il faut dire que ce forum est une occasion de partage d’expériences sur l’approche de développement conduit par la communauté. Il est fondamentalement question des stratégies pour renforcer la cohésion sociale dans les quatre pays et de la définition des actions communes pour le renforcement de la sécurité régionale à travers une gouvernance à la base réellement participative.

Ecosystème microfinance de demain: Consortium Alafia sollicite Dabyan pour la digitalisation des SFD au Bénin

Une vue de famille des participantd

L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés ( APSFD ) communément appelé Consortium Alafia a organisé ce mercredi 5 février 2025 à l’hôtel Golden Tulipe de Cotonou avec le partenaire de solutions technologiques Dabyan, une rencontre stratégique sur l’Ecosystème Microfinance de demain pour améliorer l’inclusion financière au Bénin. Les travaux lancés par M. Moucharaf Adiga Koma Banin, représentant du ministre des affaires sociales et de la microfinance vise à terme, la digitalisation complète des opérations des SFD à travers un programme régional innovant.

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur

« Aujourd’hui, nous avons l’opportunité de réfléchir ensemble sur les meilleures stratégies et innovations pour construire un écosystème de microfinance plus inclusif et durable. Nous sommes réunis ici pour partager nos connaissances, nos expériences et nos visions », a déclaré dans son allocution de bienvenue, la présidente du Conseil d’administration de l’APSFD, Mme Huguette Adoukonou. Le Vice président de Dabyan, M. Pape Omar Ndiaye rappellera que cette rencontre stratégique vise à promouvoir une transformation digitale systémique des institutions de microfinance au niveau unational à travers le programme d’automatisation, d’industrialisation et de digitalisation des institutions de microfinance. « Il s’articule autour de trois axes que sont l’implémentation de solutions technologiques favorables au développement de services financiers innovants, le renforcement des capacités et des compétences des acteurs de la microfinance en lien avec les services financiers numériques, la facilitation de l’accès des SFD aux outils informatiques permettant l’usage des technologies numériques de manière accrue », a-t-il précisé

Les participants en séance

Les travaux ont permis aux participants d’échanger sur les enjeux et défis à relever pour l’écosystème de la microfinance de demain au Bénin et de suivre effectivement des présentations ayant trait à l’automatisation, l’industrialisation et la digitalisation des opérations de microfinance. « La microfinance de demain ne sera pas la microfinance d’aujourd’hui. Mais pour utiliser le digital, il y a des prérequis. On a parlé dans un premier temps notamment du systeme d’informations de gestion des structures qui présentent encore des biens, on a parlé de la formation des agents, des défis technologiques en termes d’équipements à utiliser. La seconde phase va nous permettre de suivre la présentation des solutions qui existent pour que les SFD puissent toucher du doigt ce qui a été dit et voir quels partenariats mettre en place avec les éditeurs, avec Dabyan pour le bon usage des plateformes de finance digitale », a déclaré à la faveur d’une interview à la presse, le directeur général de l’APSFD, M. Ignace Dovi. Le représentant du ministre des affaires sociales et de la microfinance, M. Moucharaf Adiga Koma Banin espère que cette rencontre stratégique soit le point de départ pour des initiatives concrètes et innovantes pour les offres de services financiers décentralisés.

Incertitude autour du reversement des AME: le FAA-MEMP appelle Talon au secours

Lecture de la déclaration

( Plaidoyer pour l’application de la décision du Conseil des ministres du 7 décembre 2022 )

Le Front d’actions des aspirants du ministère des enseignements maternel et primaire ( FAA-MEMP ) appelle le chef de l’Etat au secours pour l’application intégrale de la décision du Conseil des ministres du 7 décembre 2022 qui avait retenu que tous les AME ayant déjà fait trois années scolaires successives sur le terrain seront reversés. C’est à la faveur d’une conférence de presse ce samedi 1er février 2025 à la bourse du travail de Cotonou avec le soutien du SYNIADEQ-Bénin. Il faut dire que la sortie médiatique le 27 décembre 2024 du directeur général du budget, un membre important du comité technique chargé du reversement a plongé les AME dans une incertitude. Lire ci-dessous la déclaration de presse.

   REPUBLIQUE DU BENIN

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FRONT D’ACTIONS DES ASPIRANTS DU MINISTERE

DES ENSEIGNEMENTS MATERNEL ET PRIMAIRE

Tél : (229) 0197 721 568 / 0197 966 292

                                                    Cotonou, le 1er Février 2025

DÉCLARATION DU FAA – MEMP AU SUJET DU REVERSEMENT DES AME EN ACDPE

EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU BÉNIN, CHEF DE L’ÉTAT, CHEF DU GOUVERNEMENT.

EN 2016,  VOUS AVEZ HÉRITÉ D’UN PAYS OÙ LE SYSTÈME ÉDUCATIF AVAIT DES DIFFICULTÉS CARACTERISÉES ENTRE AUTRES PAR  LA PENURIE D’ENSEIGNANTS QUALIFIÉS DANS LES ÉCOLES MATERNELLES ET PRIMAIRES PUBLIQUES DU BENIN. APRÈS LE RECRUTEMENT DIRECT DE 2016, VOUS AVEZ FAIT RECOURS À UNE ÉVALUATION DIAGNOSTIQUE DES NORMALIENS EN 2018. DE 2019 A 2022, DIFFERENTS TESTS ONT ETE ORGANISES POUR LA CONSTITUTION DE LA BASE DE DONNÉES DES COMPÉTENCES DES ASPIRANTS AU MÉTIER D’ENSEIGNANT (AME) DONT L’OBJECTIF EST D’ATTEINDRE LE RATIO UNE CLASSE – UN MAITRE.

AINSI, DE 2019 A 2024, PLUS DE TRENTE-ET-UN MILLE (31000) AME ONT ETE DEPLOYES. AUOURD’HUI, L’OBJECTIF CHAQUE CLASSE, UN ENSEIGNANT SEMBLE ETRE ATTEINT MÊME S’IL RESTE DES EFFORTS À FAIRE PAR ENDROIT.

LE CONSEIL DES MINISTRES EN DATE DU 07 DÉCEMBRE 2022 AVAIT RETENU QUE  TOUS LES AME AYANT DÉJÀ FAIT TROIS ANNÉES SCOLAIRES SUCCESSIVES SUR LE TERRAIN  SERONT REVERSÉS. CETTE DECISION POLITIQUE SALUEE PAR L’ENSEMBLE DES AME S’EST MATERIALISEE PROGRESSIVEMENT PAR L’EXTENSION A 12 MOIS DE SALAIRE DES AME, L’OCTROI D’UNE PRIME SPECIALE DE 20.000 FRANCS PAR MOIS A CHAQUE AME, LA PRISE EN CHARGE SANITAIRE DES AME, L’EXONÉRATION DE LA CONTRIBUTION DE NOS ENFANTS DANS LES COLLÈGES PUBLICS POUR NE CITER QUE CES AVANTAGES. IL NE RESTE ALORS QUE LE REVERSEMENT POUR DAVANTAGE RESPONSABILISER LES AME.

EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,

DANS TOUS LES DEPLACEMENTS DU FAA-MEMP, NOUS AVIONS L’ASSURANCE QUE LE REVERSEMENT EST POUR BIENTOT. MAIS FORCE EST DE CONSTATER QUE LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DU BUDGET (DGB), UN  MEMBRE IMPORTANT DU COMITE TECHNIQUE CHARGE DU REVERSEMENT, À LA FAVEUR D’UNE  SORTIE  MÉDIATIQUE LE 27 DÉCEMBRE 2024, A ÉNUMÉRÉ QUELQUES CRITÈRES DU REVERSEMENT. CETTE SORTIE MEDIATIQUE, AU LIEU DE RASSURER LES AME, LES PLONGE DAVANTAGE DANS UNE INCERTITUDE.

 NOUS APPELONS ALORS LE CHEF DE L’ÉTAT, PÈRE DE LA NATION, SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT PATRICE ATHANASE GUILLAUME TALON A NOTRE SECOURS POUR LA MISE EN ŒUVRE DE LA DECISION DU CONSEIL DES MINISTRES TELLE QU’ANNONCEE.

 NOUS CROYONS AU REVERSEMENT ET NOUS SUGGÉRONS QUE TOUS LES AME QUI ONT FAIT 3 ANS ET PLUS SANS INTERRUPTION DE CONTRAT SUR LE TERRAIN SOIENT PRIS EN COMPTE.

                                                                             POUR LE FAA – MEMP,

                                                                          LE 1er VICE-PRÉSIDENT

                                                                       Célestin Sourou ZOSSOU

Rentrée syndicale 2025: le SYNIADEQ-Bénin plus engagé pour le suivi de carrière des militants

Une vue de famille des  participants

« Le SYNIADEQ-Bénin: Un syndicat au service de ses militants pour un suivi de carrière sans faille ». C’est le thème de la 13e rentrée syndicale du Syndicat national des instituteurs acteurs du développement pour une éducation de qualité ( SYNIADEQ-Bénin ) qui a eu lieu à Cotonou ce samedi 1er février 2025 à la bourse de travail. Les travaux lancés par Appoline Fagla, 1ère SGA de l’UNSTB, la confédération d’affiliation, ont connu une forte participation des militants mobilisés par le Sg/ SYNIADEQ-Bénin, Arnaud Agbohounka.

Ghislain Gbènakpon

« La rentrée syndicale chez nous est une activité statutaire qui nous permet de faire une reddition de compte des activités de l’année antérieure et d’élaborer le plan de travail annuel ( PTA ) de l’année en cours », a expliqué dans son allocution de circonstance, le secrétaire général Arnaud Agbohounka. Il faut dire qu’en 2024, la diplomatie syndicale interne du sous-secteur de l’éducation dans laquelle s’est inscrit le SYNIADEQ-Bénin lui a déja permis d’engranger de francs succès sur le front du suivi de carrière de ses militants. « Nous avons aidé plus de 1000 enseignants ( toutes catégories confondues ) à avoir une satisfaction totale avec les gains pécuniaires dans leurs poches ou dans leurs comptes bancaires. A ce chapitre, il nous reste actuellement les dossiers de reclassement des camarades de la promotion 2016 pour le compte de 2024 qui est en cours de traitement. Toujours au chapitre du suivi de carrière, nous avons le reversement des ACDPE 2008, 2010, 2014 et 2016 en FE qui fait partie intégrante de nos priorités inachevées en 2024 qui est déjà en première position pour nos activités en 2025 », a soutenu le Sg Arnaud Agbohounka.

On retient aussi de son intervention  que pour les autres services de carrière à savoir mutations diverses, nominations etc …, le SYNIADEQ-Bénin n’a jamais baissé les bras pour secourir ses nombreux demandeurs. « Comme vous le constater, le SYNIADEQ-Bénin n’est pas un syndicat de plus dans le paysage syndical de notre pays, il est plus qu’un syndicat et s’il n’existait pas, il fallait le créer », assure le SG Arnaud Agbohounka.

Les chantiers de 2025

Pour cette année 2025, le SYNIADEQ-Bénin prévoit au plan législatif de se battre pour la relecture de certains arrêtés dont l’application crée des nuisances aux acteurs du sous-secteur de l’éducation. Il en est ainsi principalement des arrêtés du mouvement du personnel qui exclut les collègues AME et ne cadre plus avec les réalités socio-professionnelles actuelles du système éducatif, de l’arrêté qui régit les concours probatoires ( CAFCP et CAIP ) pour la prise en compte des ACDPE, de l’arrêté qui organise les examens professionnels pour la prise en compte des AME au même titre que leurs collègues des écoles privées et la prise en compte des éducateurs et éducatrices de la maternelle.

Mais 2025 sera aussi et surtout au SYNIADDQ-Bénin, l’année de l’ouverture au-delà des frontières béninoises. « Chers militantes et militants, pendant plus d’une décennie, notre organisation syndicale a fait l’effort de s’imposer par ses actions dans l’arène syndicale béninoise. Il est temps pour nous maintenant de sortir, d’aller au-delà de nos frontières pour vendre ces belles expériences à travers des partenariats régionaux, sous-régionaux et internationaux », a déclaré le Sg Arnaud Agbohounka qui fait savoir que des contacts sont déja pris et des démarches se mènent pour faire de ce rêve, une réalité. L’autre défi à relever pour l’organisation syndicale est de gagner le pari de dix mille militants au cours de cette année 2025. En lançant cette 13e rentrée syndicale, la SGA de l’UNSTB Appoline Fagla a salué le syndicalisme de service et de développement qu’incarne depuis plus d’une décennie le SYNIADEQ-Bénin.

Transparence et efficacité dans la gouvernance locale: les activités du PRSCG2 à destination des collectivités territoriales présentées

Toutes les principales parties prenantes de la deuxième phase du Programme de renforcement des structures centrales de gouvernance ( PRSCG2 ) savent désormais mieux sur ses objectifs, les résultats attendus, la feuille de route, les projets inscrits dans le plan de passation de marchés ainsi que l’organe de gouvernance. Les activités dudit programme à destination des collectivités territoriales ont été présentées ce jeudi 30 janvier 2025 au palais des congrès de Cotonou. C’était à la faveur d’un atelier organisé par l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique ( ASIN ) sous la supervision du ministère du numérique et de la digitalisation, du ministère de la décentralisation et de la gouvernance locale et du ministère de l’économie et des finances avec le soutien de la République fédérale d’Allemagne, le partenaire financier.

Ghislain Gbènakpon

Augmentation de la transparence et de l’efficacité de l’administration publique au Bénin afin de créer de meilleures conditions pour des investissements publics et privés et pour la mise en oeuvre de l’Agenda 2030 à tous les niveaux. C’est l’objectif principal du PRSCG2 qu’a mis en exergue dans son discours de circonstances, M. Djabirou Amadou, directeur adjoint de cabinet de la Ministre du Numérique et de la Digitalisation ( MND ). Et pour l’atteindre, trois résultats sont attendus et se transposent sur trois composantes. La première composante est relative au renforcement des infrastructures et l’opérationnalisation du data center national. La deuxième vise la mise en place de services numériques notamment à destination des collectivités territoriales et la troisième est orientée sur la sécurisation de l’offre de services.

« Le PRSCG 2 sera pour les collectivités territoriales et les structures déconcentrées, le départ, l’envol pour la transformation digitale réelle parce que les activités qui sont prévues allant de la mise en place d’un réseau local pour la plupart des communes en passant par la gestion électronique des courriers, permettra à ces structures de prendre l’envol grâce à la transformation digitale et de rendre réelle d’ici 2026, l’ambition du chef de l’Etat dans ce domaine », se réjouit le Directeur des Services Informatiques ( DSI ) du Ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale ( MDGL ), M. Kossi Eudes Houndji.

Pour rappel, la première phase du PRSCG ( 2017-2021 ) financé par la Banque de développement allemande, la KFW a permis de mettre en place un socle solide d’infrastructures informatiques pour l’administration au niveau central mais aussi local et un réseau informatique national de l’administration très complet sur Cotonou et étendu à certaines entités publiques déconcentrées et décentralisées. Avec la deuxième phase du programme ( PRSCG2 ) d’une durée de trois ans ( 2024-2027 ), il s’agira d’amplifier les actions déjà entamées et menées au niveau local. « Les communes du Bénin bénéficieront donc dans ce programme d’appuis conséquents pour moderniser leur fonctionnement par une digitalisation accrue de leurs pratiques et des services rendus à leurs administrés », a soutenu le DAC du MND, M. Djabirou Amadou. Le représentant de l’ambassade de la République Fédérale d’Allemagne, M. Andreas Beckermann a réaffirmé dans son discours l’engagement de son pays à accompagner la digitalisation de l’administration béninoise au niveau central et local. M. François Agoua, représentant du directeur général de l’ASIN a salué la mobilisation de toutes les parties prenantes dont entre autres des secretaires exécutifs de mairies, des responsables de système d’informations ( RSI ), des préfets, des cadres des trois ministères sectoriels impliqués et de l’ambassade d’Allemagne.

15e Revue des Finances Publiques: des recommandations pour plus de performances

La tribune des officiels

« Performances dans la gestion des finances publiques à l’aune de la dématérialisation et de la gestion en mode programme ». C’est le thème de la 15e Revue des finances publiques qui s’est tenue ce mercredi 29 janvier 2025 au palais des congrès de Cotonou. Les travaux lancés par M. Herman Takou, le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de l’économie et des finances ont accouché d’importantes recommandations pour davantage de performances dans la gestion des finances publiques au Bénin.

Ghislain Gbènakpon

Informer la Cellule d’Appui au Pilotage des Réformes sur les financements directs au profit des Structures de mise en oeuvre ( SMO ); étudier la possibilité d’internaliser la directive relative à la transparence par une loi au lieu d’un decret; poursuive la sensibilisation sur la réforme relative à la gestion en mode programme au niveau des CODIR des ministères et institutions de la République; faire une évaluation de la réforme relative à la mise en place du dispositif de contrôle interne au sein de tous les ministères pour apprécier la nécessité d’organiser des séances de partage d’expériences sur la réforme; mettre en place un cadre de concertation entre les CMMR. Ce sont là des recommandations issues des travaux de la 15e Revue des finances publiques.

Les assises ont aussi recommandé, entre autres, d’intégrer l’AJT dans la mise en oeuvre des SMO, d’organiser des séances d’échanges entre les acteurs d’exécution des dépenses au niveau des communes et au niveau central, d’étendre la réforme sur la comptabilité des matières aux collectivités locales, d’organiser une séance de travail entre la Cour des comptes et l’administration sur l’harmonisation du format des rapports annuels de performances et de prendre des dispositions pour sensibiliser les responsables des programmes sur la nécessité de produire et de déposer au plus tard le 30 juin les rapports annuels de performances.

Des objectifs pertinents

« La présente édition de la Revue des finances publiques vise à apprécier les actions mises en oeuvre et les résultats obtenus en vue de prendre des mesures pour la consolidation des acquis et pour faire face aux nouveaux défis en matière de système de gestion des finances publiques. Il s’agira donc en dehors de la réforme liée à la gestion en mode programme, d’examiner les autres réformes initiées sous l’impulsion du ministre d’Etat pour la simplification de nos procédures à travers leur dématérialisation », a soutenu le directeur de cabinet, M. Herman Takou dans son allocution d’ouverture des travaux.

Le Secrétaire général du ministère et coordonnateur de la Cellule d’Appui au Pilotage des Réformes ( CAPR ), structure en charge de l’organisation pratique des revues de finances publiques, M. Bienvenu Alban Bessan a salué la forte mobilisation de toutes les parties prenantes dont entre autres les PTF, les OSC, les collectivités locales et les acteurs opérationnels dans la mise en oeuvre des réformes des finances publiques à cette 15 e édition.

Eaux souterraines pour une résilience renforcée en Afrique: les éclairages du DE ABM Nicolas Gnakpaou

Le Directeur Exécutif de l’ABM, M. Nicolas Gnakpaou

« Les eaux souterraines pour une résilience renforcée en Afrique » C’est le projet lancé au profit de l’Autorité du Bassin du Mono ( ABM ) à la faveur d’un atelier du comité de pilotage à Bénin Royal Hôtel de Cotonou du 20 au 22 janvier 2025. Les travaux ont enregistré la participation de cinq pays dont les deux Etats parties à l’ABM, le Bénin et le Togo. A la faveur d’une interview à la presse, le directeur exécutif de l’ABM, M. Nicola Gnakpaou en a donné des éclairages.

Ghislain Gbènakpon

« C’est un projet consacré aux eaux souterraines qui va permettre de voir au niveau du Bassin du Mono, portion béninoise comme togolaise, ce qu’il y a comme matériels de mesure des eaux souterraines ; mesure en termes de quantité d’eaux, mesures aussi en termes de qualité de ces eaux. Le projet va collecter les données sur l’existant, pour voir en termes d’ouvrages existants, si certains nécessitent réhabilitations et les faire, et également en termes d’appui aux deux Etats, d’amélioration de la connaissance de ces eaux souterraines », a expliqué le D.E de l’ABM, M. Nicolas Gnakpaou. On retient globalement de ses éclairages qu’il s’agit d’utiliser les eaux souterraines pour améliorer la résilience des populations riveraines du Bassin.

Le directeur exécutif n’a pas manqué de préciser qu’au titre des partenaires du projet, le financement est accordé par le Fonds mondial pour l’environnement ( GEF ). La mise en oeuvre est assurée par la FAO. Il y a également le Conseil africain des ministres chargés de l’eau et des instituts de recherche qui ont accompagné le montage. Les travaux de lancement et du comité de pilotage ont permis de comprendre le rôle de chacun dans l’équipe de mise en oeuvre du projet.