13e Concertation  Interafricaine des Maraîchers Eco Santé: recommandations et résolutions des assises de Cotonou

La table d’honneur à la clôture des travaux

( Un satisfecit décerné au Coordonnateur Guillaume Tossa )

Les travaux de la treizième Concertation Interafricaine des Maraîchers Eco Santé qui se sont déroulés du 26 au 28 février 2025 à Cotonou avec à l’organisation pratique le Réseau Africain des Maraîchers Eco-Santé ( RAMES ) ont été sanctionnés par d’importantes recommandations et résolutions. C’est grâce à l’accompagnement financier du regroupement syndical canadien UNIFOR et le soutien de l’UITA et de  l’Unité de recherche et d’enseignement en santé au travail et environnement ( URESTE ) de la Faculté des sciences de la santé ( FSS ) du Bénin.

Ghislain Gbènakpon

Mobiliser les ressources financières pour la tenue des rencontres interafricaines des maraîchers éco santé afin de pérenniser leurs acquis; s’impliquer davantage dans le déroulement des activités menées dans les pays par le biais des coordonnateurs nationaux; élargir le projet « Initiative Pays », phase pilote à d’autres pays afin de rendre plus visibles les activités du RAMES et le concept Eco Santé dans lesdits pays. Ce sont là les recommandations faites par la treizieme Concertation Interafricaine des Maraîchers Eco Santé à l’endroit de l’UITA.

Aux Coordonnateurs Pays, il est recommandé de chercher à vérifier la mise en exécution des programmes validés par chaque pays d’une part et de créer un bureau exécutif RAMES de chaque pays afin que le président du bureau envoie des rapports trimestriels d’autre part. Les maraîchers RAMES sont invités entre autres à développer des initiatives internes de mobilisation des ressources financières, instaurer un cadre permanent de partage d’expériences sur les pratiques éco-santé, faire un plaidoyer auprès des collectivités territoriales pour l’obtention de site de production sécurisé, poursuivre la sensibilisation des producteurs maraîchers sur l’éthique de la production biologique et la durabilité de l’écosystème.

Par ailleurs, les maraichers RAMES réunis à la 13e Concertation Interafricaine ont pris la résolution de rendre compte des activités au niveau de chaque pays au président RAMES à travers un rapport trimestriel et d’apurer les arriérés de cotisation.

Remerciements

Dans des motions de remerciements, les participants ont exprimé leur gratitude à UNIFOR pour son soutien et sa précieuse collaboration. Ils ont particulièrement décerné un satisfecit au coordonnateur de l’UITA-Bénin le camarade Guillaume Tossa pour son dynamisme, son dévouement, sa disponibilité constante et ses initiatives salutaires au profit des maraîchers Eco Santé qui ont permis l’obtention du financement de cette 13e concertation interafricaine. Leurs remerciements sont allés aussi à l’endroit du président RAMES, M. Charles Bewa pour l’organisation pratique réussie des assises et les efforts fournis pour l’évolution du réseau.

Il faut dire que la clôture de cette treizième rencontre a été marquée par la remise d’une somme de 1 million de FCFA à chacun des quatre pays sélectionnés pour bénéficier du fonds pour le mise en oeuvre de l’Initiative Pays qui accompagne les actions louables au profit de l’approche Eco Santé. Il s’agit du Bénin, du Burkina, du Niger et du Togo. Dans son intervention de clôture, le coordonnateur Guillaume Tossa a exhorté la Côte d’Ivoire et le Mali non encore éligibles au Fonds à travailler davantage sur le terrain pour en bénéficier. Il a par la suite invité les participants à commencer par réfléchir, chacun au niveau de son pays, à comment trouver une solution à la rareté des terres pour les exploitations maraîchères. « Je mettrai l’accent sur le problème récurrent qui est celui de terrain. Pour exercer votre profession, vous avez besoin de la terre. Il se fait que vous n’êtes pas propriétaires de terre. Vous travaillez souvent sur des terres appartenant à d’autres et vous êtes régulièrement appelés à déguerpir par surprise. Il faut qu’on réfléchisse à ce problème. Qu’au niveau de chacun de nos pays, on commence par trouver des solutions. Les solutions existent. En face d’un problème, vous avez toujours au moins une solution. Il suffit de chercher. Quand on cherche, on trouve »,  a soutenu le coordonnateur Guillaume Tossa.

Journée Mondiale de la Protection Civile 2025: Alassane Séidou décline l’action que va mener l’ABPC au Bénin

Le ministre Alassane Séidou

Dans le cadre de la célébration ce 1er mars de l’édition 2025 de la Journée Mondiale de la Protection Civile sous le thème « La protection civile, garantie de sécurité pour la population », le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique a fait un message radio-télévisé. Occasion pour Alassane Séidou d’expliquer davantage les réformes ayant conduit à la création de l’Agence béninoise de la protection civile ( ABPC ) et de lever le voile sur l’action que celle-ci va mener en marge des festivités de cette Journée au Bénin.

Ghislain Gbènakpon

« En marge des festivités qui marqueront cette journée au titre de l’année 2025 au Bénin, l’Agence Béninoise de Protection Civile marquera l’évènement dans les communes de Cotonou et d’Abomey-Calavi par la visite des chantiers de construction des infrastructures administratives publiques et des grands marchés pour s’assurer de la pertinence des dispositions préventives envisagées pour sécuriser les usagers et garantir une réponse plus rapide, plus coordonnée et plus efficiente en cas de survenance d’une situation de crise ou de catastrophe », a déclaré Alassane Séidou dans son message radio-télévisé qui a tenu à saluer le dévouement des femmes et des hommes engagés dans la protection civile au Bénin. Il s’agit entre autres des agents de l’ABPC, des forces de défense et de sécurité, des volontaires de la protection civile et tous ceux qui au quotidien travaillent à protéger les vies et les biens des populations.

Pour le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, la fusion de l’Agence nationale de la protection civile et du Groupement nationale des sapeurs-pompiers pour donner naissance à l’ABPC traduit la volonté du gouvernement d’assurer une réponse plus rapide, plus coordonnée et plus efficiente face aux défis sécuritaires et environnementaux. « En intégrant les missions de prévention, d’alerte, d’intervention et de gestion des crises au sein d’une même entité, l’Agence Béninoise de Protection Civile devient un acteur clé de la protection des citoyens et du développement durable de notre pays. Cependant, la protection civile ne repose pas uniquement sur les institutions publiques. Elle est aussi une responsabilité collective qui nécessite l’implication des collectivités locales, des organisations de la société civile, des entreprises, des médias, mais aussi et surtout de chaque citoyen »,a fait observer Alassane Séidou qui appelle chacun à collaborer avec les autorités locales et les services de secours pour réduire la vulnérabilité du Bénin face aux catastrophes naturelles et anthropiques.

13e Concertation Interafricaine des Maraîchers Eco Santé: forte mobilisation à Cotonou pour la recherche opérationnelle au service du développement du secteur

Une vue de famille des participants

« La recherche opérationnelle et le développement maraîcher en Afrique ». C’est le thème de la treizième Concertation interafricaine des maraîchers Eco Santé qui s’est ouverte ce mercredi 26 février 2025 à l’ISBA de Cotonou pour trois jours. Le Réseau africain des maraîchers Eco Santé ( RAMES ) avec le soutien de l’UITA et de l’Unité de recherche et d’enseignement en santé au travail et environnement ( URESTE ) de la Faculté des sciences de la santé ( FSS ) a mobilisé des délégations du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Mali et du Togo.

Ghislain Gbènakpon

« Le thème de cette rencontre est un appel solennel à une reprise de conscience, à la veille permanente sans aucune distraction et à l’adoption d’une stratégie conséquente face aux défis et aux menaces de l’Eco Santé. En effet, nous devons travailler et agir de plus en plus avec méthode et professionnalisme. C’est l’intérêt de nous accommoder avec la Recherche Opérationnelle qui occupe une place stratégique dans toutes les entreprises. Elle est quasi incontournable dans tout processus de développement », a expliqué le chef de l’URESTE, Pr. Paul Ayélo dans son discours de circonstance. Il fait observer que dans le domaine « Maraîchage-ECOSANTE », cette démarche de recherche opérationnelle mérite de s’imposer au système de production maraîchère parce que la santé est au-dessus de tous les voeux.

Les temps forts de la première journée de cette treizième concertation interafricaine des maraîchers Eco Santé ont été la présentation par les différentes délégations des rapports Pays de novembre 2023 à novembre 2024 et des rapports sur les Initiatives Pays suivie de riches débats. L’exercice a permis à ces délégations de lever le voile, entre autres, sur le nombre de maraîchers sensibilisés durant la période indiquée, le nombre de maraîchers qui ont adopté l’approche Eco Santé au service de la culture biologique et les difficultés rencontrées. Le bilan du RAMES de novembre 2023 à novembre 2024 a été également présenté et a fait l’objet de débat.

Les travaux se poursuivent ce jeudi avec trois importantes communications. La première aborde le développement maraicher en Afrique dans un contexte de changement climatique. La deuxième est intitulée « Gestion des Bioagresseurs en maraîchage: les alternatives aux pesticides chimiques pour une production saine ». La troisième communication traite de l’agro-écologie pour la santé des sols, de la biodiversité et pour une suffisance alimentaire. « Je nous invite à être présents de corps et d’esprit en participant activement aux débats car 2025 doit être notre année d’impact. Une année où nous ne serons pas de simples spectateurs du changement, mais ses principaux artisans. Les amis, soyons des phares dans la nuit maraîchère éclairant la voie pour nos maraîchers RAMES en produisant sains dans un environnement sain pour le bien-être de nos consommateurs », a déclaré dans son allocution, le président du RAMES, M. Charles BEWA.

Suivi évaluation du projet WACA: les experts des institutions régionales partenaires en formation à Cotonou sur le logiciel RUCHE

Une vue de famille des participants

Les experts des institutions régionales partenaires du Projet d’Investissement pour la Résilience des Zones Côtières en Afrique de l’Ouest  ( WACA ResIP ) qui couvre neuf pays vont pouvoir mieux jouer leur partition dans le suivi-évaluation notamment en ce qui concerne l’alimentation de l’une de composantes du projet qu’est le score d’intégration régionale. Ils suivent depuis ce lundi 17 février 2025 à Cotonou une formation sur l’usage du logiciel Ruche. Ladite formation accompagnée de l’examen et de l’adoption de la charte de responsabilité dans la collecte des données d’intégration régionale prend fin ce 21 février et est assurée par le cabinet COSIT, concepteur du logiciel RUCHE.

Ghislain Gbènakpon

Assurer aux experts des institutions régionales une capacité d’utilisation du logiciel RUCHE pour le requêtage et le suivi d’une part, et permettre une validation consensuelle de la charte de responsabilité relative au score d’intégration régionale. C’est l’objectif principal de cet atelier de formation au profit des institutions régionales partenaires du projet WACA appuyées par l’UEMOA à savoir le Bureau d’appui régional ( BAR ) de l’UICN basé à Dakar, le Centre de suivi écologique ( CSE ), le Partenariat régional pour la conservation marine ( PRCM ), le Réseau des aires marines protégées en Afrique de l’Ouest ( RAMPAO ), ABC et PACO. « WACA esf un programme financé par la Banque mondiale pour la résilience côtière en Afrique de l’Ouest qui couvre 9 pays à savoir la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Ghana, Saotome Principé et le Bénin. C’est donc un projet qui a pour objectif d’accompagner les communautés côtières à être résilientes face aux changements climatiques, l’élevation du niveau de la mer, l’érosion côtière, la réduction de la biodiversité, etc », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, Dr. Mallé DIAGANA, Coordonnateur par intérim de WACA-BAR.

M. Mallé DIAGANA, Coordonnateur par intérim de WACA-BAR

Il faut dire que dans la plateforme RUCHE, le score d’intégration régionale constitue le 5ème indicateur de l’objectif de développement du projet. Et au-delà de l’alimentation du score d’intégration régionale, les institutions régionales devront également pouvoir consulter le logiciel, saisir le Plan de travail budgétaire annuel ( PTBA ) et réaliser leur suivi, faire des requêtes sur des besoins
d’informations disponibles sur la plateforme tout en suivant l’évolution des indicateurs des neufs pays pris individuellement et au niveau consolidé. D’où l’importance de cette formation qui aborde l’ensemble des différentes fonctions du logiciel RUCHE notamment le paramétrage et la gestion des autorisations, la saisie et l’édition du PTBA au niveau de chaque partenaire régional, le système de consolidation, l’édition des tableaux de suvi technique et financier des activités permettant des analyses par niveau de responsabilité, l’importation des prévisions financières/budgétaires et de leur niveau d’exécution, les sauvegardes et les états de suvi.

L’année dernière, c’était les pays cibles qui ont bénéficié de la formation à travers les Unités de gestion du projet ( UGP ). « J’invite l’ensemble des parties prenantes à collaborer avec les Unités de gestion du projet dans les différents pays parce que c’est un projet multidimensionnel qui va des aspects écologiques, socioéconomiques, les études d’impact environnemental relatives aux constructions d’infrastructures de lutte contre l’érosion côtière. Que chacun joue sa partition pour la réussite du projet », a déclaré le coordonnateur par intérim Dr. Mallé DIAGANA.

Fédération Béninoise de Rugby: les 5 axes prioritaires du Plan Stratégique à l’horizon 2030

Une vue de famille des particiants

Cinq axes prioritaires définissent le Plan Stratégique à l’horizon 2024-2030 de la Fédération Béninoise de Rugby ( FeBeRugby ). Le document a été adopté samedi 15 février dernier à Cotonou par les membres du Comité exécutif au cours d’une réunion extraordinaire élargie aux sélectionneurs des équipes nationales et à la direction technique nationale.

Ghislain Gbènakpon

Renforcer le leadership et améliorer la gouvernance du rugby béninois; promouvoir les ligues et faciliter les relations avec les ONG et associations sportives; développer des capacités humaines, techniques et matérielles des acteurs de ladite discipline; améliorer le mécanisme de financement pour une meilleure couverture des charges;
assurer le développement des infrastructures dédiées à la pratique de la balle ovale. Ce sont là les cinq axes prioritaires d’actions que le Comité exécutif de la FeBeRugby entend mener à travers son Plan Stratégique horizon 2024-2030 pour faire du Rugby un sport d’excellence mieux gouverné et compétitif au niveau international.

Le Pdt du Comité exécutif de la FeBeRugby, M. Hervé Sègbégnon Assogba

Il faut dire que ce Plan Stratégique et ses cinq axes prioritaires d’actions sont parfaitement en phase avec les chantiers déjà annoncés par le président du Comité exécutif de la FebeRugby, M. Hervé Assogba dans son allocution au terme de l’assemblée élective du 23 décembre 2024. Il s’agit de « Faire résonner le rugby dans toutes les contrées du Bénin; réorganiser les ligues avec des dotations conséquentes et des cahiers de charges précis, assortis d’une obligation de résultats pour améliorer la qualité du championnat; intégrer pleinement le rugby dans le système scolaire, afin de former une nouvelle génération de passionnés et de talents; poursuivre sans relâche nos démarches pour l’affiliation à World Rugby, une étape cruciale pour le rayonnement international de notre discipline ».

Financement des PME en Afrique: les propositions de Blaise Ahouantchédé aux 36e Journées du Club des dirigeants de banques et établissements de crédit

M. Blaise Ahouantchédé, PDG de Afrik Créances Holding et promoteur du FONI

( Cotonou accueille le FONI 2025 en mai )

Un écosystème intégré proactif. Telle est la proposition du PDG de Afrik Créances Holding et promoteur du Forum international de l’intermédiation, du numérique et de l’innovation ( FONI ) face à la problématique du financement des PME en Afrique. M. Blaise Ahouantchédé l’a réaffirmé aux 36e Journées Annuelles du Club des dirigeants de banques et établissements de crédit d’Afrique tenues du 13 au 15 février 2025 à Sofitel de Cotonou. C’est à la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux. Le promoteur de FONI annonce que l’édition 2025 aura lieu à Cotonou du 22 au 23 mai.

Ghislain Gbenakpon

« Il faut qu’on s’intéresse plus au développement de nos pays. Qu’on sorte des sentiers battus. Personne ne viendra construire le Bénin à notre place, ni l’Afrique. Il faut que chacun de nous puisse travailler à construire l’Afrique qui est très chère pour nous. Il y a l’intelligence qui est là. Nous attendons donc des solutions. Il y en a qui se dessine d’ailleurs. C’est la nécessité de mettre en place un écosystème intégré car de manière isolée, les efforts ne peuvent pas prospérer ou cela va mettre assez de temps », a soutenu M. Blaise Ahouantchédé.

Le PDG de Afrik Créances Holding a insisté sur les bienfaits d’un écosystème intégré et annoncé la tenue de la quatrième édition du FONI à Cotonou en mai: « Pour moi, l’écosystème permet d’avoir une sorte de hub et pour ceux qui m’ont suivi dans le Forum international pour l’intermédiation, le numérique et les innovations dont la quatrieme édition aura lieu du 22 au 23 mai 2025 à Cotonou au Bénin, l’idée, c’est de mettre en place une sorte de guichet régional où on peut mettre en place des fonds qui vont aider au financement des PME, on peut mettre en place des organes qui accompagnent les PME parce qu’elles représentent 80% du tissu économique, des organes qui accompagnent nos économies dans divers domaines à l’image de ce qu’ont fait les Etats-Unis. On parle aujourd’hui des problématiques de financement, de risques, de résilience et de durabilité »

36e Journées Annuelles du Club des dirigeants de banques et établissements de crédit d’Afrique: Participation notable du PDG Idrissa Nassa de Coris Bank International

M. Idrissa Nassa, PDG de Coris Bank International

Au nombre des participants de marque aux 36e Journées Annuelles du Club des dirigeants de banques et établissements de crédit d’Afrique qu’a abrité Sofitel Cotonou du 13 au 15 février 2025, il y avait le PDG de Coris Bank International. M. Idrissa Nassa, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’est confié à la presse en marge des travaux.

Ghislain Gbènakpon

« Le Club est créé depuis plus de 30 ans, précisément il y a 36 ans de cela. C’est un cadre qui permet aux banquiers de se retrouver, de partager leurs expériences d’échanger, de discuter des questions de préoccupation du moment et de dégager des pistes de solutions afin de leur permettre de bien dérouler leurs activités au profit de l’économie de leurs pays respectifs. C’est aussi une opportunité de brassage qui permet aux gens de bien se connaitre pour mieux travailler ensemble sur les gros dossiers » a expliqué M. Idrissa Nassa

Le PDG de Coris Bank International n’a pas manqué d’exprimer ses attentes: « Nous espérons que comme les journées passées, ces journées soient une opportunité d’affermissement des relations entre les banquiers du continent et une opportunité du renforcement de la résilience des banques face à la situation actuelle. Vous savez que le monde traverse une période difficile et l’Afrique n’est pas épargnée. Nous avons aussi des situations particulières à gérer et il est important que dans ces genres de situation, que les banquiers puissent se retrouver, échanger afin d’adopter des résolutions qui puissent leur permettre de tenir et de continuer d’accompagner les acteurs économiques et les Etats »

Journées Annuelles du Club des dirigeants de banques et établissements de crédit d’Afrique: les attentes du DG Ferdinand Ngon Kemoum de Oragroup

M. Ferdinand Ngon Kemoum, Administrateur Directeur Général de Oragroup

Prenant activement part aux travaux des 36e Journées annuelles des dirigeants de banques et établissements de crédit à Cotonou, l’administrateur directeur général de Oragroup a entre autres levé le voile sur ses attentes. C’est à la faveur d’une interview que M. Ferdinand Ngon Kemoum a donnée à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« Mon attente principale, c’est qu’on arrive à ressortir d’ici avec quelques axes stratégiques. L’idée est qu’on essaie de projeter la banque africaine à l’horizon 2035. On espère donc sortir d’ici avec des stratégies à réaliser d’ici les 10 prochaines années avec l’objectif de financer plus de PME, bancariser plus de populations africaines et démocratiser complètement l’accès à la banque en baissant les coût là où il le faut », a déclaré le DG Ferdinand Ngon Kemoum.

Pour le directeur général de Oragroup, ces journées annuelles du Club tombent à propos au regard de leurs thématiques: « Nous discutons autour de la digitalisation pour pouvoir financer plus de PME, pour pouvoir bancariser plus de populations. Tout cela est au coeur de la problématique que nous avons dans nos pays. Ce que nous voulons faire, c’est avoir un accès universel aux services bancaires et surtout accompagner les PME. Dans nos pays, ce sont les PME qui portent la création d’emploi. Et donc il est essentiel pour les banques de trouver les voies et moyens de financer plus de PME. C’est pour ça qu’on est là »

Il ressort de son intervention qu’au niveau de Orabank, il y a une collaboration avec les PME qui se construit avec de part et d’autre des efforts à faire: « Mais on y est engagé. On veut construire à la longue, une relation de confiance ». M. Ferdinand Ngon Kemoum n’a pas manqué de lancer un appel à tous les clients de Orabank et à tous ceux qui ne sont pas encore de la clientèle: « Je remercie ceux qui sont déjà clients chez nous, Je dirai à cette clientèle de ne pas hésiter à nous faire des feed-back sur ce qui ne va pas, ce qu’il faut améliorer. Je leur garantis notre bonne foi et notre determination à améliorer la qualité de nos services. Je les remercie et j’encourage ceux qui ne sont pas encore clients chez nous à venir voir les bonnes choses qui se font »

Transformation digitale des banques et établissements de crédit d’Afrique: le DG Ngueto Yambaye réaffirme l’engagement du FAGACE

Les officiels avec le DG/FAGACE, Dr. Ngueto Tiraïna Yambaye à côté du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané

« Naviguer vers l’avenir: transformation digitale, résilience et durabilité des banques africaines face aux défis de la décennie 2025-2035 ». C’est le thème des 36e Journées Annuelles du Club des dirigeants de banques et établissements de crédit d’Afrique qui s’est ouvert ce jeudi 13 février 2025 à Sofitel Cotonou pour trois jours sous le parrainage du Fonds de Garantie et de Coopération Economique ( FAGACE ). Dans son mot de bienvenu, le Directeur Général de l’institution financière internationale, Dr. Ngueto Tiraïna Yambaye a, entre autres, réaffirmé l’engagement du FAGACE à accompagner la transformation digitale de ces banques et établissements du continent.

Ghislain Gbènakpon

« Je tiens à réaffirmer l’engagement indéfectible du FAGACE à accompagner nos institutions financières dans cette transition vers un avenir plus innovant et résilient. Je suis convaincu qu’au cours des trois prochains jours, nous aurons des discussions riches qui aboutiront à des recommandations concrètes pour relever ensemble les défis qui se dressent devant nous », a déclaré Dr. Ngueto Tiraïna Yambaye . Le directeur général du FAGACE a rappelé la responsabilité collective de toutes les institutions financières africaines d’accélérer l’inclusion financière tout en répondant aux attentes croissantes des marchés.

Il a fait observer que la transformation digitale offre une opportunité sans précédent pour atteindre cet objectif. Cependant, poursuit-il, elle nécessite des investissements massifs et une coordination accrue entre tous les acteurs. « C’est pourquoi le FAGACE continuera à jouer son rôle d’accélérateur en mobilisant les ressources nécessaires pour financer des projets structurants. Mais nous ne pouvons réussir seul. Nous avons besoin d’un partenariat fort avec vous, dirigeants bancaires, régulateurs, investisseurs, pour bâtir un écosystème financier robuste capable de soutenir le développement durable du continent », a expliqué Dr. Ngueto Tiraïna Yambaye.

On retient aussi de l’intervention du directeur général du FAGACE que l’institution financière internationale a choisi de parrainer ces Journées Annuelles parce qu’elle croit fermement que l’avenir du secteur bancaire africain repose sur une collaboration étroite entre institutions financières, les gouvernements et les acteurs privés. Et face aux défis complexes relatifs à la révolution numérique, aux incertitudes économiques mondiales ou encore aux impacts du changement climatique, il est important, relève-il, d’unir les forces pour repenser les modèles opérationnels de l’Afrique. « En tant qu’acteur clé de l’écosystème financier africain, le FAGACE considère cette rencontre comme une plateforme unique pour partager les meilleures pratiques en matière d’innovation technologique, identifier des solutions concrètes pour renforcer la résilience financière et surtout définir ensemble une vision commune pour un secteur bancaire inclusif et durable. », a soutenu Dr. Ngueto Tiraïna Yambaye.

36e Journées annuelles du Club des dirigeants de banques et établissements de crédit d’Afrique: le regard du DG Calixte Tabangoli de la Banque Postale du Congo

M. Calixte Tabangoli, Directeur Général de la Banque Postale du Congo

Aux travaux des 36e Journées annuelles du Club des dirigeants de banques et d’établissements de crédit d’Afrique auxquels il prend activement part à Cotonou, le directeur général de la Banque Postale de Congo a porté un regard d’expert sur les assises. C’est à la faveur d’une interview que M. Calixte Tabangoli, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a accordée à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« C’est une initiative formidable qui permet aux dirigeants des banques de l’Afrique et même d’ailleurs de venir parler des problématiques propres à l’évolution des systèmes bancaires dans notre continent. Pas seulement de l’Afrique centrale, pas seulement de l’Afrique de l’ouest, je parle du continent tout entier parce que les problématiques sont presque les mêmes. À ce grand rendez-vous, nous discutons notamment du financement notamment du financement des PME, de la manière de financer les entreprises », a déclaré le DG Calixte Tabangoli.

Le DG de la Banque Postale du Congo fait observer que ces assises sont une véritable occasion de renforcement de capacités: « Pour nous, c’est d’abord apprendre des aînés, apprendre de ce qu’ils ont pu réaliser. Vous avez ici un parterre de dirigeants extraordinaires qui sont des succès story qui ont réalisé des choses, je ne citerai pas de nom.
Mais d’abord, c’est de se retrouver avant tout pour apprendre des uns et des autres. Aujourd’hui, il y a des problématiques Fortes qui se posent dans la transformation digitale, dans la résilience des banques, dans le mode de financement qui sont des modes de financement spécifiques à l’Afrique »

La Banque Postale du Congo en quelques lignes

« La Banque Postale du Congo est une banque qui est née en 2012 et qui a commencé ses activités en 2013. C’est une banque qui a quelque part une vocation de service public. Elle a deux objectifs principaux qui sont le financement d’économie et l’inclusion financière.
Nous sommes une banque publique un peu particulière. Nous sommes une banque 100% État. Nous ne sommes pas une banque privée », a expliqué le DG Calixte Tabangoli.

Il ressort aussi de ses éclairages que la banque postale du Congo soutient la croissance aux côtés de l’Etat et porte assistance aux congolais de faible revenu. « La banque publique a des problèmes types un peu spécifiques. Parce que nous soutenons la croissance aux côtés de l’Etat. Nous allons parfois à des endroits où personne ne va.
La Banque Postale est le réseau le plus important au Congo avec 37 agences. Nous jouons notre rôle pour pouvoir aider et financer les petits gens. Les personnes qui ont des moyens assez limités. Les fonctionnaires sont nos principaux clients. L’inclusion financière on en parle ici, le financement d’économie, on en parle ici. Donc nous sommes à notre place ici », a-t-il pour finir soutenu.