Depuis 2018, le Bénin dispose d’un compendium des compétences féminines qui est une plateforme électronique. Une séance de sensibilisation invitant les femmes à s’y inscrire a eu lieu le vendredi dernier à l’infosec de Cotonou. En marge des travaux, l’une des participantes , Mme Victoire Gomez Gnanguènon, Assistante sociale, Socio anthropologue et Consultante indépendante a livré à la presse ses impressions.
Ghislain Gbènakpon
« Il s’agit d’une sensibilisation des femmes à s’inscrire
sur une plateforme créée à cet effet pour recenser les compétences féminines
qui existent au Bénin. Il s’agit de rendre visibles les compétences féminines
qui ne sont pas toujours reconnues ni valorisées. Moi je pense que c’est une
bonne opportunité qui est donnée aux femmes. C’est vrai que je ne sais pas
encore la gestion qui sera faite de cette plateforme. Mais avoir déjà ce
répertoire des compétences, je pense que cela pourrait être utile si cette
plateforme est suffisamment vulgarisée à tous les niveaux ; ainsi, chaque
fois qu’il y aura des besoins de compétences on pourra recourir à cette base de
données pour solliciter les compétences. Donc en soi, je pense que c’est une bonne
initiative mais le reste sera la manière dont cette base de données sera
exploitée ». Ainsi s’exprimait Mme Victoire Gomez Gnanguènon pour livrer ses
impressions et son regard sur l’initiative de ce compendium des compétences
féminines du Bénin. Il faut dire que de par sa profession, elle apporte sa
contribution aux efforts de développement de son pays. « Je travaille beaucoup
plus avec les organisations de la société civile plus précisément les Ong qui interviennent dans le domaine du développement. Je pense
donc que de par mes prestations je contribue dans une certaine mesure au
développement des communautés parce que j’interviens dans le domaine social »,
a déclaré Mme Victoire Gomez Gnanguènon.
Fini très bientôt le calvaire des citoyens n’ayant pas de souches dans les formalités d’obtention de certaines pièces administratives telles la carte d’identité et le passeport. L’opération relative au Projet de reconstitution des actes de naissance sans souche ( Pran) a démarré ce mardi 02 juillet 2019 dans tous les arrondissements sur toute l’étendue du territoire national pour prendre fin le 17 juillet prochain. Les différentes structures impliquées dans l’opération l’ont annoncé à la faveur d’une conférence de presse la veille.
Ghislain Gbènakpon
Toute personne ayant un acte de
naissance dont la souche a été détruite, altérée, disparu ou s’est révélée
inexistante d’une part et de l’autre, toute personne ayant un jugement
supplétif dont le procès-verbal n’existe plus. Voilà ainsi que l’a rappelé président
du Comité technique de pilotage du Ravip, M. Jean Aholou, la cible du projet
Pran pour la reconstitution des actes de naissance sans souche. Pour être pris
en charge, explique-t-il, ces personnes doivent disposer au moins d’une copie
simple de l’acte de naissance dont la souche a été détruite, altérée, disparue
ou s’est révélée inexistante et avoir son récépissé d’enrôlement au Ravip. L’opération
a donc démarré ce mardi 2 juillet et les bénéficiaires peuvent se faire enrôler
dans n’importe quel arrondissement quel que soit le lieu de naissance des
personnes concernées. Pour rappel, le projet Pran a pour encrage juridique la
loi n° 2018-26 du 03 août 2018 portant autorisation d’enregistrement à titre
dérogatoire à l’état civile en République du Bénin et son décret d’application.
Cette loi s’inscrit dans la dynamique de doter notre pays d’un état civil
fiable, sécurisé et moderne. Cette réforme vise à dématérialiser toutes les
archives de l’état civil. Mais pour cela, explique M. Jean Aholou, deux
diligences se sont avérées nécessaires. A savoir d’une part, l’enregistrement
dérogatoire à l’état civil afin de doter d’actes de naissance tous les béninois
enrôlés lors du Ravip sur témoignage, qui est entièrement finalisé dans le
cadre du Projet d’enregistrement dérogatoire à l’Etat civil ( Pedec) et d’autre
part, le projet Pran.
Malgré le procès Icc-Services, les populations continuent d’être victimes d’arnaque. La société EDEC SARL est dans le viseur d’un citoyen qui dénonce son forfait. Lire son cri d’alarme.
« Nous avons tous vécu ou suivi l’arnaque ICC services, les portes monnaies magiques, les colis venus du canada et oubliés au Bénin et bien de systèmes d’arnaque avec ces nombreuses victimes. L’autre système d’arnaque en vogue maintenant est le foncier avec appel par médias. Connaissant le Béninois pour son souci majeur qui est de vivre chez lui et d’avoir des biens au soleil pour ses vieux jours, les arnaqueurs multiplient les stratégies et prennent d’assaut toutes les chaînes RADIOS comme TÉLÉVISION tous les jours et toutes les occasions pour nous attirer dans des pièges domaniaux. Ainsi donc à travers réduction, garantie des documents ,sécurité du domaine, leurs expériences ,de fausses preuves, bonus, cadeaux de tel ou tel, des gadgets et autres promesses dans les multiples publicités ,bon nombre de personnes leur font confiance et tombent dans leurs nasses .C’est ce qui est arrive aux clients ( ACQUÉREUR S) de la société EDEC SARL @ Espérance Divine et Construction @ qui avait son siège à Calavi Zopah et son annexe à Allada face préfecture. Des dizaines de personnes ont fait confiance à cette société en acquérant une ou plusieurs parcelles chez elle. Mais elles se retrouvent aujourd’hui dans de véritables soucis pour cause : après avoir payé totalement ou partiellement les coûts correspondant aux parcelles, la société se trouve incapable de satisfaire ses clients acquéreurs qui croyaient avoir affaire à des gens de bonne foi. Aujourd’hui la société est portée disparue ainsi que son Direction général IDOHOU MICHAEL. Il en est de même pour tous les collaborateurs de bureau et de terrain lors de visites. Ils se sont tous évaporés dans la nature avec leurs numéros hors zone ou carrément inaccessibles. On peut dire que c’est un vaste réseau de « gay domanial ». Nous prions toute personne pouvant aider à retrouver ce soi-disant DG Idohou Michaël de nous contacter au 61179746. Nous invitons la population à se référer aux notaires de leur choix pour tout achat de parcelle ou toutes autres transactions foncières. Cela vous évitera beaucoup de regrets ».
Les membres du Comité national de la Résistance face à la presse hier
« La Résistance salue l’abnégation, le sens de l’honneur et de sacrifices, la détermination et la bravoure des forces engagées sous sa bannière pour la restauration des acquis démocratiques en partant de la libération sans délai et sans condition du pouvoir législatif, de la libération des prisonniers politiques et du retour de tous les exilés. Elle exhorte les acteurs et toute la population à rester mobilisés pour l’intensification de la lutte ». Voilà un extrait de la déclaration rendu publique ce mercredi 26 juin 2019 par le Comité national de la résistance à la faveur d’un point de presse à son siège national à Cotonou. C’est au lendemain d’une session ordinaire qui a permis aux membres dudit comité d’analyser la situation sociopolitique nationale et les récents événements survenus dans le pays. Plusieurs sujets étaient à l’ordre du jour dont la libération du domicile du président Boni Yayi, l’escalade de la violence perpétrée par les forces publiques de sécurité et de défense sur les paisibles populations, la responsabilité personnelle et tangible du président Patrice Talon et la prétendue promesse de main tendue du chef de l’Etat. Lire ci-dessous l’intégralité de la déclaration du comité national de la résistance lue par l’honorable Eric Houndété.
POINT DE PRESSE DU COMITE
NATIONAL DE LA RESISTANCE
Le Comité National de la
Résistance s’est réuni en session ordinaire le mardi 25 juin 2019, à son siège
national à Cotonou pour analyser la situation politique nationale et les
récents événements survenus dans notre pays.
À l’issue des échanges, le comité national de la Résistance rend publique la
déclaration qui s’articule autour des points ci-après.
1- A propos de la libération du domicile du président YAYI
Depuis l’historique conférence des forces vives de la nation de février 1990,
le peuple béninois a décidé de tourner définitivement les pages sombres de son
histoire et d’opter pour une démocratie multipartite intégrale qui lui a permis
non seulement d’organiser une vie politique et institutionnelle paisible, de
réussir plusieurs alternances politiques sans heurts mais aussi d’être
appréciée de par le monde et d’être considéré comme un exemple.
Mais depuis l’avènement du régime du Président Patrice Talon, cette démocratie
longtemps admirée est soumise à un démantèlement organisé pour laisser surgir
une autocratie de type tyrannique. Le bourreau, imbu de son pouvoir absolu et
sans limite, a commencé par embastiller sous ses seuls talons d’abord nos
libertés d’opinion, nos libertés syndicales, ensuite l’appareil judiciaire, la
quasi-totalité de la presse locale, et toute la machine de la puissance
publique. Plus grave, l’ensemble des institutions de contre-pouvoir sont
soumises, manipulées et privatisées. Face à un système ubuesque tyrannique et fortement
corrompu qui se forge sous nos yeux, une seule issue reste encore au peuple
pour s’affranchir: la Résistance.
Faut-il encore le rappeler, c’est pendant que la résistance, ses militants et
personnalités y compris le Président Boni YAYI menaient la lutte pour la
liberté et l’état de droit et surtout pour une élection législative inclusive,
que le pouvoir du Président Patrice Talon a séquestré ce dernier dans les liens
de son propre domicile pendant près de deux mois, en violation flagrante de
notre droit positif, des valeurs et droits fondamentaux inaliénables à toute
personne humaine. Le comité national de la Résistance félicite le président
YAYI Boni pour le courage et l’abnégation dont il a fait preuve durant cette
douloureuse épreuve. Il rend également un vibrant hommage à :
– tous les martyrs qui sont tombés à Cotonou, à Kandi, à Kilibo, à Tchaourou et
à Savè sous les balles du tyran juste parce que réclamant un peu de liberté, de
justice et de droit;
– tous les résistants qui ont accepté de se mettre au front, de consentir tous
les sacrifices nécessaires pour la restauration de notre démocratie ;
– tous ceux qui ont dû abandonner famille et domicile et parfois pays;
– tous ceux qui sont privés de leur liberté ;
– tout le peuple béninois plus que jamais détermine à recouvrer sa dignité
arrachée, sa démocratie embastillée, sa liberté confisquée et sa justice
humiliée.
Tout en se félicitant de ce
dénouement, la résistance rappelle à toutes les forces en lutte qu’au-delà de
cette odieuse violation des droits de l’homme la seule et ultime gageure reste
la lutte pour la restauration de la démocratie, la reconquête des libertés et
l’état de droit.
2- En ce qui concerne l’escalade
de violence perpétrée par les forces publiques de sécurité et de défense sur
les paisibles populations
Le Comité national de la Résistance regrette que notre pays, jadis havre de
paix, de concorde et d’unité nationale soit malheureusement en train de
s’écarter des acquis de notre Conférence nationale. N’est-ce pas une offense à
notre histoire démocratique et une faillite de notre capital politique commun
que le Bénin qui a pu passer sans effusion de sang d’un régime militaro
marxiste à une démocratie moderne, soit en train de sacrifier ses enfants,
militaires, policiers et civils pour la satisfaction de l’égo et de l’orgueil
d’un homme sous la couverture de réformes politiques hasardeuses et
hypothétiques qui ne souscrivent qu’à un agenda occulte, le sien?
Déjà plusieurs dizaines de béninois tombés sous les balles de l’armée béninoise
à Kilibo, à Cotonou et à Kandi et plusieurs dizaines d’autres du 10 au 15 juin
à Tchaourou et Savè sans oublier plus d’une centaine de blessés graves sans que
jamais le bilan officiel ne soit fait au peuple.
La Résistance constate qu’en omettant de faire un bilan officiel, en
dissimulant les corps des victimes à la hâte, en cherchant à effacer les traces
du massacre qu’il organise et en empêchant de fait les familles d’organiser des
obsèques dignes aux disparus, le gouvernement donne ainsi la preuve de sa
forfaiture et de son entêtement à crever le seuil de l’abime et de l’incurie.
Face à une situation aussi grave, la Résistance rappelle qu’aucun crime de sang
ne restera impuni. Elle s’emploiera à faire subir à tous les auteurs et
instigateurs, aujourd’hui et demain la rigueur de la loi. Elle rappelle par la
même occasion aux forces de sécurité, de défense et à la justice leur rôle
constitutionnel de protection des citoyens, de l’intégrité du territoire, et de
la régulation de notre vivre ensemble. Tout écart de cette mission ne sera que
faute et compromission. La Résistance invite donc les forces de défenses, de
sécurité et la justice à mieux s’investir dans l’accomplissement de leurs
missions républicaines et à promouvoir les libertés individuelles et la paix.
3 – Sur la responsabilité
personnelle et tangible du Président Patrice TALON
La tragédie qui secoue actuellement l’histoire politique de notre pays
interpelle chacun de ses filles et fils et plus gravement le Président Patrice
Talon qui unilatéralement et sous une impulsion manifestement méphistophélique
est sorti de notre commun agenda de février 1990. Dans l’élan de la furie du
putsch ayant abouti à la confiscation du pouvoir législatif, le Président
Patrice Talon a ordonné à l’armée de tuer à coups de canon des populations aux
mains nues.
Une triste première dans l’histoire politique de notre pays qui ne restera pas
impunie. Les manœuvres de diversion, comme on en voit, ne suffiront pas à
couvrir ces crimes. En tant que commanditaire exclusif et incontestable, il est
à la fois responsable et coupable des actes de barbarie qui ne cessent de
contusionner douloureusement le cœur et l’âme de ce peuple profondément
pacifiste.
Par ces faits et par sa marginale gouvernance, le président Talon a fossoyé l’entreprise
démocratique de notre pays, ruiné l’environnement de l’unité nationale,
corrompu notre vivre ensemble et hypothéqué les libertés individuelles et la
paix chèrement acquises. Les conséquences induites par ces comportements sont
si graves que les auteurs et leurs commanditaires ne peuvent pas ne pas être
châtiés. Le grand porteur de chapeaux, comme il se réclame, doit savoir qu’il a
des chapeaux qu’on ne portent pas impunément et que l’instrumentalisation de la
justice, l’intimidation et la persécution judiciaire des figures de proue de la
Résistance ne perdureront pas. La main mise organisée sur l’économie nationale
et sur les unités de production ne sera pas éternelle. La soumission aveugle
des forces de sécurité et de défense prendra fin et le peuple reprendra ses
légitimes droits et exercera ses devoirs républicains.
4- A propos de la prétendue
promesse de main tendue du Président Talon
A l’occasion de son discours du 20 mai 2019, le président Talon a évoqué “des
échanges francs et directs” avec la classe politique. Depuis lors, une grande
campagne médiatique est mise en branle par ses services de communication
élevant ce vœu en une offre de dialogue, une grande faveur qui devrait être
saisie. Le comité National de la Résistance en analysant le contenu du discours
et l’environnement sociopolitique actuel remarque que, dans sa forme actuelle,
le sujet évoqué par le président Talon qui ne présente pas le contenu, la
forme, ni les conditions de sa mise en œuvre ne peut être considéré comme une
offre de dialogue. Mieux, peut-on vraiment trouver une sincérité dans le
comportement d’un président de la République qui, dans une crise comme celle
que nous connaissons aujourd’hui, annonce un projet de discussion avec la
classe politique le 20 mai et multiplie les acharnements judiciaires, les
intimidations, les arrestations, les violences et les enlèvements dès le
lendemain, fait envaillir par l’armée le 10 juin 2019 les paisibles citoyens de
Tchaourou et de Savè faisant de fait des dizaines de victimes? Aussi peut-on
oublier que l’ancien président Thomas Boni Yayi après près de deux mois de
séquestration arbitraire et sauvage n’a été finalement libéré que sous la
pression de notre vaillant peuple et de la communauté internationale?
Le comité national de la Résistance tout en constatant que le pouvoir du
Président Talon est en permanence dans la ruse et le dilatoire pour préserver
son holdup, ne marchandera pas sa disponibilité pour une Assise Nationale dont
le contenu, les conditions et les acteurs sont connus et acceptés de tous.
5 – De l’appel du Comité national
de la Résistance
La Résistance salue l’abnégation, le sens de l’honneur et de sacrifices, la
détermination et la bravoure des forces engagées sous sa bannière pour la
restauration des acquis démocratiques en partant de la libération sans délai et
sans condition du pouvoir législatif, de la libération des prisonniers
politiques et du retour de tous les exilés. Elle exhorte les acteurs et toute
la population à rester mobilisés pour l’intensification de la lutte.
A la communauté internationale, ainsi qu’aux partenaires et amis du Bénin, le
comité national de la résistance tient à rappeler que notre pays est dans un
vide juridique où il n’a plus d’Assemblée nationale compétente pour porter ou
exprimer la volonté nationale du peuple souverain.
En tout état de cause, il attire
l’attention des institutions de finances, de développement et de coopération,
sur le caractère foncièrement illégal et illégitime de cette institution que le
président Talon a peuplé de ses employés, amis parents et obligés dont les
actes ne sauraient engager le peuple en lutte.
Le comité national de résistance en appelle à la vigilance des institutions et
organismes internationaux à ne pas succomber aux manœuvres dolosives et aux opérations
de charme grossières et foncièrement hypocrites du pouvoir autocratique du
président Talon.
Cotonou, le 26 juin 2019 Le Comité national de la Résistance
Le ministre d’Etat en charge du développement Abdoulaye Bio Tchané
Une croissance économique de 9,2 à l’horizon 2022. C’est ce que projette le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuel (Dpbep) 2020-2022 adopté ce mercredi 19 juin 2019 en conseil des ministres.
Ghislain Gbènakpon
« Au plan des scénarii de croissance sur la période de référence, le Document établit une perspective positive qui consolide le taux de 6,7 % réalisé en 2018 et qui l’améliore au fil des années pour atteindre 9,2 % à l’horizon 2022 avec des niveaux de déficit budgétaire et d’inflation bien maîtrisés, en conformité avec les indicateurs de convergence communautaire ». Voilà un extrait du compte rendu du conseil des ministres de ce mercredi annonçant de bonnes perspectives pour la croissance économique au Bénin. La bonne nouvelle est contenue dans le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuel ( Dpbep) qui doit être présenté à l’Assemblée nationale dans des délais déterminés ; ceci conformément aux exigences de la loi organique relative aux lois des finances ( Lolf). Les débats parlementaires y relatifs participent du contrôle de l’action gouvernementale et vise à améliorer l’information des députés sur la situation économique du pays. Il faut dire que l’orientation globale qui ressort de ce document pour la période 2020-2022, « reste la poursuite de la transformation structurelle de l’économie nationale afin de la rendre plus productive et plus compétitive pour une amélioration substantielle des conditions de vie des populations ». Et cela passe, entre autres, par « l’accélération de l’exécution des grands projets en cours dans tous les domaines ».
Mme Audès Salomé Agbodjan nouvelle présidente élue de l’Ong Jec
Changement à la tête de l’Ong Juriste Echos Consult ( Jec). A la faveur de son assemblée générale élective tenue ce samedi 1er juin 2019, Mme Audès Salomé Agbodjan a été élue à la tête d’un nouveau bureau directeur. Elle va donc présider aux destinées de l’Ong pour les prochaines années. Elle a pris le témoin chez le désormais ancien président Jacques Bonou. Lire le communiqué de l’Ong Jec consécutif à cette assemblée générale.
Communiqué de Presse
L’ONG JEC ( Juriste
Échos Consult) renouvelle son bureau lors de son assemblée générale.
L’ONG JEC a organisé
le 1er juin 2019, son assemblée générale élective. Cette assemblée générale a
été l’occasion pour les membres de faire un bilan des activités effectuées et à
venir.
Mme Audès Salomé AGBODJAN épouse AMOUSSOU membre du Bureau
exécutif sortant a été élue à l’unanimité et assurera ainsi la dynamique mise
en place par l’ancien président.
Le nouveau bureau est ainsi composé de:
Présidente : Audès
Salomé Agbodjan épse AMOUSSOU
Vice-président, Chargé des projets: Landry Ogoutolou
Secrétaire Exécutif :
Tupac Nowel Fagnon
Trésorier : Camille
Fassinou
Conseiller : Gaétan
VOGLOSSOU
Comité des sages : Flavienne Bonou, thiamirou djima LAWANI
Suite à son élection, le nouveau bureau de JEC a nommé les
personnes suivantes comme personnel d’appui:
Secrétaire chargé à l information et à la communication
: Michel Chacha
Secrétaire chargé de la formation et de la planification des
activités : Dr Ahouandjinou
Chargé des opérations portuaires et de la logistique ; Oumarou Tikada
Chargé de l Organisation :
Gratien Affo
Abomey-calavi, le 13
juin 2019.
Photo : Mme Audès Salomé Agbodjan, nouvelle présidente
élue de l’Ong Jec
Accès à l’électricité, enregistrement des propriétés, obtention du permis de construire, paiement des impôts et taxes. Voilà les quatre domaines dans lesquelles les avancées enregistrées dans les réformes pour l’amélioration du climat des affaires au Bénin ont été exposées aux acteurs économiques ce mardi 18 juin 2019 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou. Une initiative de l’Agence de promotion des investissements et des exportations ( Apiex) en collaboration avec la banque mondiale.
Ghislain Gbènakpon
« Nous avons réunis les opérateurs économiques dans le cadre de notre démarche pour informer l’ensemble des investisseurs, des opérateurs économiques de notre pays de l’effort que nous faisons pour rendre notre pays le Bénin attractif aux affaires, business et au développement des entreprises. A chaque fois que nous avançons un peu dans les réformes, nous les réunissons pour leur montrer ce que nous avons fait et recueillir en retour leurs observations, leurs remarques, leurs critiques pour nous permettre d’aller encore plus loin, encore plus vite.». C’est un en ces termes que s’exprimait à la faveur d’une interview à la presse, le directeur général de Apiex, M. Laurent Gangbé pour dévoiler l’objectif ainsi que la pertinence de cette séance de sensibilisation des acteurs économiques. Il faut dire que la présentation des différentes avancées dans les quatre thématiques a été très interactive permettant ainsi aux investisseurs privés et opérateurs économiques d’exprimer des préoccupations auxquelles les responsables des différents groupes techniques de travail à l’Apiex ont donné des éclairages adéquats. Il en est ainsi par exemple dans la thématique ‘’ Accès à l’électricité’’. « Au vu des échanges, on constate que le public attend encore beaucoup du secteur de l’électricité, on veut vraiment qu’il y ait plus de communication ; nous leur avons donné l’adresse du site de la Sbee où il y a toutes les informations. C’est le cas de celles relatives à comment s’y prendre pour se plaindre en cas de désagrément dû à une coupure pour être dédommagé ; parce que la Sbee paie des milliards pour l’assurance et ces milliards doivent servir à réparer ces dommages qui sont créés », a déclaré, M. Franck Tigri, directeur adjoint de cabinet du ministère de l’économie et des finances. Dans ses réformes pour l’amélioration du climat des affaires au Bénin, l’Apiex bénéficie du soutien précieux de la banque mondiale partie prenante d’ailleurs dans la séance de sensibilisation des acteurs économiques mardi dernier. « Nous en tant que représentant de la banque mondiale, nous sommes engagés aux côtés du pays. Chaque année, nous identifions les réformes sur lesquelles le pays peut se baser pour améliorer le climat des affaires et par ricochet son classement Doing business. Mais le plus important pour nous c’est qu’il faut enclencher les réformes les plus structurelles. Et ça, c’est les réformes à moyen et à long terme. C’est le stade où on en est aujourd’hui et c’est l’une des étapes cruciales sur lesquels les partenaires comme nous, nous positionnons pour pouvoir continuer à aider le pays à engager ces réformes qui sont les seules à pouvoir permettre au pays de faire les pas les plus géants en avant », a confié, M. Louis Acakpo, représentant de la Banque mondiale.
On a visiblement des raisons d’espérer un retour total au calme à Tchaourou et à Savè en proie depuis quelques jours à des échanges de tirs entre des chasseurs et les forces de défense et de sécurité. C’est ce qui semble se dégager du point de presse sur la situation fait ce samedi 15 juin 2019 par le Conseiller technique à la sécurité du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique. Le Contrôleur général de Police ( Cgp) M. Spéro Lewis Gouchola fait savoir, entre autres, que la circulation entre Savè et Parakou est rétablie dans les deux sens.
Ghislain Gbènakpon
Depuis l’après-midi de ce samedi 15 juin 2019, la circulation est donc rétablie entre Savè et Parakou dans les deux sens. C’est la principale bonne nouvelle donnée par le Cgp, Spéro Lewis Gouchola lors de son presse. Cela a permis, explique-t-il, de libérer les milliers de véhicules pris au piège des délinquants sur la voie publique. A en croire le conférencier, certains d’entre eux ont été pris en flagrant délit de sabotage de véhicules et de rançonnement de leurs conducteurs. Il fait observer que depuis plusieurs jours et particulièrement dans la nuit de vendredi, les forces de sécurité et de défense dans le cadre de leur mission républicaine de maintien de l’ordre public et de la libre circulation des personnes et des biens sont objets de tirs nourris auxquels ils ont riposté dans les localités de Savè et Tchaourou tuant des assaillants. « D’après les infirmations recueillies auprès des populations, ces assaillants sont des chasseurs hébergés dans les villages frontaliers comme Kassouala, Gnambouan, Owodé, Okewo et Ygbodja et sont recrutés à grands frais dans un pays voisin du nôtre pour venir commettre des troubles et forfaits sur notre territoire », a soutenu le Cgp Spéro Lewis Gouchola. Il n’a pas manqué de faire le bilan des affrontements entre chasseurs et forces de défense et de sécurité : « A ce jour, on dénombre une cinquantaine de blessés parmi les agents des forces de défense et de sécurité dont 10 cas graves. Ce bilan est révélateur de la mission de ces chasseurs d’attenter à la vie des militaires et policiers républicains déployés pour le rétablissement de la circulation ». Le Cgp Spéro Lewis Gouchola a tenu à adresser au nom du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, les félicitations républicaines aux paisibles et honnêtes populations de Tchaourou et de Savè soulagées par l’intervention des forces de défense et de sécurité et qui collaborent avec celles-ci aux fins d’une maîtrise totale de la situation.
Une vue de famille des participants au Conseil exécutif national du parti Dad
Mobilisation générale pour davantage de rayonnement du parti Dynamique d’actions pour le développement ( Dad). Plusieurs résolutions ont été prises à la faveur de son Conseil exécutif national tenu ce samedi 15 juin à la Maison des artisans de Bohicon. Il s’agit notamment de la mise en conformité du parti à la charte des partis politiques en vigueur et la dynamisation de ses bases.
Ghislain Gbènakpon
Le processus de mise en conformité à la charte des partis
politiques du parti Dynamique d’actions pour le développement ( Dad) va démarrer incessamment. C’est en
tout cas ce qui ressort de l’une des deux importantes résolutions du Conseil exécutif
national samedi dernier. Il faut dire
que la Dad a déjà eu son récépissé depuis le 27 novembre 2018 et cela a fait
l’objet d’une restitution au cours des travaux de ce conseil exécutif national.
En effet, ce dernier est une rencontre
statutaire qui a permis aux responsables du parti de faire le point des
activités menées depuis son assise de Bohicon en septembre 2018 où le récépissé
n’était pas encore obtenu. Le plan stratégique du parti à travers l’élaboration
du plan d’actions pour les prochaines années a été adopté et fera l’objet de
plusieurs ateliers dans les semaines et mois à venir. Toutefois, selon toutes vraisemblances,
le parti Dad ne se veut ni de l’opposition, ni de la mouvance présidentielle mais plutôt du centre pour
ainsi dire. « Au parti Dad, nous sommes dans l’objectivité quand bien
même nous nous sommes réclamés de la mouvance présidentielle lors de notre
congrès constitutif. Quand les actes des gouvernants sont bons nous le
reconnaîtrons et chaque fois que c’est mauvais, nous aurons toujours le courage
de tirer la sonnette d’alarme. Le succès du président Talon est notre seul
souhait car si le chef de l’Etat échoue, c’est le Bénin qui échoue. Le Dad n’a
aucun intérêt qu’un gouvernement échoue », a déclaré le secrétaire général
et porte-parole du parti Dad, M. Dimitri Fadonougbo à la faveur d’une interview
au lendemain de ce Conseil exécutif national. Il faut dire effectivement que la
Dynamique d’actions pour le développement est pratiquement la seule formation politique
à ne pas hésiter à applaudir quand c’est bien et à alerter ainsi que mettre en
garde quand la situation l’exige. Et ses appels à l’adresse du chef de l’Etat,
Patrice Talon à travers des Actes I et II à propos de la situation de crise
électorale avant, pendant et après le scrutin le prouvent à suffisance.
Aujourd’hui le parti Dad appelle le peuple au calme et exhorte le chef de
l’Etat à prendre la mesure de la situation en œuvrant pour le retour de la
paix. « Seul un parti jaloux de son
autonomie est à même d’apporter sa contribution au développement de la cité. Et
le parti Dad s’inscrit dans cette logique et ce sera toujours le cas », a
soutenu le Sg et Porte-parole Dimitri Fadonougbo. L’autre grande résolution du
Conseil exécutif national du parti est la dynamisation de toutes ses bases sur
toute l’étendue du territoire nationale. « Comment construire et
revigorer les bases de notre parti pour plus d’efficacité sur le terrain dans
la perspective des joutes électorales à venir afin que chaque béninois puisse tirer son
épingle du jeu. Tel est l’enjeu de la
dynamisation en vue des bases du parti Dad », a expliqué M. Dimitri
Fadonougbo.
Assurer une bonne visibilité et un dialogue fructueux autour de la réforme dans l’enseignement supérieur relative à la création des instituts universitaires d’enseignement professionnel ( Iuep) et solliciter le soutien des acteurs à divers niveau. C’est tout l’objectif d’un atelier qui s’est tenu à l’hôtel du Lac à Cotonou. Les travaux se sont déroulés sous la houlette du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mme Odile Attanasso. Elle avait à ses côtés ses collègues de l’enseignement secondaire technique et de la formation professionnelle, M. Kakpo Mahougnon et celui en charge des petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi, M. Modeste Kérékou.
Ghislain Gbènakpon
Présentation de la réforme de l’enseignement supérieur professionnel, présentation de l’expérience de l’Iuep, Métier de l’agriculture de Govié, échanges avec les jeunes exploitants sortis de Govié, les représentants de l’Iuep de Govié et le team du Centre Universitaire d’enseignement professionnel. Voilà ainsi décliné par la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mme Odile Attanasso, les principales activités prévues pour cet atelier d’échanges et de partage sur la création des instituts universitaires d’enseignement professionnel. Ces établissements apportent à court terme, une réponse à l’absence de ressources humaines intermédiaires qualifiées dans les métiers pratiques, artisanaux, agricoles et du tertiaire. Compte tenu des besoins économiques actuels, certaines filières de formation sont considérées comme prioritaires. Il s’agit notamment, entre autres, de l’agriculture, du tourisme, de la restauration-hôtellerie, des arts et culture, des Btp, la maintenance automobile. La pertinence de cette réforme, fait observer la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, puise sa source de ce que le Bénin dispose d’une population jeune active mais sans qualification. Or cette population peut contribuer au développement si elle est une main d’œuvre qualifiée ou constituer une bombe démographique si elle était au chômage sans qualification. Il faut dire que le gouvernement attache une grande importance au développement du capital humain et cela s’est traduit, explique Mme Odile Attanasso, par le paquet de mesures inscrites dans le programme d’action du gouvernement sous l’axe stratégique n°5, « Amélioration des performance de l’éducation », du pilier n°2 « Engager la transformation structurelle de l’économie ».