Le Dg Abdon Mikpon’Aï après les opérations de recensement: « Les souches seront disponibles avant la fin de l’année »

M. Abdon Marius Mikpon’Aï, Directeur Général de l’état civil.

Les populations ayant des actes de naissance sans souche n’attendront pas longtemps avant de voir leur situation régularisée. Hier à quelques heures de la fin de l’opération de leur recensement dans le cadre de la reconstitution des actes de naissance sans souche, le directeur général de l’état civile au ministère de l’intérieur et de la sécurité publique a rassuré que les souches seront disponibles avant la fin de l’année. C’est au détour d’une interview que M. Abdon Marius Mikpon’Aï a accordée à la rédaction. Lire plutôt.

Cause Commune : Rappelez  les objectifs poursuivis par le gouvernement en initiant cette opération de recensement.

Abdon Marius Mikpon’AÏ : Je vous remercie pour l’intérêt que vous accordez à la thématique qu’est la reconstitution des actes de naissance sans souche. Mais avant d’en venir j’aimerais  rappeler un certain nombre de préalables, d’initiatives qui avaient été prises. Qu’il vous souvienne, Novembre 2017 à avril 2018, le gouvernement de son Excellence Patrice Talon a lancé un recensement national aux citoyens étrangers comme Béninois vivant sur le territoire national.  Il s’en est suivi- après ce recensement-, un certain nombre de Béninois qui s’étaient fait recenser dans le temps et n’ayant pas d’acte de naissance ; ils se sont fait recenser à base de témoignage. Ces citoyens sont au nombre de 2.500.000 environs. Force est de constater que quand nous avons annoncé ce chiffre, ça a fait un peu de remous parce que la période électorale battait son plein et cela avait été assimilé à une trouvaille du gouvernement pour gonfler le fichier électoral à son profit de la propagande électorale, ce qui n’en était pas du tout. Donc après avoir dénombré les 2.500.000 citoyens sans actes de naissance, il faut aussi noter que parmi eux, il y en a qui ne dispose pas du tout d’informations sur leur âge. Nous sommes donc retournés sur le terrain pour déterminer leur âge approximatif afin de valider. Il faut avouer que le temps de traitement après le recensement, certains citoyens ont émigré, donc nous n’avons pas pu mettre la main sur la totalité. Mais nous avons pu avoir la majorité. Et ainsi nous avons pu déterminer la majorité des âges de ces citoyens.

 Mais nous avons aussi remarqué qu’il y a un fait répétitif ; c’est-à-dire que même des personnes insoupçonnées, lors de l’établissement de certaines pièces comme la carte d’identité, le passeport, sont confrontées à des difficultés particulièrement liées aux souches. Vous n’êtes pas sans savoir que les souches sont logées dans nos arrondissements et les conditions dans lesquelles ces archives sont tenues ne sont pas souvent les meilleures. Les termites, les  incendies et les actes de vandalismes portent des fois atteinte à l’intégrité de ces souches. Et je m’en voudrais de ne pas faire allusion à ce qui s’est passé récemment  dans la commune de Tchaourou où le centre d’état civil a été totalement brûlé. Le citoyens qui sont nés dans cette commune par exemple n’ont pas commis un péché. Et il est bon qu’un gouvernement responsable puisse prendre des mesures pour régulariser la situation de ces citoyens  quand ces aléas se produisent. Donc c’est l’objectif fondamental qui a guidé le gouvernement  à lancer cette opération de recensement  des citoyens  disposant d’acte de naissance et qui ont des problèmes de souches suite au plaidoyer que nous les acteurs de l’état civil avons formulé.

On a remarqué une forte affluence des populations particulièrement  dans les derniers jours de l’opération    

C’est vrai la mayonnaise a pris. Nous ne pensions pas que les gens allaient s’intéresser si tant à la chose. Mais il faut avouer qu’il y a beaucoup qui sont dans les files d’attentes malgré qu’ils ne sont pas concernés car n’ayant pas un problème de souche. En fait, ils n’ont pas compris la nature de l’opération. En réalité, ceux qui s’étaient fait recenser à base de témoignage parce que n’ayant pas d’acte de naissance ne sont pas concernés ; ils n’ont aucun souci à se faire. Leur situation sera totalement régularisée puisqu’il s n’ont pas d’acte de naissance et donc ne peuvent prétendre avoir de souche. Mais ce sont les citoyens qui se sont fait recenser avec l’acte de naissance et qui ont des problèmes de souches qui sont concernés. Les consignes sont fermes pour qu’il n’y ait pas assez de doublons dans la base. Mais c’est une opération de masse ; si d’aventure cela arrivait, un tri sera fait parce que des applications le permettent ; seulement que ça nous donne du travail parce qu’après cette opération, il y aura l’opération nationale de numérisation de tous les registres des centres d’état civil. Car nous sommes en train de travailler à doter chaque arrondissement de son registre. Ce sera registre de populations arrondissement par arrondissement, commune par commune et département par département de telle sorte que le registre de population d’un arrondissement ne sera plus seulement aux mains d’un arrondissement, d’une commune encore moins d’un département pour que  même si les évènements malheureux qui ont eu lieu à Tchaourou par exemple surviennent, tous les citoyens qui exprimeraient le besoin d’un acte puissent y avoir accès partout sans difficulté. C’est donc l’objectif fondamental que s’est fixé le gouvernement pour que lorsque vous êtes citoyen né à Natitingou par exemple en résidence à Cotonou, vous ne soyez plus obligé de vous y rendre avant de vous faire délivrer une copie conforme à votre acte de naissance. Puisqu’il y a désormais une Autorité nationale d’officier d’état civil qui est créée par le gouvernement.  Donc à partir de Cotonou vous pouvez avoir les différents actes de tous les arrondissements de notre pays. C’est génial, c’est innovateur et le processus de la délivrance des cartes biométriques après le Ravip est en cours et d’ici à là les populations vont pouvoir l’obtenir. C’est le lieu de remercier le chef de l’Etat pour avoir accepté d’accompagner nous les cadres, qui travaillons pour que nos populations s’en sortent mieux.    

Concrètement dans quel délai la reconstitution des souches sera-t-elle effective après l’opération de recensement ?

C’est une opération de masse et le recensement se passe dans tous les 546 arrondissements. II y a aura un travail d’apurement pour sortir les doublons. Donc il faut travailler véritablement à sortir du lot ceux qui ont déjà leurs souches.  Autre chose,  beaucoup de citoyens disposaient de faux actes. Il va falloir travailler à vérifier l’authenticité des actes. Donc cela appelle un travail titanesque qu’on ne saurait évacuer au risque de porter un coup à la qualité du travail qui se fait au laboratoire. Mais ce qui est sûr dans un délai très court, dans un délai imminent, plaise à Dieu, impérativement avant la fin de l’année, les citoyens qui se sont fait recenser lors de cette opération verront leur situation réglée. Les souches seront donc disponibles avant la fin de cette année.  

Votre mot de fin

Je remercie le gouvernement et son chef le président Talon pour avoir compris que l’acte de naissance est vital pour le citoyen. Je profite aussi de cette occasion pour demander à la population que telle qu’elle court pour obtenir un acte de naissance, elle doit aussi comprendre qu’un homme a droit aussi à un certificat de décès. Et j’interpelle nos parents en vie pour leurs parents défunts. Lorsqu’un parent décède, qu’il soit enfant mineur, bébé ou adulte, il est impérieux que nous puissions le déclarer afin de non seulement doter notre arrondissement, notre commune d’un  fichier national, mais de pouvoir les doter de fichier fiable. Un fichier n’est pas statique. Il faut pouvoir entrer les nouvelles naissances et en retirer les nouveaux décès. C’est le gros chantier auquel nous nous attèlerons d’ici à là.   

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Décision du tribunal de Kandi: 24 et 36 mois de prison ferme pour 3 trafiquants d’ivoire d’éléphants

Une vue des ivoires objets de trafic illicite

Pour transport et tentative de commercialisation de trophées d’animaux intégralement protégés, deux (2) trafiquants d’ivoires sont condamnés à 48 mois d’emprisonnement dont 24 mois fermes. Un troisième pour les mêmes faits est condamné à 36 mois d’emprisonnement ferme. Chacun des prévenus doit payer 500.000F CFA d’amende et solidairement 1.500.000F CFA au titre de dommages et intérêts. Telle est la substance de la décision qu’a rendue le tribunal de Kandi le mercredi 17 juillet 2019. Cette décision que saluent les activistes participent à les en croire à la lutte contre la criminalité faunique.

Ces trafiquants, il faut le rappeler ont été pris en flagrant délit le jeudi 27 juin 2019 avec deux pointes d’ivoire d’éléphants dans la ville de Kandi au nord du Bénin. C’était l’œuvre des agents de la Direction du Parc W, des éléments de la Police Républicaine de Kandi avec la collaboration du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN).

Qu’il vous souvienne que la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et son texte d’application, interdisent le transport et la commercialisation des trophées d’espèces intégralement protégées. Et l’éléphant étant de cette catégorie d’animaux que protège la loi citée supra, ces trafiquants étaient infraction. Car, des défenses d’éléphants ont été retrouvées en leur possession. La justice leur a infligé la sanction qu’ils méritent et leur donne la possibilité de faire appel. Mais là où le bât blesse est que les décisions du tribunal en matière faunique ne sont pas toujours confirmées en appel. Il y en a qui sont infirmées. On peut citer par exemple une récente décision d’une Cour d’Appel qui ramène à 12 mois fermes la peine des trafiquants condamnés à 24 mois d’emprisonnement ferme. Pour les activistes, seules les décisions dissuasives participent à la lutte contre la criminalité faunique. C’est fort de cela qu’il est vivement souhaité que les juridictions d’appel rendent aussi des décisions vraiment dissuasives pour accompagner le gouvernement qui ne cesse d’œuvrer pour la protection de notre patrimoine faunique.

Participation aux échanges entre le PR et des partis politiques: Les Fcbe veulent recouvrer une existence juridique

Le porte-parole des Fcbe Nourénou Atchadé lors de son intervention

Au lendemain de leur participation à la rencontre entre le président de la République et des partis politiques, les Forces cauris pour un Bénin émergent ont animé un point de presse à leur siège à Cotonou ce mardi 16 juillet pour justifier leur présence à la Marina. On retient que le principal souci des verts est  d’avoir une existence juridique.  

Ghislain Gbènakpon

« Il faut exister juridiquement pour pouvoir continuer le combat politique. C’est ce qui fonde notre déplacement de la Marina »  Ainsi s’est exprimé le Porte-parole du parti l’honorable Nourénou Atchadé pour ce qui est de la raison fondamentale de la participation des Fcbe à la rencontre entre le chef de l’Etat et des partis politiques ce lundi à la présidence de la République. Il soutient que cette participation « n’enlève en rien à la volonté et au crédo du parti de lutter contre la dictature, les exclusions et les arrestations arbitraires ». Pour rappel, ce sont les partis politiques ayant déposé des dossiers de déclaration administrative ou de mise en conformité au ministère de l’intérieur et de la sécurité publique qui ont été invités à cette rencontre à raison de deux par formation politique. Les Fcbe étaient représentées par le porte-parole Nourénou Atchadé et l’ancien ministre Paul Hounkpè.  Et à en croire l’honorable Nourénou Atchadé,  le chef de l’’Etat a fait savoir que c’est dans la perspective de l’ouverture  d’un dialogue avec toute la classe politique qu’il souhaiterait que toutes les formations politiques qui en ont exprimé la demande puissent effectivement se formaliser pour avoir une existence juridique. Et la bonne nouvelle, c’est que comme l’a fait observer le porte-parole des Fcbe, le président de la République a donné instruction au ministre de l’intérieur afin qu’il prenne langue avec les partis concernés en vue d’un aboutissement rapide de leur demande de formalisation. «  Le parti Fcbe va entrer en négociation avec le ministre de l’intérieur pour obtenir son certificat de conformité et recouvrer son existence juridique », a déclaré Nourénou Atchadé qui, toutefois, n’a pas manqué de soutenir que la formation de l’ancien président Boni Yayi remplissait déjà les conditions pour obtenir son certificat de conformité et participer aux législatives dernières.

Distinction de Victor Adimi dans la gouvernance d’Abomey-Calavi: Julien Honfo salue les mérites du lauréat

Le deuxième adjoint au maire d’Abomey-Calavi, Julien Honfo.

Le deuxième adjoint au maire de la commune d’Abomey-Calavi  Julien Honfo était il y a quelques jours  aux côtés du premier Adjoint au maire Victor Adimi qui recevait sa distinction de Meilleur acteur de bonne gouvernance en 2019 de l’Ong Réseau Bénin Espoir. Déjà lui-même distingué il y a une dizaine de mois environ dans le domaine de la gouvernance par la même Ong, il a au détour d’une interview à la presse,  salué les mérites de l’heureux élu.

Ghislain Gbènakpon.

« Victor Adimi, c’est l’homme qui a su manager dans le cadre du fonds Fadec. Si on a eu des points au niveau de la commune par rapport au fonds Fadec, il en est pour quelque chose. Il y a aussi le calme  et la quiétude de l’homme que j’admire ». Tel est le témoignage qu’a fait le deuxième adjoint au maire de la commune d’Abomey-Calavi, à l’endroit du premier adjoint au maire Vicctor Adimi. Dans son intervention, Julien Honfo a tenu à prodiguer de sages conseils aux jeunes de sa commune les invitant à prendre exemple sur les anciens pour le développement d’Abomey-Calavi : « J’invite les jeunes à emboîter le pas aux anciens, ne pas viser l’intérêt personnel mais plutôt l’intérêt général. Ce dernier est toujours et systématiquement au cœur de nos actions.  Ils ne doivent jamais oublier que l’essentiel, c’est le développement ». Au cours des échanges avec la presse, les grands chantiers de développement de la commune ont été abordés. A ce propos le deuxième adjoint au maire a tenu à remercié le chef de l’Etat pour l’attention qu’il porte à Abomey-Calavi avant d’inviter le gouvernement à faire davantage. Il n’a pas manqué d’exhorter les populations à plus d’efforts de contribution au développement de leur commune. « C’est le moment de remercier le président de la République parce qu’on lui doit les plus gros chantiers. Vous savez, Abomey-Calavi c’est la première ville du Bénin maintenant. Et ce n’est pas un budget de 6 milliards qui va faire développer une population de près de 800.000 habitants. Il faudra que les bailleurs de fonds nous aide, que le gouvernement nous élabore un programme spécial pour notre commune à l’instar d’une ville comme Dakar. Mais le vrai problème, c’est que nous les Béninois, nous ne payons pas nos impôts. Nous avons le gisement fiscal à Calavi, mais inexploité. C’est pourquoi nous sommes à 6 milliards sinon on pourrait atteindre les 30 milliards », a soutenu M. Julien Honfo. 

Ouverture du dialogue politique ce jour: L’opposition face à ses responsabilités

A l’appel du chef de l’Etat, les partis politiques ayant déposé des dossiers de déclaration administrative ou de certificat de mise en conformité devraient se retrouver ce jour au palais de la Marina dans le cadre du dialogue politique annoncé par le président Patrice Talon. Mais les formations politiques les plus attendues sont celles de l’opposition radicale qui sont aujourd’hui face à leurs responsabilités dans la perspective d’une sortie de crise politique. Et pour cause.

Des figures de l’opposition à Talon

Ghislain Gbènakpon

Opter pour la politique de la chaise vide et  monter les enchères. Ce sont les deux principales erreurs à éviter à tout prix par les forces de l’opposition si elles veulent passer pour des entités responsables dans la mobilisation pour une sortie de la crise politique engendrée par les dernières législatives. En effet, qu’elle soit de bonne foi ou pas, la main tendue du chef de l’Etat a été favorablement accueillie par l’opinion publique et sans doute par la communauté internationale. Pour beaucoup donc, Patrice Talon est d’une manière ou d’une autre en train de jouer sa partition pour le retour à l’accalmie sur le front politique. Dans ces conditions, boycotter une rencontre censée trouver des solutions aux problèmes qui les ont empêchés de participer au scrutin législatif du 28 avril serait totalement irresponsable de la part des partis politiques concernés. Et les regards seront beaucoup plus tournés vers les Fcbe, l’Usl et Restaurer l’Espoir. Mais la formation politique de Candide Azannai  a d’ores et déjà annoncé son boycott. Mais pour les formations politiques de l’opposition qui ne brilleront pas par leur absence au rendez-vous de la Marina ce jour, il faudra qu’elles fassent preuve de réalisme. Autrement dit, il ne devrait pas s’agir pour elles de poser d’autres préalables manifestement insurmontables comme par exemple la reprise des législatives pour des élections inclusives. Il faut dire que pour nombre d’analystes, les législatives de 2019 sont désormais du passé du moment où la huitième législature qui en est issue jouit finalement d’aucune reconnaissance régionale voire internationale. Pour rappel, ayant échoué à empêcher la tenue effective du scrutin, l’opposition avec en tête les anciens présidents Boni Yayi et Nicéphore Soglo a fait feu de tout bois pour que la communauté internationale ne reconnaisse pas cette législature. Mais il n’en sera finalement pas ainsi. Ce sont les parlements régionaux  dont entre autres, les parlements de l’Uémoa, de la Cedeao et le parlement panafricain de l’Ua qui ont relativement vite reconnu l’un après l’autre, la huitième législature que préside Louis Vlavonou. Les missions de ces derniers aux rencontres internationales des parlementaires à Moscou et à Abidjan sont des preuves supplémentaires de cette reconnaissance. Mais ce qui aura le mérite de mettre définitivement fait à ce débat de reconnaissance de la huitième législature, c’est bien la reconnaissance de fait voir tacite de la Cédeao lors de son dernier sommet à Abuja. L’instance sous-régionale a en effet pris acte de ce que les textes électoraux querellés dans le cadre des législatives 2019 au Bénin ont été adoptés par toute la classe politique toutes tendances confondues. C’est dire que l’opposition doit faire preuve de réalisme et de responsabilité durant le dialogue politique qui s’ouvre ce jour . 

Compendium des compétences féminines du Bénin: Les éclairages de Etienne Noukpo

M. Etienne Noukpo de la direction de la promotion de la femme et du genre.

Le Bénin dispose depuis 2018, d’une plateforme électronique dénommée  Compendium des compétences féminines. En marge d’une séance de sensibilisation des femmes sur ladite plateforme à l’adresse https://competencesfemmesbenin.social.gouv.bj, le chef service en charge des questions d’intégration et de l’approche genre à la direction de la promotion de la femme et du genre, M. Etienne Noukpo a donné des éclairages sur cet instrument au service de la visibilité des compétences de la gent féminine. C’est à la faveur d’une interview à la presse. Lire l’essentiel de son intervention.

«  Au niveau du ministère des affaires sociales et de la micro finance et particulièrement au niveau de la direction de la promotion du genre nous constatons dans nos interventions qu’il y a un problème de visibilité des femmes. Ce qui explique leur sous représentativité au niveau des instances de prise de décision, qu’il s’agisse des postes  nominatifs  que des postes électifs. Il faut faire quelque chose. Il faut rendre évidentes les compétences féminines, il faut les mettre en exergue. Il faut un creuset où à moindre coût, sans  beaucoup se gêner et sans beaucoup de tracas, les femmes puissent afficher leurs compétences pour que ceux qui ont besoin de ces compétences là puissent y avoir accès facilement. C’est ce qui explique la mise en place du compendium des compétences féminines du Bénin qui est une plateforme électronique, un marché pour vendre les compétences féminines, où les compétences féminines peuvent venir dire oui nous sommes là, on a des compétences, vous pouvez nous utiliser dans tous les domaines, qu’il s’agisse du domaine de l’éducation, de la productivité. Donc en fait le compendium, c’est pour rendre visible leurs compétences.  Il ne s’agit pas de compendium des femmes mais de compendium des compétences. Les femmes qui estiment qu’elles ont des compétences avérées dans des domaines donnés peuvent venir s’inscrire sur cette plateforme électronique, l’animer, actualiser leur profil  pour que ceux qui veulent l’utiliser puissent avoir accès à leur profil et les solliciter ».

Compendium des compétences féminines du Bénin: Rachidath Yamadjako et les produits Monola déjà sur la plateforme

Rachidath Yamadjako, Promotrice des produits Monola

Parmi les femmes qui ont déjà fait le bon choix en s’inscrivant sur la plateforme Compendium des compétences féminines du Bénin, on peut désormais compter la transformatrice agroalimentaire et promotrice des produits Monola , Rachidath Yamadjako.  En marge d’une séance de sensibilisation des femmes pour leur inscription, elle a livré ses impressions à la faveur d’une interview à la presse. Lire plutôt.  

Cause Commune : Présentez nous brièvement votre secteur d’activité dans lequel vous avez des compétences à vendre.

Rachidath Yamadjako : Transformatrice agroalimentaire je suis dans le domaine de l’agrobusiness ; je suis dans les produits maraichers, je fais les purées de piments, de noix de palme, de tomate et les épices.  J’ai mon point de vente local qui se trouve à vèdoko, rue Funaï que je vais encore  dispatcher un peu  dans la ville. Là vous aurez tous les produits tels le lapin, les amuse-bouches, les jus, un peu de tout. Mon point de vente a pour nom ‘’Monola’’ et mes produits sont les produits Monola ; Monola qui veut dire ‘’ J’ai le bonheur’’. J’ai aussi un point de vente où j’écoule les produits d’autres promoteurs agricoles comme les jus, le vin de palme, les vins de toutes sortes, les whiskies, rien que des produits fabriqués au Bénin et par des producteurs béninois. Je suis aussi en partenariat avec ceux qui sont dans l’élevage, comme le lapin, les volailles par exemple les poulets bicyclettes comme les poulets de chair. Qui dit Monola , dit les épices, les lapins frais, les jus de fruit  made in bénin.

Quelle est la qualité de vos produits ? C’est des produits Bios ?

Oui ce sont les produits bios. C’est justement notre marque et différence. On refuse les produits importés. On ne collabore qu’avec les maraichers qui n’utilisent pas les engrais chimiques. Nous sommes en collaboration avec le ministère de l’agriculture.

 Rachidath Yamadjako et les produits Monola se sont déjà inscrits sur la plateforme ?

Oui déjà. Ça m’a fait plaisir d’assister à cette sensibilisation et je me suis déjà inscrite. Désormais en cas de besoin, on pourra me faire appel pour que j’offre mes services.

Votre mot de fin

J’invite mes compatriotes à consommer local avec l’assurance de consommer bio. En un mot je les invite à faire preuve de patriotisme.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

4ème édition du Salon International de l’Immobilier et Matériaux Modernes: « Le S2IM 2019 s’annonce bien », dixit Kèyindé Amadou

Le Directeur Général de AMK Engineering et promoteur du projet S2IM, M. Kèyindé Amadou.

Du 7 au 13 octobre 2019 se déroule la quatrième édition du Salon International de l’Immobilier et Matériaux Modernes (S2IM 2019).Un événement qui s’organise à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Habitat en partenariat avec le Ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable. À trois mois du grand rendez-vous des secteurs des BTP et de l’habitat, le Directeur Général de AMK Engineering et promoteur du projet S2IM, M. Kèyindé Amadou annonce pour cette année une édition de maturité avec à la clé beaucoup d’innovations. C’est à la faveur d’une interview qu’il a accordée à la rédaction. Lire plutôt.

Cause Commune : Monsieur le promoteur, veuillez bien nous présenter brièvement le projet S2IM 

Kèyindé Amadou : Le projet S2IM est un projet qui a pour objectif de promouvoir les secteurs du BTP et de l’habitat au Bénin et en Afrique, tout en mettant l’accent sur le développement durable. Le projet S2IM est composé du Salon International de l’Immobilier et Matériaux Modernes, du magazine S2IM, de l’annuaire des acteurs du BTP, du site web ‟www.amkbtp.comˮ, de l’émission télévisuelle S2IM diffusée sur Canal 3 et de l’application mobile ‟amkbtpˮ bientôt disponible sur playstore. Comme je l’ai dit à l’entame, tous les éléments du projet S2IM sont consacrés uniquement aux secteurs du BTP et de l’habitat.

Les objectifs du S2IM 2019 qui se tient du 07 au 13 octobre prochain diffèrent-t-ils des éditions précédentes ?

Nous sommes actuellement dans les préparatifs de la quatrième édition du Salon International de l’Immobilier et Matériaux Modernes (S2IM 2019) qui est en effet le rendez-vous annuel des secteurs du BTP et de l’habitat, un carrefour où les professionnels, les spécialistes du domaine se réunissent pour des échanges et collaborations, la visibilité, des opportunités d’affaires, des conférences-débats etc. ; afin de booster leurs activités , d’améliorer le secteur et de participer au développement durable de notre pays. La particularité de cette édition est qu’elle est une édition de maturité avec beaucoup d’innovations,  le programme est alléchant, bien peaufiné. Entre autres, des rencontres B to B sont programmés, des ateliers de formation, des conférences-débats sur des thématiques vraiment sensibles du secteur et des spécialistes sont attendus à cet effet pour satisfaire les différents invités. Il y a le concours de prestige S2IM ‟concours de la meilleure maquette architecturaleˮ, nous sommes à la troisième édition de ce concours. Il est prévu également des formations pour les artisans pour l’amélioration de leurs compétences techniques. Donc le salon se prépare très bien.

Mais comme les précédentes éditions, le défi de la mobilisation pour le salon est encore au rendez-vous.

C’est vrai que le S2IM est aujourd’hui une référence en matière de salon au Bénin, néanmoins, nous nous mobilisons pour la communication autour de cette quatrième édition parce qu’il faut passer l’information pour que les visiteurs et ceux qui ont des projets de construction fasse le programme de visiter le salon pour en tirer profits. Et nos partenaires qui se manifestent déjà et qui seront présents sur les stands, se préparent bien pour recevoir, échanger et affairer avec les visiteurs de divers horizons.

Les partenaires peuvent donc déjà s’inscrire ?

Bien sûr que oui ! Il y a déjà des réservations qui sont faites. Nous avons des partenaires de référence qui sont là depuis avec nous, qui ont déjà réservé leurs stands. Nous invitons d’autres partenaires intéressés à vite se manifester parce que les places sont limitées. Nous sommes  actuellement à trois mois du salon.  Nous avons adressé des demandes de participation à tous nos partenaires et aux acteurs du domaine. Nous allons nous rapprocher d’eux mais ce serait aussi bien qu’ils se manifestent s’ils sont vraiment intéressés pour des réservations car comme le dit l’adage, les premiers venus sont les mieux servis. Pour toutes informations contactez-nous au (+229)96691482, email : info@amkbtp.com, whatsapp : 96881438.

Propos recueillis par la rédaction

Distinction du Dg/Fonds des arts et de la culture: Les capacités managériales de Gilbert Malé célébrées

Le Dg/ Fac Gilbert Déou Malé en possession de ses trophées

« Meilleur acteur de bonne gouvernance 2019 » C’est la distinction qu’a reçue vendredi dernier le directeur général du Fonds des arts et de la culture ( Fac), M. Gilbert Déou Malé de l’Ong, Réseau Bénin Espoir. Il s’agit d’une reconnaissance de ses capacités managériales à la tête du Fac depuis 2016. A la faveur d’une interview à la rédaction, le lauréat a levé un coin de voile sur les facteurs déterminants de sa distinction méritée avant d’annoncer de grands chantiers pour les acteurs culturels.  Lire plutôt.

Cause Commune : Monsieur le Directeur général, dites-nous en quelques mots ce qui justifie votre distinction en tant que meilleur acteur de bonne gouvernance à la tête du Fac.

Gilbert Déou Malé : Tous les Béninois savent que le secteur de la culture est très compliqué, pas facile à gérer. Vous savez aussi que le fonds d’aide d’alors a été tout le temps décrié. Aujourd’hui depuis 2016 vous aurez remarqué que les turbulences, supputations, les mouvements ont  disparu comme par miracle. Ce n’est pas par miracle ; il faut juste savoir discuter avec les gens, savoir prendre les décisions de manière participative, savoir strictement rester collé aux textes. Le chef de l’Etat a été élu parce que nous avons décrié la gestion du régime défunt. Il n’est pas question que nous, les collaborateurs du chef de l’Etat tombions dans les mêmes travers ; parce que le président de la République a fait de son quinquennat, un mandat de réformes, nous avons su introduire ces réformes avec la participation des bénéficiaires eux-mêmes.  Il y a une sorte de complicité, de synergie entre acteurs culturels et agents du Fac. La vision qui est de faire du tourisme, le levier du développement est une vision que les acteurs culturels devraient applaudir parce que c’est la première fois dans notre pays qu’un chef d’Etat prenne une telle initiative. Et le tourisme ne peut rien sans la culture. Pour les acteurs culturels donc, cette vision constitue une opportunité qu’ils ne sont pas prêts de laisser passer.

Quelles sont les actions phares du Fac au profit des artistes ces trois dernières années ?

D’abord, il faut dire que nous avons demandé que les artistes eux-mêmes s’organisent ; parce que vous ne pouvez pas faire le bien de quelqu’un sans son consentement. C’est d’abord la première démarche. Nous avons fait une tournée à travers tout le territoire pour expliquer aux acteurs culturels la vision du chef de l’Etat. Nous leur avons fait toucher du doigt comment leurs intérêts y sont. Parce qu’il y a beaucoup de nouveaux projets que le chef de l’Etat veut introduire dans le secteur tels que la bonification, la  gestion des talents, tout cela pour accompagner les artistes. Vous savez que par le passé on parlait du fonds d’aide ; c’est à croire que les artistes sont astreints à la mendicité.  Aujourd’hui on ne parle plus d’aide mais plutôt d’accompagnement. C’est pour cela qu’on est passé du fonds d’aide au Fonds des arts parce qu’un artiste c’est celui qui sait faire les choses avec doigté. S’il n’y a rien de plus que les autres, alors il n’est pas un artiste. Ces dépositaires du patrimoine culturel ont besoin d’un réel accompagnement.

Que retenir des chantiers de ce second semestre 2019 ?

En début d’année jusqu’à maintenant nous avons mis l’accent sur la visibilité du pays à l’extérieur. Et vous avez dû noter que quand un artiste va à l’étranger, il revient toujours avec un trophée. Nous devons promouvoir la destination Bénin. Mais une fois que les regards sont tournés vers le Bénin, il est question d’assainir les choses à l’intérieur. Donc nous nous tournons vers les artistes qui sont restés au Bénin pour la promotion de notre patrimoine qui est très très riche. Alors d’ci la fin ce mois, nous allons lancer notre projet phare qui est le fonds de bonification pour soutenir réellement les artistes parce que  pour le chef de l’Etat, l’artiste doit vivre de son art désormais.  Et pour cela, il faut que le produit de l’artiste soit un produit vendable, c’est-à-dire de qualité, compétitif. Nous allons combattre tous les produits qui nous envahissent en termes de qualité ; nous irons conquérir leur marché ; et pour cela, il faut des industries dignes de ce nom. Voilà pourquoi le gouvernement se positionne pour accompagner tous les industriels qui pensent entrer dans ce domaine. Le fonds de bonification se positionne donc  à travers ce projet pour payer intégralement tout ce que les industriels auraient à rembourser à leur banque après avoir fait un prêt. Donc lorsque l’acteur fait le prêt, il a des intérêts à payer et c’est le fac qui prend  cela en charge.  Vous ne verrez ce genre d’accompagnement nulle part.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Compendium des compétences féminines du Bénin: L’appel de Geneviève Arawo à ses sœurs

Mme Geneviève Arawo, Directrice départementale des affaires sociales et de la micro finance du Littoral.

A la faveur d’une séance de sensibilisation vendredi dernier, la directrice départementale des affaires sociales et de la micro finance du Littoral a sonné la mobilisation des femmes pour leur inscription sur la plateforme dénommée Compendium des compétences féminines du Bénin à l’adresse https://competencesfemmesbenin.social.gouv.bj . C’est à travers un appel que Mme Geneviève Arawo a lancé à ses sœurs au détour d’une interview à la presse. Lire son intervention.

« Ce soir nous avons invité les femmes compétentes au niveau du Littoral à une séance de vulgarisation du compendium des compétences féminines au Bénin. La séance vise à informer les femmes compétentes sur un nouvel outil qui est disponible au niveau du ministère des affaires sociales et de la micro finance ; cet outil qui est une plateforme qui peut aider les femmes qui ne sont pas connues, qui valorise les compétences féminines qui existent dans notre pays. Et donc ce soir nous avons partagé cette information, la procédure pour s’inscrire sur cette plateforme. Je crois que les femmes ont beaucoup apprécié.  Nous avons eu plusieurs catégories de femmes. Nous avons eu des femmes responsables d’Ong, des femmes de l’administration publique, des assistantes sociales au niveau des centres de promotion sociale, des services sociaux spécialisés ; nous avons eu également quelques femmes qui ont une certaine compétence, des femmes leaders qui travaillent avec des centres de promotion sociale. Comme nous leur avons souligné tout à l’heure, il ne s’agit pas seulement des femmes intellectuelles. Au niveau du ministère des affaires sociales nous faisons aussi la promotion des autres femmes ; que vous soyez artisane, chef d’entreprise, peu importe votre compétence, vous êtes dans la transformation agroalimentaire,  membres de groupement de femmes que le ministère a accompagnées pendant longtemps et qui ont révélé aujourd’hui leurs compétences. C’est donc l’opportunité pour nous de valoriser ces compétences qui existent. Et pour nous, c’est important que  les femmes déjà cadre de l’administration  soient déjà informées et puisent informer dans leur environnement immédiat les autres femmes qui n’ont pas pu être là ce soir. J’invite les femmes à s’inscrire massivement. Ayons foi en notre compétence ».