Caisse mutuelle des travailleurs d’Intercon Bénin: Ernest Amoussou reconduit à la tête du comité de gestion

M. Ernest Amoussou reconduit à la tête de la Mutuelle des travailleurs d’Intercon Bénin

Pas de changement à la tête du comité de gestion de la Caisse mutuelle des travailleurs d’Intercon Bénin. Au terme des travaux de son assemblée générale tenue ce samedi 03 août 2019 au Codiam à Cotonou, M. Ernest Amoussou est réélu à la tête d’un nouveau bureau directeur pour un autre mandat de quatre ans.

Ghislain Gbènakpon

On ne change pas une équipe qui gagne. Les membres de la caisse mutuelle des travailleurs d’Intercon Bénin ont traduit en acte cet adage en reconduisant massivement par plébiscite M. Ernest Amoussou à la présidence de son comité de gestion. Après l’avoir porté à la tête dudit comité le 18 juillet 2015, ils viennent de lui renouveler donc leur confiance pour un nouveau mandat de quatre ans. Il faut dire qu’à part deux ou trois postes dont les titulaires ont déjà fait deux mandats, presque tous les membres du bureau sortant ont été reconduits. Les membres de la mutuelle ont été positivement impressionnés par leur bilan d’activité durant ces quatre dernières années. « La caisse n’était pas à ce niveau quand on avait pris la gestion. Mais grâce à Dieu et par notre sens de leadership et nos aînés qui nous ont accompagnés, nous avons relevé beaucoup de défis. Vous-même vous l’avez constaté sur le terrain, quand on organise une assemblée générale à la mutuelle, c’est à peine 100 à 150 personnes. Mais aujourd’hui, nous sommes près de 300 mutualistes. Il n’y a même plus de place pour les gens ; parce que nous avons réussi à réconcilier les mutualistes avec la caisse. Et il y a l’engouement aujourd’hui », a soutenu M. Ernest Amoussou. Effectivement, beaucoup d’actions à grand impact social ont été réalisées  sous son leadership au profit des travailleurs d’Intercon Bénin membres de la mutuelle. Mais à la faveur d’une interview à la presse, le président du comité de gestion a mis l’accent sur deux importants projets. « Il y a le projet Parcelle pour tous. Nous avions essayé de prendre contact avec d’autres entreprises qui nous ont aidés et aujourd’hui nous avons des mutualistes qui sont propriétaires terriens après avoir cotisé pendant 30 mois. C’est un domaine de 4 hectares qui se situe à Tori.  En dehors de ça, il y a le projet Santé pour tous qui est le projet phare à Intercon Bénin. D’ici le mois d’octobre, aucun travailleur d’intercon Bénin membre de la mutuelle ne doit plus dépenser un seul franc pour se faire soigner à l’hôpital ; parce que déjà si nous prenons la convention collective générale en vigueur au Bénin l’article 73 dispose  que toute entreprise qui exerce sur le territoire doit prendre en charge les 60 % des frais médicaux de ses employés. Cela est déjà une réalité à Intercom Bénin. Maintenant les 40 % qu’on nous défalque, nous au niveau de la mutuelle on s’est dit il faut quand-même que l’on puisse prendre cela en charge. C’est ainsi que nous avons initié le projet Santé pour tous. C’est dire que nous on a déjà dépassé le président Talon par rapport au projet Arch », a soutenu Ernest Amoussou. Il faut dire que le projet Santé pour tous sera lancé par un acte symbolique à savoir le don de sang qui, souligne le président du comité de gestion, sera désormais une tradition à Intercon Bénin.    

Les membres du comité de gestion

Comité de gestion :

Président : AMOUSSOU Ernest.
Vp: Biwinton Ernest

Secrétaire général : Nouwakpo Sébastien

SGA : TOKPLONOU Rolande

Investigateur : SOUROU Bonaventure

Trésorier général : SOMAVO Prosper

TGA : ABOKI Solange

Conseil d’administration : ABAI Gérard ADOTANOU Germain ADJOVI Serge HOUNMADJAI Codjo DOSSOU YOVO Abel OBE LOUKMAN ZONOU Archil

Commissariat aux comptes Chodaton Brice OKE COFFI DENAKPO FELIX

Une vue partielle des participants à l’Assemblée générale

a

Célébration du 1er août: Georges Bada et Abomey-Calavi ont sacrifié à la tradition

A l’instar de leurs compatriotes, les populations de la commune d’Abomey-Calavi et leur maire  Georges Bada ainsi que tout le conseil communal ont aussi sacrifié à la tradition en célébrant le 1er août. Un défilé militaire et civil sur la voie pavée d’Arconville riche en sons et en couleurs a caractérisé les festivités. 

Le Maire Georges Bada et ses Adjoints au dépôt de gerbe

Ghislain Gbènakpon

La police républicaine, les différents détachements des forces aérienne et navale, les différents détachements de l’armée de terre. Ce sont les différents corps des forces de défense et de sécurité qui ont offert à la population d’Abomey-Calavi le défilé militaire du 1er août.  A leur suite, les différents groupes socio professionnels et folklorique s ont défié  sous les regards du conseil communal. En marge des manifestations,  Georges Bada, à la faveur d’une interview à la presse, a invité les populations à l’union et à l’amour du prochain pour le développement de la commune en particulier et du Bénin en général : « Nous devons appeler toute notre population au travail et au travail soutenu et  bien fait, au développement. Nous devons aussi cesser les critiques négatives. Peule béninois, aimons-nous, donnons-nous la main pour que nous puissions avancer. Nous devons ressembler aux peuples européens qui ont choisi de se donner la main pour aller au développement, nous aimons trop les critiques dans notre pays. Certes, c’est utile de critiquer mais il faut accepter de mettre la main à la patte. Il y a certains qui ne restent qu’à l’écart et passent leur temps à critiquer ceux qui font quelque chose. A présent je suis heureux de ce qui se passe dans notre pays avec le président Patrice Talon à qui nous devons rendre un hommage et reconnaître la rigueur dans le travail. C’est pour cela que je souhaite à toute la population d’Abomey-Calavi une joyeuse fête ».   

Lutte contre la criminalité faunique: Un présumé trafiquant arrêté avec 57 peaux d’espèces protégées à Azovè

Une vue des peaux d’espèces protégées

Dix-sept (17) peaux d’espèces intégralement protégées et quarante (40) peaux d’espèces partiellement protégées ont été retrouvées en possession du présumé trafiquant à Azovè le mercredi 30 juillet 2019. Il a été arrêté par une équipe mixte des éléments du cantonnement forestier du Couffo et de la Police Républicaine du commissariat d’Azovè, avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN). Selon les dispositions de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, la détention et la circulation des espèces intégralement protégées sont interdites.

L’article 154 de la loi citée plus tôt apporte plus de précision et stipule que nul ne peut importer, exporter, réexporter ou commercialiser des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Et ce présumé trafiquant a été surpris en flagrant délit de commercialisation des peaux d’espèces intégralement protégées. Le même article 154 prévoit que ce présumé trafiquant risque une amende de 300.000 à 800.000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans.

Le Bénin disposant d’une biodiversité riche, variant du Nord au Sud, met les bouchées doubles pour la protéger. Cependant, certains individus sont aux antipodes de cette option et abattent sans état d’âme les espèces intégralement protégées pour alimenter le commerce illicite des produits de faune. Tel est le cas de ce présumé trafiquant qui devrait être puni avec ses complices. Car, l’article 166 de la loi spécifique sanctionne les complices au même titre que les auteurs principaux. Les activistes tirent déjà la sonnette d’alarme pour qu’il soit sévèrement puni dès que sa culpabilité sera prouvée afin qu’il serve à nouveau d’exemple à ceux qui continuent de contribuer à la dégradation de la biodiversité au Bénin et dans la sous-région.  

Parmi les peaux saisies, il y a celles du sitatunga qui est une espèce intégralement protégée. Le sitatunga, de son nom scientifique Limnotragus Spekei, est une espèce menacée de disparition. C’est un mammifère herbivore de la famille des bovidés. Il est considéré comme l’espèce d’antilope la plus aquatique. Il vit en Afrique de l’Ouest, Afrique Centrale et Afrique de l’Est ; dans les forêts tropicales, les plaines inondables, les marécages, et dans les zones humides. Au Bénin, on le retrouve au Sud précisément dans les vallées du lac Ahémé et de l’Ouémé et dans la forêt marécageuse de Lokoli pour ne citer que ces localités.    

Message à la nation à l’occasion du 1er aout 2019: Les probables sujets que va aborder Talon ce soir

Le président Patrice Talon

Que dira Patrice Talon ce soir ? C’est la question que bon nombre de citoyens sont sans doute en train de se poser en cette veille de la célébration du 59ème anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté nationale.  Et comme il est de tradition, le chef de l’Etat va s’adresser à la nation.

Ghislain Gbènakpon

La crise politique née des législatives de 2019. C’est le sujet que le chef de l’Etat va immanquablement d’une manière ou d’une autre aborder lors de son message à la nation de ce soir à l’occasion des manifestations commémoratives du 59ème anniversaire de l’accession du Bénin à l’indépendance le 1er août  1960. Patrice Talon pourra revenir sur les différentes initiatives qu’il a lui-même prises pour une sortie de crise. Il fera ainsi mention de son appel à un effort de consensus au parlement pour une relecture des textes électoraux afin d’assurer des législatives inclusives. Ce qui malheureusement n’a pas été le cas dès lors que le consensus tant recherché n’a pas été trouvé. Ce sera sans doute aussi l’occasion pour le président de la République de renouveler son offre de dialogue avec la classe politique. Mais toujours sur ce tableau, le chef de l’Etat ne manquera pas de regretter les évènements malheureux de Cadjèhoun, Tchaourou et Savè avec parfois à la clé des pertes  en vies humaine. Toutefois, des sujets sources de fierté nationale ne seront vraisemblablement  pas oubliés dans le discours de Patrice Talon. Il en sera ainsi par exemple de la bonne prestation sans précédent du Bénin à la Can 2019 ; non seulement le pays  a pu franchir la phase des groupes mais s’est qualifié pour les quarts de finale. Patrice Talon aura raison de faire observer que les réformes initiées par son gouvernement dans le domaine sportif commencent par porter leurs fruits. Et les résultats sont, pourrait-il aussi faire observer de bon droit, encourageants dans bien d’autres domaines notamment socio-économiques. Il est donc très probable que le président de la République va rappeler les prouesses réalisées par le Bénin sous sa gouvernance dans des secteurs tels que l’agriculture, l’énergie et l’eau. Il faut dire par exemple qu’aujourd’hui dans la sous-région, le Bénin se retrouve en peloton de tête en matière de production agricole. Dans le secteur énergie, le Bénin est en train de faire de grands pas vers l’indépendance énergétique avec l’aboutissement de Maria gléta 2. Le chef de l’Etat reviendra aussi sans doute sur les grands chantiers engagés sur le front social avec le lancement de la phase pilote du projet Assurance pour le renforcement du capital humain ( Arch), la reconstitution en cours des actes de naissance sans souche au profit de milliers de citoyens et la distribution à terme d’actes de naissance à environ 2.500.000 citoyens inscrits au Ravip par témoignage. La pertinence de  l’encadrement du droit de grève qui  s’est traduite, entre autres, par une année scolaire 2018-2019 apaisée,  sans perturbation avec des examens à bonne date avec des résultats élogieux pourrait ne pas être occultée par Patrice Talon. La crise politique née des législatives de 2019. C’est le sujet que le chef de l’Etat va immanquablement d’une manière ou d’une autre aborder lors de son message à la nation de ce soir à l’occasion des manifestations commémoratives du anniversaire de l’accession du Bénin à l’indépendance le 1er août  1960. Patrice Talon pourra revenir sur les différentes initiatives qu’il a lui-même prises pour une sortie de crise. Il fera ainsi mention de son appel à un effort de consensus au parlement pour une relecture des textes électoraux afin d’assurer des législatives inclusives. Ce qui malheureusement n’a pas été le cas dès lors que le consensus tant recherché n’a pas été trouvé. Ce sera sans doute aussi l’occasion pour le président de la République de renouveler son offre de dialogue avec la classe politique. Mais toujours sur ce tableau, le chef de l’Etat ne manquera pas de regretter les évènements malheureux de Cadjèhoun, Tchaourou et Savè avec parfois à la clé des pertes  en vies humaine. Toutefois, des sujets sources de fierté nationale ne seront vraisemblablement  pas oubliés dans le discours de Patrice Talon. Il en sera ainsi par exemple de la bonne prestation sans précédent du Bénin à la Can 2019 ; non seulement le pays  a pu franchir la phase des groupes mais s’est qualifié pour les quarts de finale. Patrice Talon aura raison de faire observer que les réformes initiées par son gouvernement dans le domaine sportif commencent par porter leurs fruits. Et les résultats sont, pourrait-il aussi faire observer de bon droit, encourageants dans bien d’autres domaines notamment socio-économiques. Il est donc très probable que le président de la République va rappeler les prouesses réalisées par le Bénin sous sa gouvernance dans des secteurs tels que l’agriculture, l’énergie et l’eau. Il faut dire par exemple qu’aujourd’hui dans la sous-région, le Bénin se retrouve en peloton de tête en matière de production agricole. Dans le secteur énergie, le Bénin est en train de faire de grands pas vers l’indépendance énergétique avec l’aboutissement de Maria gléta 2. Le chef de l’Etat reviendra aussi sans doute sur les grands chantiers engagés sur le front social avec le lancement de la phase pilote du projet Assurance pour le renforcement du capital humain ( Arch), la reconstitution en cours des actes de naissance sans souche au profit de milliers de citoyens et la distribution à terme d’actes de naissance à environ 2.500.000 citoyens inscrits au Ravip par témoignage. La pertinence de  l’encadrement du droit de grève qui  s’est traduite, entre autres, par une année scolaire 2018-2019 apaisée,  sans perturbation avec des examens à bonne date avec des résultats élogieux pourrait ne pas être occultée par Patrice Talon.

Table ronde sur la formation technique et professionnelle: Franck Sèdjro dévoile la contribution du Renopal

M. Franck Arnaud Sèdjro, Secrétaire Exécutif du Renopal

Il s’est tenu ce lundi 29 juillet et mardi 30 juillet 2019 à Azalaï hôtel de Cotonou la table ronde sur la relance de l’enseignement et la formation technique et professionnelle. Parmi les structures qui y ont pris part se trouve le Réseau national des opérateurs privés pour la promotion de l’alphabétisation et des langues ( Renopal). A la faveur d’une interview accordée à la presse, son secrétaire exécutif M. Franck Arnaud Sèdjro a levé un coin de voile sur la pertinence de la participation du réseau à cette table ronde.

Ghislain Gbènakpon

« Nous en tant que réseau intervenant dans le domaine de l’alphabétisation en faisant la promotion de nos langues, lorsqu’on parle de la formation professionnelle, on parle également des métiers. Vous savez qu’au Bénin, nous demeurons encore à près de 60 % analphabètes.   Et près de 60 à 80 % de ceux qui sont dans les métiers sont analphabètes. C’est dire que nous sommes directement interpellés. Donc nous participons à cette table ronde pour apporter notre contribution afin que le lien Alphabétisation-formation puisse être pris en compte ». Ainsi s’exprimait hier le Secrétaire exécutif du Rénopal pour mettre en relief l’importance et la pertinence du réseau à  la table ronde sur la relance de l’enseignement et la formation technique et professionnelle. Il a tenu à saluer les réformes engagées depuis trois ans par le président Patrice Talon notamment dans le secteur de l’enseignement. «  Et nous sommes en face d’une réalité de ces réformes en ce qui concerne l’enseignement professionnel. Vous savez depuis toujours au Bénin l’enseignement a été centré essentiellement sur ce que nous avions l’habitude d’appeler avant l’enseignement long. Donc ceux qui sont dans l’enseignement travaillent dans le seul espoir et la mentalité  de devenir fonctionnaires. Et  aujourd’hui on a plein de diplômés sans emploi. On a toujours considéré  ceux qui vont dans la technique ou les métiers comme  des gens qui ne sont pas intelligents ou ne sont pas capables. Ce qui  est faux, totalement faux. Aujourd’hui avec la réforme, il s’agit de renverser cette tendance et c’est ce à quoi s’atèle cette table ronde à travers la stratégie de l’enseignement technique et professionnelle », a déclaré M. Franck Sèdjro. Le secrétaire exécutif du Rénopal s’est réjoui de ce que le lien entre l’alphabétisation, et la formation soit pris en compte dans le document sur la stratégie de la formation technique et professionnelle dont la validation est l’objectif de cette table ronde. «  Et je suis heureux de comprendre que cela est  aujourd’hui une réalité dans ce document et ça a été largement  débattu. Et puis particulièrement nous sommes encore plus contents de nous rendre compte que même au niveau du  panel des ministres la question est également débattue. Cela rassure. Il nous revient  maintenant de faire la veille pour qu’à la mise en œuvre, cela soit réalisé. Je voudrais que les résolutions qui sortiront de cette table ronde puissent être mises en application. Et que l’Etat mette des moyens adéquats pour une mise en œuvre effective de cette stratégie et le respect de la loi cadre portant enseignement technique et formation professionnelle », a déclaré M. Franck Sèdjro. 

Face-à-face demain entre le chef de l’Etat et les partenaires sociaux: La qualité de l’enseignement au cœur des échanges

Les partenaires sociaux

L’amélioration de la qualité de l’enseignement est au cœur de la rencontre annoncée pour demain mardi 23 juillet entre le chef de l’Etat et les centrales syndicales à la présidence de la République. A seulement un peu moins de deux mois de la rentrée et après des résultats encourageants aux différents examens scolaires on peut dire que les autorités visent la perfection pour le secteur de l’enseignement au Bénin.

Ghislain Gbènakpon

Comment rendre l’enseignement plus performant au Bénin ? C’est un peu la problématique fondamentale autour de laquelle le président de la République et les centrales syndicales vont se retrouver demain au palais de la Marina. La nouvelle de cette rencontre est tombée en début de week-end.  Il faut dire qu’à première vue, l’initiative du président de la République peut surprendre  lorsqu’on sait que les taux de succès aux différents examens de fin d’année ont connu une nette amélioration ; à telle enseigne que parfois certains ont pu soupçonner  le gouvernement de fabriquer des résultats politiques pour donner du crédit à ses réformes dans le secteur de l’éducation. Toute chose que le secrétaire général de la Cosi-Bénin, Noël Chadaré a rejeté en soutenant avec véhémence que s’il y a eu de bons résultats cette année scolaire, c’est bien parce que les enfants ont bien travaillé. C’est dire que finalement on peut présumer de la  bonne qualité de l’enseignement au Bénin. Seulement voilà, il est clair qu’une amélioration du taux de succès aux examens ne veut pas forcément dire que tous les signaux sont au vert dans le secteur de l’enseignement. C’est ainsi que par exemple, les taux de succès enregistrés en moyenne en dehors du Cep cette années ne vont pas très au-delà des 50%. Il y a des choses qu’on doit pouvoir améliorer. Par ailleurs l’amélioration de la qualité de l’enseignement suppose aussi l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants. Et cela sera sans doute aussi  demain  à l’ordre du jour des échanges entre le chef de l’Etat et les partenaires sociaux. Ces derniers auront l’occasion de chercher à  mieux comprendre le bien fondé de l’opération de la constitution d’une base de données des aspirants au métier d’enseignant.   

Décès de Marcel de Souza: Aurélien Agbénonci salue la mémoire d’un réformateur de la Cedeao

« Ça a été un réformateur pour la Cedeao, ça a été un homme engagé pour que le mandat qui lui a été confié par les chefs d’Etats puisse être mis en œuvre et il l’a fait de manière très professionnelle ». Ainsi s’est exprimé le ministre des Affaires étrangères et de la coopération M. Aurélien Agbénonci  face au micro de la télévision nationale lors de son hommage à l’ancien président de la commission de la Cedeao  et ancien ministre de la République décédé mercredi dernier à Paris des suites d’une crise cardiaque. Lire un extrait de l’hommage de M. Aurélien Agbénonci à l’illustre disparu.

Le ministre Aurélien Agbénonci

EXTRAIT DE L’HOMMAGE DU MINISTRE AURELIEN AGBENONCI A FEU MARCEL de SOUZA

« Lors du sommet qui a marqué la fin du mandat de deux ans qui avait été négocié par notre pays, le sommet n’a pas reconduit M de Souza à son poste de président de la commission alors qu’il méritait bien de poursuivre son travail. Le président m’avait instruit à l’époque de mettre tout en œuvre pour que nous pussions obtenir le maintien de M de Souza ; le président  lui-même au sommet a fait ce qu’il fallait faire mais le sommet étant souverain, nous n’avons pas pu obtenir la reconduction de M. de souza. C’est le souvenir que je garde de lui. Ça a été un réformateur pour la Cedeao, ça a été un homme engagé pour que le mandat qui lui a été confié par les chefs d’Etats puise être mis en œuvre et il l’a fait de manière très professionnelle. Je voudrais donc saluer sa mémoire, saluer l’oeuvre gigantesque qu’il a accomplie à la tête de la Cedeao et présenter mes condoléances à sa famille, ses amis et dire qu’avec lui, nous perdons  sûrement un grand commis de l’Etat, un haut fonctionnaire qui a représenté dignement la République au sein de cette institution qu’on appelle la Cédeao après qu’il a été fonctionnaire de la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest et aussi ministre de la République. Pour toutes ses responsabilités qu’il a eues il est important que la République le salue et je m’incline devant sa mémoire ».

Propos transcrits par Ghislain Gbènakpon

Régularisation des partis politiques: Les Fcbe rejettent les demandes de Sacca Lafia

Le porte-parole du parti Fcbe Nourénou Atchadé

Le retrait de la direction du parti des personnes ayant maille avec la justice et l’organisation d’un nouveau congrès constitutif. Ce sont les deux demandes du ministre de l’intérieur à l’adresse des Fcbe en vue de l’obtention de son certificat de conformité. Mais le parti de l’ancien président refuse catégoriquement d’y donner une suite favorable. Son porte-parole Nourénou Atchadé l’a martelé ce dimanche à la faveur d’un point de presse au siège à Cotonou.   

Ghislain Gbènakpon

« Aucune loi de la République n’empêche tout fils ou toute fille de ce pays qui ne fait l’objet d’aucune condamnation par la justice d’être membre d’un organe dirigeant d’un parti politique. Accéder à cette exigence revient à renoncer à la présomption d’innocence, principe selon lequel toute personne qui se voit  reprocher une infraction, est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement démontrée. Accéder à cette demande exigence revient également à donner le pouvoir au ministre Sacca Lafia de désigner qui peut être ou non, dirigeant du parti Fcbe. Le parti s’insurge contre cette énième violation de notre constitution du 11 décembre 1990 et des textes qui régissent la République », a déclaré le porte-parole des Fcbe pour lever un coin de voile sur la position du parti face à la première demande du ministre de l’intérieur. M. Nourénou Atchadé fait savoir que le parti entend donc garder intacte la composition de son bureau exécutif élu au congrès des 10 et 11 février 2018 à Parakou  et reconduit au congrès de mise en conformité aux nouvelles dispositions de la charte des partis politiques, tenus à Abomey-Calavi le samedi 29 décembre 2019. En ce qui concerne la demande relative à l’organisation d’un nouveau congrès les Fcbe opposent également leur véto. M. Nourénou Atchadé rappelle que le 22 février 2019 à la suite de la notification de sa non-conformité, le parti a organisé tous travaux cessant, un congrès extraordinaire pour lever les observations faites par le ministère de l’intérieur. Il fait observer que le chef de l’Etat a reconnu lui-même l’effort salutaire fourni par le parti en organisant en un temps record un congrès extraordinaire pour se plier aux injonctions du ministère de l’intérieur. C’est pourquoi les Fcbe n’entendent pas aller au congrès et attendent que le gouvernement atteste que le parti est conforme aux nouveaux textes en vigueur. Ceci,  soutient Nourénou Atchadé, conformément à l’article 22 de la charte des partis politiques en vigueur en République du Bénin qui dispose «  Si à l’expiration d’un délai de deux (2) mois après le dépôt de la déclaration, aucune ratification de conformité ou de non-conformité n’est parvenue au parti politique concerné, le dossier de déclaration administrative de constitué est réputée conforme à la loi ».  

Promotion des langues nationales: L’Association Adjagbémabou lance son projet d’alphabétisation

M. Jean-Marie Dodo, président de l’association Adjagbémabou

La langue Adjagbé est bien partie pour connaitre enfin un rayonnement certain. L’association Adjagbémabou a lancé son projet d’alphabétisation ce week-end au collège Martin Luther King de Ménontin à Cotonou. C’était ce samedi 20 juillet sous la houlette de son président Jean-Marie Dodo.

Ghislain Gbènakpon

« Désormais les mardi et jeudi soir à partir de 19 h au collège Martin Luther King de Ménontin, tout le monde peut venir appendre à lire, écrire et parler Adjagbé sans payer un franc ». Voilà la bonne nouvelle qu’a annoncée ce samedi à la faveur d’une interview à la presse, le président de l’association Adjagbémabou Jean-Marie Dodo à l’adresse de tous les Adjas et de tous les amoureux de cette langue nationale. C’était en marge du lancement du projet d’alphabétisation de ladite association.  « Nous avons compris qu’une langue qui n’est pas parlée, ni apprise est appelée tôt ou tard à disparaître. C’est dans cette optique que nous avons initié des séances d’alphabétisation à Cotonou et tout Béninois peut venir apprendre à lire, écrire et parler correctement l’Adja », a expliqué le président Jean-Marie Dodo. Il faut dire que l’état des lieux fait par l’association Adjagbémabou en ce qui concerne la visibilité de la langue Adjagbé n’est pas reluisant. Jean-Marie Dodo soutient que cette langue est minimisée et en veut pour preuve le fait qu’elle n’est pas parlée sur l’Ortb et quasiment inexistante sur les chaines privées comme par exemple Canal3 Fongbé où elle a été interrompue pour des raisons inconnues. Face à la situation, le président Dodo appelle le gouvernement à promouvoir sur les chaines de radio et de télévision le Adjagbé qui selon lui fait partie des six langues proposées pour être enseignées à l’école. Par ailleurs, fait-il observer, les Adja sont aujourd’hui nombreux et sont présents du nord au sud. «  L’objectif de notre association est de valoriser la culture béninoise à travers nos différentes langues maternelles en priorité la langue Adjagbé. Nous avons fini par comprendre que c’est facile pour nous de travailler dans nos langues maternelles. Et aujourd’hui quand nous prenons le Bénin en général, nous n’avons pas su insérer dans l’éducation nos langues maternelles. Alors nous avons compris qu’il le faut. Et c’est le moment pour que nous commencions par parler et écrire nos langues  maternelles, précisément l’Adjagbé en ce qui nous concerne », a expliqué Jean-Marie Dodo.

Prochain dialogue entre Talon et la classe politique: Une remise en cause de la réforme du système partisan exclue

Après la rencontre entre le chef de l’Etat et les formations politiques dont les dossiers de formalisation sont en souffrance, le prochain rendez-vous sera avec toute la classe politique dans le cadre du dialogue annoncé. Mais conformément au vœu du président Talon, il ne sera pas question de remettre en cause la réforme du système partisan.

Ghislain Gbènakpon

« La prochaine rencontre sera la rencontre avec tous les partis régulièrement constitués pour convenir des améliorations à apporter à la charte des partis et au code électoral sans remettre en cause la réforme du système partisan chère à mes yeux ». Voilà la chute du poste du président de la République fait sur sa page facebook après la rencontre qu’il a eue avec des représentants de partis politiques en attente de se formaliser et qui en ont fait la demande auprès du ministère de l’intérieur. Cela ne fait donc l’ombre d’aucun doute, la remise en cause de la réforme du système partisan approuvée par le gouvernement ne sera pas à l’ordre du jour du dialogue politique exclusif attendu pour les semaines voir jours à venir. Ainsi, s’il est vrai que l’amendement de la charte des partis et du code électoral sera au menu, la charpente et l’esprit même de la réforme du système partisan ne seront pas touchés. C’est dire que ces principales innovations comme, entre autres, les cautions pour les différentes élections dont les 250.000.000 de FCfa  pour les présidentielles et les 249.000.000 de Fcfa pour les législatives par formation politique sont bien parties pour être maintenues ou subir au pire des cas une légère modification. Il en sera probablement de même pour le seuil  de 10 % de suffrage qu’une liste doit recueillir dans certaines conditions pour être éligible à l’attribution de siège. Pour rappel, la réforme du système partisan vise à assainir l’animation de la vie politique et à freiner la création de partis politiques qui ne sont en réalité que des clubs électoraux.    

LE POSTE DU PRESIDENT TALON SUR SA PAGE FACEBOOK

« J’ai reçu en fin de journée ce lundi 15 juillet 2019 au palais de la marina, une dizaine de formations politiques. Cette concertation est la concrétisation de l’engagement que j’ai pris dans mon message à la Nation le 20 mai dernier d’inviter la classe politique pour des échanges francs, directs et constructifs au profit de notre patrie commune : le Bénin.

Je me suis réjoui de la présence de presque tous les invités à ce conclave. Et dans une ambiance empreinte de convivialité et de franchise, j’ai écouté et entendu les préoccupations des uns et des autres. 
A la fin des échanges, j’ai instruit le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique à se rapprocher de chaque parti en cause afin de faire les ajustements nécessaires pour leur permettre de recouvrer une existence juridique claire.

Au regard des discussions, j’ai la ferme conviction que nous sommes capables de surmonter nos divergences pour construire le Bénin. Cela augure de la volonté de chacun d’instaurer un climat de paix que je ne cesse de prôner.

La prochaine étape sera la rencontre avec tous les partis régulièrement constitués pour convenir des améliorations à apporter à la charte des partis et au code électoral sans remettre en cause la réforme du système partisan, chère à mes yeux ».

SEM Patrice TALON, Président de la République du Bénin_