Exploitation à haut risque de carrière de sable: Les populations de Cocotomey Zounga dénoncent l’indifférence des autorités

Talon au secours ! Talon au secours ! CA héloué ! CA Hééloué ! C’est le cri de ralliement et de détresse des populations de Cocotomey Zounga qui manifestaient en début de semaine contre l’exploitation à haut risque de carrière de sable dans leur localité. Et dans leur viseur, les autorités locales qu’elles accusent d’indifférence notoire face à leurs craintes et préoccupations.

Ghislain Gbènakpon

« Aujourd’hui nous sommes en train de manifester parce qu’il y a des exploitants de carrière de sable qui sont juste dans le quartier. Et par jour nous comptons 125 camions qui passent dans l’agglomération. Le problème, il n’y a pas de grande voie. Et toutes nos démarches envers les autorités sont restées vaines. C’est pourquoi nous avons décidé aujourd’hui de sortir pour manifester notre mécontentement ; si possible  nous allons crier haut et fort jusqu’à aller chez Talon pour qu’il règle le problème. Ceci parce que les gens risquent de tomber malade. Il y a beaucoup d’écoles dans la zone. Les  enfants qui ne mesurent pas forcément le danger qu’ils courent. Les camions sortent subitement des tournants et peuvent  les ramasser », ainsi s’exprimait avec colère, Edith Agbangla une habitante de Cocotomey Zounga pour mettre en relief les raisons de cette manifestation de colère des populations de cette localité de l’arrondissement de Godomey dans la commune d’Abomey-Calavi. Elles ont littéralement bloqué la voie aux camions pour forcer la main aux autorités compétentes à divers niveaux de réagir.   La population a fait observer que l’exploitation de cette carrière dans leur localité cause de graves problèmes environnementaux et de santé. Il en est ainsi par exemple de l’affaissement des clôtures de bon nombre de maisons et du sol par endroits. «  Plus on s’avance vers la carrière plus on se rend compte que le sol descend parce qu’ils sont en train de faire un pompage et non un dragage. Ce que nous craignons, c’est le fait qu’ils sont en train de pomper dans une zone habitée et cela  ne nous sécurise pas. Ce qui nous dérange en fait dans cette entreprise, c’est le fait que les camions transitent par les habitations. Il y a des enfants, des écoles et aucune sécurité n’est possible. », a soutenu, M. Henry Kouyami , un autre habitant de la localité. Informé de la situation, le chef de l’arrondissement de Godomey arrivé sur les lieux a dû essuyer la colère des populations très remontées contre le manque de sollicitude et de promptitude des autorités locales. M. Léon Christian Kpobli, puisque c’est de lui qu’il s’agit n’a pas manqué de tenter de les rassurer avant  de prendre des mesures d’urgence provisoires : «Pour éviter l’affrontement entre les populations et les conducteurs de camions, j’ai dû prendre une décision intermédiaire par rapport à la journée. J’ai donc demandé au promoteur de la carrière de surseoir à toute activité au cours de cette journée en attendant que je rencontre le maire pour la décision finale appropriée ». Tous les regards sont donc tournés vers le maire Georges Bada pour une solution rapide à cette situation explosive à  Cocotomey Zounga.  

Haut Conseil des Béninois de l’Extérieur: Maxime Vignon rassurant sur la légitimité du nouveau bureau

M. Maxime Vignon, ancien Vice-président du Hcbe

( Mathieu Hounyovi  désormais aux commandes)

L’Assemblée générale extraordinaire du Haut conseil des Béninois de l’extérieur du mercredi 7 au  jeudi 8 août 2019 qui a connu l’élection du nouveau bureau directeur fait objet de contestation. Mais l’ancien vice-président M. Maxime Vignon se veut rassurant pour ce qui est de la légitimité de la nouvelle équipe dirigeante avec à sa tête le nouveau président élu Mathieu  Fréjus Hounyovi.

Ghislain Gbènakpon

Le nouveau bureau directeur élu du Hcbe à la faveur de l’Assemblée générale extraordinaire élective du jeudi 8 août 2019 avec à sa tête M. Mathieu Hounyovi  ne souffre d’aucune illégitimité. C’est ce qui ressort de la réaction de l’ancien vice président M. Maxime Vignon joint au téléphone . Il faut dire que moins de 24 heures après sa tenue, des voix ont commencé par se faire entendre au sein de la diaspora pour  contester la légitimité de cette assemblée générale et du nouveau bureau qui en est issu. L’ancien vice-président fait observer que le mandat du bureau auquel il a appartenu prenait fin ce  lundi 12 août 2019 et que c’est dans cette perspective que l’assemblée générale a été convoquée dans le strict respect des textes. On peut donc dire que c’est pour éviter tout vide juridique que cette assemblée générale a été convoquée. Il faut dire que l’article 11 des statuts de l’institution prévoit qu’en cas d’incapacité du président à organiser une assemblée générale élective,  le Hcbe a la possibilité de convoquer  une assemblée générale élective extraordinaire. Et les participants ont porté leur confiance sur un nouveau bureau présidé par Mathieu Fréjus Hounyovi , ex délégué général du Hcbe Sénégal. «  Le bureau du haut conseil des Béninois de l’extérieur n’existe que parce que les sections existent. Et toutes décisions qui devront être prises le seront en concertation avec les sections. Nous sommes venus pour servir et non pour nous servir.  Nous allons poursuivre le travail qui a été entamé par le bureau précédent et nous allons tenter de mieux faire », a déclaré  celui qui est désormais aux commandes du Hcbe. M. Mathieu Fréjus Hounyovi est  entré officiellement dans ses fonctions ce mardi 13 août 2019.    

Le nouveau président élu du Hcbe M. Mathieu Fréjus Hounyovi au milieu

Concours de Prestige S2IM 2019 ‟Meilleure Maquette Architecturale ˮ« Une aubaine pour valoriser son talent», dixit le lauréat 2018 Boris DOSSOU-GBETE

Le Lauréat 2018, M. Boris DOSSOU-GBETE en possession de son prix

L’une des activités phares de la quatrième édition du Salon International de l’Immobilier et Matériaux Modernes (S2IM 2019), qui va se dérouler du 07 au 13 octobre à Cotonou est le Concours de Prestige S2IM ‟Meilleure Maquette Architecturaleˮ. Il est dédié aux jeunes apprenants des secteurs du BTP et de l’Habitat. Sa troisième édition à savoir le Concours de Prestige S2IM 2019 se déroulera le 10 octobre sur le site du salon au stade Général Mathieu Kérékou. À moins de deux mois de ce concours, le double lauréat de 2017 et de 2018, M. Boris DOSSOU-GBETE nous livre ses impressions à la faveur d’une interview qu’il a accordée à la rédaction. Lire plutôt…

Cause Commune  : Qu’est-ce qui vous a motivé à participer aux deux premières éditions du Concours de Prestige S2IM pour en être lauréat ?

Boris DOSSOU-GBETE : Plusieurs facteurs ou raisons m’ont motivé à participer aux deux premières éditions du Concours de Prestige S2IM, ‟Meilleure Maquette Architecturaleˮ.  D’abord, la maquette est une œuvre que j’aime beaucoup et que je faisais depuis mon primaire et  ensuite au lycée. Au fil du temps je me suis perfectionné dans le maquettisme. Cela m’a permis d’extérioriser mon talent.

Je suis également motivé par la concurrence avec des personnes du domaine comme moi afin de pouvoir comparer ma compétence face au talent de mes concurrents. Mon but n’est pas d’être le meilleur mais juste pour m‘améliorer en me comparant aux autres.

Que pensez-vous de cette initiative du Salon ‟S2IMˮ ?

En effet, Le Concours de Prestige S2IM est une aubaine pour valoriser son talent. C’est une innovation louable que le promoteur a initiée, qui permet aux jeunes techniciens dans le domaine du BTP et de l’Habitat qui aspirent à l’architecture de nourrir leur esprit de créativité. Il leur permet également de valoriser leur talent. Le fait de participer au Concours de Prestige S2IM, offre plusieurs avantages et permet de faire découvrir son talent au public.

Un appel à tous les jeunes apprenants comme vous des lycées et écoles professionnelles des secteurs du BTP et de l’Habitat ?

J’invite les jeunes comme moi à y participer et relever des défis, et surtout à être créatifs à travers leur œuvre. Mise à part la technique, le maquettisme est un art et une œuvre de l’esprit et il est nécessaire de participer à la compétition pour mieux apprécier son propre talent. Pour finir, je profite de cette occasion pour remercier le promoteur du Salon International de l’Immobilier et Matériaux Modernes (S2IM) M. Kèyindé AMADOU, pour son initiative et tous les acteurs des secteurs du BTP et de l’habitat qui accompagnent cette initiative, dont l’objectif concoure au développement durable de notre pays le Bénin et l’Afrique en général.

Propos recueillis par la rédaction

Protection des droits des travailleurs: La Cbdh se fait mieux connaitre des confédérations syndicales

Le Pdt/ Cbdh, M. Isidore Clément Capo-Chichi

Les confédérations syndicales connaissent désormais mieux la Commission béninoise des droits de l’homme  ( Cbdh). Sous la houlette de son président Isidore Clément Capo-Chichi, la Cbdh a tenu une séance d’échanges avec les leaders syndicaux des différentes confédérations syndicales. C’était ce vendredi 9 août à la bourse du travail à Cotonou. Cela s’inscrit dans l’initiative du bureau que préside M. Isidore Clément Capo-Chichi  depuis six mois d’avoir des échanges avec les entités qui ont des représentants au sein de la Cbdh pour mieux se faire connaitre d’elles. Pour rappel, de par sa composition, les confédérations syndicales ont un représentant au sein de la commission en la personne de M. Christophe Houessionon.  «  Qu’est-ce que nous sommes ? La mission de la Commission. Son mandat. Qu’est-ce qui a marché ? Qu’est-ce qui n’a pas marché ?  Les difficultés que nous rencontrons. Comment vous pouvez-nous aider ? Les perspectives, comment votre représentant concilie-t-il la mission que vous lui avez confiée avec ses charges ? ». C’est un peu en ces termes que le président Isidore Clément Capo-Chichi a levé un coin de voile sur les objectifs que vise la Cbdh en initiant cette rencontre avec les responsables syndicaux. Effectivement, le rapporteur général, M. Serge Prince Agbodjan a entretenu les partenaires sociaux entre autres sur la mission et les attributions de la Cbdh, la procédure de sa saisine et les  différentes actions qu’elle a menées depuis son installation. En termes de perspectives, le président Isidore Clément Capo-Chichi a annoncé une rencontre thématique sur le traitement réservé au travailleur à son entrée et à sa sortie d’activité.   

Ghislain Gbènakpon

Pour un développement authentique du Bénin: Appel à l’ouverture du système éducatif à l’alphabet ‘’Gbékoun’’

M. Tognon Doudédji Fatchina lors de son intervention

Un système éducatif authentique qui a son alphabet à savoir ‘’ Gbékoun’’, douze unités d’enseignement dispensées dans toutes les langues nationales sans restriction. C’est ce que propose pour un développement authentique du Bénin, le groupe Gbékoun. A la faveur d’une conférence publique ce samedi 9 août 2019 sous la houlette de son coordonnateur Tognon Doudédji Fatchina, le groupe Gbékoun lance un appel aux gouvernants pour l’ouverture de ce système éducatif  authentique crée par deux fils du Bénin, les feux Adigbè Togbédji originaire de Dangbo et Houessè Ayigbèdékèin d’Abomey.

Ghislain Gbènakpon

« Ce n’est pas avec la langue des autres que nous allons nous développer de façon authentique. Et ce n’est pas dans la langue des autres que nous allons restaurer notre identité. De ce fait, il est clair que ce déni doit prendre fin ». A en croire le Coordonnateur Tognon Doudédji Fatchina, c’est fort de ce constat que des enfants de ce pays, en l’occurrence les feux Adigbè Togbédji  et Houessè Ayigbèdékèin épris d’un avenir meilleur, soucieux de leur identité et de leur descendance dans un monde qui se fait sans eux ont mis en place le système éducatif authentique avec des outils formidables de développement. Il en est ainsi par exemple de l’alphabet Gbékoun de 33 lettres pour écrire toutes les langues du monde. C’est un système éducatif à 10 chiffres avec tous les signes d’harmonie. Douze disciplines sont enseignées dont les mathématiques ( Algèbre, Géomètre, Arithmétique), les physiques, la chimie, les sciences naturelles… etc. Des instruments de géométrie sont crées dont entre autres, le Houézodjrè appelé rapporteur en français qui fait 120 sections dont 60 sections donnent l’angle droit, le Bäzoékpé ou équerre en français et le Bädoyè qui est l’unité principale de mesure. Le système éducatif authentique qu’a présenté le groupe Gbékoun samedi dernier a son propre calendrier académique basé sur 240 jours l’année pour dix mois, soit 24 jours par mois. Il comprend le cycle primaire, secondaire et universitaire qui va contribuer à la formation des citoyens de type nouveau ayant leur esprit uniquement orienté vers la construction authentique de leur nation.  Le groupe Gbékoun a créé une langue qui intègre déjà entre autres, le dendi, le yoruba, le Bô, le Yom, le Aïzo et le Fongbé. «  Enfants de cette riche terre de Gbèhin’azin, kaaba et de Bio Guerra, il est temps de prendre en mains notre destinée. Voilà pourquoi, nous lançons solennellement ce vibrant appel au peuple tout entier pour la nécessité de l’ouverture du nouveau  système éducatif authentique en langues nationales. Car s’instruire dans sa langue nationale est un droit régalien pour tout enfant de ce pays », a déclaré le Coordonnateur Tognon Doudédji Fatchina.  

Lutte contre la criminalité faunique: Nature Tropicale ONG outille la brigade canine pour traquer les trafiquants

Maître Canin

Le Bénin se dote d’une Brigade canine pour la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages protégées. Cette brigade basée dans la ville de Cotonou met les bouchées doubles pour bientôt commencer les patouilles afin de détecter les trophées d’animaux sauvages que protège la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Qu’il vous souvienne que le Bénin a mis les garde-fous nécessaires pour sécuriser ses parcs. Cependant, il est visé pour le transit des trophées vers les pays consommateurs. Il urge que les frontières du Bénin soient sécurisées. C’est fort de cela que la brigade canine dresse les chiens pour détecter les produits qui alimentent le commerce illicite de la faune menacée d’extinction. Nature Tropicale ONG au regard de ses expériences, coopère avec le Fonds international pour la protection des animaux – France (IFAW), afin de mettre en place une politique efficace contre la criminalité liée aux animaux sauvages protégés en République du Bénin.    

Le jeudi 25 juillet 2019, une équipe de Nature Tropicale ONG a entamé une série de formations avec les policiers à la Brigade Canine du Bénin. Avec cette équipe, ces agents vont se familiariser avec les textes législatifs et règlementaires encadrant la protection des espèces sauvages au Bénin et les techniques de fraudes utilisées au Bénin par les présumés trafiquants. Joséa Dossou-Bodjrènou, Directeur de Nature Tropicale ONG, partant d’une citation du camerounais Patrice Nganang qui dit « il n’est pas tard de fonder le futur de l’Afrique dans le respect des textes ». Il a fait comprendre aux agents qu’il faut amener les indélicats à respecter les textes en vigueur par la sensibilisation répressive. Rappelant la règlementation qui encadre la lutte contre la criminalité faunique, il a insisté sur la détermination de chacun pour une lutte efficace pour la sauvegarde du patrimoine faunique de l’Afrique. A sa suite, Benjamin Dagbéto, Juriste environnementaliste a mis l’accent sur l’activisme environnemental pour à nouveau réveiller le militantisme en faveur des espèces sauvages menacées de disparition.

Il faut rappeler que c’est une formation cynotechnique à la détection d’ivoires, d’écailles de pangolins et de tortues marines pour ne citer que ces espèces. Dans les jours à venir, le policier maître-chien va utiliser son collaborateur canin dans des missions de recherche et de détection de produits illicites comme des trophées d’animaux sauvages. Par cet acte, le Gouvernement du Bénin vient une fois encore donner la preuve de sa détermination à lutter contre la criminalité faunique. Ce qui ne peut que ragaillardis le programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN) et les autres activistes qui ont à cœur la survie des espèces de faune au Bénin et dans la sous-région. Avec la brigade canine, ceux qui tentent de faire passer les trophées d’animaux seront rapidement détectés comme c’était le cas en mars 2018 avec les 513 kg d’écailles pangolins saisis à l’aéroport international Cardinal Bernardin de Coton

Clarifications du gouvernement sur l’évaluation: « Aucun enseignant ne sera laissé sur le carreau »

Les ministres des trois ordres de l’enseignement

Trois ministres du gouvernement étaient face à la presse ce jeudi 8 août 2019 pour apporter des précisions sur l’évaluation des enseignants reversés en Ace en 2008 annoncée pour le 24 août prochain. Occasion pour Kakpo Mahougnon des enseignements secondaires, Salimane Karimou des enseignements maternel et primaire et Odile Atanasso de l’enseignement supérieur de rassurer qu’aucun emploi ne sera menacé au terme de ladite évaluation.

Ghislain Gbènakpon

« Personne ne perdra son emploi à travers cette évaluation. Le reste n’est que de l’intoxication. Aucun enseignant ne sera laissé sur le carreau sauf celui qui va choisir délibérément de ne pas aller composer ». Ainsi s’exprimait ce jeudi face à la presse, le ministre des enseignements maternel et primaire Salimane Karimou. Tous les enseignants concernés vont donc conserver leurs emplois au terme de l’évaluation du 24 août prochain. Et celle-ci n’a que pour but le renforcement de leur capacité professionnelle. Ils sont 9861 enseignants du primaire et 8706 du secondaire qui vont devoir plancher. La note minimale considérée de commun accord avec les partenaires sociaux comme seuil de réussite est de 10 sur 20. Après la délibération, les enseignants seront classés en deux groupes. Il s’agira du groupe A composés des enseignants qui obtiendront une note supérieure ou égale à 10 sur 20 et du groupe B dans lequel se retrouveront ceux qui obtiendront une note inférieure à 10 sur 20. Les enseignants du groupe A, c’est-à-dire ceux qui vont atteindre le seuil de succès seront reversés dans la fonction publique en tant que agents permanents de l’Etat avec reconstitution de carrière, a expliqué le ministre Salimane Karimou. Quant à leurs collègues du groupe B, poursuit-il, ils recevront des formations modulaires et des suivis en situation de classe tout en conservant leurs salaires. Au bout de neuf mois de formation modulaire et de suivis en situation de classe, les enseignants du groupe B subiront une deuxième évaluation. Ceux qui attendront le seul de réussite, c’est-à-dire une note supérieure ou égale à 10 conserveront leur statut d’Agent contractuel de l’Etat ( Ace). Et ceux d’en eux qui n’obtiendront pas la moyenne de 10 sur 20 quitteront le corps des enseignants et seront reconvertis dans l’administration publique dans les services de leurs choix. « Je voudrais une fois encore rassurer tout le monde que le seul souci du gouvernement est d’améliorer la qualité de l’enseignement. Lorsque vous êtes dans un pays et que vous aspirez au développement, il y a deux facteurs essentiels. Il y a le facteur de la santé et le facteur de l’éducation. Lorsqu’il y a une meilleure santé, il faut qu’il y ait une meilleure instruction. Il faut donc que l’enseignement soit de qualité. Voilà donc le seul souci du gouvernement », a soutenu le ministre Kakpo Mahougnon.

Session extraordinaire de l’Assemblée nationale: Les représentants du parlement au Cos-lépi connus ce jour

Le président Louis Vlavonou

Le Comité d’orientation et de supervision de la liste électorale permanente informatisée (Cos-Lepi) revient au devant de l’actualité avec la désignation ce jour jeudi 8 août 2019 des 9 représentants du parlement au sein de la structure. C’est à la faveur d’une session extraordinaire qui se tient aujourd’hui au palais des gouverneurs. Conformément à l’article 220 du code électoral portant composition du Cos-Lepi, les députés de la majorité parlementaire désignent 5 membres et ceux de la minorité parlementaire 4. Avec la configuration de la huitième législature où tous les deux partis qui siègent au parlement se réclament de la mouvance présidentielle, le quota de la majorité parlementaire revient de droit à l’Union progressiste et celui de la minorité parlementaire au Bloc Républicain. Pour rappel, normalement aux termes de la loi, le Cos-lepi  se met en place le 1er juillet de chaque année et cesse ses travaux le 31 janvier de l’année suivante.

Ghislain Gbènakpon

Appropriation du nouveau code des marchés publics: Les acteurs des communes, du secteur privé et de la société civile en formation

Une vue de la tribune officielle

(L’Ugr fait une fois encore oeuvre utile)

S’approprier la loi n°2017-04 du 19 octobre 2017 portant code des marchés publics en République du Bénin. C’est le but de la formation que suivent depuis ce mardi 6 août 2019, des acteurs de passation des marchés publics des communes, du secteur privé et de la société civile. C’est une initiative du ministère de l’économie et des finances à travers l’Unité de gestion de la réforme du système de gestion des finances publiques ( Ugr). Elle s’inscrit dans le cadre du Devis programme de croisière 2019-2020 de l’Ugr élaboré et financé avec l’appui technique et financier de l’Union européenne. La formation qui prend fin ce jeudi 8 août a été lancée par M. Franck Djigla, directeur adjoint de cabinet du ministère de l’économie et des finances.

Ghislain Gbènakpon

« Le cadre juridique et institutionnel, les concepts clés et les principales caractéristiques des marchés publics, les étapes et modes de la passation ainsi que les seuils des marchés publics, leur planification, les procédures de sollicitation de prix ». Voilà, entre autres, selon le directeur adjoint de cabinet, M. Franck Djigla, des notions auxquelles les participants à cette formation vont être outillés  trois jours durant pour mieux apprécier la collaboration entre l’Etat, les communes, le secteur privé et la société civile. Cette activité de renforcement de la capacité, fait-il observer, trouve sa pertinence dans un contexte où le gouvernement entend contribuer à la bonne gouvernance économique et à l’optimisation des dépenses publiques dans un contexte de réalisation de projets structurants nécessitant l’expertise et les capitaux des partenaires privés.  Toute chose qui permettra, poursuit-il, de donner un coup d’accélérateur aux différents projets contenus dans le programme d’action du gouvernement (Pag) pour la sécurisation des conditions de vie des citoyens et le développement du Bénin.  Pour rappel, depuis deux ans, le pays a introduit de nouvelles dispositions dans le code des marchés publics à travers la loi n°2017-04 du 19 octobre 2017 portant code des marchés publics en République du Bénin. Le ministère de l’économie et des finances à travers l’Ugr a jugé nécessaire que les acteurs à la base du secteur privé, de la société civile et des communes s’approprient ce code pour une célérité et une efficacité dans la gestion de la commande publique. L’année dernière, la même formation avait déjà ciblé les cadres de l’administration et des entreprises publiques. Ladite formation vise à renforcer les capacités des acteurs invités en matière d’interprétation et d’application des dispositions du nouveau code des marchés publics. « La présente session de formation permettra aux participants de maîtriser les innovations contenues dans le nouveau code en la matière lors des phases de passation et de contrôle des marchés publics, de s’approprier les techniques d’évaluation des offres, la gestion des contrats ainsi que le règlement des litiges et les sanctions des marchés publics en République du Bénin, et enfin de comprendre les défis de la régulation des marchés publics », a expliqué le Coordonnateur de l’Ugr, M. Alban Bessan.

1ère session de la Commission nationale de sécurité et santé au travail: Dr. Philippe Johnson expose le plaidoyer du patronat

Dr Philippe Johnson du Cnp-Bénin

Il se tient depuis ce lundi 5 août 2019 à l’Inofsec de Cotonou, la première session de la Commission nationale de sécurité et de santé au travail. A l’ouverture des travaux qui prennent fin ce vendredi 9 août, le Conseil national du patronat du Bénin, ( Cnp-Bénin) a, par la voix du  président de la Commission des affaires sanitaires et paramédicales, le Dr Philippe Johnson, fait un plaidoyer pour la sécurité et la santé au travail pour le bien des entreprises et des travailleurs.

Ghislain Gbènakpon

« Le tissu économique social nous impose des actions hardies pour une meilleure productivité et pour la promotion d’entreprises capables de porter la croissance et l’emploi. Composé en grande majorité de Pme/Pmi et Tpe, nous avons une responsabilité de créer un environnement qui libère les initiatives créatrices et parer à la fragilité de cette catégorie qui se trouverait encore plus fragilisée si les questions environnementales et celles relatives  à la prévention des risques professionnels ne sont pas suffisamment prises en compte. Le Cnp-Bénin plaide pour une relance économique rapide », a déclaré le Dr Philippe Johnson. Le président de la Commission des affaires sanitaires et paramédicales a fait observer que le monde du travail s’est métamorphosé à bien des égards à travers des concepts tels que technologie, démographie, évolution dans l’organisation même du travail, stress lié au travail, développement durable, risques psychosociaux et environnementaux qui peuvent annihiler tout effort d’investissements. «  Face à ces nouveaux défis, nous devons ensemble apporter des approches de solutions tant au plan national, régional qu’international. Nous sommes appelés à faire appel à notre génie inventive pour trouver les meilleures réponses en vue de faire des lieux de travail, des lieux sûrs et sains.  Le bien-être du travailleur conjugué avec la croissance de l’entreprise est porteur d’un développement durable pour la nation toute entière », a déclaré Dr Philippe Johnson à l’adresse de toutes les parties prenantes de la Commission nationale de sécurité et de santé au travail. Il n’a pas manqué, pour finir, de réitérer au ministre du travail et de la fonction publique et à toute son équipe technique le soutien du patronat pour construire un système de gestion de la sécurité et de la santé au travail moderne qui replace l’homme au cœur de toute activité économique.