Arnaque sur les comptes MoMo, Moov Flooz et forfaits Internet : Vers un boycott des offres et services de Mtn et Moov

Le Pdt de Lvc Robin Acrombessi et la porte-parole des E-marchands, Christèle Akuele Ayosso

( La Voix des Consommateurs et les E-marchands font front commun)

Un ultimatum de deux semaines à compter de ce mardi 17 novembre 2020 aux réseaux de téléphonie mobile Mtn et Moov pour mettre fin aux arnaques sur les comptes MoMo, Flooz et les forfaits Internet. Passé ce délai, La Voix des Consommateurs ( Lvc) du président Robin Acrombessi et le Réseau des Emarchands des Services Financiers Digitalisés ( REmasfid) de Christèle Akuele Ayosso projettent pour le mardi 8 décembre prochain le boycott total de leurs produits de 7h à 12 h. Ils l’ont annoncé à la faveur d’un point de presse hier à la Maison de la Société Civile.

Ghislain Gbènakpon

Zéro achat, zéro vente de crédit de forfaits, zéro appel, zéro Internet, zéro transaction MoMo et Flooz de 7 h à 12h. Tel sera le mode opératoire du boycott des produits et services de Mtn et de Moov annoncé par l’association Lvc et les E-marchands au cas où les deux opérateurs mobile ne mettaient pas fin d’ici deux semaines aux arnaques sur les comptes MoMo, Moov Flooz et sur les forfaits Internet. « Depuis ce comportement crapuleux de cambriolage de nos comptes MoMo le 6 août 2020, nous sommes toujours dans l’attente de la restitution de nos fonds et c’est des disparitions d’argent tous azimuts qui alimentent les plaintes que nous recevons depuis un certain temps. Alors, nous prendrons le taureau par les cornes… parce que nous en avons ras le bol. Nous exigeons la restitution de nos 500 F x n volés sur nos comptes MoMo. », a déclaré le président de Lvc, M. Robin Acrombessi.

Il faut dire que les E-marchands distributeurs de produits MoMo et Flooz sont particulièrement concernés par les disparitions d’argent sur les comptes. « Halte aux braquages des fonds de commerce des E-marchands distributeurs des produits MoMo. Toutes les stratégies sont trouvées pour vider nos fonds de commerce : blocage de Sim, arnaques diverses orchestrées par plusieurs cybercriminels dont les agents des opérateurs. Malgré nos plaintes auprès de l’opérateur Mtn Mobile Money, rien n’y fit. », a dénoncé la porte-parole des E-marchands, Mme Christèle Akuele Ayosso. Elle a particulièrement insisté sur les cas répétés de paiements indus de sommes faramineuses à l’Office centrale de répression de la Cybercriminalité ( Ocrc) sans que les E-marchands ne comprennent la procédure judiciaire ouverte à leur encontre, sans qu’ils n’aient la possibilité de se défendre. En effet, les E-marchands sont systématiquement contraints de rembourser les disparitions de fonds organisées par les cybercriminels.

Violation des contrats et du code numérique

Les E-marchands dénoncent les violations répétées des contrats qui les lient aux opérateurs de téléphonie mobile. Il en est ainsi par exemple de l’exigence de pièces d’identité dans les transactions. Mme Christèle Akuele Ayosso fait observer qu’en 2011, à l’entame du partenariat Emetteur de Money Électronique MTN MoMo et Moov Flooz avec les E-marchands, les clauses stipulaient qu’aucune pièce d’identité n’est exigible lors des opérations de mobile money.

Seulement voilà, regrette-t-elle, plusieurs modifications des contrats ont été faites sans leur avis. Par ailleurs, soutient Mme Christèle Akuele Ayosso, conformément aux dispositions du code numérique, les E-marchands ne devraient jamais se retrouver à l’Ocrc avec à la clé des poursuites judiciaires. Il en est ainsi par exemple de l’article 20, deuxième alinéa du code numérique qui dispose que « les opérateurs ne peuvent utiliser leur réseau ou sciemment en permettre l’utilisation à des fins illégales ou contraires aux dispositions légales et réglementaires en vigueur. Ils prennent toutes mesures appropriées pour s’assurer que leur réseau n’est pas utilisé à des fins illégales ou frauduleuses ». Et en son alinéa 3, l’article 38 du code numérique dispose que « les opérateurs mobiles mettent en place les moyens et procédures nécessaires afin de garantir l’intégrité de leur réseau de distribution. Ils demeurent responsables des agissements de leurs distributeurs et sous-traitants ». C’est dire que seul l’Opérateur répond des E-marchands distributeurs face à la justice.

Ce sont autant de raisons pour lesquelles Lvc et les E-marchands se donnent la main pour organiser le boycott des produits Mtn et Moov au cas où les deux opérateurs ne rectifiaient pas le tir pour ainsi dire. « Dans la solidarité, nous pouvons régler définitivement ce problème. Tous ensemble, et Debout comme un Seul homme, nous réussirons ce Boycott. Nous aurons tiré suffisamment la sonnette d’alarme pour exprimer notre indignation et notre détermination. », a soutenu le président Robin Acrombessi.

Pénalisation de la transmission du Vih/Sida: Le Pnud mobilise les experts pour l’actualisation de la loi

Mme Joséphine Kanakin du Pnud lors de son intervention

Avec le soutien du Programme des nations unies ( Pnud), il s’est tenu le mardi 10 novembre 2020, un atelier d’échanges et de partage d’informations sur la déclaration de consensus des experts sur les données scientifiques relatives aux VIH dans le contexte du droit pénal. Les travaux qui visent l’actualisation de la loi sur la pénalisation de la transmission du VIH/Sida ont été lancés par Aissi Melchior, Secrétaire exécutif du Conseil national de lutte contre le Sida, la Tuberculose, les infections sexuellement transmissibles et les hépatites ( Cnls-Tp).

Ghislain Gbènakpon

« Aujourd’hui, il y aura plusieurs communications à présenter par les experts. Nous allons essayer aussi d’avoir un consensus. Quels sont les articles révisables dans notre loi pour l’adapter à notre contexte béninois ? ». C’est en ces termes que la Chargé de programme ( Cp) genre droits humains et VIH Sida au Pnud, Mme Joséphine Kanakin s’est exprimé pour dévoiler la problématique autour de laquelle s’est tenu cet atelier d’échanges et de partage d’informations sur la déclaration de consensus des experts sur les données scientifiques relatives aux VIH dans le contexte du droit pénal.

Pour le Coordonnateur adjoint du Programme Santé de lutte contre le Sida (Psls), Dr Bachabi Moussa, la loi mérite d’être toilettée avec l’évolution qu’a connue la lutte contre le VIH/ Sida depuis sa promulgation : « Il y avait des spécificités dans la lutte contre le VIH qui ne faisait pas cours en ce moment. Et donc cet appui du Pnud pour nous aider à comprendre tout ce qui est partagé au plan mondial par rapport à la pénalisation liée à l’infection au Vih/Sida, à nourrir vraiment les experts ici présents pour pouvoir réviser cette loi. Le Psls remercie le Pnud pour cet appui qui permettra enfin d’enclencher ce processus ».

Dans son intervention, le Secrétaire exécutif du Cnls-Tp insiste pour que la relecture de la loi s’adapte aux réalités d’aujourd’hui. « En tout cas, le souhait du Cnls-Tp, c’est que le consensus des experts dans le contexte du droit pénal positif soit arrimé au droit pénal positif béninois, que cela ne soit pas dans le Win international et que nos réalités puissent être prises en compte dans ce que vous allez arrêter », a déclaré M. Aissi Melchior.

Le gouvernement béninois peut compter sur ses partenaires pour mener à bien le processus d’actualisation de la loi « L’Oms, l’Unicef, l’Unfpa et tous les autres partenaires se sont engagés pour accompagner le gouvernement béninois pour qu’on puisse arriver à relire notre texte de loi et à essayer de dépénaliser cela comme cela a été recommandé depuis 2018. Beaucoup de pays travaillent à cela et nous-même nous y attelons », a déclaré Mme Joséphine Kanakin.

Gestion des installations à haut risques: Les acteurs nationaux renforcent leurs capacités

Une vue de famille des participants

La gestion des installations à risques préoccupe au plus haut niveau. Les acteurs de Cotonou bénéficient depuis ce lundi 16 novembre 2020 à l’Institut des sciences biomédicales appliquées ( Isba) d’un atelier de formation sur la réduction des risques nucléaire, radiologique, biologique et chimique ( Nrbc) au Bénin. Celui-ci dure deux jours et s’inscrit dans le cadre du projet 69, « Instasur », installations chimiques à haut risques et réduction des risques dans la région de la façade atlantique africaine financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France sous la tutelle du ministère des affaires étrangères. Avec pour formateurs régionaux, Mme Carole Adjovi et M. Bel Bonaventure Téblékou.

Ghislain Gbènakpon

« Il faudrait que les acteurs publics et privés connaissent chacun leurs rôles dans la prévention des accidents et la réponse à donner lorsqu’un incident surviendrait sur une installation à risques ». C’est en ces termes que Mme Carole Adjovi, formatrice régionale en matière de gestion de risques liés aux installations notamment les installations chimiques a justifié au détour d’une interview, cet atelier de formation.

La formatrice régionale Mme Carole Adjovi

Il faut dire qu’au nombre des acteurs qui y participent, il y a surtout les industries, les sociétés de GPL qui sont dans la vente du gaz, du pétrole et les stations d’essence pour le compte du secteur privé. Mais il ressort des éclairages de la formatrice régionale qu’il y a également les administrations telles la préfecture avec les plans de risques qui relèvent du préfet, plus précisément du ministère de l’intérieur et les mairies qui ont aussi leurs rôles à jouer dans la gestion des accidents. La formation va être organisée dans cinq villes. Ainsi après Cotonou, ce sont les acteurs de Porto-Novo, Parakou, Natitingou et Bohicon qui vont en bénéficier.

Elle se déroule en présentiel et est pluridisciplinaire. C’est pourquoi si le formateur régional, M. Ben Téblékou est du ministère de la santé, sa collègue Mme Carole Adjovi est du département de l’environnement. Le premier est un primo intervenant qui est sur le champ des accidents étant de la santé alors que la seconde du secteur de l’environnement intervient avant et après ceux-ci. L’autre preuve du caractère pluridisciplinaire de la formation est que dans l’équipe régionale, il y a également un sapeur pompier qui est un primo intervenant.

Une vue partielle des participants en pleine formation

« Nous espérons qu’au terme des deux jours de formation, les participants à cet atelier vont prendre connaissance des textes, des normes en matière de gestion des installations à risques; seront mieux sensibilisés sur les risques liés aux installations et pourront informer davantage, pourront mettre en application les mesures préventives au niveau de leurs entreprises, au niveau de leurs installations pour la protection de l’environnement et des populations », a déclaré Mme Carole Adjovi.

Villages d’enfants SOS de Calavi: Un rapport d’étude révèle des impacts sociaux positifs pour les actions de Vesos-calavi

Le directeur national de Vesos-calavi, M. Salimane Issifou, intervenant à la tribune officielle

Le rapport final d’étude d’impact social du Village d’enfants SOS Abomey-Calavi ( Vesos-calavi) était ce vendredi 13 novembre 2020 au cœur d’une conférence de presse animée par son directeur national, M. Salimane Issifou à l’Infosec de Cotonou. Et il se dégage de la présentation de M. Juste Lokossou de l’Ireep, un impact positif de la prise en charge des enfants et jeunes au Vesos-calavi.

Ghislain Gbènakpon

« Le village d’enfants SOS Abomey-Calavi est perçu par ses partenaires, le staff, les bénéficiaires et autres Ong comme l’unique Ong au Bénin qui fournit des services de protection de l’enfant à travers l’unité de Renforcement de la famille et l’unité de prise en charge de Remplacement avec des résultats positifs pour les bénéficiaires et la communauté au sens large. ». Voilà le premier message clé, du rapport final de l’étude d’impact social du Village d’enfants SOS Abomey-Calavi réalisée en 2018 plus de 30 ans après son avènement au Bénin en 1987.

Le directeur national de Vesos-calavi, M. Salimane Issifou fait observer que l’unité de prise en charge de Remplacement d’Abomey-Calavi compte onze ( 11) maisons familiales avec une capacité de 110 enfants. Quant à l’unité de Renforcement de la famille, elle compte 686 enfants et jeunes répartis dans 187 familles au 31 décembre 2018 et appuie les familles en leurs facilitant l’accès aux services essentiels et en renforçant leurs capacités.

Huit critères d’appréciation ou dimensions ont présidé à cette étude d’impact des actions de Vesos-calavi. Il s’agit de la prise en charge parentale, la sécurité alimentaire, du logement, la santé l’éducation et la compétence, des moyens de subsistance, la protection et l’inclusion sociale ainsi que le bien-être social et affectif.

« Dans l’ensemble, les résultats obtenus par les anciens participants sont largement encourageants au niveau de presque toutes les dimensions considérées. La seule dimensions qui a souffert d’une contre-performance est ‘’ moyens de subsistance » de l’unité de Renforcement de la famille », renseigne le deuxième message clé du rapport final de l’étude.

Et toujours au titre des messages clés, on retient que des 17 Objectifs de développement durable établis par les Etats membres des Nations Unies rassemblés dans l’agenda 2030, le travail de SOS Villages d’Enfants contribue aux objectifs n° 1, 4,8, 10 et 16. Ces derniers sont relatifs à l’élimination de la pauvreté, la fourniture inclusive d’une éducation de qualité, le soutien à l’emploi et la croissance économique et la réduction des inégalités à l’intérieur du pays.

« Véritablement, l’intervention de SOS Villages d’enfants a permis de repousser les frontières de la pauvreté au sein des ménages, et permis à des centaines d’enfants d’avoir accès à une éducation académique et professionnelle de qualité », lit-on.

Plaidoyer des Osc pour la protection des enfants: Esam interpelle la conscience collective sur la mendicité des enfants

Le directeur de Esam, M. Norbert Fanou-Ako et ses partenaires face à la presse

L’Ong Enfants solidaires d’Afrique et du monde ( Esam) et ses Osc partenaires dont, entre autres, le Respesd et Wildaf-Bénin poursuivent leur plaidoyer pour la protection des enfants. Après le mariage des enfants en période de Covid-19 le 21 octobre dernier, elles interpellent la conscience collective des acteurs sur la mendicité des enfants. C’est à la faveur d’une conférence de presse ce mercredi 11 novembre 2020 au siège de Esam à Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

« Inviter tous les acteurs à se mobiliser pour faire proscrire de nos habitudes au quotidien, les pratiques qui consistent à encourager la mendicité ou à contraindre les enfants à la mendicité en violation flagrante de leurs droits ». Voilà l’un des objectifs de cette conférence de presse des Osc animée sous la houlette du directeur de l’Ong Esam, Norbert Fanou-Ako. Le Chargé de programme du Réseau des structures de protection des enfants en situation difficile ( Respesd), M. Maxime Agoua dira qu’il s’agit d’interpeller la conscience collective de tous les acteurs concernés par le fléau à savoir, l’Etat, les Osc et les familles.

L’Ong Esam et les Osc partenaires rappellent que le code de l’enfant en son article 179 précise que toute utilisation d’un enfant dans les rues, dans les marchés, aux feux tricolores ou aux abords des différentes intersections dans le seul but de mendier ou pour quelque raison que ce soit, est formellement interdite. Le code, poursuivent-elles, a prévu en son article 338 que quiconque incite ou contraint un enfant à la mendicité, est puni de six ( 06) mois à deux ( 02) ans d’emprisonnement et d’une amende de cent mille ( 100.000) à deux cent cinquante mille ( 250.000) f Cfa.

Une vue partielle des enfants présents

Etat des lieux et plaidoyer

Une étude datant de janvier 2015 réalisée à Malanville, Parakou et Cotonou révèle d’une part, une mendicité affichée quasi permanente pratiquée majoritairement par les enfants d’origine étrangère à raison de 54% y compris les talibés et de l’autre, une mendicité clandestine ou de circonstance qui concerne essentiellement les enfants béninois provenant le plus souvent de familles vulnérables, déstructurées ou avec lesquelles ils sont en conflit. « Si la mendicité à nos yeux est considérée comme un dysfonctionnement de la norme sociale, qui débouche sur l’exploitation sous diverses formes des enfants vulnérables ou soumis à la vulnérabilité, l’Etat dans son organisation devrait avoir sa stratégie de riposte pour qu’aucun enfant ne subisse de telle violation », a déclaré, le directeur de Esam, M. Norbert Fanou-Ako.

Toutefois, des recommandations formulées à partir des constats d’adressent aux pouvoirs publics, aux organisations non étatiques d’aide aux enfants, aux leaders religieux et aux collectivités locales, fait-il observer.

Le directeur de Esam assure qu’il est possible de lutter efficacement contre la mendicité en créant les conditions favorables à l’épanouissement des enfants : « En effet, l’offre de services sociaux de base pour l’écoute, la sécurisation et la prise en charge des enfants impliqués dans la mendicité reste une aspiration forte. Pour une lutte efficace, il faudra encourager le travail en synergie dans le respect des normes en suscitant les aspirations les plus profondes des enfants par rapport à leur avenir. Il faudra par ailleurs, initier des actions de communication en direction des acteurs de la mendicité afin de les sensibiliser sur les textes réglementaires qui l’interdisent ».

D’autres représentants de Osc

M. Norbert Fanou-Ako a également fait mention de l’intérêt à protéger les enfants contre la mendicité et à favoriser plutôt leur scolarisation ou leur insertion dans les corps de métier pour les plus âgés, l’installation d’un cadre d’écoute et d’orientation des enfants vulnérables en errance dans la rue, et enfin la mise en place d’un programme de lutte contre la mendicité chez les enfants.

Apothéose de 50 jours d’intenses prières: Le ministère Canaan pour la prospérité aux chrétiens et la paix pour la nation

Le Prophète fondateur du ministère Canaan, Ithiel Dossou

Le ministère Christ annoncé en Afrique et aux autres nations ( Canaan) a clôturé en apothéose ce dimanche 8 novembre 2020 à son siège à Aglagadan à Cotonou, sept semaines d’intenses prières. Occasion pour le responsable dudit ministère, le prophète Ithiel Dossou de résumer ces semaines d’intenses prières en louange et adoration pour la prospérité des chrétiens et la paix pour la nation béninoise.

Ghislain Gbènakpon

« Dieu nous a dit de dire à tous les chrétiens qu’ils vont prendre la première place sur le plan économique. C’est cet étendard que nous avons élevé pendant 7 semaines. Nous avons fait des autels de prière pour briser les autels de malédiction ». Ainsi s’exprimait le prophète Ithiel Dossou à la faveur d’une interview à la presse en marge de la soirée apothéose des sept ( 7) semaines de prières intenses au ministère Canaan. Dans son allocution de circonstance, il fait observer que le chiffre 7 symbolise la perfection et les 49 jours font 7 niveaux de perfection qui font entrer les chrétiens dans leur jubilée.

« En effet, le Seigneur nous a convoqués en septembre pour lui bâtir un autel de prières intenses. Le mois d’octobre a été dédié chez nous à LA PROSPÉRITÉ A TOUS ÉGARDS. Notre autel de la prospérité a été bâti sur trois (3) piliers principaux : la prière à outrance, le sacrifice à outrance, l’évangélisation », a-t-il expliqué.

Paix pour le Bénin

L’autre message qu’il faut retenir de ces 7 semaines d’intenses prières est la mobilisation pour la paix au sein de la nation béninoise. Des autels de prières ont été installés à cet effet et des prières intenses se feront du 1er janvier au 31 décembre, annonce le président du ministère Canaan. Elles interviennent à quelques mois de la présidentielle qui pour beaucoup ne s’annonce pas forcément des plus paisibles.

Une vue partielle des chrétiens du ministère Canaan

« Il n’est pas juste d’ignorer que la nation est en crise. En notre qualité de citoyen et de serviteur de Dieu, nous croyons que le pardon et l’unité sont le ciment de toute action voulant se conclure dans le succès. Nous appelons les gouvernants à aller puiser dans l’Alliance du pardon et de la réconciliation établie depuis l’historique conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990. Les institutions de la République, les anciens présidents et la société civile notamment devraient se pardonner mutuellement et se donner la main pour mieux valoriser nos atouts et nos ressources au service de notre nation. », déclare le prophète Ithiel Dossou.

Il a tenu à inviter tous les hommes de Dieu à ne pas avoir de positions partisanes dans les dossiers brûlants de la nation : « Nous appelons tous les serviteurs de Dieu, quelle que soit leur dénomination, les chefs religieux et tous les croyants à être apolitiques et à se tourner vers le Royaume de Dieu. En effet, notre rôle est d’être à la brèche et d’invoquer Dieu afin qu’il nous donne des messages pour la nation. ».

AG de l’Amicale des Douaniers de la Promotion 2003: Le Lcol Roland Nestor Dégila réélu à la tête de l’ADP

Le Lieutenant-Colonel Roland Nestor Dégila, Pdt réélu de ADP 2003

L’Amicale des Douaniers de la Promotion 2003 ( ADP 2003) était en assemblée générale ordinaire ce samedi 7 novembre 2020 à la direction générale des douanes. Au terme des travaux, le Lieutenant-Colonel ( Lcol) Roland Nestor Dégila est réélu à la tête du bureau exécutif national quasiment reconduit.

Ghislain Gbènakpon

Pas donc de changement à la tête de l’Amicale des Douaniers de la Promotion 2003 ( ADP 2003) au terme de son assemblée générale ordinaire de ce samedi 7 novembre 2020. Le Lieutenant-Colonel Roland Nestor Dégila est réélu président du bureau exécutif national qui a été quasiment reconduit dans son ensemble.
« On a été évalué et le bureau a été quasiment reconduit pour qu’il y ait une certaine continuité afin qu’on puisse parfaire ce qui reste à faire pour pouvoir donner satisfaction à la promotion. Nous allons vite mettre en place un programme d’activités qui va être évalué et validé », a déclaré l’ancien et nouveau président de l’ADP 2003 à la faveur d’une interview à la presse au terme des travaux de l’assemblée générale.

Une vue de famille des membres de l’ADP 2003

Le Lieutenant-Colonel Roland Nestor Dégila n’a pas manqué de lever le voile sur les principaux chantiers que le nouveau bureau entend conduire pour un heureux aboutissement. « Il y a le problème de carrière des agents et aussi des différends entre collègues. L’assistance aux personnes éplorées ou éprouvées doit être prompte. Il faut que la promotion soit représentative au niveau de l’administration de la douane afin que les membres puissent avoir une certaine notoriété. Pour ce faire, le bureau doit explorer des formations que les collègues doivent suivre après la formation de base pour pouvoir participer aux concours organisés par la douane. », a-t-il déclaré.

Il faut préciser qu’aux termes de ses statuts, l’ADP 2003 a pour buts de « servir de creuset pour l’unité de ses membres quelles que soient leurs opinions politiques, leurs régions d’origine et leurs convictions religieuses, de resserrer les liens de camaraderie et de renforcer l’esprit de concorde, de sacrifice d’entraide entre les membres, de défendre les intérêts de ses membres, de sensibiliser, d’informer, et d’éduquer ses membres afin d’améliorer leur rayonnement personnel et d’activer leur rendement dans leurs unités respectives. ».

Présidentielle 2021: Ida Gaba et Feb optent pour la continuité avec Talon

La Pdte du mouvement Feb, Mme Ida Alounton Gaba

Encore du soutien pour le chef de l’Etat dans la perspective de la présidentielle de l’année prochaine. A la faveur de sa sortie officielle ce samedi 7 novembre 2020 au Chant d’oiseau à Cotonou sous la houlette de la présidente, Mme Ida Alounton, épouse Gaba, le mouvement Forces engagées pour le Bénin ( Feb) opte pour la continuité avec Talon en 2021.

Ghislain Gbènakpon

« Monsieur le Président de la République, son Excellence Patrice TALON, n’ayez peur de rien. Vous avez le soutien des femmes. Vous avez le soutien du peuple. Dites seulement OUI et nous serons guéries. Nous sommes prêtes à mobiliser la troupe pour votre victoire qui permettra de poursuivre les grandes réformes et réalisations, une victoire républicaine qui sera le fruit de nos efforts collectifs ». Voilà l’appel que la présidente des Feb, Mme Ida Gaba a lancé à l’adresse du président Patrice Talon pour l’assurer de l’engagement sans faille de son mouvement pour la continuité de ses actions de développement à la tête du Bénin au terme de la présidentielle de 2021.

Elle fait observer que les multiples actions menées en moins de 5ans par le Président de la République, son Excellence Patrice Athanase Guillaume TALON, ont permis de révéler le Bénin dans le concert des Nations et posent à n’en point douter, les balises d’un avenir radieux pour chacun et pour tous. Il en est ainsi par exemple, entre beaucoup d’autres, de la construction et de la rénovation de plusieurs marchés sur tout le territoire national pour permettre aux femmes d’exercer leurs activités commerciales dans de conditions agréables, de la dépolitisation de l’octroi de microcrédit aux femmes avec l’introduction de procédures qui rendent la gent féminine autonome et libre des tracasseries et escroqueries par de tierces personnes, de la fin des grèves intempestives et du sauvetage réussi de l’année académique 2019-2020 malgré les menaces du Covid-19.

Une vue partielle des militantes du mouvement Feb

Mme Ida Gaba a mis un accent particulier sur les efforts remarquables d’assainissement des Finances Publiques, la fin effective du délestage qui est désormais un lointain souvenir, l’effectivité de la mise en place et du fonctionnement des cantines scolaires, le dédommagement en vue du démarrage effectif des travaux de l’aéroport international de Glo Djigbé, le démarrage et la poursuite des travaux de plusieurs axes routiers dont l’axe Porto-Novo-Missérété qui changera le visage de la ville capitale, le repositionnement du Bénin comme pays touristique et la sécurité sur le corridor.

« La liste des belles œuvres du Président Talon n’est pas exhaustive. Mais nous nous en tenons à cela pour justifier le OUI franc que nous femmes, disons pour annoncer haut et fort, notre décision qui s’inscrit dans la continuité. J’invite donc tous les représentants du mouvement Forces Engagées pour le Bénin à se mettre en ordre de bataille pour l’atteinte de cet objectif juste », a déclaré Mme Ida Gaba, la présidente des Feb.

Don de matériels didactiques au Ceg1 d’akpakpa Centre: Upav-2021 et l’Amicale des anciens élèves font œuvre utile

Une vue du matériel didactique offert

En partenariat avec l’Union du peuple en action vers 2021 ( Upav-2021), l’Amicale des anciens élèves du Ceg Akpakpa-Centre a fait, ce vendredi 6 novembre 2020, don de matériels didactiques audit collège. C’était en présence, entre autres, des apprenants, des têtes couronnées et chefs traditionnels, des députés, des responsables de l’Upav-2021 et de l’Amicale ainsi que du ministre Gaston Dossouhoui.

Ghislain Gbènakpon

12 ouvrages de français et de philosophie, 10 manuels de mathématiques des classes de 3ème et des Terminales C, D et E, 10 manuels de physiques, chimie et technologie ( PCT) de la 3ème et des Terminales C, D et E, 05 ouvrages des Sciences de la vie et de la terre ( SVT) de la 3eme et de la Terminale D, 1 kit de Biologie-Physiologie, 2 kits de Géométrie pour enseignants, 13 ouvrages d’anglais des classes de 3è et de Terminale, 10 manuels English Made Easy, 10 dictionnaires Anglais-Français, 16 boîtes de vraies blanches et 1 carton de cartables. Voilà de façon détaillée les matériels didactiques que l’Amicale des anciens élèves du Ceg Akpakpa-Centre, avec le soutien de son partenaire l’Upav-2021, a donnés à l’administration dudit collège.

Dr Maman Toléba, 1er Conseiller à l’Upav-2021

Dans une interview à la presse, le 1er Conseiller à l’Upav-2021, Dr Maman Toléba a rappelé que l’Amicale est constituée des anciens camarades de classe du président Patrice Talon ; toute chose qui explique le partenariat fructueux entre l’Amicale et l’Upav-2021. « Nous saluons ici l’initiative de l’Amicale des anciens élèves du Ceg Akpakpa-Centre. Nous saluons et remercions tous les enseignants de ce collège de l’ancienne génération à la nouvelle, pour l’honneur qui est fait à notre pays à travers cette fine fleur qui nous est ainsi offerte à travers la personnalité du président Patrice Talon. L’Upav-2021 et l’Amicale du Ceg Akpakpa-Centre, à travers cet acte, voudraient inviter les acteurs de l’enseignement à tous les niveaux à accompagner les réformes en cours dans notre pays afin que l’homme de demain que vise la rupture soit un homme de type nouveau, plus utile à son pays. », a déclaré dans son discours de circonstance, le président de l’Upav-2021, M. Justin Lissanon. Il faut dire que le soutien de l’Upav-2021 à ce don s’explique aussi par le fait que le parrain de ce mouvement politique, le Pr Jacques Edjrokinto est aussi membre de l’Amicale. Dans son discours de bienvenue, l’homme a aussi eu à mettre en relief la pertinence et le sens de cette remise de matériels didactiques.

Le Pr. Jacques Edjrokinto lors de son allocution de bienvenue

Appel aux apprenants d’aujourd’hui

Le président de l’Amicale des anciens élèves du Ceg Akpakpa-Centre a dans son intervention, invité les apprenants à mettre le pas dans ceux des anciens en faisant davantage la fierté de l’établissement à travers de bons résultats. « Munis de quelques ouvrages, manuels et matériels, nous sommes venus vous encourager dans votre volonté de suivre les pas de vos anciens qui aujourd’hui plus qu’hier font la fierté de cet établissement en soulageant ainsi une partie de vos besoins pour des résultats encore plus élogieux pour vous, vos parents et pour les premiers élèves dont le chef de l’Etat, Monsieur Patrice Talon, qui certes seront fiers de vous. Chers enfants, il me plaît de vous rappeler que parmi les diplômés de cet établissement en effet, certains ont occupé de hautes fonctions au service de la nation béninoise comme le chef de l’Etat actuel, le président Patrice Athanase Guillaume Talon. Je vous exhorte donc à lui emboîter le pas afin qu’un jour, vous puissiez pourquoi pas, sortir parmi vous un président de la République. », a déclaré M. Jean-Pierre Hountin Kiki.

Le Pdt de l’Amicale, M. Jean-Pierre Hountin Kiki remettant symboliquement un ouvrage à la directrice du Ceg1 Akpakpa-Centre, Mme Catherine Fassinou.

Il s’agit là d’un défi que les apprenants à travers leur porte-parole, se sont engagés à relever et n’ont pas manqué de remercier l’amicale pour ce don. La directrice de l’établissement a également remercié l’amicale et a souhaité que ce don ne soit pas le dernier avant d’exprimer d’autres besoins cruciaux du collège dont, entre autres, un soutien pour les préparatifs de son cinquantenaire . « Seulement, nous souhaitons que cette remise de don ne soit pas la dernière. En effet, le collège manque d’une clôture digne du nom, souffre de l’insuffisance de tables-bancs et du matériel informatique. La commémoration des cinquante ( 50) ans d’existence du collège est prévue pour cette année scolaire 2020-2021 et nous vous attendons de pied ferme. », a déclaré Mme Catherine Fassinou.

Le Pdt de l’Upav-2021, M. Justin Lissanon lors de son intervention

Non installation de la Cour des comptes plus d’un an après la révision: Le parti GSR rejoint la société civile dans la dénonciation

Le Pdt du GSR, M. Antoine Guédou Vissétogbé

Le parti Grande Solidarité Républicaine ( GSR) soutient avec force, la dénonciation par la société civile de la non installation de la Cour des comptes, plus d’un an après sa création à la faveur de la révision de la Constitution. C’est ce que martèle son président Antoine Guédou Vissétogbé au détour d’un entretien avec la rédaction.

Ghislain Gbènakpon

« J’adhère à la requête de la société civile en tant que comptable de formation. C’est un gouvernement qui ne veut pas du contrôle voire de la transparence ». C’est ce qu’a martelé avec force M. Antoine Guédou Vissétogbé. Le président du GSR assure que son parti a suivi avec grand intérêt la déclaration de la société civile que le bureau politique approuve avec fermeté. C’est déjà heureux, poursuit-il, que ce soit la société civile qui ait dénoncé en premier la situation. Si c’était les partis politiques, fait-il observer, on ferait toute une histoire autour.

M. Antoine Guédou Vissétogbé voit dans la non création de la cour des comptes une manifestation de la face cachée du chef de l’Etat. « C’est la face cachée du président Talon. On vous présente quelque chose en écran, et derrière, il y a un projet caché. Vous vous rappelez que la constitution a été modifiée en procédure d’urgence quoique le règlement intérieur de l’Assemblée nationale ne les y autorise et ce, sous prétexte de l’urgence d’une cour des comptes. Aujourd’hui, il n’y a pas de cour de compte. La valorisation de la représentativité de la femme entre temps miroitée n’est pas non plus effective quoique le président Talon dispose d’une Assemblée qui lui permet de réaliser ses promesses. Et c’est ce rejet de la cohérence, de la transparence et de l’orthodoxie, que nous déplorons dans la conduite du président Patrice Talon », a-t-il confié.

Le président du GSR a profité de l’occasion pour dénoncer d’autres réformes politiques du pouvoir de la rupture.

Parrainage et financement public malicieusement pensés

« Personne ne peut accepter le parrainage tel que c’est conçu. Ce n’est pas le parrainage en soit qui est refusé mais plutôt la forme qui ne s’adapte pas à la circonstance gravissime qui est le nôtre. Il faut être naïf pour l’accepter. La forme qu’ils en donnent a deux avantages pour la mouvance. Le premier, c’est éliminer l’opposition. Le deuxième, c’est faire financer à défaut la campagne de la mouvance par l’opposition. », a soutenu M. Antoine Guédou Vissétogbé, abordant quelques pans des réformes politiques du chef de l’Etat Patrice Talon.

L’autre sujet est le financement public des partis politiques que le président du GSR qualifie de fonds décaissés pour l’essentiel, au profit des seuls partis du chef de l’Etat. Il fait observer que la loi impose trois conditions aux partis pour être éligibles au financement public. « Sont éligibles, donc y ont droit, ceux qui justifient d’un siège national et de bureaux départementaux, de la régularité des réunions de leurs instances, de ressources propres. Voilà les trois critères pour être éligible. A partir de là, le financement public est devenu un droit acquis pour tous les partis qui ont satisfait à ces conditions. », a déclaré M. Antoine Guédou Vissétogbé.

Par ailleurs, fait-il observer, le financement public couvre les dépenses de fonctionnement, de promotion du programme politique des partis, des élections, de formation de leurs militants, d’éducation de leurs militants et des citoyens. « On en déduit que les partis politiques, sans exception, ont la mission publique d’éducation civique de leurs militants et des citoyens. Doivent-ils le faire avec leurs propres fonds ? », s’interroge-t-il. Et le président du GSR de préciser : « L’article 9 relatif au 40% pour les élus aux législatives et 60% pour les élus communaux ne concerne que la ligne des élections. Ce n’est pas une condition d’éligibilité. Pour qu’il en soit ainsi, il aurait fallu ajouter aux critères d’éligibilité, avoir des élus. ».

Le bureau politique du GSR compte faire un recours gracieux pour éclairer le président Talon sur ces dispositions de la loi sur le financement public des partis politiques car il faut a priori le créditer de bonne foi . Un Président, fait observer M. Antoine Guédou Vissétogbé, a beaucoup de responsabilités et peut ne pas toujours avoir tout l’éclairage préalable à une décision.

Enfin, il a saisi l’occasion pour se féliciter de la chute du président Trump aux États-Unis car ce dernier et le président Ouattara sont des plaies pour leur continent.