Le président fondateur de Aur-Bénin, M. Edouard Wallace
L’atelier sur l’état de la régulation du secteur de l’électricité au Bénin qui se tient depuis ce mardi 8 décembre 2020 à Bénin Royal Hôtel sur l’initiative de l’Autorité de régulation de l’électricité ( Are) est marqué ,entre autres, par une séance d’information et de sensibilisation des parties prenantes sur le règlement de service de la Sbee. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, le président fondateur de l’Association des usagers du réseau de téléphonie mobile (Aur-Bénin), M. Edouard Wallace a exprimé des attentes. Lire ci-dessous son intervention.
« Il s’agit d’un atelier pluridisciplinaire qui va permettre d’informer les acteurs du règlement de service, donc des termes du contrat qui devront désormais lier la Sbee et les consommateurs. Cela est d’importance capitale pour nous parce que de plus en plus, la situation entre les utilisateurs et cette entreprise citoyenne est décriée pour des raisons qui persistent. Et nous espérons qu’avec les nouveaux textes, cette situation va s’améliorer afin qu’il y ait un climat de relations apaisées entre les consommateurs et la Sbee. Nous veillerons au cours de cet atelier à ce que les dispositions qui sont prises répondent aux désidératas des consommateurs. Je voudrais pour finir encourager tous les acteurs à apporter leurs contributions à ce travail qui permettra de doter le Bénin d’un outil acceptable par tous et qui permettra effectivement la promotion des droits des consommateurs ».
Il se tient depuis ce lundi 7 décembre 2020 à Azalaï hôtel de Cotonou, la sixième revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Uemoa. Les travaux qui se déroulent en visio-conférence et vont prendre fin ce 11 décembre ont été officiellement lancés par M. Hermann Takou, directeur de cabinet du ministre de l’économie et des finances. C’était en présence du Représentant Résident de la Commission de l’Uemoa, M. Yawovi Batchassi.
Ghislain Gbènakpon
« Echanger à travers une grille de pondération des actes communautaires retenue de commun accord avec les parties et en dégager ensemble la performance réalisée par le Bénin dans la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires ». Voilà selon le Représentant Résident de la Commission de l’Uemoa, M. Yawovi Batchassi, ce dont il est question pour les participants à ces travaux de l’édition 2020, la sixième du genre, de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires.
Une vie d’ensemble des participants
Pendant cinq jours donc, ils vont fournir aux experts de la Commission en visio-conférence à Ouagadougou, toutes les informations nécessaires entrant dans l’évaluation des actes communautaires. Pour rappel, c’est la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa qui a institué en Octobre 2013, une revue annuelle par Acte additionnel dans le but d’identifier et d’anticiper les facteurs pouvant constituer un goulot d’étranglement ou atténuer l’efficacité des réformes et projets communautaires en vue de donner une plus forte impulsion politique d’intégration régionale dans l’espace Uemoa.
Et depuis lors, cinq revues ont été organisées par la Commission avant la présente édition à savoir celles de 2014, 2015, 2017, 2018 et 2019. « Dans la dynamique de pérennisation des acquis et du maintien du niveau d’engagement actuel des États membres, l’exercice de la revue mérite d’être poursuivi malgré les contingentements actuels qu’impose la pandémie de la Covid-19 », a soutenu le Représentant Résident Yawovi Batchassi
A l’instar des éditions précédentes, la revue annuelle 2020 a été précédée de séances de travail et d’interactions diverses entre le Bureau de représentation et la partie béninoise. « Loin d’être une formalité communautaire, cette revue annuelle vise à faire le point exhaustif de la mise en œuvre des actes communautaires dans nos différents secteurs et évaluer toutes les diligences précédemment accomplis pour améliorer le score national et par ricochet augmenter le niveau de performance de notre pays », a déclaré, le directeur de cabinet du ministre de l’économie et des finances du Bénin, M. Hermann Takou dans son allocution d’ouverture des travaux.
Le Pdt de La Voix des Consommateurs M. Robin Accrombessi
Jour J-1. Demain mardi 8 décembre 2020 de 7h à midi, les consommateurs du Bénin et les distributeurs des produits Mobile Money GSM font comme annoncé une journée GSM morte.
Ghislain Gbènakpon
« De 7h à 12h, pas d’achat de Crédit/forfait, pas d’Appel, pas d’Internet, pas de Réseaux Sociaux, pas de Dépôt, pas de Retrait, pas de Transfert Mobile ». Voilà ce que les consommateurs du Bénin et les distributeurs des produits Mobile Money GSM réservent demain aux opérateurs de téléphonie mobile Mtn et Moov. En effet, exaspérés d’être devenus des proies faciles pour les Opérateurs de téléphone Mobile et les Emetteurs de Money Électroniques (EME) Mtn Mibile Money et Moov Money, les populations béninoises refusent de continuer d’être des victimes expiatoires. Elles dénoncent subir une multitude d’affres deshumanisantes et mortifères de la part de ces opérateurs. De quoi s’agit-il concrètement ?
Les opérateurs de réseau mobile ( ORM), explique le président de La Voix des Consommateurs ( LVC), M. Robin Accrombessi, ont l’obligation contractuelle de la disponibilité de services normatifs ou encore de qualité pour leurs clients. Aussi ces services doivent être fournis avec une transparence irréprochable dans le système de facturation. Mais à la date actuelle le signal réseau se fait désirer dans beaucoup de régions de notre pays et de manière notoire autour des principaux axes routiers du pays. Et toutes les autorités s’en plaignent d’ailleurs considérablement au cours de leurs déplacements vers l’intérieur du pays. Lorsque le signal est faible le réseau devient une source potentielle de graves ennuis. Les spécifications techniques en téléphonie mobile recommandent par exemple de ne pas émettre ou recevoir des appels lorsque le signal réseau est en dessous de 3 barrettes sur le portable pour ne pas être sujet aux influences négatives des rayonnements électromagnétiques de la téléphonie mobile.
« Mais nous constatons aisément que pour prendre des appels les populations recherchent vainement le signal dans des espaces sans barrière physiques. Les échecs et coupures d’appels les blancs occasionnent du stress, des pertes d’unités et donc de ressources financières et d’opportunités. Certains consommateurs très dépendants des terminaux mobiles en piquent de colères qui sont parfois fatales », regrette le président Robin Accrombessi.
Il faut dire aussi que la connexion Internet dans son état actuel ne vaut pas son pesant d’or car elle est à la fois exécrable par endroit mais onéreuse pour les Consommateurs et sa facturation souffre de transparence. « Le régulateurs du secteur l’ARCEP a fait plusieurs mise en demeure mais c’est toujours le statuquo. Rien ne s’est sensiblement amélioré malgré les insipides et répétitifs engagements des ORM. Mais en plus, les plaintes quotidiennes qui parviennent à notre association de consommateurs sont relatives à une distraction routinière des forfaits qui renforce la paupérisation des populations déjà fragiles. », soutient Robin Accrombessi.
Autres raisons du boycott
Par ailleurs au niveau du Mobile Money, les portemonnaies électroniques ou comptes mobile money des consommateurs sont désormais vendangés, cambriolés par des arnaqueurs de tous acabits. Les arnaques sont entrées désormais en compétition. Cette forme d’émulation sulfureuse et nauséeuse se fait au nez et à la barbe de moult autorités des secteurs du Mobile Money et des Gsm. Le 6 Août 2020, rappelle Robin Accrombessi, Mtn Mobile Money s’est permise le luxe de violer l’accès aux comptes MoMo de ses abonnés en y retirant des sommes variées et diverses multiples de 500 F.
D’un autre point de vue les arnaques opérées sur les comptes Mobile Money ne sont pas portées par les ORM et les EME conformément aux articles 20 et 38 du code du numérique mais plutôt par les fragiles E-marchands distributeurs de leurs produits qui ignorent tout du secteur et de ses rouages. Alors les Emetteurs de Money Électroniques les livrent à l’Office Centrale de Répression de la Cybercriminalité OCRC et les vident de leurs fonds de commerce alors que les contrats commerciaux entre les deux parties en face révèlent une dangereuse nébuleuse.
« Certains de ces jeunes diplômés sans-emploi distributeurs desdits services qui ont aidé les EME à asseoir l’infrastructure du Mobile Money, cette machine à aspirer des milliers de milliards de nos francs sont aujourd’hui en prison simplement parce qu’ils ignorent tout de leurs droits. Cette situation est une véritable bombe a retardement qu’il faille éventrer au plus tôt pour éviter le pire. Évidemment lorsqu’un fournisseur vous vend un service pour une qualité moindre en deçà donc du normatif, lorsqu’il vous vide de vos sous ou que son réseau est impunément utilisé pour vous dépouiller, l’objectif visé est de vous ruiner. Et nous risquons le Mobile Money Gate pour plusieurs milliers de milliards contre 150 dans le cas du ICC Gate », a déclaré le président de LVC.
Ces pratiques dolosives, fait-il observer, contribuent intensément à la désintégration des portefeuilles des Consommateurs déjà essaurés et déglingués par la crise économique et financière qui sévissait au Bénin aggravée par celle de la covid19. Elles empêchent l’atteinte des objectifs de développement durable ODD 1 et 2 en dépit des efforts des PTF (Partenaires Techniques et Financier)s et de l’exécutif au Benin. En outre, ces agissements illicites constituent des tentatives d’aliénation du Plan de développement de notre cher et beau pays le Bénin. Ces ORM et EME endiguent l’évolution du PAG du Président Patrice Talon.
« Et c’est dans l’optique de rester conforme à notre mission celle de la veille citoyenne, sociale et économique que nous avons décidé de tirer la sonnette d’alarme de manière retentissante à travers ce Boycott du Mardi 8 Décembre 2020. Et en tant que digne citoyen du Benin nous avons tous l’obligation morale de faciliter la protection des droits et intérêts socioéconomiques des Consommateurs d’accomplir notre mission commune. Il revient à chacun et à tous donc de respecter le mot d’ordre de la Journée Gsm mort du mardi 8 Décembre 2020 et de porter le message », déclare le président Robin Accrombessi.
Une vue de famille des participants au lancement de la semaine d’actions pour le personnel hôtelier
Conformément à la décision de son Internationale, le Comité national des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Conasyb-Uita) a lancé ce vendredi 4 décembre 2020, une semaine d’actions pour le personnel hôtelier qui a été le plus affecté par la pandémie de la Covid-19. C’était au Codiam de Cotonou sous la houlette de son Coordonnateur, M. Guillaume Tossa.
Ghislain Gbènakpon
En lieu et place de la traditionnelle campagne d’actions pour le personnel d’étage souvent relégué au second rang dans le monde hôtelier, il s’est agi donc cette année face à la Covid-19, d’une semaine d’actions pour tout le personnel hôtelier le plus gravement impacté par la pandémie. « Le secteur hôtelier a été le premier et le plus touché par la pandémie du coronavirus. C’est dans ce secteur que les travailleurs ont été mis en chômage technique en premier; c’est dans ce secteur que les travailleurs ont été le plus licenciés; c’est dans ce secteur que les travailleurs ont été soumis à 20%, 30% et 40% de salaire, et que sais-je encore ? Cela a été difficile à gérer au niveau de ces travailleurs. De cette crise sanitaire est née une crise sociale qui certainement n’a pas retenu l’attention qu’elle mérite. Voilà pourquoi au niveau de l’Uita, il a été décidé que la campagne qu’on menait soit transformée en une semaine d’actions », a expliqué le Coordonnateur Uita-Bénin, M. Guillaume Tossa.
La vice-présidente du Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à Uita ( Cofesyb Uita), Mme Aurélie Egué y voit une manifestation de solidarité envers les travailleurs de ce secteur couvert par l’Uita. Quant au Coordonnateur Adjoint de Uita-Bénin, M. Siméon Dossou, il fait observer que « Cette semaine d’actions vise à faire prendre conscience que nous devons défendre ces collègues du secteur hôtelier et partager avec eux leurs difficultés.
Fortunes diverses pour le personnel hôtelier
A la faveur du lancement de la semaine d’actions, le coordonnateur Uita-Bénin, M. Guillaume Tossa a donné la parole aux travailleurs du secteur hôtelier pour partager leurs douloureuses expériences aux temps forts de la pandémie. « Au Codiam, le chômage technique a été décrété dès le premier mois. Car il y avait une situation avant l’avènement de la pandémie. Nous avons subi trois mois de chômage technique avec 50% de salaire qui ont été reconduits pour trois autres mois », a déclaré M. Boris Sohoué, délégué du personnel au Codiam qui a remercié le Coordonnateur Guillaume Tossa et la Vp/Cofesyb, Mme Aurélie Egué pour leur assistance. A l’hôtel du Lac, fait savoir le délégué du personnel Émile Houéhoundé, le salaire a été divisé par trois pendant six mois de chômage technique.
C’est la situation qui a prévalu à Azalaï hôtel qui aura été des plus émouvantes avec trois premiers mois de chômage technique sans salaire. « Depuis décembre, la clientèle a chuté. Et à l’avènement de la pandémie, nous avons été mis au chômage technique et sans salaire en mars avril mai. Après ces trois premiers mois nous avons commencé par percevoir 30% de salaire. Aujourd’hui nous sommes à 70% de nos salaires », a déclaré Mme Françoise Houessou de l’hôtel Azalaï. Si à Ibis hôtel fermé pendant trois mois pour hébergement des mis en quarantaine il n’y a pas eu de mise en chômage technique et d’abattement de salaire, des congés anticipés ont été signalées. Dans son intervention de clôture, le Coordonnateur Uita-Bénin a sonné la mobilisation autour des défis que sont la relecture de la convention sectorielle du monde hôtelier et la syndicalisation du secteur. « La convention qui régit le secteur hôtelier est dépassé car datant de 1973. Je voudrais qu’on prenne le pari pour son amélioration. Par ailleurs, le taux de syndicalisation est à 2 ou 3% . Il faut se battre pour que la donne change. La nécessité d’un syndicat ne doit pas se sentir seulement en situation de difficultés. L’employeur n’investit pas pour les beaux yeux des travailleurs », a soutenu M. Guillaume Tossa.
« La prévention des crises post-électorales en Afrique : Cas du Bénin ». C’est le thème de la conférence-débat organisée par l’Ong Action pour le développement inclusif ( Apdi) ce vendredi 4 décembre 2020 à l’Infosec de Cotonou et qui a mobilisé les acteurs sociopolitiques autour de la réflexion pour des élections présidentielles apaisées en 2021. Les assises ont été officiellement lancées par le président de ladite Ong, M. Jean Kouton.
Ghislain Gbènakpon
« Apporter sa modeste contribution à une analyse approfondie des réalités politiques qui entourent le processus électoral au Bénin sous les réformes du système partisan ». Voilà selon son président Jean Kouton, l’ambition qu’a l’Ong Apdi en prenant l’initiative de cette conférence-débat sur la prévention des crises post- électorales au Bénin.
Il fait observer qu’elle intervient dans un contexte marqué par les élections législatives de 2019 caractérisées par la recrudescence de la violence née des crises pré et post-électorales enregistrées dans certaines localités du pays. Au contexte politique actuel surchauffé et hostile, poursuit-il, s’est rajouté la remise en cause du processus électoral en cours par une partie de la classe politique.
Le Pdt de l’Ong Apdi, M. Jean Kouton
« Notre objectif est de nous départir des considérations partisanes et politiciennes pour scruter la réalité actuelle et réfléchir sur les éventuelles propositions de solutions pouvant nous conduire vers une élection présidentielle apaisée. Ce faisant, nous aurions fait de cet atelier une œuvre utile pour le renforcement de notre processus démocratique », a déclaré M. Jean Kouton à l’adresse des participants.
Au nombre de ceux-ci , il y a d’une part les acteurs politiques dont, entre autres, les délégués de Fcbe, du Prd, du Per et des Démocrates en pleine procédure administrative pour l’obtention de leur récépissé, et de l’autre, les acteurs de la société civile dont entre autres, les représentants du Réseau social watch, Wanep Bénin, de l’Organisation pour la défense des droits de l’homme et des peuples ( Odhp) et sa majesté Kabiessi Onikoï Abessan, roi des Yoruba de Porto-Novo. Le Bloc républicain et l’Union progressiste ont brillé par leur absence malgré les invitations à eux adressées.
Des débats tournés vers un scrutin apaisé
Les assises ont été meublées par deux panels qui ont abordé deux sous-thèmes de la conférence-débat. « 2021 : Contribution des acteurs politiques pour une élection présidentielle apaisée ». C’est le thème du premier panel animé par l’honorable Amissétou Affo Djobo de l’opposition et M. Marino de Souza, représentant la Cena. Ici, on a assisté dans l’ensemble à des plaidoyers pour que les obstacles à une élection présidentielle inclusive soient levés. M. Marino de Souza a particulièrement assuré de l’engagement sans faille de la Cena pour la transparence du scrutin l’année prochaine.
Le deuxième panel a abordé le sous-thème intitulé « 2021 : La société civile pour la transparence et pour la paix ». Il a été animé par Landry Ganyé de Wanep Bénin et de la représentante du président de l’Odhp, Mme Holonou. On retient ici le plaidoyer pour une synergie d’actions entre les Osc pour la transparence et un scrutin apaisé en 2021.
Une vue partielle des participants
Au terme de la conférence-débat, le président de l’Ong Apdi a annoncé que d’autres assises pour une présidentielle apaisée au Bénin seront organisées avant de rassurer les participants d’une bonne suite aux recommandations. « C’est un honneur pour l’Ong Apdi d’avoir accueilli ces parterres d’invités qui ont honoré de leurs présences cette réflexion qui mène véritablement vers la paix. Nous allons travailler dans ce sens. Par la suite nous allons mettre sur pieds un comité pour la prise en compte des recommandations de cette conférence afin qu’elles aillent véritablement à qui de droit », a déclaré pour finir M. Jean Kouton.
« Intégration de la dimension genre dans la gestion de la sécurité et santé au travail : cas des secteurs couverts par l’Uita ». Tel est le thème du séminaire national de formation syndicale que les délégués des syndicats membres de l’Uita-Bénin suivent depuis ce jeudi 3 décembre 2020 au Codiam à Cotonou. C’est une initiative du Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Cofesyb/Uita). Les travaux qui prennent fin ce vendredi 4 décembre 2020 ont été lancés par le Coordonnateur de l’Uita-Bénin, M. Guillaume Tossa.
Ghislain Gbènakpon
« Accroître dans les secteurs couverts par l’Uita, le pouvoir de négociation des travailleuses dont les travailleuses domestiques et celles de l’économie informelle, de façon qu’elles soient en mesure de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie, défendre l’égalité des sexes au sein de leurs syndicats, sur les lieux de travail et dans leurs communautés. ». Voilà l’objectif général de ce séminaire national de formation syndicale que le vice-coordonnateur de l’Uita-Bénin, M. Siméon Dossou a décliné au participants.
Il faut dire que comme l’a rappelé la Vice-présidente du Cofesyb/Uita, Mme Aurélie Egué dans son allocution de bienvenue, l’Uita est une fédération syndicale internationale qui regroupe les travailleurs et travailleuses des industries alimentaires, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, tous des secteurs qui utilisent un fort taux de la main d’œuvre féminine à travers le monde. C’est pourquoi, poursuit-elle, elle fait de la sécurité et santé des femmes, l’une de ses grandes priorités.
Une vue de la tribune à l’ouverture des travaux
Le Coordonnateur Uita-Bénin fera observer que bien que d’apparition récente dans le droit positif du travail au cours du 19è siècle avec le développement industriel, les notions de santé et de sécurité au travail ont été mises en œuvre avec de premières mesures de protection des travailleurs les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants. Par ailleurs de nombreuses initiatives sont prises pour minimiser voire supprimer les risques inhérentes à toute situation de travail. « Cependant, force est de constater que malgré ces dispositions, certains aspects de la sécurité et santé au travail spécifiques aux femmes, telle que la grossesse, les périodes d’allaitement, la menstruation, les charges lourdes, etc ne reçoivent pas suffisamment d’attention où sont complètement ignorés ; ce qui les exposé à des risques importants », a soutenu M. Guillaume Tossa.
Des communications en phase avec les objectifs spécifiques et les attentes
« Prendre connaissance des conditions de travail et des principaux risques professionnels encourus par les travailleuses des secteurs agricoles et hôtellerie à travers les conventions 184 et 172 ; répertorier et avoir une maîtrise des risques professionnels dans les secteurs de l’Uita pour un changement de comportement et des négociations avec l’employeur ; comprendre la nécessité de la prévention des risques professionnels ; éduquer pour le respect des mesures afférentes et adopter les comportements adéquats ; contribuer à la prise en compte de la spécificité des femmes travailleuses en matière de sécurité et santé au travail. ». Ce sont les objectifs spécifiques de ce séminaire de formation mis en exergue par le vice-coordonnateur Uita-Bénin, M. Siméon Dossou.
Les participants ont suivi à cet effet, trois importantes communications ce jeudi. La première présentée par Dr Bédié est intitulée « La politique de la sécurité et santé au travail ( SST) au Bénin : Contenu, portée, état de sa mise en œuvre, structures chargées de son animation, place de la femme ». Le deuxième communicateur M. Adrien Massessi les a entretenus sur le contenu et les portées de la convention 184 et la R 192 de l’Oit, sur la sécurité et santé dans l’agriculture et la C170 et la R179 de l’Oit sur les conditions de travail dans les hôtels. La troisième communication « Prévention des risques et des maladies professionnels dans les secteurs de l’Uita : cas de l’agriculture et de l’hôtellerie » a été présentée par M. Serge Avimadjè de la Cnss. Pour le compte de ce vendredi 4 décembre, les participants ont droit à la présentation du document de l’Uita : « Rendre visible les femmes dans la SST » qui sera assurée par la Vice-présidente Mme Aurélie Egué et M. Aliassine Alasanne.
Une vue partielle des participants
Il reste à espérer conformément aux résultats attendus qu’au terme de ce séminaire national de formation syndicale, les risques professionnels dans les secteurs agriculture et hôtellerie soient répertoriés et que les travailleuses adoptent un changement de comportements, les questions de SST spécifiques aux femmes soient mieux perçues et puissent faire l’objet de négociation avec les employeurs, les femmes soient informées des différentes recherches et analyses de données à travers le document de l’Uita « Rendre visibles les femmes dans la SST » et qu’à brève échéance, les conditions de sécurité et santé au travail des travailleuses sont améliorées.
La Cena n’a pas à charge toute l’organisation pratique de la troisième édition des élections professionnelles nationales. A la faveur d’un point de presse ce lundi 30 novembre 2020, au siège de l’institution, le président Emmanuel Tiando a précisé les tâches qui lui reviennent au terme du mémorandum d’entente signé entre la Cena et le ministère du travail et de la fonction publique ( Mtfp).
Ghislain Gbènakpon
« Réceptionner les données d’électeurs collectées par le Comité électoral national ( Cen) et assurer leur traitement en vue de la production de la liste électorale ; enregistrer, examiner les dossiers de candidature et établir la liste des centrales et confédérations syndicales de travailleurs candidates aux élections professionnelles nationales ». Voilà ainsi déclinées par le président Emmanuel Tiando les tâches assignées à la Céna dans l’organisation des élections professionnelles.
Contrairement à l’assistance technique qu’elle a apportée à la Ccib lors des élections consulaires du 18 décembre 2019, fait-il observer, la Cena n’a pas, dans le cadre des élections professionnelles en cours d’organisation, la charge de collecter les données des électeurs sur le terrain. Conformément aux dispositions du mémorandum d’entente conclu entre les deux parties, ces données seront transmises à la Cena par le Comité électoral national dont sont membres les centrales et confédérations syndicales suivant un processus dans lequel Emmanuel Tiando et les siens ne sont pas impliquées. Ainsi, la Cena n’aura qu’à traiter ces données au moyen d’une application qu’elle a déjà conçue pour éditer la liste des électeurs au format qui lui sera demandé.
Le dépôt des dossiers dès ce mercredi
Conformément au calendrier révisé des interventions de la Cena dans le processus d’organisation des élections professionnelles, l’enregistrement, l’examen et l’établissement de la liste des centrales et confédérations syndicales candidates vont démarrer ce mercredi 2 décembre 2020.
Une vue des responsables syndicaux
« C’est le lieu d’inviter les centrales et confédérations syndicales désireuses de se porter candidates à se rendre à la Cena du 02 au 11 décembre 2020 pour déposer leurs dossiers de candidatures au secrétariat particulier du président de la Cena. Les conditions d’éligibilité et les différentes pièces qui devront composer le dossier de candidatures seront contenus dans le communiqué de presse qui sera diffusé », a déclaré le président Emmanuel Tiando.
On retient donc que l’intervention de la Cena dans ce processus électoral ne se bornera qu’à la réception et au traitement de la liste des électeurs ainsi qu’à l’enregistrement des centrales et confédérations. « Ce qui signifie que la Cena n’est en rien impliquée dans la suite du processus électoral à savoir, le vote et la proclamation des résultats. C’est pourquoi, je voudrais rassurer toutes les organisations syndicales et tous les travailleurs que la Cena mettra tout en œuvre pour se cantonner dans les limites de la mission qui lui a été confiée », soutient Emmanuel Tiando.
Le leader national DigiU au Bénin, Gérard Hounkponou lors de son exposé
Qu’est-ce que DigiU ? Ses actions, ce qu’on peut gagner en étant partenaires de DigiU. C’est la etproblématique de la conférence organisée ce samedi 28 novembre 2020 par le leader national de DigiU au Bénin. C’était à Bénin Royal Hôtel de Cotonou avec les autres leaders du projet ainsi que le renfort du CEO fondateur de DigiU, M. Ognev Alexey depuis la Russie à travers une vidéo-conférence à laquelle ont également participé les leaders de Dakar et leurs filleuls.
Ghislain Gbènakpon
« Nous avons montré aux participants que Digital You, entendez Digital toi ou tu es (DigiU) est un écosystème de développement et de financement des projets liés à l’intelligence artificielle. L’intelligence artificielle est un domaine en plein essor actuellement et DigiU est l’unique plateforme, l’unique possibilité d’investissement dans l’intelligence artificielle. Donc DigiU permet de faire des investissements dans l’intelligence artificielle et de générer des revenus par des redevances annuelles grâce à son utilisation commerciale ». Ainsi s’exprimait le leader national de DigiU au Bénin, Mr. Gérard Hounkponou à la faveur d’une interview à la presse.
Dans sa communication, Il fait observer aux participants de la conférence que les domaines d’activités de DigiU sont divers et variés : « Ils sont, entre autres : dans la vision par ordinateur, la technologie de la parole pour lesquelles ils ont des propriétés intellectuelles, dans l’analyse primitive et analyse intelligente des données pour les fournir à des entreprises technologiques, la biométrie pour des empreintes qui n’expirent jamais, la personnalité numérique et le traitement de langage naturel. Ils ont des dépôts de brevets partout et l’enregistrement de l’entreprise dans l’Union européenne est en cours ».
Une opportunité d’affaires à nulle autre pareille
Une vue de famille des participants
Il faut dire qu’il ressort des éclairages de son leader national au Bénin que DigiU constitue une grande opportunité d’affaires dans l’investissement en intelligence artificielle. « En investissant dès maintenant 1000 dollars dans DigiU, vous devenez actionnaire d’une entreprise à capital estimé à 700.000 dollars dans cinq ans tout en recevant des dividendes annuelles. Et le retour sur investissement dans les entreprises technologiques utilisant l’intelligence artificielle dans leur première année, dans leur première phase de développement est de 10.000%. Le marché de l’intelligence artificielle évolue à une vitesse vertigineuse (V). C’est ainsi qu’en 2017, les entreprises utilisant les technologies de l’intelligence artificielle dans leurs activités ont généré un chiffre d’affaires de 692 milliards de dollars, en 2018, 1,2 billions de dollars et pour 2022, les experts projettent près de 4 billions de dollars de chiffres d’affaires générés d’ici . Il faut que nous y participions pour prendre notre part. », a expliqué Mr. Gérard Hounkponou.
La vidéo-conférence a permis aux participants de poser directement des questions d’éclaircissement au CEO Ognev Alexey qui leur a donné des réponses adéquates.
« DigiU, c’est un projet de financement participatif. Ce n’est pas un investissement en ligne que nous n’allez plus voir. Alors, j’invite tous les africains, en particulier tous les Béninois, à faire partie de ce projet qui est un projet durable, un projet en plein essor qui va permettre d’avoir des revenus et vivre dans le bonheur que nous recherchons tous parce que qui ne risque rien n’a rien. C’est lorsque vous risquez que vous avez quelque chose. DigiU nous permet d’acheter des actions et de devenir actionnaires pour gagner des dividendes chaque année », a déclaré pour finir le leader national Gérard Hounkponou.
Il faut dire que souscrire à des actions de DigiU au plus tard ce lundi 30 novembre 2020 à minuit donne des avantages à nuls autres pareils. Pour plus de renseignements sur DigiU appeler ou écrire au numéro WhatsApp 00 229 96 74 24 87.
Dr. Conchita Mévo Guézo Kèdowidé, Pdte élue du Conseil national de l’Ordre des Géomètres Experts
Du changement à la tête du Conseil national de l’Ordre des Géomètres Experts. Au terme des travaux de son assemblée générale tenue ce jeudi 26 novembre 2020 au chant d’oiseau à Cotonou, Dr. Conchita Mévo Guézo Kèdowidé est portée à la tête d’un nouveau bureau directeur. A la faveur d’une interview à la presse, la nouvelle présidente élue de l’Ordre a levé le voile sur les principaux chantiers de la nouvelle équipe dirigeante pour les douze prochains mois.
Ghislain Gbènakpon
« Je remercie les confrères qui ont placé en moi leur confiance. C’est une lourde responsabilité et je pense qu’avec leur accompagnement, leur apport et avec l’ensemble de mon équipe, puisque nous sommes une équipe, on va pouvoir conduire à bien les défis qui se présentent aujourd’hui pour les géomètres experts ». Ce sont les premiers mots de Dr. Conchita Mévo Guézo Kèdowidé après son élection à la tête du Conseil national de l’Ordre des Géomètres Experts.
Et dans les douze prochains mois que dure son mandat, elle compte mener à bien, plusieurs chantiers. « Pour les 1 an à venir, nous avons identifié dans notre feuille de route, un certain nombre d’actions que nous allons conduire très vite. C’est déjà renforcer notre partenariat et nos échanges avec les différentes structures de l’Etat telles que l’Agence nationale du domaine et du foncier, les tribunaux, les maires, les services décentralisées avec lesquels nous menons un certain nombre d’activités au profit de la sécurisation foncière de nos populations. Nous pensons donc renforcer tous ces partenariats pour continuer à toujours travailler la main dans la main pour que la sécurisation foncière soit une réalité dans notre pays », a déclaré la présidente Dr. Conchita Mévo Guézo Kèdowidé.
Les membres du nouveau bureau élu
Il faut dire que les cas d’usurpation de titre et de faux cabinets de géomètre feront l’objet d’une attention particulière. « Sur notre feuille de route, nous avons aussi l’assainissement de la profession. C’est une action qui a été engagée depuis un certain temps. Nous avons pu bénéficier de l’accompagnement du pouvoir public. C’est ça qui nous permet aujourd’hui de commencer un peu par assainir notre profession. Cette action va se poursuivre et comme je l’ai dit, nous allons organiser le corps des techniciens géomètres topographes puisque ce sont nos collaborateurs », a-t-elle soutenu.
Dr. Conchita Mévo Guézo Kèdowidé de poursuivre : « Les usurpateurs de titre, il y en a de plusieurs sortes. Nous allons essayer de mettre de l’ordre dans tout ça. Si vous n’avez jamais pris un seul cours de topographie ou du foncier, ça veut dire que vous n’êtes pas non plus appelé à travailler en matière foncière. Nous avons donc l’accompagnement du pouvoir public pour mettre de l’ordre dans ce domaine là ; parce que l’amer constat est que les populations ne savent pas très bien qui est géomètre et qui ne l’est pas. Elles font confiance à tous ceux qui se présentent pour intervenir dans le foncier et nous constatons tous les dérives aujourd’hui. Nous avons le devoir, en tant que géomètres experts, d’accompagner l’Etat qui est fortement dans cette dynamique pour pouvoir améliorer le climat des affaires, pour pouvoir assurer le bien foncier des populations. L’assainissement de la profession, c’est vraiment le credo n°1 de notre plan d’action ».
« Les dégradations environnementale et le dérèglement climatique : impact sur l’agriculture au Bénin ». C’est le thème du séminaire national de formation dont bénéficient depuis ce jeudi 26 novembre 2020, les responsables des syndicats de base membres de Uita-Bénin. Les travaux qui vont prendre fin ce vendredi 27 novembre 2020 ont été officiellement lancés par le Coordonnateur du Comité national des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita ( Conasyb/ Uita), M. Guillaume Tossa.
Ghislain Gbènakpon
« Renforcement des capacités des participants et appropriation des concepts changement climatique et la contribution des organisations syndicales pour limiter son impact sur l’agriculture au Bénin sur la base d’un programme approprié d’éducation et de formation avec des actions de réparation ou de correction ». C’est tout l’objectif général de ce séminaire national de formation organisé par l’Uita-Benin.
De façon concrète, il s’agit, entre autres, pour les participants d’avoir une maîtrise des dégradations environnementales, du dérèglement climatique et de leur impact sur l’agriculture, élaborer des approches syndicales aux dégradations environnementales et au dérèglement climatique et d’identifier les actions à engager en synergie pour induire les mutations et transformations nécessaires à à la logistique de développement durable.
Le Coordonnateur Uita-Bénin Guillaume Tossa lançant les travaux
« Depuis quelques années nous sommes soumis aux conséquences de la pression que nous exerçons chaque jour sur la terre, l’eau, l’air etc. Nous contribuons chaque jour à la dégradation de l’environnement dans lequel nous vivons à travers la pollution atmosphérique, la déforestation et que sais-je encore ? Nos actions individuelles paraissent anodines mais globalement, elles sont nocives pour nous-même », a soutenu le Coordonnateur Uita-Bénin, M. Guillaume Tossa dans son allocution d’ouverture des travaux.
Des communications conséquentes
Il faut dire que de riches et importantes communications sont au menu pour permettre à l’Uita-Bénin d’atteindre ses objectifs. « Les dégradations environnementales : définition, manifestations et causes ». C’est la première communication qui a été présentée par le Colonel des eaux et forêts, M. Sévérin Nsia. Deux autres ont été présentées ce jeudi pour le compte de la première Journée. Il s’agit du « dérèglement climatique et ses probables conséquences » présentée par Dr, Jeer Videro d’une part et de l’autre « L’action humaine et son importance dans les dégradations environnementales et le dérèglement climatique » par M. Sévérin Nsia.
Une vue partielle des participants
Les travaux se poursuivent ce vendredi avec trois autres communications. M. Idelbert Béhanzin ouvre le bal avec « Impact des dégradations environnementales et du dérèglement climatique sur l’agriculture au Bénin ». M. Valère Azokpota est chargé d’entretenir les participants sur « l’importance de l’éducation et de la communication pour la prévention dans la réparation des dégradations environnementales et la normalisation du climat » et sur « les stratégies de lutte contre les dégradations environnementales, le dérèglement climatique et le rôle des organisations de la société civile notamment des syndicalistes.