Lettre ouverte du Coordonnateur du Pnlh au Pr. Benjamin Hounkpatin: Le Pr. Nicolas Kodjoh dénonce un harcèlement administratif au MS

Le Pr. Nicolas Kodjoh, Coordonnateur du Pnlh

Dans une lettre ouverte en date du 8 février 2021 adressée au Pr Benjamin Hounkpatin, le Coordonnateur du Programme national de lutte contre les hépatites ( Pnlh) dénonce un harcèlement administratif et un agissement persécutoire dont il est victime de la part du ministre de la santé. Le Professeur Titulaire Nicolas Kodjoh, spécialiste des maladies digestives et du foie, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, y rejette le caractère irrévérencieux faussement attribué à sa réponse à une demande d’explication de l’autorité ministérielle citée en référence et qui est avancé pour justifier la sanction disciplinaire prise en son encontre avec à la clé, une sommation de rédaction d’une lette de démission.

Ghislain Gbènakpon

Le rappel de ses titres et fonctions dans sa réponse à la demande d’explication de l’autorité ; la personnalisation de sa réponse en précisant ses contributions personnelles apportées au gouvernement béninois pour la cause des malades d’hépatites alors que selon l’autorité ministérielle, il devrait s’exprimer au nom de l’Institution ; la demande de véhicules administratifs adressée au Secrétariat Exécutif du Cnls-Tp comme à d’autres structures et institutions de la République. Voilà à la lecture de sa la lettre ouverte au ministre de la santé, les faits essentiellement qualifiés d’irrévérencieux reprochés au Coordonnateur du Pnlh, le Pr Nicolas Kodjoh.

Mais il a d’abord tenu à très vite rejeter leur caractère irrévérencieux en relevant plutôt le vice de forme flagrant de la demande d’explication du ministre qui ne tient pas compte de son statut de Coordonateur du Pnlh nommé par Arrêté ministériel le 12 septembre 2018 : « Ce titre de Coordonnateur me confère indéniablement le droit d’être respecté administrativement en tant que tel. Aussi dans votre demande d’explication, vous étiez tenu de m’écrire en ma qualité de Coordonnateur et non en m’interpellant comme un individu quelconque dénommé ‘’ KODJOH Nicolas’’. Sur ce, il était question de comprendre qu’en mentionnant mes titres et fonctions dans ma réponse, je ne le faisais qu’à titre de rappel administratif, puisque votre demande d’explication les avait ignorés. De même, il fallait que je vous réponde convenablement en me situant au plan individuel sur lequel vous m’aviez interpelé. C’est ainsi que j’étais contraint de vous notifier ce que le nommé Monsieur KODJOH Nicolas, en tant qu’individu et par le biais de ses relations personnelles à l’international, a pu apporter à l’Etat béninois pour délivrer d’une mort certaine des dizaines de nos compatriotes malades d’hépatite C ».

Par ailleurs, poursuit-il, le respect d’un Arrêté ministériel s’impose en premier lieu au Ministre signataire lui-même. « Le déni délibéré de mes titres pourtant contenus dans l’Arrêté de nomination est une violation flagrante de ce principe. C’est une forme de dénigrement au plan administratif qui s’ajoute aux actes d’humiliation dénoncés dans ma réponse à votre courrier cité en référence », soutient le Pr. Nicolas Kodjoh dans sa lettre ouverte.

En ce qui concerne la demande de véhicules administratifs, il fait observer qu’en fait, elle n’était pas une première dans le but d’assurer la mise en œuvre diligente des activités du Programme national de lutte contre les hépatites qui ne dispose d’aucun moyen roulant à ce jour. « Monsieur le ministre Benjamin HOUNKPATIN, ma détermination à hisser le PNLH au rang des réussites phares du Gouvernement est l’unique motivation des alertes et des SOS portés par les cinq documents querellés listés dans ma réponse. Leurs effets ont été indiscutablement salutaires pour le Programme comme cela a été démontré dans ma réponse. Malgré cela, vous les utilisez comme des motifs de harcèlement administratif avec des rappels à l’ordre successifs en qualifiant injustement mes actes pourtant louables de manque de respect à l’autorité et d’atteinte à votre personnalité », écrit le Pr. Nicolas Kodjoh.

Il faut dire que l’homme est sommé par l’autorité ministérielle de rédiger sa lettre de démission. Nous y reviendrons.

Polémique autour du parrainage et des 45 jours: L’He Barthélémy Kassa répond à l’opposition

L’He Barthélémy Kassa

La polémique autour du parrainage et la prorogation de 45 jours du mandat du président de la République étaient selon les confidences de l’honorable Barthélémy Kassa au cœur de la rencontre d’échange que la mission de la Cedaao au Bénin a eue avec les forces de la mouvance présidentielle ce jeudi 11 février 2021 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou. C’est à la faveur d’une interview qu’il a accordée à la presse au sortir de ladite rencontre. Occasion pour cet élu du Bloc Républicain de répondre à l’opposition.

Ghislain Gbènakpon

« La question du parrainage n’est pas un fait nouveau et n’est non plus une initiative exclusive du régime en place ou de la mouvance présidentielle. C’est une initiative parlementaire mais voulue de la concertation de l’ensemble des partis politiques constitués en octobre 2019 tirant un peu leçon des difficultés qui ont jalonné le processus électoral des législatives de 2019. Donc cette classe politique s’est réunie avec l’opposition largement représentée en ce moment par les Fcbe pour voir comment faire en sorte que les responsabilités politiques, les institutions politiques, notamment l’institution suprême qu’est le président de la République émanent forcément des partis politiques . Donc, ce n’est pas une réflexion de la mouvance présidentielle seule. C’est conformément à cette recommandation que nous avons introduit dans la loi, la nécessité qu’un candidat sérieux soit porté par un parti politique. C’est fait et vous voyez ce que c’est. C’est le début et il y a des difficultés. Il n’y a pas un début sans difficulté. C’est sûr que nous allons nous habituer à la réforme et désormais, cette question de parrainage va passer dans notre quotidien et il n’y aura plus de problème ». Ainsi s’exprimait l’honorable Barthélémy Kassa pour mettre en relief, la pertinence du parrainage introduit dans le code électoral pour les élections présidentielles et aujourd’hui objet de vives critiques de la part de l’opposition.

Il ressort aussi de son intervention que la polémique autour de la prorogation de 45 jours du mandat du président de la République est vaine et sans aucun fondement. « Pour ce qui est de la prorogation du mandat du chef de l’Etat, nous pensons qu’il ne s’agit pas de rester dans des débats théoriques mais plutôt de chercher à savoir quelle est la réalité qui fait qu’on exige qu’il y ait respect des délais de la durée du mandat, respect des délais constitutionnels ? C’est lorsque simplement il y a des chefs qui veulent confisquer le pouvoir du peuple pour s’éterniser au pouvoir. Nous ne sommes pas dans ce cas. Nous sommes dans un cas où le processus électoral est lancé. Tous ceux qui s’étaient lancés dans les interprétations de pourquoi est-ce qu’il y a 45 jours de prorogation sont allés déposer leurs dossiers. Ça veut dire qu’ils ont confiance que l’élection aura lieu le 11 avril. Quel est l’esprit qui montre qu’il y aura confiscation du pouvoir là pour qu’on se mette à dire tout ce qu’on entend la? Dans tous les cas, le peuple est loin de là », a soutenu l’honorable Barthélémy Kassa.

Actualité politique à Togoudo: Les jeunes du Rjtr se mobilisent pour le K.O de Talon

Le maire Angelo Ahoundjinou entouré des jeunes du Rjtr de Togoudo

Réseau des jeunes pour un Togoudo révélé ( Rjtr). C’est le nom du mouvement politique qui a fait sa sortie officielle ce samedi 13 février 2021 à la salle des fêtes Djidjoho de Togoudo dans la commune d’Abomey-Calavi. Occasion pour son président M. Arsène Zinsou et les jeunes de la localité de sonner la mobilisation pour la réélection du chef de l’Etat dès le premier tour. C’était en présence de leur parrain Léopold Zinsou, du maire d’Abomey-Calavi Angelo Ahoundjinou et chefs quartier de Togoudo qui ont apporté leur soutien à l’initiative. Il en est de même pour plusieurs autres mouvements politiques dont Perspectives 2021 de Constantin Adda.

Ghislain Gbènakpon

« Mettre la lumière sur toutes les réalisations du président de la République, son Excellence Patrice Athanase Guillaume Talon et sur les nobles et courageuses réformes tant administratives que domaniales de notre jeune et brave maire Angelo Ahouandjinou ». Voila selon le président Arsène Zinsou, le premier objectif du Rjtr qui se trouve en phase avec l’option du réseau de mouiller le maillot pour la réélection du président Patrice Talon. Une option partagée par tous les mouvements politiques frères invités à l’occasion dont Perspectives 2021 du président Constantin Adda d’une part, et le maire Angelo Ahouandjinou, le parrain Léopold Zinsou et les Chef quartiers de Togoudo ainsi que leurs conseillers d’autre part. Tous adhèrent et soutiennent totalement la mobilisation des jeunes de Togoudo pour le K.O retentissant du président Patrice Talon le 11 avril prochain au soir de la présidentielle. Les grandes réalisations du programme d’action du gouvernement ( Pag) dont ont bénéficié Togoudo et environs ont été exposées aux militants du Rjtr à travers une vidéo projection.

Le président du Rjtr, Arsène Zinsou

Dans son intervention, le président Arsène Zinsou a aussi mis l’accent sur d’autres objectifs du réseau. Il s’agit du ralliement du plus grand nombre que possible des déçus et des abandonnés par des démarches et des négociations déjà entamées, la promotion des cadres de Togoudo par la mise en place en place d’un répertoire des capacités intellectuelles de ses jeunes, le développement à la base et le social sur toutes ses formes. Pour atteindre ses objectifs, le Rjtr espère pouvoir compter sur l’accompagnement spontané du conseil communal d’Abome-Calavi avec à sa tête le maire Angelo Ahouandjinou pour un Togoudo mieux développé.

Le parrain Léopold Zinsou

Il faut dire que comme l’a expliqué le président du comité d’organisation de sa sortie officielle, M. Jeannot Gohoun, le Rjtr est un mouvement purement politique qui réunit uniquement les jeunes gens de l’Union progressiste pour une nouvelle vision de la classe politique. Il se veut un levier important dans la balance politique de Togoudo.

M. Constantin Adda, Pdt de Perspectives 2021

Présidentielle 2021: Les huit motifs de rejet de dossiers de candidatures par la Cena

Les membres de la Cena

Ils seront provisoirement trois duo de candidatures en lice pour la présidentielle du 11 avril prochain. La Cena a rendu publique en fin d’après-midi de ce vendredi 12 février 2021 à son siège, la liste provisoire des candidats retenus après l’étude des dossiers. Occasion pour le président de l’institution M. Emmanuel Tiando de lever le voile sur les motifs de rejet des 17 autres candidatures.

Ghislain Gbènakpon

« Absence d’au moins 16 parrainages conformément aux dispositions de l’article 132, dernier alinéa du code électoral ; absence d’un candidat et ses pièces pour le poste de vice-président de la République ; absence de la quittance de paiement de la caution ; absence de la déclaration de la candidature en double exemplaire ; absence de quitus fiscal, absence de déclaration sur l’honneur des candidats ; absence de certificat de nationalités ; absence du bulletin numéro 3 du casier judiciaire ». Voilà ainsi énumérés par le président Emmanuel Tiando, les huit huit motifs pour lesquels la Cena a rejeté 17 des 20 dossiers de candidatures qu’elle a enregistrés.

Conformément à la loi, les candidats concernés peuvent faire des recours devant la Cour Constitutionnelle pour contester cette décision de la Cena. En attendant, les trois duo provisoirement retenus sont Alassane Soumanou et Paul Hounkpè, Patrice Talon et Mariam Chabi Talata, Corentin Kohoué et Irenée Agossa.

Rencontre Cedeao-société civile sur la présidentielle: Me Sadikou Alao pour un compromis en vue d’élections crédibles

Me Sadikou Alao , Pdt de Gerddes-Afrique

« Tout ce que tout le monde demande, c’est un compromis pour aller à des élections crédibles. On ne souhaite pas que les gens montrent leurs muscles ». Voilà l’essentiel du message qu’a passé Me Sadikou Alao au sortir de la rencontre d’échanges qu’une délégation de la Cedeao a eue avec les membres de la société civile dans la soirée de ce jeudi 11 février à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou. C’est à la faveur d’une interview que le président du Groupe d’études et de recherches sur la démocratie et le développement économique et social ( Gerddes- Afrique) a accordée à la presse.

Pour cette figure de proue de la société civile béninoise voire africaine très engagée dans la promotion de la bonne gouvernance et de la démocratie, « il faut créer les conditions pour que les élections aient lieu à bonne date ». Et pour ce faire, on retient de son intervention que le compromis, voire le consensus entre toutes les parties prenantes est nécessaire. C’est pour cela que Me Sadikou Alao fait savoir que Gerddes- Afrique n’entend pas déployer des observateurs pour la présidentielle à venir. « Nous n’observons que des élections consensuelles », a-t-il soutenu.

Ghislain Gbènakpon

Interdiction d’accès aux Ong dans les prisons en période de Covid-19: Le plaidoyer de Esam et ses Osc partenaires au profit des détenus mineurs

Les conférenciers face à la presse

L’inquiétude des Ong pour les détenus mineurs face à l’interdiction d’accès dans les prisons est au cœur de la conférence de presse que Enfants solidaires d’Afrique et du monde ( Esam) et ses Osc partenaires ont animée ce mercredi 10 février 2021 au siège de l’Ong. C’était avec pour modérateur, M. Maxime Agoua, Chargé de programme du Réseau des structures de protection des enfants en situation difficile ( Respesd) qui avait à ses côtés, M. Philibert Tossou de l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture ( Acat- Bénin) et M. Erick Hachémé, Spécialiste des droits de l’homme. Occasion pour les Osc de faire sous le leadership de Esam, un plaidoyer au profit des détenus mineurs en conflit avec la loi.

Ghislain Gbènakpon

« Nous exhortons les gouvernements et autres autorités pénitentiaires à trouver une solution plus ou moins souple permettant l’accès aux organisations de la société civile dans les prisons afin de protéger les enfants privés de liberté durant la pandémie. Les droits des enfants à la protection, à la sécurité et au bien-être doivent être protégés en toutes circonstances, y compris – et surtout- durant les crises telles que celle que nous traversons aujourd’hui. Or, la meilleure manière de protéger les droits des enfants détenus durant une dangereuse pandémie est de s’assurer si la situation à l’intérieur est reluisante et pour y arriver, il faut un regard extérieur et indépendant, celui de la société civile ». Tél est le plaidoyer que les Osc sous la houlette de l’Ong Esam ont fait à la faveur de leur conférence de presse.

Le Chargé de programme du Respesd, M. Maxime Agoua a fait observer qu’il est question d’exhorter les gouvernants à ne pas se réfugier derrière le Covid-19 pour priver les enfants prisonniers d’assistance des Ong.

Les conférenciers relèvent que des centaines d’enfants actuellement détenus dans des pays font face à un risque important de contracter le Covid-19. Ils sont , poursuivent-ils, plus vulnérables, entre autres, à la négligence, aux maltraitances, en particulier à la torture si les intervenants extérieurs comme les organisations de la société civile, ou les mécanismes nationaux de protection, ou même les familles n’ont plus accès aux prisons et aux enfants détenus.

Dans ses interventions, le spécialiste des droits de l’homme et cadre du ministère de la justice, M. Erick Hachémé, a soutenu que cette interdiction d’accès aux prisons est une mesure conservatoire qui ne va pas durer dans le temps.
Mais puisque selon toute vraisemblance, l’on va devoir faire avec la pandémie pendant encore un bon moment, M. Philibert Tossou de l’Acat-Bénin fait une doléance : « Nous souhaiterions que l’ agence pénitentiaire nous associe à toutes les initiatives face à la situation pour que nous puissions voir dans quelles mesures on peut nous faciliter la tâche dans notre mission d’assister les détenus en général et les mineurs en particulier ».

Il faut dire que cette conférence de presse est la cinquième d’une série de six à faire par les Osc dans le cadre du projet d’appui au plaidoyer des organisations de la société civile pour la protection des enfants au Bénin. Il est mis en œuvre par Esam avec appui technique et financier de l’Unicef.

Candidatures de partis et figures de l’opposition aux présidentielles: « Les masques viennent de tomber », dixit Korogoné et le Mpl

Le Pdt Korogoné en pleine intervention

« En déposant les dossiers avec le duo prescrit par la constitution et le code électoral révisés, ceux qui l’ont fait viennent de valider le processus électoral en cours et ne sont donc plus éligibles désormais à parler au nom du peuple. Les masques viennent ainsi de tomber ; nous avons fini par découvrir les alliés du pouvoir et ils seront désormais traités comme tels. Ce complot ne marchera pas ». Voilà l’essentiel du message délivré par le parti Mouvement populaire de libération (Mpl) à l’adresse du peuple béninois en général et de ses militants en particulier. C’est à la faveur d’une conférence de presse que les membres du bureau exécutif national du parti ont animée ce mardi 9 février 2021 au chant d’oiseau de Cotonou sous la houlette de son président Sabi Sira Korogoné et en présence de nombreux militants. Ils font savoir que leur absence dans la course s’explique par le fait que n’étant pas en mesure de remplir toutes les conditions nécessaires pour arracher l’alternance, ils ont décidé de ne pas déposer coûte que coûte des dossiers incomplets à la Cena et cautionner ainsi, comme l’ont fait ces partis et personnalités de l’opposition, « la forfaiture en cours » selon eux. Lire ci-dessous la déclaration de presse du Mpl qui se veut désormais le seul parti de l’opposition encore en harmonie avec les profondes aspirations du peuple en lutte pour sa liberté.

DECLARATION DE PRESSE DU PARTI MPL

COTONOU, le 09 février 2021

Béninoises, béninois,
Chers compatriotes,
Militantes et militants du MPL

Très attendu dans la course des présidentielles de 2021, votre Parti le MPL comme vous avez pu le constater ne sera pas de la course et ceci pour la simple raison qu’en dépit de tous nos efforts nous n’avons pas réuni toutes les conditions nécessaires afin de provoquer l’alternance que nous avons appelé de tous nos vœux. En dépit de la pression d’une partie de nos militants d’aller déposer vaille que vaille même un dossier incomplet à la CENA, le directoire du parti élargi à certains responsables des démembrements a décidé de ne pas aller cautionner la forfaiture en cours comme l’ont fait certains partis et personnalités de l’opposition.

En effet les mêmes qui dans un passé récent nous recommandaient de ne pas aller aux élections communales car pour eux faire ainsi serait apporter une caution au régime en place ont brutalement changé de raisonnement pour les présidentielles. L’on peut se demander pourquoi ? N’est-ce pas pour leurs intérêts personnels ?

C’est le lieu de rendre un hommage au ministre Ganiou Soglo à qui nous souhaitons prompt rétablissement, le seul qui est resté cohérent envers lui-même en déposant son dossier sans colistier, sans parrainage.

En déposant les dossiers avec le duo prescrit par la constitution et code électoral révisés, ceux qui l’ont fait viennent de valider le processus électoral en cours et ne sont donc plus éligibles désormais à parler au nom du peuple. Les masques viennent ainsi de tomber ; nous avons fini par découvrir les alliés du pouvoir et ils seront désormais traités comme tels. Ce complot ne marchera pas. Le peuple a compris que c’est le voleur qui criait au voleur. Le MPL n’est pas un parti de compromissions. Nous constatons ainsi que le MPL est le seul Parti de l’opposition encore en harmonie avec les profondes aspirations du peuple en lutte pour sa liberté.

Nous appelons ainsi tout le peuple béninois en général, les jeunes et les femmes en particulier à dire non à l’imposture, non à la manipulation, non au pouvoir et ses alliés démasqués et venir pour qu’ensemble nous menions le juste combat celui de notre avenir.

Vive la jeunesse patriotique
Vive le Bénin libéré
Je vous remercie

LE MOUVEMENT POPULAIRE DE LIBERATION

Exportation d’ananas frais du Bénin: Enabel subventionne les emballages en carton pour les acteurs

Remise des emballages en …

Du soutien pour l’exportation d’ananas frais du Bénin sur le marché international. L’Agence Belge de Développement ( Enabel) a subventionné les emballages de carton de qualité au profit des acteurs. C’est dans le cadre de son programme de Développement de l’entrepreneuriat de la filière ananas ( Defia). La cérémonie de remise des cartons a eu lieu ce vendredi 5 février 2021 à l’Infosec de Cotonou. C’était en présence, entre autres, du Manager International du programme Defia, Mme Wilma Baas, du représentant de l’Apiex, de l’Association interprofessionnelle de l’ananas du Bénin (Aiab) et du directeur de l’Agence territoriale du développement agricole Pôle 7, M. Prosper Agossou Sagbo.

Ghislain Gbènakpon

150.200 cartons plats pour la vérité « Pain de sucre » subventionnés à 40 % et 46.300 cartons cubiques pour ananas « Cayenne lisse » également subventionnés à 40 %. Voilà le récapitulatif des emballages en carton subventionnés fait dans son intervention par la Manager International du programme Defia, Mme Wilma Baas. Cette subvention, poursuit-elle, répond à la volonté d’Enabel d’accompagner le gouvernement du Bénin à travers le Maep et l’Atda-7, l’Apiex, l’Association nationale des exportateurs d’ananas du Bénin ( Anaeb) à relever les défis liés à l’exportation de l’ananas du Bénin.

… carton aux exportateurs

Il s’agit concrètement pour Enabel, d’accompagner les exportateurs à avoir un accès permanent aux cartons de qualité qui favorise une exportation des ananas dans de bonnes conditions sur le marché international. « Le rôle des emballages est de contenir le produit, de le préserver de toute contamination, de permettre son transport, sa distribution, son stockage, son étalage, son utilisation et enfin sa disposition finale. Cette fonction de l’emballage est beaucoup plus importante lorsqu’il s’agit des produits alimentaires dont les fruits comme l’ananas du Bénin qui mérite que la qualité organoleptique internationalement reconnu soit préservée », a soutenu la représentante de l’Apiex, Mme Corinne Sinatoko Gniré.

Gros plan sur un emballage en carton

Il faut dire que les bénéficiaires de cette subvention d’Enabel ont dû soumissionner à des appels à projets lancés par Defia au profit des exportateurs. Ce processus a abouti à la sélection de 10 projets sur un total de 18. Les exportateurs bénéficiaires ont reçu les félicitations du secrétaire permanent de l’Aiab. « Il n’est pas facile de répondre efficacement à des appels à projets pour des subventions d’Enabel en raison des exigences de qualité prônées dans la mise en œuvre de programmes de la coopération bénino-belge », a déclaré Chadrac Ahamidé. Dans son intervention, le directeur général de l’Atda-7, M. Prosper Agossou Sagbo à exhorté les acteurs à penser à la pérennisation du circuit d’exportation des ananas frais au-delà du terme du programme Defia.

Autonomisation politique de la femme béninoise: Le projet Women political empowerment lancé

Une vue de la tribune officielle à l’ouverture des travaux

( Us-Bwaa fait œuvre utile)

Avec le soutien technique et financier de l’Ambassade des États-Unis, Benin Women alumini association ( Us-Bwaa) a lancé ce jeudi 4 février 2021, son projet Women political empowerment, entendez, autonomisation politique des femmes. C’était à l’Infosec de Cotonou sous la houlette de Natacha Kpochan Razaki, représentante de la ministre des affaires sociales et de la microfinance. On notait la présence, entre autres, de l’Ambassadrice Adjointe des Etats-Unis, Karen Gustafson De Andrade et de la présidente de Us-Bwaa, Esther Djossa.

Ghislain Gbènakpon

Encourager et soutenir les femmes en politique au Bénin. Voilà l’objectif principal que poursuit le projet Women political empowerment de Us-Bwaa qui vient d’être officiellement lancé. Plus précisément, il vise à doter les femmes des stratégies et de connaissances nécessaires pour faire de la politique au Bénin, ainsi qu’à encourager et soutenir leur adhésion aux partis politiques officiels de leur choix. Il faut dire que ce projet vient à point nommé. Car, comme l’a rappelé la présidente de Us-Bwaa, Esther Djossa, la participation des femmes sur la scène politique reste inférieure à 30% sur les 25 dernières années alors qu’elles représentent 52 % de la population.

La Pdte de Us-Bwaa Esther Djossa

Les bénéficiaires au nombre de 777 femmes désireuses de participer ou déjà engagées dans la politique seront sélectionnées dans les douze départements du Bénin à raison de 10 femmes dans chacune des 77 communes . Il s’agira par commune de sélectionner 5 femmes désireuses d’entrer en politique et 5 autres femmes déjà membres d’un parti politique. La tranche d’âge fixée est de 18 à 50 ans. Toutes les participantes sélectionnées par commune se retrouverons dans une commune du département pour deux jours de formation intensive.

Une vue partielle des participantes

Les bénéficiaires directes seront tenues de partager ce qu’elles ont appris avec au moins 4 femmes de leurs communautés ; ce qui donnerait un total de 3080 bénéficiaires indirectes. Il sera mis en place, une plateforme de parrainage des femmes bénéficiaires du programme et un lobbying sera fait auprès des dirigeants des 12 partis politiques officiels du Bénin pour faciliter leur positionnement sur les listes électorales. C’est dire qu’avec le lancement de ce projet, Us-Bwaa a fait œuvre utile pour le rayonnement politique de la femme.

L’Ambassadeur Adjoint des USA au Bénin, Karen Gustafson De Andrade

Remerciement

Dans son mot de bienvenue, la présidente de Us-Bwaa a tenu à remercier l’ambassade des USA au Bénin pour son appui technique et financier dans la mise en œuvre de ce projet mais d’abord pour la confiance qu’elle a placée en cette jeune association. « Us-Bwaa pour ne pas la nommer réunit en son sein, les femmes anciennes boursières de tous les programmes d’échanges américains ( Fullbright, Humfrey, IVLP, Awep, Yali) qui ont accepté malgré leurs différences d’âge, de niveau social, de niveau d’expériences, de lieu de provenance, d’ethnie, de religion etc, de se mettre ensemble pour plus d’impact sur la population béninoise de façon générale, et sur les femmes, les jeunes et les enfants en particulier. A Us-Bwaa, les unes mettent leurs expériences et leurs carnets d’adresses au service de toutes, les autres apprennent et affûtent leurs armes aux côtés des premières et toutes partagent la conviction que c’est ensemble on est plus fort, c’est ensemble qu’on va plus loin. », a expliqué Esther Djossa.

Concours de meilleurs dessins contre la Covid-19: La Croix Rouge béninoise prime les lauréats

La lauréate en possession du Vélo VTT et de son attestation

En soutien au gouvernement dans la lutte contre la propagation du Covid-19, la Croix Rouge béninoise a organisé en décembre dernier à l’adresse des écoliers de l’ex cordon sanitaire, le concours du meilleur dessin contre la pandémie. Ce mercredi 3 février 2021 au chant d’oiseau à Cotonou, les lauréats ont été primés à la faveur d’une cérémonie riche en couleurs.

Ghislain Gbènakpon

Un vélo VTT. C’est le prix que le vainqueur du concours du meilleur dessin contre la Covid-19, Penielle Adjahoungba de l’école primaire le Bon Berger a reçu de la Croix Rouge béninoise. « Susciter l’intérêt des enfants pour la sensibilisation sur le Covid-19, stimuler la production de dessins de sensibilisation sur les gestes barrières et mesurer le niveau de connaissance de ces derniers sur cette pandémie ». Voilà ainsi décliné par le président national de la Croix Rouge béninoise, M. Mathias Agoligan, l’objectif général de ce concours du meilleur dessin contre le Covid-19.

La tribune officielle

Il faut dire que depuis mars 2020, le Bénin fait face à l’urgence humanitaire que constitue la pandémie du Covid-19. La Croix rouge a obtenu de ses partenaires, un financement afin d’accompagner le gouvernement béninois dans la gestion de cette pandémie à travers la mise en œuvre de son plan de riposte dans les communes du Bénin. « Nous avons mené plusieurs interventions. Mais nous avons mis un accent particulier sur les systèmes communautaires existants dont le système scolaire et nous sommes allés d’abord tout droit vers nos écoliers pour que nos enfants s’expriment sur cette pandémie pour voir un peu leur connaissance et l’expression de cette connaissance à travers des dessins », a expliqué le secrétaire général de la Croix Rouge béninoise, M. Tranquillin Yadouléton.

Il faut dire La Croix Rouge béninoise est une structure créée depuis 1959 reconnue d’utilité publique par le gouvernement béninois depuis 1963. Elle est auxiliaire des pouvoirs publics et par conséquent, accompagne le gouvernement béninois dans toutes ses actions et particulièrement en matière de gestion de la pandémie de Covid-19.