Déménagement du marché Dantokpa: la démarche progressive de l’ANaGeM rassure


La relocalisation des commerçants et autres acteurs économiques qui mènent leurs activités dans le périmètre du marché Dantokpa se fera bel et bien mais de façon progressive. C’est ce qu’a indiqué récemment dans un media, la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des marchés, Eunice Loisel Kiniffo au grand soulagement des usagers.

Ghislain Gbènakpon

« Le chef de l’État nous a dit de laisser les dames vendre calmement pendant cette période de fêtes et après, elles vont déménager tout doucement » a déclaré dernièrement sur un web TV de la place, la directrice générale de l’ANaGeM Eunice Loisel Kiniffo. Toute chose qui vient rassurer les usagers et les commerçants qui craignaient de graves perturbations dans l’exercice de leurs activités. Avec cette formule en effet, la continuité économique des divers usagers est bien partie pour être préservée.

La DG Eunice Loisel Kiniffo

La directrice générale de l’ANaGeM a rappelé qu’une partie des marchands de Dantokpa sera relogée au pôle commercial du stade GMK à Cotonou, une autre partie sera accueillie au marché de gros d’Adjagbo dans la commune d’Abomey-Calavi et le reste dans les marchés de détail. Des places leurs sont réservées aux marchés de Midombo, de Minontin et de Hlazounto. Il faut dire que ce processus de déménagement s’inscrit dans le cadre du projet global de réaménagement urbain de la zone de Dantokpa avec des infrastructures de grande envergure destinées à moderniser et structurer cet espace commercial.

Continuité et résilience électrique: EKEA BENIN, un partenaire technique fiable des entreprises et des revendeurs

Le Directeur général Eric Atayi face à la presse lors de la sensibilisation des clients

Cotonou, janvier 2026 – Acteur de référence dans le domaine de la continuité et de la protection électrique, EKEA BENIN renforce son engagement auprès des entreprises, des administrations publiques, des sites industriels et de son réseau de revendeurs, à travers une approche fondée sur le conseil expert, la certification et la collaboration durable.

À l’occasion d’une journée de sensibilisation dédiée à ses clients et d’un séminaire stratégique axé sur les infrastructures critiques, EKEA BENIN a mis en lumière un enjeu central : le choix de matériels électriques adaptés reste un facteur déterminant de performance, de sécurité et de continuité d’activité.


La continuité électrique : un métier spécifique, souvent sous-estimé

Selon Eric Atayi, Directeur Général de EKEA BENIN, la continuité électrique ne se limite pas à l’installation d’équipements :« La continuité électrique consiste à fournir l’énergie, la maintenir, la rendre stable et disponible pour que la production dans les entreprises et les usines puisse continuer. » Il souligne également la complexité technique de ce domaine : « Dans les entreprises, il y a des informaticiens et des installateurs électriques, mais le métier de l’énergie — onduleurs, stabilisation de tension, protection électrique — n’est pas enseigné à l’école. D’où l’importance d’un accompagnement expert en amont des projets. »


Un rôle clair : accompagner, pas remplacer les revendeurs

EKEA BENIN tient à le réaffirmer : son ambition n’est pas de se substituer aux revendeurs, mais bien de les accompagner techniquement afin de garantir des installations fiables, conformes et durables. L’approche développée par l’entreprise repose sur une collaboration structurée où chacun joue pleinement son rôle : Les revendeurs conservent leur proximité commerciale et leur agilité terrain.

EKEA BENIN intervient comme appui technique, expert conseil et garant des bonnes configurations. Les clients finaux bénéficient de solutions sécurisées, optimisées et certifiées par les fabricants. Cette logique permet de réduire les risques techniques, d’anticiper les contraintes de service après-vente et d’assurer une satisfaction durable des utilisateurs finaux.


Une expertise certifiée au service des projets sensibles

Présente au Bénin depuis 2008, EKEA BENIN dispose de près de 20 ans d’expérience dans la fourniture, l’installation et la maintenance de solutions de continuité électrique. L’entreprise est notamment partenaire certifié EATON et travaille en lien direct avec des fabricants de renom tels que POWERSONIC. Comme l’explique le Directeur Général : « Travailler directement avec le fabricant, c’est être à la source de l’information. Cela permet d’offrir aux clients des garanties réelles, des délais maîtrisés et une prise en charge efficace, ce qu’un simple circuit de revente ne permet pas toujours. »


Une vision collaborative pour des infrastructures durables

À travers le lancement d’un pôle d’accompagnement dédié aux grands comptes, EKEA BENIN confirme sa vision : une collaboration tripartite intelligente entre fabricants, revendeurs et utilisateurs finaux, au service de la résilience énergétique nationale.


À propos d’EKEA BENIN

EKEA BENIN est un spécialiste de la continuité et de la protection électrique, partenaire certifié EATON. L’entreprise intervient sur les onduleurs, stabilisateurs de tension, groupes électrogènes et batteries POWERSONIC, au service des entreprises privées, administrations publiques, industries et réseaux de revendeurs.

Résilience des systèmes de santé dans l’espace CEDEAO: l’OOAS renforce son partenariat avec AUDA-NEPAD

L’Organisation Ouest-africaine de la santé ( OOAS ) a mis à profit sa participation active à la 76ᵉ Conférence des Ministres de la Santé de la Communauté sanitaire de l’ECSA, organisée en Eswatini pour renforcer son partenariat avec AUDA-NEPAD. C’est à la faveur d’une rencontre d’échanges entre les deux parties en marge des assises.

Ghislain Gbènakpon

Des échanges constructifs, une vision partagée et une volonté commune de renforcer les systèmes de santé africains autour des principes d’équité, de résilience et de durabilité. Voilà ainsi brièvement présentée la rencontre d’échanges entre la délégation de l’OOAS et l’équipe de AUDA-NEPAD. La collaboration entre l’OOAS et NEPAD illustre parfaitement la force du partenariat africain, fondé sur la solidarité régionale, le partage d’expériences et de bonnes pratiques, l’innovation institutionnelle et l’engagement collectif au service des populations. « Ensemble, nous avons réaffirmé notre détermination à accélérer la mise en œuvre de solutions concrètes, adaptées aux réalités de nos États membres, et alignées sur les priorités continentales.L’OOAS reste pleinement engagée aux côtés de AUDA-NEPAD pour transformer les engagements en actions et les partenariats en résultats mesurables », a déclaré le Dg de l’OOAS , Dr. Melchior Athanase Aïssi

76e Conférence des ministres de la santé de la Communauté sanitaire de l’ECSA: participation active de l’OOAS en Eswatini

« Renforcer les systèmes de santé pour l’équité, la résilience et la durabilité ». C’est le thème de la 76ᵉ Conférence des Ministres de la Santé de la Communauté sanitaire de l’ECSA en Eswatini qui enregistre une participation active d’une forte délégation de l’Organisation Ouest-africaine de la santé conduite par son directeur général Dr. Melchior Athanase Aïssi.

Ghislain Gbènakpon

Cette participation témoigne de l’engagement ferme de l’OOAS à promouvoir un accès équitable à des services de santé de qualité, renforcer des systèmes de santé résilients et durables, faire progresser la coopération Sud–Sud et favoriser le partage de connaissances entre les régions. Il faut dire que cette plateforme de haut niveau offre une opportunité précieuse aux dirigeants africains du secteur de la santé ainsi qu’aux partenaires d’échanger des expériences, de partager les bonnes pratiques et de renforcer l’action collective en faveur de systèmes de santé plus solides.

À travers sa participation active à cette conférence, l’OOAS continue de soutenir l’apprentissage entre pairs, la solidarité régionale et l’harmonisation des politiques et stratégies contribuant à l’amélioration des résultats sanitaires pour les populations. L’Organisation se réjouit de renforcer la collaboration avec des partenaires de l’ensemble du continent africain et de traduire les expériences partagées en actions concrètes à impact durable.

Marchés Modernes au Bénin : les activités marchandes officiellement lancées à Cococodji

Coupure du ruban

Les populations de Cococodji dans la commune d’Abomey-Calavi et environs disposent désormais d’un environnement de travail digne, sécurisé et propice à la croissance des activités marchandes. Le 20 ème marché moderne de détail sur un lot de 21 déjà construits dans le cadre du programme de modernisation de 35 marchés urbains et régionaux au Bénin au titre du PAG est officiellement inauguré mardi 27 janvier 2026 à son nouveau site

Ghislain Gbènakpon

1839 espaces de vente composés de 197 boutiques, 1444 étals primeurs, 85 étals poissonnerie, 6 restaurants avec servitude terrasse, 5 étals boucherie, 6 étals écailleurs, 28 espaces semi gros, 5 espaces gros, 42 espaces animaux vivants, 5 espaces plumeurs, 16 espaces moulins. C’est ainsi que sont constitués les espaces commerciaux du marché moderne de Cococodji qui s’étend sur une superficie de 10 hectares dont 2,8 hectares aménagés et qui comprend 12 secteurs d’activités distincts

La DG/ANaGeM, Mme Eunice Loisel Kiniffo

« Au delà des espaces commerciaux, le marché est doté d’infrastructures modernes: bureaux administratifs, installations sanitaires, infirmerie, dispositifs de sécurité incendie et parc de stationnement. Ce marché n’est pas seulement un ensemble de bâtiments. Il est désormais un véritable pôle économique de proximité, un cadre structuré de production de richesse, de dignité et de cohésion sociale », a expliqué la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des marchés ( ANaGeM ), Mme Eunice Loisel Kiniffo.

La ministre Shadiya Assouman

Pour la ministre de l’industrie et du commerce, le marché moderne de Cococodji est un acte de justice sociale qui vient mettre fin aux souffrances des commerçants qui pendant des années ont travaillé à l’ancien site sous le soleil, sous la pluie, exposés aux risques sanitaires, aux incendies, à l’insécurité. Il ressort aussi de l’intervention de circonstance de Shadiya Assouman que c’est le fruit d’une volonté politique : « A l’image de celui de PK 3 que nous avons mis en exploitation il y a seulement cinq jours, le marché de Cococodji n’est pas une réalisation isolée. Il est l’expression concrète d’une volonté politique claire, portée par le Président de la République, Son Excellence monsieur Patrice Talon, de réorganiser durablement le commerce, de mettre fin à la précarité structurelle des espaces marchands, et de faire du commerce un véritable levier de développement »

Programme de renforcement des DSSR en Afrique de l’Ouest : la satisfaction de Dr. Abram Agossou du Togo au lancement à Cotonou

Dr. Abram Agossou, directeur de la santé de la mère et de l’enfant au ministère de la santé du Togo

A l’atelier du lancement technique et d’opérationalisation du Programme de renforcement des droits et de la santé de reproduction en Afrique de l’Ouest organisé du 19 au 23 janvier 2026 à Cotonou par l’Organisation Ouest-africaine de la santé ( OOAS ), on notait la participation active du directeur de la santé de la mère et de l’enfant au ministère de la santé du Togo. A la faveur d’une interview à la presse, M. Agossou Abram, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a exprimé sa satisfaction.

Ghislain Gbènakpon

« Nous avons constaté que ce projet vise à renforcer nos pays dans la mise en œuvre des engagements régionaux et internationaux qu’ils ont pris et à renforcer également la redevabilité, la disponibilité en médicaments. Pour nous, ces aspects sont essentiels parce qu’on ne peut pas parler de projet quand il n’y a pas de médicaments. Renforcer donc la disponibilité de médicaments de qualité sûre et à moindre coût constitue en quelque sorte une bouffée d’oxygène en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive », a déclaré Dr. Agossou Abram.

Le directeur de la santé de la mère et de l’enfant du Togo fait observer que le financement de la santé sexuelle reproductive est depuis l’année dernière sous tension avec le retrait des partenaires dont notamment l’USAID et la modification du financement d’autres partenaires. « Il y a quelques mois, nous avons tenu une réunion au sein du Partenariat de Ouagadougou pour inciter les pays à renforcer le financement domestique afin de maintenir les efforts ou les résultats qui ont été engrangés jusque-là. Ce projet vient à point nommé pour renforcer ce financement et permettre aux pays de maintenir leurs efforts en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive », a-t-il expliqué.

Il ressort de l’intervention de Dr. Abram Agossou que sa participation active à cet atelier organisé par l’OOAS à Cotonou est une occasion pour renforcer les activités en matière de droits à la santé sexuelle reproductive au Togo. Il n’a pas manqué de lancer un appel à tous les pays de l’Afrique de l’Ouest. « Si j’ai un appel, c’est de nous inviter tous à nous engager effectivement dans tout ce que nous avons déjà entrepris en matière de droits à la santé sexuelle reproductive mais surtout à renforcer également la gestion dans la mise en œuvre des différents projets que nous avons parce qu’une bonne gestion est une garantie pour nos pays et pour les partenaires également pour continuer à nous appuyer »

Droits et Santé de la Reproduction en Afrique de l’Ouest : l’OOAS lance un programme de renforcement à Cotonou

L’Organisation Ouest Africaine de la Santé ( OOAS ) a procédé au lancement technique et à l’opérationnalisation du Programme de renforcement des droits et de la santé de la reproduction en Afrique de l’Ouest financé par l’Union Européenne. C’était ce jeudi 22 janvier 2026 dans le cadre d’un atelier de cinq jours à Cotonou. Celui-ci mobilisé les experts, les partenaires techniques et financiers et les organisations de la société civile engagées.

Ghislain Gbènakpon

Contribuer à la réalisation des droits à la santé sexuelle et reproductive ( DSSR ) dans la région Afrique de l’Ouest à travers un accès durable, de qualité et inclusif aux services de santé sexuelle reproductive et de la planification familiale ( SSR/PF ). C’est tout l’objectif de ce Programme de renforcement qui vient d’être lancé par l’OOAS avec le soutien financier de l’Union européenne. De façon spécifique, il vise à renforcer la mise en œuvre des engagements continentaux et régionaux relatifs à la DSSR dans les secteurs de la santé et de l’éducation, améliorer la disponibilité et l’utilisation des produits essentiels, souvent sous-utilisés ou difficiles d’accès, en santé sexuelle et reproductive, en particulier au bénéfice des femmes et des filles et à renforcer le plaidoyer et la redevabilité afin de garantir une meilleure satisfaction des besoins en matière de DSSR.

« La question des droits et de la santé sexuelle reproductive est importante. C’est une question de développement. C’est une question pour l’autorisation de la jeune femme, de la jeune fille. Et par rapport à cela, au niveau de la CEDEAO, l’OOAS a accompagné l’élaboration d’une directive régionale dans ce sens », a fait observer à la faveur d’une interview à la presse le directeur du laboratoire et de l’information sanitaire à l’OOAS, M. Sani qui est le représentant du directeur général de l’organisation sous régionale.

Le programme de renforcement vise aussi certains points des ODD à savoir l’ODD 5 qui est bonne santé et bien-être, l’ODD 5 relatif à l’égalité entre les sexes, l’ODD 16 sur la paix, la justice et les institutions efficaces et  l’ODD 17 sur les partenariats pour la réalisation des objectifs. Il a pour maitrise d’ouvrage, l’OOAS, Enabel et Expertise France. ‘L’importance de ce programme n’est plus à démontrer. Il répond avec pertinence aux priorités des pays et aux attentes de notre sous-région en matière de santé sexuelle et reproductive », a déclaré dans son discours de lancement, Dr. Sibylle Assavoédo, directrice adjointe de cabinet du ministre de la santé au Bénin.

Découverte du patrimoine de la 1ère ville du Bénin : une aubaine avec le Petit Train de Cotonou

Le Petit Train de Cotonou

Le train « siffle » à nouveau dans la Capitale économique du Bénin pour signaler le départ plein de promesses d’un tourisme béninois résolument tourné vers l’avenir et solidement installé sur de bons rails. Le Petit Train de Cotonou qui est un projet porté par l’agence de tourisme Dahomey Discovery vient d’être inauguré. C’était ce samedi 17 janvier 2026 à la place de l’Amazone.

Ghislain Gbènakpon

Une vue de famille des officiels à l’inauguration du Petit Train de Cotonou

Rues, quartiers, marchés, infrastructures et espaces touristiques modernes, symboles de dynamiques urbaines contemporaines. Ce sont sur ces lieux que le Petit train de Cotonou va faire halte. Il faut dire qu’il propose des circuits urbains commentés, permettant aux habitants et aux visiteurs de parcourir la ville autrement. Dans son allocution de circonstance, la directrice générale de Dahomey Discovery, Mme Zoulfati Derby a fait savoir que le projet s’inscrit dans une volonté de rapprocher les populations de leur patrimoine avant de souligner que le Petit Train Touristique de Cotonou n’est pas seulement un moyen de transport, mais un outil de lecture et de découverte de la ville qui met en valeur ses sites emblématiques, son histoire et sa culture.

Doté d’un moteur puissant et peu polluant, le petit train touristique de Cotonou circule à une visite de 20km/h. Il comprend deux wagons d’une capacité de 20 passagers chacun. Ces wagons sont équipés de caméras de surveillance, d’un système audio intégré, de ceintures de sécurité, de boutons d’alarme et d’un éclairage permettant des visites de jour comme de nuit. Pour la représentante du ministère du tourisme, de la culture et des arts, l’avènement du petit train de Cotonou ravive dans la mémoire collective le temps où le sifflet du train de l’OCBN rythmait la vie du Bénin, un temps où le rail traversait la plus grande partie du territoire national reliant de Cotonou à Parakou en passant par Bohicon et Savè, les hommes, les marchés et les paysages. « Nous ne reprenons pas cette longue traversée ludique, mais le petit train de Cotonou en ravive l’esprit. Ici, il ne s’agit pas de longues distances; mais d’escales urbaines, culturelles et mémorielles. Des arrêts choisis pour raconter la ville, révéler ses strates, ses rythmes, ses visages. Comme autrefois, le train ne fait pas que passer. Il relie, rassemble, raconte », a déclaré la conseillère technique Glawdys Gandaho.

La directrice générale de Dahomey Discovery, Zoulfati Derby

Pour sa visibilité et son rayonnement, la ville de Cotonou peut donc compter sur Dahomey Discovery, une agence de tourisme engagée dans la valorisation du patrimoine culturel, historique et urbain du Bénin. Celle-ci a à sa tête, l’entrepreneure Zoulfati Derby, une entrepreneure affrodescendante originaire de Mayotte qui a le soutien de son époux Melvin Derby originaire de la Guyane. « Ce petit train n’est pas seulement un moyen de transport. Il est avant tout un outil de valorisation touristique, culturelle et patrimoniale au service de la découverte de la ville de Cotonou. La municipalité se réjouit de voir émerger des initiatives qui contribuent à raconter notre ville autrement, à mettre en lumière ses richesses cultuelles et son patrimoine », a soutenu le représentant du maire de Cotonou, M. Samuel Akindès, chef du 12e arrondissement.

Protection Civile : don de matériels roulants et de secours du Japon au Bénin

Une vue partielle du don

L’Agence béninoise de la protection civile ( ABPC ) vient de bénéficier du don d’un important lot de matériels roulants tout terrain et d’équipements spécifiques de secours grâce à la générosité du gouvernement japonais. La remise officielle de ce don a eu lieu ce mardi 20 janvier 2026 au ministère de l’intérieur et de la sécurité publique à Cotonou. C’était sous la houlette conjointe du ministre Alassane Séidou et de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon près le Bénin, S.EM. Uezono Hideki.

Ghislain Gbènakpon

Séance d’explication de l’utilité des matériels

10 ambulances équipées de matériels spécifiques de secours dont une civière principale, une civière pliable, une trousse de premiers secours, un aspirateur, un insufflateur manuel, un kit d’oxygénothérapie portable, un kit de bouteille d’oxygène et un gilet d’ambulance. Voilà de quoi est notamment composé ce don du gouvernement japonais au profit de l’Agence béninoise de la protection civile ( ABPC ). Ces matériels sont le troisième et dernier lot du Projet d’Aide financière non remboursable du peuple japonais pour le Programme de développement économique et social du Bénin au titre de l’année fiscale 2023 d’un montant de quatre cent millions ( 400.000.000 ) de Yens japonais, soit Un milliard six cent millions ( 1.600.000.000 ) de francs CFA.

Remise symbolique des clés au ministre Séidou par l’Ambassadeur Hideki

« Il s’agit de moyens efficaces adaptés à tous les terrains et destinés à renforcer vos capacités opérationnelles sur divers théâtres, à réduire les délais d’intervention et à améliorer la qualité des secours offerts à nos populations. Avec ces moyens, nous voulons que nos compatriotes, où qu’ils se trouvent sur le territoire, notamment les populations installées dans les départements sous menace des groupes armés terroristes, puissent bénéficier d’un service de secours efficace et professionnel », a déclaré le ministre Alassane Séidou à l’adresse des sapeurs-pompiers et personnels de l’Agence béninoise de la protection civile. Il n’a pas manqué d’exprimer les remerciements et la gratitude du gouvernement du Bénin au peuple du Japon et à son gouvernement pour cet appui à valeur significative.

Remise symbolique des clés au DG/ABPC par le ministre Séidou

Pour rappel, la remise du premier lot de matériels composé de vingt ( 20 ) véhicules Pick-up double cabines et de deux ( 02 ) véhicules Prado dans le cadre du projet relatif au Programme de développement économique et social du Bénin a eu lieu le 13 mars 2025. Le second lot constitué de vingt-trois ( 23 ) motos et de cinq ( 5 ) appareils de communication a été remis le 15 mai 2025. « Le financement de ce projet s’inscrit dans l’engagement de longues années du Japon à soutenir toutes les initiatives concourant à la paix et la sécurité en Afrique. Cet engagement à été également réaffirmé lors de la 9ème édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique qui s’est tenue août 2025 à Yokohama au Japon », a déclaré l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon près la République du Bénin, S.EM. Uezono Hideki.

Vodun Fashion Show 2026: le Vodun à nouveau revisité sous l’angle de la mode à Couleur Indigo

La parade finale

Le Vodun à nouveau revisité sous l’angle de la mode à Couleur Indigo dans le cadre de la célébration des religions traditionnelles au Bénin. La quatrième édition de Vodun Fashion Show a présenté ce 8 janvier 2026  à Indigo Hôme à Ouidah, des costumes, des accessoires et du maquillage d’inspiration vodun. Sous la houlette de la promotrice Nadia Adanlé, elle offre également au public, jusqu’au 20 février 2026, une exposition qui met en lumière les quatre éléments fondamentaux de la nature que l’on retrouve dans la cosmogonie Vodun et de Couleur Indigo.

Ghislain Gbènakpon

La parade finale

15 costumes portés et valorisés par des mannequins professionnels. Voilà en quelques mots, le déroulé de la quatrième édition du Vodun Fashion Show organisé par l’entreprise Couleur Indigo. Il faut dire que chaque année, le Bénin célèbre au mois de janvier, la fête du Vodun, placée sous le signe de la valorisation des religions traditionnelles. Vodun Fashion Show s’inscrit parfaitement dans cette dynamique. « C’est un événement culturel qui offre un pan artistique et culturel à la célébration de nos religions locales. Cette activité nous permet de revisiter notre Vodun à travers l’angle de la mode. Car dans le Vodun, il y a gastronomie, il y a répertoire musical et bien évidemment de la mode. Nous montrons cette mode à travers des costumes, des accessoires et du maquillage d’inspiration Vodun », a déclaré la promotrice Nadia Adanlé dans son allocution de circonstance.

A chacune des trois précédentes éditions, Vodun Fashion Show a offert des prestations de tenues d’inspiration Vodun et culturelle. C’est ainsi qu’à la première édition en 2021, les costumes étaient inspirés du Zangbéto, la deuxième édition en 2024, du Sakpata et la troisième édition en 2025, de tout ce qui est Guinvoduns où il a été mis en relief la connexion avec la nature à travers les plantes.

Visite de l’exposition

Cette année, en plus du défilé, Couleur Indigo a proposé une exposition au sein de sa Galerie d’art (Indigo Hôme) dénommée « Nature Indigo : Souffle et Spiritualité ». « Pour cette édition, on n’est pas parti directement  d’une divinité. On s’est basé sur les quatre éléments fondamentaux de la nature à travers lesquels on a fait une installation qui les a mis en lumière avec les divinités qu’ils représentent. Et au cœur de cette installation, nous avons mis des coiffes végétales portées par des têtes. C’est pour nous une manière de matérialiser la connexion avec la nature, l’harmonie que l’être humain devrait construire et conserver avec la spiritualité, les éléments fondamentaux de la vie et la nature elle-même », a expliqué Nadia Adanlé à la faveur d’une interview à la presse.

Celle-ci se tient jusqu’au 20 février 2026 et met en lumière les quatre éléments fondamentaux de la nature que l’on retrouve dans la cosmogonie Vodun et de Couleur Indigo. « Si dans la cosmologie vodun, l’eau, la terre, l’air et le feu sont des éléments fondamentaux, dans la cosmogonie indigo, il y a également 4 éléments fondamentaux que sont l’eau, la cendre, la feuille et la fibre », a expliqué la promotrice Nadia Adanlé.