
Il se tient depuis ce jeudi 8 juillet 2021 pour trois jours au palais des congrès de Cotonou, le deuxième sommet citoyen pour une Cedeao des peuples. Cette première journée a été marquée par la tenue du sommet panafricain de la jeunesse qui a connu la participation des jeunes d’une quinzaine de pays de la sous-région. Occasion pour eux de se donner la main pour la renaissance du continent.
Ghislain Gbènakpon
« Intégration régionale et engagement citoyen : Cas des jeunes de la Cedeao ». C’est sous ce thème que s’est tenu ce jeudi, le sommet panafricain de la jeunesse. Ceci, dans le cadre du deuxième sommet citoyen pour une Cedeao des peuples. Les participants sont venus du Sénégal, du Cap-Vert, de la Guinée Bissau, de la Guinée, de la Gambie, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Ghana, du Niger, du Togo et du Nigeria.

Pour le coordonnateur des Universités sociales du Togo ( Ust), le Pr. David Dosseh qui assure aussi la coordination de ce deuxième sommet, ces assises de la jeunesse africaine à Cotonou visent à permettre à celle-ci de de se retrouver afin de construire ensemble la renaissance du continent. « Oui, car l’Afrique est riche de sa jeunesse et à la jeunesse ici présente et à celle qui n’a pas pu venir et qui nous écoute, je voudrais simplement dire : réjouissez-vous, car vous êtes comme la sève vivante, vous incarnez un espoir, celui d’une Afrique réconciliée avec elle-même et qui a décidé de prendre son destin en main », a-t-il déclaré dans son allocution de circonstances à l’ouverture des travaux. Le Pr. David Dosseh a salué l’engagement des organisations de la société civile sœurs impliquées d’une manière ou d’une autre dans la tenue effective de ce sommet. Il s’agit entre autres, du Centre de recherche sur l’Etat en Afrique ( Crea) du Pr. Victor Topanou qui est à l’organisation pratique du sommet, Africans-Rising, Tournons la page ( Tlp) et les partenaires dont Pain pour le Monde, parrain du sommet panafricain de la jeunesse et Terre solidaire.

« Nous sommes ici aujourd’hui pour construire la solidarité entre les organisations de la société civile africaine et travailler ensemble à la mise en œuvre effective de la démocratie et de la bonne gouvernance dans l’espace Cedeao. En 2016, les africains et les descendants d’Africains se sont retrouvés à Arusha en Tanzanie pour mettre sur pied la déclaration de Kilimandjaro, le document fondateur du mouvement Africans-Rising », a déclaré Prince Akpah du Ghana dans son discours d’ouverture du sommet.

Au cours des travaux, les jeunes ont été répartis en trois groupes pour faire des propositions pour une Cedeao effectivement des peuples. Le premier groupe a fait des propositions en matière des droits humains, droits civiques et politiques. Le deuxième s’est préoccupé de la gouvernance économique alors que le groupe numéro 3 a fait des propositions pour une bonne gouvernance culturelle et sociale dans l’espace Cedeao. Le sommet panafricain de la jeunesse a pris fin par la déclaration de la jeunesse de la Cedeao dans laquelle, elle invite les dirigeants africains à la bonne gouvernance et à la démocratie avec des alternances régulières au pouvoir. Justement, le sommet citoyen qui s’ouvre officiellement ce vendredi 9 juillet 2021 a aborde cette problématique.























