Deuxième sommet citoyen pour une Cedeao des peuples: La jeunesse Ouest-africaine se mobilise pour la renaissance du continent

Une vue de famille des participants

Il se tient depuis ce jeudi 8 juillet 2021 pour trois jours au palais des congrès de Cotonou, le deuxième sommet citoyen pour une Cedeao des peuples. Cette première journée a été marquée par la tenue du sommet panafricain de la jeunesse qui a connu la participation des jeunes d’une quinzaine de pays de la sous-région. Occasion pour eux de se donner la main pour la renaissance du continent.

Ghislain Gbènakpon

« Intégration régionale et engagement citoyen : Cas des jeunes de la Cedeao ». C’est sous ce thème que s’est tenu ce jeudi, le sommet panafricain de la jeunesse. Ceci, dans le cadre du deuxième sommet citoyen pour une Cedeao des peuples. Les participants sont venus du Sénégal, du Cap-Vert, de la Guinée Bissau, de la Guinée, de la Gambie, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Ghana, du Niger, du Togo et du Nigeria.

Le coordonnateur du sommet, Pr. David Dosseh

Pour le coordonnateur des Universités sociales du Togo ( Ust), le Pr. David Dosseh qui assure aussi la coordination de ce deuxième sommet, ces assises de la jeunesse africaine à Cotonou visent à permettre à celle-ci de de se retrouver afin de construire ensemble la renaissance du continent. « Oui, car l’Afrique est riche de sa jeunesse et à la jeunesse ici présente et à celle qui n’a pas pu venir et qui nous écoute, je voudrais simplement dire : réjouissez-vous, car vous êtes comme la sève vivante, vous incarnez un espoir, celui d’une Afrique réconciliée avec elle-même et qui a décidé de prendre son destin en main », a-t-il déclaré dans son allocution de circonstances à l’ouverture des travaux. Le Pr. David Dosseh a salué l’engagement des organisations de la société civile sœurs impliquées d’une manière ou d’une autre dans la tenue effective de ce sommet. Il s’agit entre autres, du Centre de recherche sur l’Etat en Afrique ( Crea) du Pr. Victor Topanou qui est à l’organisation pratique du sommet, Africans-Rising, Tournons la page ( Tlp) et les partenaires dont Pain pour le Monde, parrain du sommet panafricain de la jeunesse et Terre solidaire.

Le Pr. Topanou lors de son intervention

« Nous sommes ici aujourd’hui pour construire la solidarité entre les organisations de la société civile africaine et travailler ensemble à la mise en œuvre effective de la démocratie et de la bonne gouvernance dans l’espace Cedeao. En 2016, les africains et les descendants d’Africains se sont retrouvés à Arusha en Tanzanie pour mettre sur pied la déclaration de Kilimandjaro, le document fondateur du mouvement Africans-Rising », a déclaré Prince Akpah du Ghana dans son discours d’ouverture du sommet.

Une vue partielle des participants en plein travaux

Au cours des travaux, les jeunes ont été répartis en trois groupes pour faire des propositions pour une Cedeao effectivement des peuples. Le premier groupe a fait des propositions en matière des droits humains, droits civiques et politiques. Le deuxième s’est préoccupé de la gouvernance économique alors que le groupe numéro 3 a fait des propositions pour une bonne gouvernance culturelle et sociale dans l’espace Cedeao. Le sommet panafricain de la jeunesse a pris fin par la déclaration de la jeunesse de la Cedeao dans laquelle, elle invite les dirigeants africains à la bonne gouvernance et à la démocratie avec des alternances régulières au pouvoir. Justement, le sommet citoyen qui s’ouvre officiellement ce vendredi 9 juillet 2021 a aborde cette problématique.

Réaménagement de la législation sur le Vih Sida: L’avant-projet de loi validé par les parties prenantes

Le Pr. Flore Gangbo et La chargée de programme , Mme Joséphine Kanakin

On est bien parti pour le réaménagement de la loi N°2005-31 du 10 avril 2006 portant prévention, prise en charge et contrôle du VIH/SIDA en République du Bénin. Avec essentiellement le soutien technique et financier du Pnud mais aussi de l’Onusida, il s’est tenu ce mardi 6 juillet 2021 à l’Infosec de Cotonou, un atelier de validation de l’avant-projet de loi portant prévention, prise en charge et élimination du VIH/Sida en République du Bénin. Les travaux ont été lancés par la coordinatrice nationale du Programme santé de lutte contre le Vih/Sida ( Psls), le Pr. Flore Gangbo.

Ghislain Gbènakpon

« Présenter à l’ensemble des parties prenantes, les différents amendements qu’a connus le document de ladite loi, après les travaux du consultant mis à la disposition du Psls et l’appui des différents experts qui ont inter agi pour l’amélioration du document ». Voilà ainsi décliné par la Chargée de programme Genre, Droits humains et VIH/Sida du Pnud, Mme Joséphine Kanakin, le but de cet atelier de validation.

Elle a fait observer qu’après plusieurs décennies de lutte contre l’épidémie Vih/Sida, à travers plusieurs outils dont les lois nationales prises pour limiter la propagation du Vih et pour protéger les personnes infectées ou affectées par le virus, les États étaient conviés à réexaminer et réformer la législation pénale et le régime pénitentiaire pour qu’ils soient compatibles avec les contextes locaux de l’épidémie, avec l’évolution des cadres juridiques nationales et les obligations internationales en matière de respect de droits de l’homme.

Une vue partielle des participants

Le gouvernement béninois a décidé de donner une suite favorable à cette invite. Et dans ce cadre de réexamen du cadre législatif national, le Pnud a fourni son appui technique et financier pour une relecture complète et profonde des dispositions antérieures pour les arrimer aux objectifs actuels visés par la riposte qui doit être en cohérence avec les nouvelles réalités liées à l’épidémie.

A la faveur d’une interview à la presse, la coordinatrice du Programme santé et lutte contre le Vih/Sida ( Psls) s’en est davantage expliquée. « Dans cette loi, plusieurs dispositions ont été améliorées. Nous sommes en train de reclarifier un certain nombre de contextes. Il y a eu des groupes qui n’ont pas été intégrés et qui doivent faire aussi l’objet d’attention particulière. Donc ces groupes vont être intégrés dans la nouvelle loi. Il faut faire aussi attention aux différentes sanctions relatives à la transmission du Vih. Et l’attention accordée cette fois-ci, c’est pénaliser quand l’intention de nuire existe ; non pas pénaliser le fait d’avoir transmis », a expliqué le Pr. Flore Gangbo.

Ce sont les différentes propositions contenues dans cet avant-projet de loi qui ont été soumises à l’appréciation des parties prenantes qui l’ont va validées.

Projet d’un espace de production à la bourse du travail: Poléon, la pièce jouée vendredi dernier

Une séquence de la pièce Poléon

Les pièces théâtrales qui se jouent tous les vendredis à la bourse du travail à Cotonou dans la perspective du projet de faire de ce lieu, un espace de production et de diffusion se poursuivent. Le vendredi 2 juillet 2021, c’est Poléon, l’histoire d’une dame qui est prête à tout pour devenir reine qui a été servie à la grande satisfaction du public. C’est un spectacle mis en scène par Joël Lokossou.

Ghislain Gbènakpon

« Poléon, c’est l’histoire de deux rois qui s’entredéchirent pour le royaume. C’est l’histoire aussi d’une dame qui est obsédée par le pouvoir et qui est prête à tuer pour ça ; même son propre fils ; puisque elle a fait tuer son mari et son propre fils pour avoir le pouvoir. Et pour finir, elle se marie avec le frère défunt de son mari toujours afin d’avoir le pouvoir. ». Ainsi s’exprimait face à la presse au terme du spectacle, Florisse Adjanohoun, comédienne Béninoise pour résumer Poléon joué vendredi dernier à la bourse de travail. Elle a fait observer que c’est des choses qui se passent encore aujourd’hui. Puisque, poursuit-elle, « les hommes sont prêts à tout pour avoir le pouvoir, pour accéder au pouvoir quel que soit le niveau donné. Pas seulement la présidence de la République, mais c’est à tous les niveaux. On est prêt à tout pour être directeur général d’une société ou à d’autres postes de responsabilité. Donc, c’est une histoire qui nous interpelle encore aujourd’hui ».

Une vue des comédiens qui ont…
…tenu en haleine le public

Il faut dire que ces spectacles qui se tiennent les vendredis soirs à partir de 20 h à la bourse du travail sont en prélude à la concrétisation d’un important projet culturel. « Vous avez vu Poléon. Un spectacle que Joël Lokossou a mis en scène avant de partir en France. Il a donc rassemblé un certain nombre de comédiens Béninois autour de lui pour faire ce spectacle là, tout simplement dans le cadre de ce projet que nous avons de faire de cet espace, un espace de production, de création et de diffusion. C’est donc dans ce cadre que nous avons joué ce spectacle. Tous les vendredis, ça se passe à la bourse du travail. C’est au fait un genre de première pierre posée pour ce projet », a expliqué Florisse Adjanohoun.

Le public visiblement conquis

Elle n’a pas manqué d’inviter expressément le public béninois à adopter ce spectacle en se rendant tous les vendredis soirs à la bourse de travail : « On aurait souhaité que le public béninois se déplace massivement pour voir ce spectacle jouissif. Mais en même temps, en venant à ce spectacle, c’est une manière de nous soutenir dans la réalisation de ce projet afin que la bourse du travail devienne en quelque sorte cet espace où les Béninois aux alentours et encore plus loin pourront venir se régaler de spectacle ».

Célébration en différé de la fête de la musique: Toboula salue l’engouement des jeunes pour la musique béninoise.

M. Modeste Toboula, un amoureux de la musique béninoise.

Au nombre des invités de marque du concert gratuit de ce samedi 3 juillet 2031 au palais des congrès de Cotonou organisé par le ministère en charge de la culture au profit de la population béninoise dans le cadre de la célébration en différé de la fête de la musique, il y avait l’ancien préfet du Littoral. A la faveur d’une interview à la presse, M. Modeste Toboula, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a, entre autres, salué l’engouement des jeunes pour la musique béninoise.

Ghislain Gbènakpon

« Le Bénin est un pays très riche. Nous sommes riches non seulement de nos intelligences, mais nous sommes riches de notre culture. Et c’était vraiment un plaisir pour moi de participer à cette saga de la musique béninoise. Il est heureux de constater qu’on peut faire 48 h non stop avec la musique béninoise sans s’ennuyer. Ça, c’est un patrimoine que nous devons forcément sauvegarder pour les générations à venir. Et je suis heureux que les jeunes s’intéressent de plus en plus à la musique béninoise. Car au regard de la ferveur que nous avons constatée au sein du public, nous pensons que nous sommes sur la bonne voie en matière de développement de la musique au Bénin ». Ainsi s’exprimait M. Modeste Toboula pour livrer ses impressions sur l’organisation de ce concert gratuit par le ministère en charge de la culture.

Les ministres Abimbola et Homéky ainsi que le préfet Orounla

Dans une autre interview le ministre Jean-Michel Abimbola a fait observer que l’initiative d’organiser ce concert a été prise pour suppléer au manque d’engagement soutenu et actif du secteur privé dans la promotion de la musique au Bénin. Il a donc plaidé pour une réelle implication du privé dans ce challenge. Et l’ancien représentant de l’Etat dans le littoral s’inscrit parfaitement dans ce plaidoyer de l’autorité ministérielle. « Le Pag du président Patrice Talon l’a programmé en 2016. Le tourisme, la culture en général est un levier de développement. Nous n’avons pas de ressources du sous-sol. Nous n’avons pas autre chose que nous pouvons vendre en dehors de notre culture. L’organisation de cette fête en ce qui concerne la célébration de la musique participe de cela. Je pense, et je le pense vraiment, que nous avons tout à gagner en donnant un regain à la promotion de la culture, essentiellement la musique », a soutenu Modeste Toboula.

Il n’a pas manqué d’insister sur le rôle d’ambassadeur efficace que jouent les artistes dans la vie d’un pays pour son développement : « Les artistes Béninois un peu comme partout dans le monde sont des ambassadeurs. Ils vendent notre pays mieux que les intellectuels que nous sommes. Nous, on est connu juste au plan national. Mais un seul artiste est capable de vendre son pays à des échelles vraiment plus grandes. Quand vous prenez Angélique Kidjo, lorsque vous voyez aujourd’hui ce qu’elle est devenue comme un repère en matière de culture au plan international au point même de susciter un intérêt de la communauté européenne, vous imaginez à quelle point la culture est importante. Et il n’y a pas que Angélique Kidjo. Il y a d’autres artistes qui emboîtent le pas de ces aînés que nous considérons comme les patriarches de la musique béninoise. Et c’est un réel plaisir pour nous de constater que le Bénin se vend au mieux de par sa culture que de par ses autres aspects ».

L’artiste Sessimin en pleine prestation

Loterie nationale du Bénin: L’Amicale des retraités de la Lnb se donne un nouveau souffle

Une vue partielle des membres du bureau élu

Après bientôt 13 ans de vie au ralenti, l’Amicale des agents retraités de la loterie nationale du Bénin ( Aar-Lnb) vient de se donner un nouveau souffle. C’est à la faveur de sa deuxième assemblée générale de ce vendredi 2 juillet 2021 à la bourse du travail à Cotonou. Au terme des travaux, un nouveau bureau est élu avec a sa tête, le président Tchédodo Awokpossi.

Le président élu Tchédodo Awokpossi

A la faveur d’une interview à la presse, le nouveau président a livré ses priorités. « Mes impressions sont bonnes. Ce qui m’anime en ce moment, c’est le souci de mieux servir mes collègues. Car une chose est d’être élue, et une autre est de réussir sa mission. La première priorité, c’est la disponibilité. Donc, je me rendrai disponible. Et avec le planning d’activités annuel que nous venons de faire, je vais avec l’ensemble de mon bureau, voir comment le mettre en œuvre. Nous allons identifier les partenaires surtout financiers avec qui nous pouvons travailler ; à commencer par notre ancien employeur, la Lnb », a déclaré le président Tchédodo Awokpossi.

Une vue partielle des participants au congrès

Pour rappel, l’Aar-Lnb a été portée sur les fonts baptismaux le 8 août 2008. Mais les ennuis de santé de son président d’alors pour une longue durée n’ont pas permis de finaliser la procédure de son enregistrement et a fait plonger l’amicale dans une longue léthargie. Le nouveau bureau exécutif national compte sur tous les militants pour redynamiser l’Aar-Lnb.

Bureau élu de l’Amicale des retraités de la Lnb

Président : Awokpossi Tchédodo

Vice-président : Mme Padey Rosa

Secrétaire général : Daniel-Constance Saïzonou

Secrétaire général adjoint : Mme Amoussou Placida

Trésorier général : Noutaï Marcel

Trésorière générale adjointe : Mme Houessou Laure

Responsable à l’organisation : Akpodji Patrice

1er responsable adjointe l’organisation : Agboton Sébastienne

2e responsabilité adjoint à l’organisation : Boko Boniface

1er Conseiller :
Avocegamou Patrick

2e Conseiller : Mahoutondji Justin

Commissariat aux comptes

Tadjou Saïbou

Conseil national du Mouvement populaire de libération: Expérience Tèbè prend les rênes du Mpl

M. Expérience Tèbè, le nouveau Pdt du Mpl

Coup de théâtre au conseil national du parti Mouvement populaire de libération ( Mpl) tenu ce samedi 3 juillet 2021 au palais de la gratitude à Abomey-Calavi. Le président Sabi Sira Korogoné a décidé de la tête du parti. Et au terme des travaux, c’est M. Expérience Tébé précédemment secrétaire exécutif du parti qui a pris les rênes du parti.

L’ancien Pdt Sabi Sira Korogoné lançant le Conseil national

« S’agissant des mutations et me concernant personnellement, nous sommes arrivés à un niveau où, quand ont fait le point, on doit pouvoir savoir que ce que nous avons en face et ce que nous combattons, n’est pas une mince affaire. Il y a déjà trop de fixation sur ma modeste personne. Il faut que de façon stratégique, je puisse tirer leçon de tout cela. Je vais me retirer de la présidence du parti pour lui (le secrétaire général Ndlr) donner la possibilité de continuer sa marche et je serai dans le rôle de coach », a expliqué le désormais ancien numéro 1 du Mpl.

Il s’agit probablement pour le parti, une stratégie pour mieux face aux défis de la realpolitik du moment. C’est en tout cas ce que suggère le thème de ce conseil national intitulé « Le Mpl face aux nouveaux défis de la real politique au Bénin ». Et de l’avis de tous les observateurs, le nouveau président du Mpl M. Expérience Tèbè a toutes les compétences et la carrure pour relever le défi.

Ghislain Gbènakpon

Promotion d’une pêche responsable au Bénin: Le Gnapcaab porté sur les fonts baptismaux

Les principaux responsables du Gnapcaab.

Groupement national des pêcheurs continentaux, artisans et assimilés du Bénin ( Gnapcaab). Telle est la dénomination du creuset qui vient d’être porté sur les fonts baptismaux dans le secteur de la pêche au Bénin. C’est à la faveur de son assemblée générale constitutive tenue ce samedi 3 juillet 2021 à la bourse du travail à Cotonou. Au terme des travaux, M. Damien Hounsou est élu à la tête du bureau exécutif national du Gnapcaab.

Ghislain Gbènakpon

« Les pêcheurs se sentent divisés. Chaque association tire le drap de son côté. Finalement, on s’est rendu compte que c’est des querelles inutiles. Ça ne fait pas avancer le secteur pêche. On a donc convenu après concertations que le mieux, c’est de se mettre dans un creuset digne de ce nom qui regroupe les vrais acteurs de la pêche et met ainsi fin à la division ». Ainsi s’exprimait à la faveur d’une interview à la presse, le président du bureau exécutif national élu M. Damien Hounsou pour lever le voile sur les motivations qui sous-tendent la création du Gnapcaab.

Le président élu du Gnapcaab, M. Damien Hounsou.

Celui qui est choisi pour présider aux destinées du Gnapcaab les cinq années à venir a aussi fait part des principaux chantiers de son quinquennat. « D’abord, c’est de s’aligner sur les réformes de la Cedeao, constituer la plateforme des vrais pêcheurs et artisans du Bénin pour une forte représentativité sur la plateforme de la Cedeao », a déclaré M. Damien Hounsou.
Ensuite, a-t-il poursuivi, « c’est amener l’administration à comprendre qu’il faut décider pour les pêcheurs en concertation avec eux, parce que nous sommes là pour faciliter la tâche à l’administration des pêches. Nous sommes ouverts pour discuter avec l’administration pour leur montrer ce qui est bien pour les pêcheurs. Car si l’administration qui est censée nous assister n’est pas éclairée sur notre secteur d’activité, elle ne peut pas nous aider. Nous nous sommes mis dans ce creuset pour aider l’Etat à mieux nous aider ».

Une vue partielle des militants du Gnapcaab

Effectivement, il faut dire qu’aux termes de ses statuts, le Gnapcaab se donne pour objectif, entre autres, d’unir et d’organiser les pêches continentaux, artisans et assimilés du Bénin pour une exploitation responsable des ressources halieutiques, assurer la représentativité de ses membres au niveau national, régional et international, assurer la défense de leurs intérêts matériels et moraux et promouvoir et défendre les valeurs d’une pêche responsable, performante et durable au service des communautés de pêcheurs.

Soutenance de thèse en science de gestion: Mention très honorable pour Dr. Paul Yédji

Dr. Paul Yédji, spécialiste de stratégies export et système commercial multilatéral.

Le cercle plus ou moins fermé des docteurs de la communauté universitaire s’est agrandi ce vendredi 2 juillet 2021 d’une tête bien faite. Paul Yédji, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a soutenu brillamment à l’école doctorale des sciences de gestion, sa thèse avec à la clé, une mention très honorable. Il est depuis lors, docteur en science de gestion, avec pour spécialité, stratégies export et système commercial multilatéral.

Ghislain Gbènakpon

« Influence du comportement export des entreprises de la cedeao sur l’utilisation des préférences commerciales chinoises: rôle du coût des règles d’origine du système commercial multilatéral». C’est le thème du travail de recherche qu’a présenté avec brio, Paul Yédji au jury qui l’a reçu au grade de docteur en science de gestion, spécialité, stratégies export et système commercial multilatéral. Le jury a salué la pertinence du sujet qui est d’actualité et le respect par le pénétrant de la méthodologie de la recherche scientifique.

A la faveur d’une interview à la presse, le docteur Paul Yédji a livré l’essentiel qu’on peut retenir des résultats de son travail. « On retient que les préférences commerciales accordées par les États-Unis et l’Union Européenne aux entreprises africaines ne leur permettent pas toujours d’être compétitives sur le marché international. Maintenant, l’option de la Chine est là comme une opportunité pour permettre à ces entreprises d’aller visiter d’ailleurs horizons. Et nous nous sommes dit qu’il fallait voir l’influence des accords chinois basés sur les règles d’origine sur la compétitivité des entreprises africaines. C’est ce que nous avons développé. Il y a des accords. Mais est-ce que ces accords sont efficaces du point de vue règles d’origine ? », a-t-il déclaré.

Car pour importer ou exporter, poursuit-il, « on vous demande est-ce que vous respectez les critères des règles d’origine. Est-ce que vous pouvez démontrer que les marchandises proviennent de tel ou de tel pays ? Si vous arrivez à le démontrer, s’il y a des réductions de droits de douane, on vous les accorde. Ce sont ces critères qui sont rigides, restrictives et les entreprises africaines n’arrivent pas à les respecter. Nous avons soulevé les difficultés et les problèmes qui font que ces entreprises n’arrivent pas à le faire. Pour cela, nous avons utilisé le contexte Chine-Cedeao. Et nous avons vu que l’expérience ne permet pas nécessairement de jouir de ces préférences. Nous avons constaté que les pays anglophones comme le Ghana et le Nigeria arrivent un peu à en jouir. Enfin, nous avons constaté que c’est la fraude surtout qui permet à certaines entreprises de réussir. Ça veut dire que la fraude est développée dans les rapports Chine-Afrique ».

Face à cette situation, Dr. Paul Yédji n’a pas manqué de faire des recommandations : « Les gouvernants africains doivent accompagner et former les entreprises sur les opportunités des marchés extérieurs et associer le patronat lors des négociations. Pour les entreprises de la cedeao, elles devront constituer des groupes de pression pour assurer le lobbying lors des négociations commerciales. Il faut travailler à positionner l’éthique en affaires comme une compétence distinctive. Les décideurs et les entreprises en Afrique devront travailler pour adapter les règles d’origine aux réalités du contexte africain ».

Il faut dire que Dr. Paul Yédji est titulaire d’un Dea en stratégies et marketing avec un master en commerce international obtenu à la haute école régionale de commerce international (Herci) de l’Uac. Son challenge désormais est de gravir un à un les autres grades de l’enseignement supérieur jusqu’à la titularisation.

Soutenance de thèse de doctorat en science de gestion: Mention très honorable pour Dr. Estelle Noudohouénou

Dr. Estelle Léa Homévo Noudohouénou face à la presse

Elle aura défendu avec brio les couleurs de la gent féminine à cette session de soutenances de thèses à l’Ecole doctorale des sciences de gestion de l’Uac. Estelle Léa Homévo Noudohouénou, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit, est depuis ce jeudi 1er juillet 2021, docteur en sciences de gestion. Avec à la clé, une mention très honorable à elle décernée par le jury.

Ghislain Gbènakpon

« Facteurs des contingences organisationnelles et comportementales et choix des outils de contrôle de gestion dans les petits et moyennes entreprises : rôle modérateur des facteurs socioculturels ». C’est le travail de recherche qu’a présenté brillamment dans les locaux de la Fss, Estelle Léa Homévo Noudohouénou en présence de parents et amis. Le jury présidé par Pr. Emmanuel Hounkou, professeur titulaire à l’Uac a salué à sa juste valeur, la pertinence et la portée sociale du sujet ainsi que le respect par la pénétrante de la démarche de la recherche scientifique. Aussi, l’a-t-elle autorisée à l’unanimité, d’accéder au grade de docteur en science de gestion avec mention très honorable.

Dr. Estelle Léa Homévo Noudohouénou avec le jury

Dans une interview à la presse, la seule femme de la session de soutenances a levé le voile sur l’essentiel à retenir de son travail de recherche. « Aujourd’hui, les petites et moyennes entreprises sont d’une importance capitale pour toute économie. Mais qu’est-ce qu’on remarque ? Nous remarquons que lorsqu’un promoteur crée un Pme, 1 an, 2 ans, 3 ans, c’est parti. L’entreprise est fermée. Alors, nous avons voulu comprendre pourquoi ces entreprises ferment de si tôt ?. Alors un auteur nous dit qu’il faut nécessairement des outils de contrôle de gestion pour piloter la performance de ces Pme. Ces outils de contrôle de gestion que les PME doivent mobiliser d’une manière ou d’une autre sont des outils qui seront utilisées par le personnel, l’entreprise », a expliqué Dr. Estelle Léa Homévo Noudohouénou.

Le nouveau docteur avec le jury, son époux et des géniteurs.

Au même moment, poursuit-elle, « ces promoteurs de Pme sont dans une société donnée. Ils sont d’une culture donnée, d’une famille donnée, d’une ethnie donnée. Ils parlent une certaine langue, sont d’une religion donnée. Alors, les prises de décisions en entreprise peuvent être influencées par l’entourage ; à savoir la famille, quelqu’un avec qui on est proche. Donc, l’entourage immédiat peut aider beaucoup les Pme à remédier à certains problèmes en entreprise. »

Mme Pascaline Boko, tante de la lauréate

Dans une interview à la presse, la tante maternelle de la lauréate Pascaline Boko, lui a rendu un vibrant hommage et entend prier pour elle afin qu’elle accède aux grades supérieurs après le doctorat.

Enseignement supérieur: Mention très honorable pour le nouveau docteur Romaric Sounouvou

Le Nouveau Dr. Romaric Sounouvou avec le jury et ses géniteurs

La communauté universitaire béninoise vient d’enregistrer en son sein, un nouveau docteur. Il s’agit de Romaric Sounouvou qui accède à ce prestigieux grade de l’enseignement supérieur en science de gestion, spécialité finances après avoir soutenu brillamment sa thèse avec une mention très honorable. C’était ce jeudi 1er juillet 2021 à la faculté des sciences de santé ( Fss) de Cotonou devant parents et amis.

Ghislain Gbènakpon

« Les déterminants de l’adoption et de l’utilisation des services financiers mobiles au Bénin ». C’est le travail de recherche présenté avec brio par Romaric Sounouvou au jury qui l’a reçu au grade de docteur en science de gestion, avec mention très honorable. Le jury présidé par le Pr. Bertrand Sogbossi Bocco, professeur titulaire à l’université de Parakou, a salué à sa juste valeur, la portée sociale de la thématique abordée et le respect par l’impétrant de la méthodologie de la recherche scientifique.

A la faveur d’une interview à la presse, le docteur Romaric Sounouvou a livré ce qu’on peut retenir des résultats de ses recherches. « On retient que le détenteur d’un compte mobile money au Bénin est plutôt un homme qui a un certain niveau d’éducation, un niveau d’éducation à minima, un niveau de revenu qui n’a pas forcément d’impacte sur sa capacité à détenir le compte Mobile ; et que s’il est bancarisé, il a encore peu plus de chance d’adopter effectivement les services financiers économiques », a-t-il déclaré.

Pour ce qui est de l’utilisation, poursuit-il, on peut retenir que « le détenteur du compte mobile money l’utilise surtout pour ses transferts d’argent locaux, envoi et réception, qu’il l’utilise de temps en temps pour ses paiements d’utilité lorsqu’il est à un niveau plus supérieur et enfin, lorsqu’il est micro entrepreneur, il l’utilise pour toutes ses transactions ».

Il faut dire pour finir que le Dr. Romaric Sounouvou entend intégrer dans les plus brefs délais les observations faites par le jury pour améliorer la qualité du travail et par la suite, publier certains articles.

Dr. Romaric Sounouvou