Lutte contre la tuberculose en Afrique de l’Ouest et du centre: Réunion bilan du projet régional TB-Lab à Cotonou

Une vue de famille des participants

Il s’est tenu du lundi 13 décembre à ce mercredi 15 décembre 2021 à Bénin Royal hôtel de Cotonou, la troisième réunion bilan du projet régional TB-Lab financé par le fonds mondial pour contrer la tuberculose en Afrique de l’Ouest et du Centre. Les participants sont des praticiens de laboratoire, membres du réseau Supra régional laboratory ( Srl) qui regroupe 23 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Ghislain Gbènakpon

« Il était question que nous nous évertuons à améliorer le diagnostic et le suivi de la tuberculose par le laboratoire dans chacun de nos pays. Trois ans après, où est-ce que nous en sommes ? Donc nous discuterons des résultats de ces trois ans de projet. Nous allons analyser ensemble ce qui a marché, ce qui n’a pas marché pour que nous puissions aborder les trois années à venir avec des stratégies plus efficientes ». Ainsi s’exprimait le Prof Dissou Affolabi pour lever le voile sur l’objectif de cette troisième réunion bilan du projet régional TB-Lab.

Pendant trois jours donc les praticiens de laboratoire de l’Afrique de l’Ouest et du Centre ont échangé sur leurs problémes communs, leurs expériences bonnes ou mauvaises pour que chacun d’entre eux puisse apprendre pour améliorer ce qui se passe dans son pays.

Pour rappel, le projet régional TB-Lab financé par le Fonds Mondial vise à renforcer les capacités des praticiens de laboratoire pour des tests de diagnostic de la tuberculose en Afrique de l’Ouest et centrale de qualité.

Condamnation de Aïvo et Madougou: L’appel du Mpl à Talon

Le président Expérience Tébé lors de sa déclaration

Les réactions continuent d’être enregistrées après la condamnation par la Criet de Joël Aïvo et Rékiath Madougou respectivement à 10 ans et 20 ans de prison. C’est le cas de celle du parti Mouvement populaire de libération ( Mpl) qui à la faveur d’un point de presse à son siège à Cotonou ce lundi 13 décembre 2021, demande au chef de l’Etat d’user de ses prérogatives pour la libération des mis en cause.

Ghislain Gbènakpon

« Au Mouvement populaire de libération, nous prenons acte de tout et comme les camarades qui viennent d’être condamnés, qui pour blanchiment d’argent, d’atteinte à la sûreté de l’Etat et qui pour financement du terrorisme, nous demandons au Chef de l’Etat qui est le premier magistrat et qui connait le parcours de ces jeunes qui ont beaucoup donné et pourraient encore le faire à notre pays, d’user de tous les moyens légaux possibles pour qu’ils sortent de là très rapidement ». Voilà la demande au chef de l’Etat exprimée par le Mpl dans la déclaration lue par son président Expérience Tébé.

Au nom de la paix et de la décrispation du climat politique, poursuit-il, il est indispensable que l’action judiciaire avec ses corollaires soit suspendue au profit d’une solution politique de règlement définitif de la crise électorale d’avril 2021. A Joël Aïvo et Rékiath Madougou ainsi que tous les autres condamnés ou en attente de jugement, le Mpl exprime sa sincère compassion et sa proximité de pensée. Il leur rassure que le combat continuera jusqu’à leur libération.

Toutefois, le Mpl exhorte les acteurs de l’opposition à éviter d’entretenir des relations avec les hommes de rang qui pourraient se révéler compromettantes. « A nos collègues de l’opposition, il faut une nette démarcation entre les politiques et les hommes de rang, car tout rapport entre ces deux catégories d’acteurs, quel que soit la nature sera perçue comme source d’insécurité et d’instabilité par le régime qui ne se fera pas prier pour en user et abuser aux fin d’éliminer les adversaires politiques. », a déclaré le président Expérience Tébé.

Congo : mobilisation des administrations de Pointe-Noire à la lutte contre la corruption

Pointe-Noire, la capitale économique de la République du Congo a servi de cadre pour la célébration de la journée internationale de lutte contre la corruption. Au cours d’un atelier organisé, du 9 au 10 décembre 2021, les participants venus des administrations publiques et privées, sous la houlette de la haute autorité de lutte contre corruption ont été sensibilisés sur le rôle que chacun devrait jouer pour bouter la corruption hors du Congo.

La rédaction

« Adhérons tous à ce combat pour le bien-être de la Nation », c’est le contenu de « stop corruption », initiative prise par la haute autorité de lutte contre la corruption, dans son combat contre ce fléau qui gangrène la société congolaise. La rencontre de Pointe-Noire qui a servi de tribune pour dénoncer toutes les pratiques déviantes a été placée sous l’autorité du préfet du département de Pointe-Noire, Alexandre Honoré Paka, qui avait à ses côtés le président de la Haute autorité de lutte contre la corruption, Emmanuel Ondongo Ollita.

Les différents intervenants à ces assises ont lancé des messages d’exhortation à la prise de conscience du danger que représente la corruption et ses effets néfastes dans le développement du pays. La population a été invitée à la vigilance et à dénoncer les corrupteurs, sans être inquiétée, tout en se sentant protéger par la loi. Tout en prenant connaissance des textes créant la haute autorité de lutte contre la corruption et l’arsenal juridique qui organise son fonctionnement, l’assistance a été informée de la mise en service du numéro vert, à savoir le 1023, pour dénoncer toutes ces déviances.

Une vue partielle des participants

Il faut retenir que, cette année l’humanité a placé cette journée de lutte contre la corruption sous le thème « Votre droit, votre défi : dites non à la corruption ». Sur cette base, la communauté congolaise est appelée à comprendre que la corruption touche tous les domaines de la société. De ce point de vue, la prévention de la corruption permet d’avancer vers les objectifs de développement durable, de protéger le Congo, de créer des emplois, d’assurer l’égalité des sexes et de garantir un meilleur accès aux services essentiels tels que la santé et l’éducation.

En ces temps de crise économique et sanitaire, des ressources financières sont indispensables pour relever le pari de la COVID-19 et ses corollaires. En cette journée internationale de lutte contre la corruption, il est fondamental de souligner les droits et les devoirs de chacun, sans omettre les responsables gouvernementaux, les fonctionnaires, les forces de l’ordre, les médias, le secteur privé, la société civile, les universités, le public et les jeunes, dans la lutte contre la corruption. Chaque personne a un rôle à jouer pour prévenir ce crime afin de promouvoir la résilience et l’intégrité à tous les niveaux de la société. Il faut, en conséquence, dénoncer tous ces dérives, ces déviances qui retardent le développement en appelant au 1023.

Ce numéro vert participe des politiques, des systèmes et des mesures qui se mettent en place au niveau national, pour que les gens puissent s’exprimer et dire non à la corruption.
Cette campagne de sensibilisation et de mobilisation nationale contre la corruption qui a débuté à Pointe-Noire, se poursuivra dans d’autres localités de la République du Congo.

Congo : la caravane santé du Dr Obeng confirmée à Pointe-Noire pour 2022

La campagne de Dakar

Le chirurgien américain Dr Michael K. Obeng séjourne pour deux semaines depuis le 4 décembre, à Dakar, au Sénégal, dans le cadre d’une campagne de santé. Brice Dimitri Bayendissa, président de la fondation qui porte son nom a été invité à se joindre à cette équipe, pour toucher du doigt l’organisation mise en place et de conclure les échanges commencés à Los Angeles, avant que cette caravane de santé pose ses valises à Pointe-Noire.

La rédaction

Brice Dimitri Bayendissa et le Dr Michael K. Obeng ont poursuivi les échanges commencés à Los Angeles au mois de novembre, sur l’organisation à Pointe-Noire d’une campagne de santé au bénéfice des congolais en situation de précarité. « Faisant suite à ma récente visite de travail à Chicago et à Los Angeles, d’une part et dans la perspective de la matérialisation du partenariat entre l’ONG RESTORE du très célèbre chirurgien plasticien de Beverly Hills, le Docteur Michael OBENG et la Fondation Brice Dimitri BAYENDISSA, d’autre part, je suis actuellement en mission exploratoire à Dakar (Sénégal). » Pouvait s’exprimer Brice Dimitri Bayendissa justifiant le mobile de sa présence dans la capitale sénégalaise.

Il s’agissait pour le président de la Fondation Brice Dimitri Bayendissa de se faire une idée sur la mobilisation à faire pour la réussite de cette caravane de santé quand elle se déploiera dans la capitale économique de la République du Congo « C’est sur invitation du chirurgien que je suis venu pour m’enquérir de l’organisation mise en place par les partenaires sénégalais en vue de mieux projeter la prochaine mission qui aura lieu à Pointe-Noire dans les prochains mois. » A poursuivi Brice Dimitri Bayendissa.

Le député Brice Dimitri Bayendissa et son hôte

Comme partout ailleurs où cette mission est passée, à Pointe-Noire, il sera, également, question des opérations chirurgicales d’envergure, offertes gratuitement, à savoir : la reconstruction des tumeurs de la tête et du cou, la chirurgie reconstructive des brûlures, la chirurgie reconstructive mammaire, la chirurgie du cancer du sein, la chirurgie reconstructive de la paroi-abdominale, l’excision des lipomes, la chirurgie des ambiguïtés génitales, la cataracte, la chirurgie reconstructive du pied et de la cheville.

Il a lieu de retenir qu’après Dakar et courant 2022, à la date qui reste à déterminer, le Dr Obeng et son équipe de médecins, chirurgiens, anesthésistes, infirmiers, en partenariat avec la fondation Brice Dimitri Bayendissa mèneront cette campagne humanitaire à Pointe-Noire.

Le président de la fondation éponyme, Brice Dimitri Bayendissa, n’a pas manqué de témoigner sa gratitude en direction de Madame Ginakas. Cette dame qu’il qualifie « au bon cœur et pragmatique » a joué un rôle essentiel, non seulement pour le rapprochement avec Dr Michael K. Obeng du cabinet, mais aussi et surtout pour l’aboutissement heureux des discussions menées avec le cabinet RESTORE, en vue de l’organisation à Pointe-Noire cette campagne gratuite de santé.
Bien avant Dakar, cette mission humanitaire dont l’objectif est de venir en aide aux personnes les plus défavorisées, atteints de sévères malformations, qui se tient pour la 14e année consécutive a déjà apporté le sourire au Gabon, au Guatemala, au Laos, au Mexique, au Nigeria et au Ghana.

Couverture sanitaire universelle d’ici 2030 au Bénin: La Cobcus sensibilise sur les mécanismes idoines

Une vue de famille des participants

« Couverture sanitaire universelle au Bénin à l’horizon 2030: Quels mécanismes pour y arriver ? Voilà le thème de la conférence débat et sensibilisation organisée ce vendredi 10 décembre 2021 à Bénin Royal hôtel par la Coalition des Osc du Bénin pour la couverture universelle en santé ( Cobcus) avec pour conférencier M. Alexandre Alovokpohou de la coalition. Elle entre dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la couverture sanitaire universelle commémorée tous les 12 décembre. C’était avec le soutien de la fondation Anesvad. On pouvait noter la présence, entre autres, du point focal au Bénin de la fondation Anesvad, Mme Flora Houndjrèbo Ballé, des représentants des Osc, des dignitaires de toutes les confessions religieuses. Ils ont massivement répondu à l’invitation du Coordonnateur du Cobcus, M. Christian Martins et du président du conseil d’administration ( Pca) M. Epiphane Gainsi.

Ghislain Gbènakpon

Quatre principaux mécanismes pour atteindre la couverture sanitaire universelle au Bénin d’ici 2030 se dégagent de la communication inaugurale sur le thème de la sensibilisation.

Le premier est relatif à la nécessité de sensibiliser les populations sur les droits de la santé. « Il faut sensibiliser les populations à la base à travers les communautés religieuses, les différents groupes sociaux de base, les sensibiliser sur les droits de la santé et leurs devoirs en matière de santé dans la communauté. Il faut un mouvement populaire de sensibilisation en matière de droit de la santé », a déclaré M. Alexandre Alovokpohou à la faveur d’une interview à la presse.

Le conférencier Alexandre Alovokpohou

En plus de la sensibilisation des populations sur leurs droits, il ressort en second lieu de la communication, l’urgence d’un autre mouvement pour former les agents de santé en matière de l’accueil. L’accueil, soutient M. Alexandre Alovokpohou, est un soin de santé à part entière et l’agent de santé doit connaître ses responsabilités civile et pénale s’il n’accueille pas bien le citoyen béninois.

Le troisième mécanisme que propose la Cobcus renvoie à un lobby, une pression sur l’Etat pour augmenter le budget alloué à la santé afin d’équiper davantage les hôpitaux, de recruter davantage les agents de santé, de rapprocher les services de la santé des populations pour l’égalité des chances dans les zones rurales et urbaines.

Une vue partielle …
… des participants

Enfin, il faut un mouvement national mais aussi décentralisé jusqu’à la population à la base. « Il faut des cadres de concertation et d’échanges dans nos communautés sur la couverture sanitaire universelle regroupant l’acheteur de soin en l’occurrence l’Etat et les assureurs, le fournisseur de soins en l’occurrence les agents de santé, mais aussi la population. Ceci pour permettre à la population de comprendre les enjeux et où l’on veut aller d’ici 2030 », a déclaré M. Alexandre Alovokpohou.

La Cobcus et Anesvad totalement engagées

« Le 12 décembre, c’est bien le jour où chaque année, les personnes qui défendent la couverture sanitaire universelle prennent la parole pour sensibiliser le public sur le fait que bon nombre de personnes n’ont pas encore accès aux services de santé de qualité et enfin pour lancer un appel aux dirigeants afin qu’ils investissent davantage dans les services de santé pour tous. Ceci pour l’atteinte des objectifs de la couverture universelle en santé d’ici l’an 2030. C’est ce à quoi nous voudrions vous convier », a déclaré le président du conseil d’administration ( Pca) M. Epiphane Gainsi à l’adresse des participants à la sensibilisation.

Le PCA Epiphane Gainsi lors de son intervention

Pour la coalition, poursuit-il, la promotion de la couverture universelle en santé contribue notamment au renforcement de l’architecture de la santé nationale afin de renforcer la réponse à apporter aux crises de santé. Il assure le gouvernement du soutien de la Cobcus à toutes les réformes opérées dans le secteur de la santé en général et son effort pour juguler les diverses crises sanitaires en cours.

Le Coordonnateur Christian Martins

La Cobcus, fait observer le coordonnateur Christian Martins, est un regroupement d’organisations de la société civile qui s’attèle entre autres à mener des activités de plaidoyer en vue de la promotion de la couverture universelle en santé et la lutte contre les maladies tropicales négligées: « Contrairement donc à d’autres réseaux ou regroupements, Cobcus a pour membres non seulement des Ong mais aussi des groupes constitués tels que les associations de développement, les hommes des médias, les leaders religieux et de cultes, ces personnes dont la voix porte très loin ».

Le Point Focal Anesvad, Flora Houndjrèbo Ballé

Il faut dire la fondation Anesvad n’est pas du reste dans l’engagement total pour la couverture sanitaire universelle au Bénin. « Consciente des contraintes économiques, sociales et parfois géographiques pour certaines couches de la société à bénéficier des services de santé essentiels, la fondation Anesvad s’est assignée comme mission depuis 1958 à lutter contre les maladies tropicales négligées en Afrique subsaharienne et ceci selon l’approche fondée sur les droits humains. Il va sans dire que la couverture sanitaire universelle est une préoccupation perpétuelle de la fondation Anesvad car faire des maladies tropicales négligées son domaine de prédilection, c’est donner à tous ces malades pour la plupart pauvres et stigmatisés, la chance de bénéficier des soins adéquats et quasi gratuits en vue de jouir d’une bonne santé quels que soient leurs sexes, leurs races, leurs religions et appartenances politiques », a déclaré dans son intervention, Mme Flora Houndjrèbo Ballé.

Système de Propriété Intellectuelle en Afrique : Fatoumata Traoré dresse la situation au Mali

Mme Fatoumata Siragata Traoré, Directrice Cemapi, Snl/Oapi au Mali

Le système de propriété intellectuelle se porte très bien au Mali avec des projets de labellisation en Indication Géographique de produits très avancés. Voilà ce qu’on retient de l’interview que Mme Fatoumata Siragata Traoré, directrice du Centre malien de promotion de la propriété industrielle ( Cemapi),Structure nationale de liaison avec l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle ( Oapi) a accordée à la rédaction. C’était au terme des travaux de la réunion des experts de la 61eme session du conseil d’administration de l’Oapi à Cotonou. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune : Que peut-on retenir des cinq jours de travaux de la réunion des experts?

Fatoumata Siragata Traoré : Ces cinq journées de travaux ont été très intenses et très productives parce qu’elles ont abouti à l’adoption de documents majeurs pour l’avenir de notre organisation commune et qui vont déterminer la performance de l’organisation dans les années à venir.

Quelle est la situation de la propriété intellectuelle au Mali?

La propriété intellectuelle se porte très bien au Mali d’autant plus que le Mali a été classé premier sur les 17 États l’an dernier lors de la session du conseil d’administration de Lomé en tant que structure nationale de liaison la plus performante. C’est dire que la propriété intellectuelle se porte très bien au Mali et nous comptons consolider ces acquis dans les années à venir.

Assez de produits labellisés en Indication Géographique ?

Oui, le Mali a énormément avancé dans ses projets de labellisation en Indication Géographique notamment celui de l’échalote de Bandiagara qui vient d’obtenir en juin dernier son certificat d’enregistrement en Indication Géographique. C’est la toute première IG du Mali et nous sommes fiers de pouvoir porter ce projet. Mais en perspective, nous avons également d’autres projets de labellisation notamment en IG et en marque collective pour des produits phares du terroir malien que ce soit des produits artisanaux ou des produits agricoles comme le cas du Bogolan du Mali, et également les mangues et le karité du Mali, des produits très prisés sur les marchés internationaux.

Votre mot de fin.

Je voudrais remercier les autorités béninoises pour l’accueil chaleureux et toutes les commodités dont nous faisons l’objet depuis notre arrivée en terre béninoise et également souhaiter à notre organisation commune, un avenir radieux.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Coopération : accord de collaboration énergétique conclu par les deux Congo

Les présidents Tshisékédi et Sassou-N’guesso se réjouissant de l’accord

La République du Congo et la République Démocratique du Congo ont signé, ce lundi 6 décembre 2021, à Brazzaville, un accord de collaboration énergétique en présence des deux chefs d’Etat, Denis Sassou-N’Guesso et Félix Antoine Tshisekedi, qui a fait le déplacement de la capitale congolaise.

La rédaction

Cet accord de coopération énergétique, ainsi signé, prévoit la création d’une boucle électrique baptisée « boucle de l’amitié énergétique. » La cérémonie, qui s’est déroulée en présence des présidents Denis Sassou-N’Guesso du Congo et Félix Tshisekedi de la RDC a été marquée par quatre temps forts, à savoir : l’allocution de Bruno Jean Richard Itoua, ministre des hydrocarbures du Congo ; la signature par les deux Chefs d’Etat de la déclaration conjointe ; la lecture de ladite déclaration par Christophe Lutundula, vice premier ministre de la RDC en charge des affaires étrangères et la signature de l’accord de coopération énergétique par le ministre des hydrocarbures du Congo et le ministre des ressources hydrauliques et de l’électricité de la RDC.

Dévoilant les contours dudit projet, Bruno Jean Richard Itoua, ministre congolais des hydrocarbures, a déclaré : « la boucle de l’amitié énergétique dont il est question présentement est un projet sans précédent qui traduit la volonté du développement impulsée par deux présidents, Denis Sassou-N’Guesso et Félix Tshisekedi ». Il a ajouté que « la boucle de l’amitié énergétique s’inscrit résolument dans la dynamique de la coopération intra-africaine ».

Échange de documents entre les deux chefs d’Etat

Ce projet qui vise à créer une boucle électrique baptisée « boucle de l’amitié énergétique reliera la centrale électrique du Congo, située à Pointe-Noire (Congo) et le barrage hydroélectrique d’Inga, en RDC, puis électrifiera la ville de Kinshasa, la ville de Brazzaville, ainsi que la ville de Pointe-Noire.

La boucle de l’amitié énergétique est au cœur d’une nouvelle architecture énergétique intégrée en Afrique centrale. Elle alimentera, par ailleurs, plusieurs lignes à haute et très haute tension destinées à fournir de l’énergie, notamment aux industries minières en RDC. Selon le ministre congolais des hydrocarbures, « Construites, réhabilitées ou redimensionnées, les lignes de transport électriques qui composeront la boucle de l’amitié énergétique sont prévues de fonctionner in fine à la tension de 400kwh, permettant ainsi aux différents consommateurs d’avoir un accès à une énergie stable et efficiente, condition sine qua non de la réalisation d’un développement durable dans notre sous-région ».
« Au cœur de ce projet structurant et transformationnel se trouve le défi du développement de l’industrie gazière en République du Congo avec pour corollaire l’augmentation de la puissance de la centrale électrique du Congo. Dotée actuellement d’une puissance de 484 mégawatt, elle sera portée en premier temps à la puissance de 700 mégawatt et dans un deuxième temps, à 1000 mégawatt », a signifié Bruno Jean Richard Itoua.

Les deux chefs d’Etat en séance de travail

Cette puissance ainsi augmentée, connectée à la boucle de l’amitié énergétique, constituera la première source d’énergie additionnelle pour l’alimentation des consommateurs reliés à la boucle. Aussi l’existence et l’opérationnalisation de la boucle permettra-t-elle de découler les énergies actuelles et futures vers la boucle et vers les consommateurs de la sous-région de l’Afrique centrale. Donc, de valoriser l’immense potentialité énergétique de cette sous-région. Ainsi, Le gaz constitue la nouvelle source d’énergie dont elle dispose désormais permettant outre, les autres débouchées de sa valorisation, la génération de l’électricité et par conséquent l’augmentation de l’offre énergétique de cette partie de l’Afrique.
Selon les autorités de deux pays, cette nouvelle offre est rendue possible grâce à un grand projet de production de gaz et de gaz naturel liquéfié à partir des champs de pétrole et de gaz opéré par la société italienne ENI, acteur mondial dans le domaine énergétique et partenaire privé privilégié du projet.

Ce projet prouve à suffisance les efforts consentis par les Etats en termes d’énergie pour sortir les pays de la CEEAC de la pauvreté. La boucle de l’amitié énergétique permettra la construction d’une nouvelle ligne électrique d’Afrique centrale.

L’autre fait marquant de cette cérémonie a été la signature de la déclaration conjointe sur la boucle de l’amitié énergétique par les deux Chefs d’Etat, Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de la RDC et Denis Sassou-N ’Guesso, de la République du Congo, en présence de Abdallah Hassan Obaid Hassan Alshamsi, Représentant personnel de Son Altesse Cheikh Mohamed Ben Zayed Al Nahyane, Prince héritier des Émirats Arabes Unis. La lecture de cette déclaration conjointe a été faite par le Vice-premier ministre en charge des affaires étrangères de la RDC, Christophe Lutundula.

La signature de l’accord bipartite de collaboration énergétique entre la République Démocratique du Congo et la République du Congo, par Mwenze Mukaleng Olivier, Ministre des ressources hydrauliques et de l’électricité de la République Démocratique du Congo et Bruno Jean Richard Itoua, Ministre des hydrocarbures de la République du Congo, a constitué le dernier acte de cette cérémonie.

Dégradations environnementales et dérèglement climatique : L’Uita-Bénin outille ses membres sur son impact sur l’agriculture

Le Coordonnateur Guillaume Tossa lançant les travaux

« Dégradations environnementales et Dérèglement climatique : Impact sur l’agriculture au Bénin ». C’est le thème du séminaire national de formation syndicale que l’Uita-Bénin organise depuis ce mardi 7 décembre 2021 au Codiam de Cotonou à l’intention de ses membres. Les travaux qui prennent fin ce mercredi 8 décembre ont été lancés par le coordonnateur, Guillaume Tossa.

Ghislain Gbènakpon

« Amener les participants à s’approprier les concepts de dégradations environnementales et de dérèglement climatique et les outiller sur leurs impacts sur l’agriculture au Bénin ainsi que le rôle des organisations syndicales dans la lutte contre ces phénomènes. » Voilà un peu l’objectif général de ce séminaire national de formation initié par l’Uita-Bénin.

De façon spécifique, il s’agit pour les participants, entre autres, d’avoir une maîtrise des dégradations environnementales, du dérèglement climatique et de leur impact sur l’agriculture, d’apprécier les politiques et programmes mis en œuvre pour limiter les conséquences de l’action humaine sur l’environnement et le climat, d’identifier les actions à engager en synergie pour induire les mutations et transformations nécessaires à la logique du développement durable.

Une vue partielle des participants

« Nous contributions chaque jour à la dégradation de l’environnement dans lequel nous vivons à travers la pollution atmosphérique, la déforestation, la surpêche et que sais-je ? Nos actions individuelles paraissent anodines mais globalement elles sont nocives pour nous-mêmes. », a fait observer dans son allocution d’ouverture, le coordonnateur Guillaume Tossa.

Des communications conséquentes au rendez-vous

Plusieurs communications sont inscrites au programme des deux jours de formation syndicale. Au premier jour, les participants ont eu droit à trois communications. La première présentée par M. Séverin Nsia est intitulée « Les dégradations environnementales : définition, manifestations et causes ». La deuxième a porté sur le dérèglement climatique et ses probables conséquences et a été présentée par le Pr. Ibouraïma Yabi. « L’action humanitaire et son importance dans les dégradations environnementales et le dérèglement climatique ». C’est la troisième communication qui a été présentée par M. Séverin Nsia.

Les travaux se poursuivent ce mercredi 8 décembre avec une communication du Dr. Harry Jeer Vidéro intitulée « Impact des dégradations environnementales et du dérèglement climatique sur l’agriculture au Bénin ». La cinquième présentation va porter sur les stratégies de lutte contre les dégradations environnementales, le dérèglement climatique et le rôle des organisations de la société civile notamment des syndicats avec pour communicateur, M. Farris Okou.

Entretien avec Salomon Odjo du BEN: Tout sur le conseil national et le congrès extraordinaire de Fcbe

M. Salomon Odjo, Pdt du comité préparatoire et d’organisation

« Parti Fcbe face aux défis de la réforme du système partisan » C’est le thème du conseil national et du congrès extraordinaire du parti Fcbe qui se tiennent respectivement ce vendredi 10 et samedi 11 décembre 2021 à l’hôtel Jeco de Dassa. A la faveur d’une interview à la presse, le président du comité préparatoire et d’organisation, membre du bureau exécutif national ( BEN), M. Salomon Odjo a dit tout sur les assises de la plus grande formation politique de l’opposition béninoise.

Ghislain Gbènakpon

« Ce que le régime actuel reprochait à l’ancienne charte des partis politiques en initiant la réforme du système partisan sanctionnée par une loi, c’est la transhumance, le pléthore de partis politiques, la création de clubs électoraux qui s’érigent en partis politiques. On veut limiter les partis politiques au maximum à trois ou quatre. Voilà que malgré la réforme, la transhumance continue. Des partis politiques clubs électoraux continuent d’être créés ça et là à travers le pays. C’est pour cela que le parti Fcbe a décidé de mener la réflexion sur toutes ces questions », a déclaré M. Salomon Odjo pour lever le voile sur ce qui sous-tend le choix du thème du conseil national et du congrès extraordinaire du parti Fcbe qui se tiennent le week-end prochain à Dassa.

Il ressort des éclairages du président du comité préparatoire et d’organisation que sont attendus, tous les membres du bureau exécutif national, les maires, les élus communaux représentés par une personne au niveau de chaque commune, les membres de la coordination des 24 circonscriptions électorales et les secrétaires exécutifs au niveau des 77 communes du Bénin. C’est donc les responsables à tous les niveaux du parti qui sont invités pour la réflexion.

Des objectifs précis

Selon M. Salomon Odjo, le Conseil national et le congrès extraordinaire de Vendredi et samedi poursuivent deux principaux objectifs. Le premier répond à un besoin de bilan et de perspectives. « Lorsque vous êtes un parti politique animant la vie politique nationale, aspirant naturellement à conquérir le pouvoir d’Etat et à l’exercer, et que vous avez participé à deux élections consécutives, il est quand-même normal que vous vous réunissiez, faire le point, savoir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché », a expliqué M. Salomon Odjo.

Le second principal objectif répond à un besoin de rassurer la base par ces temps un peu mouvementés chez les cauris. « L’autre chose, le parti Fcbe connait à présent la situation que tout le monde sait. A savoir, les démissions tous azimuts qui sont des complots ourdis contre le parti avec des élus communaux qui démissionnent ça et là dans nos fiefs. Il faut donc que les responsables du parti se réunissent pour rassurer les militants à la base que ces démissions n’ébranlent guère le parti. Ce ne sont pas ces individus achetés à coût de millions qui font la base. Ce n’est pas des démissions massives. C’est des élus communaux qui ont été débauchés. Les bases du parti restent et sont toujours là. Le parti Fcbe est un parti de masse, un parti d’envergure nationale qui est représenté sur toute l’étendue du territoire national », a, soutenu M. Salomon Odjo.

Par ailleurs, poursuit le président du comité préparatoire et d’organisation, il faut dire qu’il y a plein de nouvelles adhésions au parti et pas des moindres que le congrès est appelé à présenter aux responsables à tous les niveaux et à recaser au niveau des instances dirigeantes.

Lutte contre la pandémie de la Covid-19: l’Uita-Bénin sensibilise à nouveau ses syndicats de base

Une vue de famille des participants

Pour la quatrième fois, les organisations syndicales du Bénin affiliées à l’Uita ont bénéficié d’une séance de sensibilisation sur la pandémie de la Covid-19. C’était ce lundi 6 décembre 2021 au Codiam de Cotonou sous la houlette du Coordonnateur de l’Uita Bénin, M. Guillaume Tossa. Avec une communication inaugurale sur la pandémie et les mesures de prévention présentée par Dr. Géraud Padonou, médecin épidémiologiste.

Ghislain Gbènakpon

Les manifestations de la pandémie du Covid-19, les mesures de prévention et les différents variants enregistrés jusque-là. Voilà donc les grandes lignes de la communication introductive de cette quatrième sensibilisation des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita. Dans sa présentation, Dr. Géraud Padonou va beaucoup insister sur la vaccination qui constitue, souligne-t-il, le moyen le plus sûr de prévention en dehors des gestes barrières.

Une vue partielle des participants

La communication a suscité chez les participants, plusieurs questionnements illustrant à suffisance les appréhensions des populations sur la vaccination qui reposent souvent sur des idées reçues. Des appréhensions que Dr. Géraud Padonou a tenté de dissiper en relevant les nombreux avantages de la vaccination. « La Covid vient avec son lot de Fake news et rumeurs. Et ceci tous les jours. C’est vrai que c’est fatiguant, parfois même énervant. Mais c’est notre rôle de faire de la pédagogie, d’expliquer aux gens pourquoi il faut absolument se faire vacciner », a-t-il déclaré à la faveur d’une interview à la presse.

Un nouveau départ

« Faire le point de ce qui a été fait pour prendre un nouveau départ dans la lutte contre la pandémie du coronavirus ». C’est en ces termes que la présidente du Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés l’Uita ( Cofesyb/Uita), Mme Nouratou Gambia a relevé l’objectif de cette quatrième sensibilisation sur la Covid-19.

La tribune officielle au lancement des travaux

En lançant les travaux, le Coordonnateur du Comité national des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita (Conasyb-Uita) a rappelé aux responsables syndicaux participants, leur rôles et responsabilités. « Vous savez certainement que dans cette lutte, votre responsabilité est lourde. Elle est lourde et à la fois engagée. Elle doit être engagée parce-que c’est à vous qu’il revient de sensibiliser les travailleurs à chaque instant pour qu’ils ne baissent pas la garde. C’est pour continuer à vous accompagner dans ce travail que vous faites au quotidien dans les entreprises, les administrations et autres que nous avons proposé à notre Internationale Uita d’organiser une quatrième sensibilisation. », a déclaré M. Guillaume Tossa.

Remise de …
… dispositifs de …
… protection aux …
….Sg des syndicats.

Il faut dire qu’effectivement, les différents syndicats affiliés à l’Uita ont fait le point des actions menées depuis la troisième sensibilisation contre la pandémie. Et comme les deux précédentes fois, l’un des temps forts de cette quatrième sensibilisation a été la remise de dispositifs de protection aux secrétaires généraux des organisations syndicales.