Congo-Niger : vers la création d’un cadre juridique de dynamisation de la coopération

Les présidents Mohamed Bazoum et Denis Sassou N’Guesso

Les présidents Denis Sassou-N’Guesso et Mohamed Bazoum, au cours de leurs entretiens en tête-à-tête, ce mercredi 22 février 2023, au Palais du peuple, à Brazzaville, se sont convenus de mettre en place cadre juridique nécessaire à la dynamisation des relations entre le Congo et le Niger. Devant la presse nationale et internationale, les deux chefs d’Etat ont déclaré avoir traité des questions bilatérales, mais aussi des sujets actuels qui préoccupent les dirigeants du monde, à l’instar de la Libye et des changements climatiques.

La rédaction

Se réjouissant de la qualité des échanges qu’il a eus avec son homologue congolais, qu’il considère « comme un sage d’Afrique », le président Bazoum a affirmé que ses entretiens avec le président Denis Sassou-N’Guesso ont débouché sur la conclusion que « nous pouvons faire beaucoup de choses entre nos deux pays et pour cela, nous avons décidé de créer le cadre juridique nécessaire ». Des instructions appropriés seront données pour la mise en place de ce cadre, a renchéri le chef de l’Etat nigérien.

Il a salué la volonté du président congolais qui pilote le comité de haut niveau de l’Union Africaine (UA) sur la crise Libyenne. La nomination de Monsieur Abdoulaye Bathily comme envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies en Libye facilitera la tâche du Comité de haut niveau de l’UA, parce qu’il entretient de bonnes relations avec le président Denis Sassou-N’Guesso, a expliqué le président nigérien. Il s’est dit confiant et optimiste sur l’issue de la conférence de réconciliation des frères libyens. Pays frontalier de la Libye, le Niger est déterminé à accompagner l’UA, a-t-il poursuivi, avant d’ajouter que «l’Afrique doit apporter sa contribution pour que les choses s’améliorent en Libye. »

Mohamed Bazoum a, par ailleurs, jugé intéressante la proposition de Denis Sassou-N’Guesso faite lors de la cop27 à Charm El Cheikh, sur l’institution de la décennie mondiale d’afforestation.

Pour sa part, le président congolais, a déclaré que la visite du président du Niger, Mohamed Bazoum, à Brazzaville est le signe du renforcement de l’axe Brazzaville-Niger. Le Congo et le Niger ont établi leurs relations diplomatiques depuis des années 60, a rappelé Denis Sassou-N’Guesso qui a précisé que le plus important est d’élaborer les accords de coopération par le biais des commissions mixtes.

Ces accords de coopération, a renchéri Denis Sassou N’Guesso, concernait plusieurs domaines. A l’époque, a-t-il rappelé, le Congo importait de la viande du Niger et du Tchad lorsque la défunte compagnie Air Afrique était encore opérationnelle. Pour lui, l’absence d’infrastructures de base est un obstacle majeur qui freine la coopération africaine. « L’Afrique n’a pas de routes, pas de chemins de fer, pas d’aéroports et, elle n’a pas d’électricité. On parle beaucoup du développement numérique mais tout cela ne peut pas avancer sans électricité », a-t-il insisté, avant d’exprimer sa volonté et celle de son hôte d’œuvrer à faire que le continent africain se dote d’infrastructures de base viables et capables d’accompagner son développement.

A noter que, c’est en fin d’après-midi que le président nigérien a quitté Brazzaville, après une intense pluie.

Congo : obligation faite aux occupants illégaux de libérer les abords des casernes militaires de Barnier, Mont Mambou et Ndouo

Une notification de mise en demeure, préalable au déguerpissement, dans un délai de 45 jours, a été remise à chaque occupant illégal des abords des casernes militaires de Case Barnier, de Mont Mambou et de Ndouo. Les ministres Pierre Mabiala, des affaires foncières et du domaine public et Charles Richard Mondjo, de la défense, ont effectué, ce mardi 21 février 2023 la descente dans les sites concernés.

La rédaction

L’Etat a l’obligation constitutionnelle de protéger les citoyens et les biens. Tirant les enseignements des explosions du 4 mars 2012, ayant occasionné d’importants dégâts humains et matériels, le gouvernement avait pris la décision de délocaliser les casernes loin des habitations. Pour qu’il en soit ainsi il avait acquis des parcelles dans les différents sites identifiés pour la construction des nouvelles casernes militaires. Case Barnier, Mont Mambou et Ndouo, dans le 7ème arrondissement Mfilou, de la ville capitale avaient été choisis pour accueillir des camps militaires.

Dans la perspective de leur construction des citoyens ayant acquis des parcelles situées tant dans le périmètre retenu tant dans les emprises de 400 mètres aux abords de chaque camps avaient été indemnisés au terme d’une enquête parcellaire réalisée par les techniciens en la matière.

Malgré cette décision gouvernementale les occupants des lieux n’ont pas bougés et l’Etat se doit de faire appliquer la loi et lutter contre l’incivisme foncier. Agissant au nom de la loi, les ministres Pierre Mabiala et Charles Richard Mondjo ont remis aux occupants illégaux la notification de mise en demeure préalable au déguerpissement, qui court déjà du 21 février au 6 avril 2023.

La descente des membres du gouvernement pour s’adonner à cette tache préalable au déguerpissement a débuté à la case Barnier. Le constat sur la spoliation du domaine public, sur ce site, fait ressortir 928 occupants, répartis ainsi qu’il suit : parcelles construites habitées 167 ; parcelles construites non habitées 133 et parcelles vides 628. Conformément à la loi, les deux membres du gouvernement ont délévré des notifications de mise en demeure à occupants illégaux, ainsi qu’à mairie, afin que chacun prenne les dispositions de quitter les lieux dans un délai de 45 jours.

Le même exercice s’est poursuivi sur le site de Mont Mambou. De la présentation des lieux faite par le Colonel Julien Lembe Lepouba, commandant le 401ème bataillon d’infanterie, chef du site, il en découle 100 occupants illégaux dont 7 de la force publique, 93 constitués par d’autres catégories de la population et 497 parcelles recensées, dont 28 habitées, 69 non habitées et 400 non construites. Il en outre, il en ressort de cette présentation la présence de bâtis et autres activités humaines sur les zones non constructives, notamment sur les versants à fortes pentes et aux abords des emprises de la route.

La boucle de cette descente avec le même exercice a été la visite du site de Ndouo. Le Colonel Bob Richel Issassi-Openda, chef du site Alpha 2 et commandant le 402ème bataillon d’infanterie de la 40ème brigade d’infanterie a mis à la disposition des membres du gouvernement les informations essentielles de ce site. Ainsi, il comporte 120 parcelles construites et habitées, 63 parcelles construites non habitées et 30 parcelles ou terrains non bâtis, soit un total de 213 parcelles.

En somme la situation générale, ainsi présentée est préoccupante. Gouverner c’est prévoir, l’Etat est obligé d’agir pour protéger et les casernes et les populations contre toute éventualité. En conséquence 45 jours est le délai à respecter pour quitter les lieux. Le cas échéant, la force reviendra à la loi. L’Etat procédera au déguerpissement forcé de tous ces occupants illégaux.

Digitalisation des chaînes de valeurs agricoles: la DGRV outille les SFD béninois

Une vue de famille des participants

En partenariat avec le cabinet Amarante Consulting, la Confédération Allemande des Coopératives et des Raiffeisen ( DGRV) a organise du lundi 20 février au vendredi 24 février 2023 à Azalaï hôtel de Cotonou, un atelier de formation sur la digitalisation des chaînes de valeurs agricoles ( CVA ) au profit des Systèmes de financement décentralisé ( SFD ) que sont les caisses de coopératives d’épargnes et de crédits et quelques organismes intervenant dans le secteur de la microfinance et du financement agricole au Bénin. Ledit atelier s’inscrit dans le cadre du projet Financement Agricole Afrique porté par la DGRV.

Ghislain Gbènakpon

Doter les personnels des SFD des fondamentaux de la transformation digitale dont, entre autres, les concepts qui y sont liés, les nouvelles tendances, la réglementation, les possibles partenariats et la gestion des risques y relatifs pour qu’ils deviennent des ambassadeurs du changement et repartent avec les outils nécessaires pour le développement d’une stratégie digitale pour leurs IMF. C’est le premier objectif de cet atelier de formation initié par la DGRV.

Il est aussi question d’une part, de présenter aux participants, les dynamiques structurantes des chaînes de valeurs/filières agricoles, l’apport du digital à l’inclusion financière en milieu rural et les opportunités de digitalisation des services adaptés aux CVA en milieu rural, et d’autre part, de capaciter le personnel formé pour qu’il puisse être en mesure d’identifier les besoins et les attentes des acteurs des chaines de valeurs agricoles en matière de digitalisation des transactions, d’accès au financement et adapter les produits à cette demande/besoins.

Les participants en formation

Les participants à l’atelier sont les personnels des SFD et d’organismes à savoir Fécécam, Rénaca, Agrifinance, Cesca, Unacrep et Apsfd. Dans une interview à la presse en marge des travaux, le chef du projet Financement Agricole Afrique à la DGRV, M. Holger Grimm a fait observer qu’il est question d’un plaidoyer pour que le secteur de mincrofinance se modernise en passant du tout papier pour offrir des services et produits digitalisés qui sont plus sécurisés et finalement moins chers: « Qu’il y ait un changement d’approche sur le plan gouverance, travail en équipe, communication avec la clientèle pour comprendre ses besoins et aussi pouvoir mieux expoiter son potentiel parce que la digitalisation permet de mieux comprendre comment un client se comporte, comment il utilise tel service bancaire de telle manière que nous sommes convaincus que nos partenaires que sont les structures de microfinance vont pouvoir adapter leurs offres à leurs clients ».

La DGRV et le projet Financement Agricole Afrique en quelques lignes

La DGRV est l’organisation faîtière nationale et la confédération d’audit du secteur coopérative en Allemagne. Depuis plus de 40 ans, elle est engagée dans la coopération internationale au développement financée par le ministère fédéral de la coopération économique et du développement. Dans plus de 30 pays partenaires, elle fournit des services de formation et de conseil pour développer et renforcer les systèmes et structures coopératives pour le développement durable.

Le projet Financement Agricole Afrique mis en œuvre par la DGRV fait partie de l’initiative « Un monde sans faim-SEWOH » et vise à renforcer le rôle des cooperatives dans le domaine de la finance agricole dans certains pays d’Afrique particulièrement le Bénin en Afrique de l’Ouest et le Cameroun en Afrique Centrale. A la DGRV, l’on est convaincu que les services de finance digitale constituent le moyen le plus efficace pour offrir un accès rapide, bon marché et sécurisé aux services bancaires et constituent une voie réelle et durable vers la finance inclusive agricole et rurale. En termes de perspectives, le chef projet, M. Holger Grimm plaide pour une mutualisation de l’approche digitalisation en fonction de la taille des différentes structures coopératives.

Dossiers criminalité faunique en Afrique de l’Ouest: Juges et procureurs en formation à Cotonou 

Une vue de famille des participants

Il se tient depuis ce lundi 20 février 2023 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou, un atelier de formation des juges et procureurs du Bénin, du Togo, du Niger et du Sénégal sur l’application de la Convention sur le commerce international des expèces sauvages menacees d’extinction ( Cités ) pour une lutte efficace contre la criminalité faunique. Organisé par la direction generale des eaux, forets et chasses ( Dgefc ) les travaux de cet atelier financé par l’Ong américaine Born Free qui durent trois jours ont été lancés par la directrice de cabinet du ministre du cadre de vie et du developpement durable Mme Jeanne Akakpo. Elle avait à ses cotés, le Dg/ eaux et forêts, le Cl Rémi Hèfoumé et la représentante de Born Free, Mme Delphine Ronfot.

Ghislain Gbènakpon

La tribune d’honneur

Fournir aux procureurs et aux juges des elements d’analyse et d’interprétation susceptibles de leur permettre de rendre des arrêts, des ordonnances en toute connaissance de cause par rapport aux affaires de criminalité liées aux espèces sauvages. C’est tout l’objectif de cet atelier de formation dont sont aussi bénéficiaires les membres des organes de gestion de la CITES. Les modules proposés ont  entre autres, CITES – Perspective de la lutte contre la criminalité et des poursuites judiciaire ;  Espèces inscrites à la CITES et espèces protégées au niveau national ;  Meilleures pratiques en matière d’inculpation ; inculpation pour infractions secondaires et infractions connexes ;  Une typologie tripartite des groupes de trafiquants, histoire de trafic transnational d’espèces sauvages. 

Le Dg/Eau et forêts Cl Rémi Hèfoumé

« Nous esperons qu’au terme de cet atelier, les participants pourront accquerir suffisamment d’informations par rapport aux es4pèces du CITES pour que lorsqu’ils vont se retrouver devant les dossiers les concernant, ils puissent avoir l’attitude qu’il faut pour infliger aux personnes coupables des sanctions à la hauteur de leur forfaiture de manière à décourager la criminalité faunique dans l’espace Cedeao », a déclaré à la faveur d’une interview à la presse le Dg des eaux, forêts et chasses, le conservateur principal Rémi Hèfoumé. 

AFROCA Music Awards 2023: Richard Flash reçoit le Trophée d’Honneur

Le PDG de la Centrale Company, Richard Flash révèle une fois encore le Bénin

( Le Bénin à nouveau révélé )

Le seul chanteur de Zouk en Afrique, le béninois Richard Flash vient une fois encore de révéler son pays. Il a reçu dans la soirée de ce samedi 18 février, le Trophée d’Honneur à l’édition 2023 de AFROCA Music Awards. La cérémonie de remise des Trophées des musiques afrocaraïbéennes à laquelle il a été l’invité d’honneur s’est déroulée au palais des congrès de Brazzaville au Congo.

Ghislain Gbènakpon 

La constance de l’artiste dans son domaine et tout ce qu’il entreprend depuis un bon moment pour la promotion de la culture africaine en général et béninoise en particulier. C’est ce qui a valu au célèbrissime artiste béninois Richard Flash d’être l’invité d’honneur de AFROCA Music Awards 2023 et d’en recevoir par ricochet le Trophée d’Honneur. 

Il faut dire effectivement que cette énieme distinction n’est pas le fruit du hasard. L’homme fait partie des entrepreneurs et promoteurs culturels les plus en vue et engagés du continent africain. La Centrale Company, son entreprise de promotion culturelle s’est résolument mise au service de la visibilité et de l’accompagnement des artistes béninois et africains dans leur carrière professionnelle.

Il faut préciser que plusieurs prix étaient en jeu à cette cérémonie de remise des trophées des musiques afrocaraïbéennes. Il y a ceux du meilleur artiste africain femme, meilleur artiste africain homme, meilleur artiste caraïbéen femme, meilleur artiste caraïbéen homme, révélation africaine de l’année, meilleur artiste Rumba, meilleure collaboration afro-caraïbéenne, meilleure révélation nationale et meilleur artiste international. 

4e congrès ordinaire du Synpeslycop: Alexandre Kpadonou à la tête d’un nouveau bureau exécutif

Une vue de famille à l’ouverture des travaux

« Pour un syndicalisme fort, unissons-nous dans le combat ». C’est sous ce thème que s’est tenu ce samedi 18 décembre 2023 à la bourse du travail de Cotonou, le 4e congrès ordinaire du Syndicat national du personnel de l’enseignement secondaire des lycées et collèges publics ( Synpeslycop). Les travaux ont été lancés par M. Pierre Gninton, le secrétaire à la formation de la Cosi-Bénin, la confédération d’affiiation. Au terme des assises, la secrétaire générale sortante Mme Célestine de Souza née Ahossi a passé le témoin à M. Alexandre Kpadonou porté à la tête d’un nouveau bureau exécutif national élu de 11 membres. 

Ghislain Gbènakpon 

Les membres du nouveau bureau

Le Synpeslycop vient de se donner un nouveau souffle avec un nouveau bureau exécutif national à l’issue des travaux de son 4e congrès ordinaire. Les congressistes ont élu à sa tête, M. Alexandre Kpadonou pour un mandat de 5 ans.  » Je remercie tous les congressistes pour la confiance placée en nous. Je remercie aussi tous ceux qui ont oeuvré pour la tenue effective de ce congrès. Avec votre soutien, nous allons réussir », a déclaré le nouveau secrétaire général.

La secrétaire générale sortante Célestine Ahossi de Souza lors de son allocution

Dans son discours de bienvenue, la secrétaire générale sortante a défini la problématique de l’heure au Synpeslycop qui a été au coeur des échanges de ce congrès et qui doit faire partie des préoccupations du nouveau bureau exécutif national élu. « Comment se porte actuellement notre syndicat sur le territoire national? Comment faire pour renforcer les capacités de luttes pour la satisfaction de nos revendications en l’occurence les statuts particuliers des administratifs en général? Quelles orientations les réalités actuelles nous exigent-elles ? », a déclaré Mme Célestine de Souza.

L’ex Sg le camarade Albert Ogougbé et le représentant de la Cosi-Bénin, M. Pierre Gninton

En lançant les travaux, le représentant de la Cosi-Bénin, M. Pierre Gninton a fait observer que face à cette problématique, le Synpeslycop doit faire de la formation syndicale son cheval de bataille. Il faut dire que les assises ont connu une forte implication de M. Albert Ogougbé, ancien secrétaire général et cheville ouvrière de la présence continue du Synpeslycop sur l’échiquier syndical béninois.

Une vue partielle des congressites

Les membres du Bureau Exécutif National élu du Synpeslycop

1-SG: KPADONOU Alexandre

2-SGA: AISSI Sylvie

3-SA: TOKIN Romain

4-TG: ASSOGBA ZANGAN Hubert

5-TGA: ATCHIDEDJI Clément

6-SAG: GOUNON Benoîte 

7-SIP: WOUGBE Rémi

8-SAIP: MAGBODJE Faustin

9-SFS: GOMEZ Prisca

10-SO: TOSSAVI Free-Esta

11-SAO: FANOU Raymond

Autonomisation de la femme en milieu rural: Romaric Ahouissoussi salue l’initiative de la Fondation Batonga 

M. Romaric Aurel Ahouissoussi de la direction des relations avec les institutions

Le ministère de la justice et de la législation du Bénin à travers la direction des relations avec les institutions salue le programme d’autonomisation de la femme en milieu rural de la Fondation Batonga. C’est ce qu’on retient de l’interview que le représentant de la direction des relations avec les institutions à l’atelier de restitution des résultats des programmes de la Fondation Batonga, M. Romaric Aurel Ahouissoussi a donnée à la presse. C’était ce jeudi 16 février 2023 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou. Lire ci-dessous son intervention. 

« J’ai représenté le ministère de la justice et des droits de l’homme à l’atelier organisé par la Fondation Batonga sur la programmation de leurs activités. Il a été question d’un de leur programme sur l’autonomisation de la femme en milieu rural. Le gouvernement fait beaucoup sur l’autonomisation des femmes. La problématique tient à cœur à notre gouvernement. Sur le volet économique, des efforts se font pour l’industrialisation et pour structurer notre économie. Je crois que les retombées de ce qui se fait au niveau macro, il y a un pont qui est établi pour que le béninois dans son quotidien puisse accéder aux fruits. Ce qui nous concerne aujourd’hui, c’est beaucoup plus la femme béninoise. Son autonomisation et son accès aux fruits de la croissance économique. Et l’initiative de la Fondation Batonga est à saluer et à encourager. »

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon  

Éducation inclusive en Afrique de l’Ouest: l’appel de Claudine Lawson Daïzo aux Etats et aux parents

Mme Claudine Lawson Daïzo, représentante Afrique de l’Ouest de Inclusion Afrique

Il s’est tenu du jeudi 16 février au vendredi 17 février 2023 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou, un atelier sur l’éducation inclusive en Afrique de l’Ouest. Organisé par Inclusion Afrique, il a connu la participation d’environ 12 pays de l’Afrique de l’Ouest en plus du Kenya et de l’Ethiopie en Afrique de l’Est. Les travaux se sont déroulés sous la houlette de la représentante de Inclusion Afrique pour l’Afrique de l’Ouest, Mme Claudine Lawson Daïzo, psychologue de formation avec une expertise dans la mise en œuvre des droits des personnes handicapées et directrice exécutive de LA CHRYSALIDE. A la faveur d’une interview à la presse, elle a, entre autres, lancé un appel aux Etats et aux parents pour la promotion de l’éducation inclusive au profit des enfants handicapés. Lire ci-dessous, l’intégralité des échanges.

Cause Commune: Quels sont les objectifs de cet atelier?

Claudine Lawson Daïzo: C’est pour que toutes les associations, tous les pays de l’Afrique de l’Ouest puissent mettre en œuvre l’éducation inclusive. L’éducation inclusive est l’éducation qui permet à un enfant handicapé et à un enfant non handicapé de pouvoir apprendre dans la même classe, l’école de leur quartier ou de leur village. Que les enfants handicapés puissent aller dans cette école de la même manière que leurs frères et soeurs, leurs voisins et amis qui ne sont pas handicapés. Qu’on ne dise pas que eux n’ont pas droit à l’éducation ou qu’ils doivent aller dans une école spécialisée qui est à plusieurs km de chez eux. Il faut que les conditions soient réunies pour qu’ils puissent apprendre dans l’école de leur quartier. Et cela est de la responsabilité de l’Etat. L’Etat doit tout mettre en œuvre pour que cela leur soit accessible. Il y a l’accessibilité physique, l’accessibilité au niveau de la communication, de la pédagogie. Il y a la formation des enseignants; surtout ça car si l’enseignant n’est pas formé, il ne peut pas recevoir et éduquer en même temps un enfant handicapé et un enfant non handicapé. Il faut revoir tous les curicula, la manière de faire les évaluations. Il faut aussi savoir qu’un enfant handicapé a des besoins et si on y trouve solutions, il peut aller loin. 

Un appel en guise de mot de fin. 

Je voudrais dire aux parents que si vous avez un enfant handicapé, ne considérez pas que vous avez transgressé des lois. Ne considérez pas que vous avez commis une faute. Ça peut arriver à tout le monde. Que les parents n’aient pas honte. Qu’ils sortent leurs enfants. Qu’ils sachent que leurs enfants ont des droits. Dans nos pays, il y a d’abord la convention relative aux droits des personnes handicapées pour tout le monde et des lois nationales qui protègent les personnes handicapées. Discriminer une personne handicapée peut vous coûter la prison ou des amandes. Donc, l’Etat a l’obligation de tout faire pour que les gens puissent savoir qu’il y a des lois qui protègent les droits des personnes handicapées. Il faut donc savoir qu’un enfant handicapé est d’abord un enfant. Il faut que l’Etat vulgarise la convention relative aux droits des personnes handicapées et les lois nationales que nous avons. Au Bénin, nous avons la loi portant protection et promotion des droits des personnes handicapées en République du Bénin qui malheureusement n’a pas encore de décret d’application. Néanmoins, elle existe. 

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Restitution des programmes de la Fondation Batonga: Flora Houndjrèbo apporte le soutien du Masm

La CT du Masm Flora Houndjrèbo épse Ballé

Le ministère des affaires sociales et de la microfinance ( Masm ) était représenté à l’atelier de restitution des activités des programmes de la Fondation Batonga ce jeudi 16 février 2023 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou par la conseillère aux affaires sociales et à la promotion du genre, Mme Flora Houndjrèbo épouse Ballé. A la faveur d’une interview à la presse, elle a assuré que sa présence témoigne du soutien que le gouvernement apporte aux actions de la Fondation Batonga. 

Ghislain Gbènakpon

« Ma présence ici se justifie parce que ce que la Fondation fait s’inscrit dans la droite ligne de ce que le ministère fait. C’est un partenaire de taille et on ne peut pas ne pas être à cet atelier pour comprendre comment elle fonctionne sur le terrain et avoir vent de ses résultats. Je suis venue apporter tout le soutien du gouvernement et son engagement à collaborer toujours avec les partenaires pour la promotion de la gent féminine et du genre », a déclaré Mme Flora Houndjrèbo épouse Ballé. 

Pour la conseillère aux affaires sociales et à la promotion du genre du Masm, on doit s’attendre à un renforcement de la coopération pour une synergie d’actions. Ce qui permettra à une grande frange de la population de béneficier des différentes actions et initiatives de développement.

L’He Léon Dégny à l’installation de la 9e législature: « La monotonie parlementaire est terminée »

L’honorable Léon Dégny du parti Les Démocrates

Face à la presse ce dimanche 12 févier 2023 à Porto-Novo après l’installation de la 9e législature, le député élu du parti Les Démocrates dans la 9e circonscription électorale,  l’honorable Léon Dégny se réjouit de ce que la monotonie parlementaire est terminée. Lire ci-dessous, l’intégralité de son intervention.

« Nous venons d’être installés. Mes impressions sont bonnes. Ceci dans la mesure où le parlement béninois va avoir un autre son de cloche. La monotonie parlementaire est terminée et nous devons rendre grâce à Dieu pour nous y avoir conduits. Donc, nous sommes satisfaits parce que tout ce qui se fera à l’assemblée sera avec beaucoup de discussions. Les béninois verrons clairement qu’il n’y a pas qu’un seul son de cloche, qu’il y a le discernement, la détermination pour la prise en compte de la volonté des populations. Le parti Les Démocrates est de l’opposition comme cela a été dit clairement. Notre souci, c’est de travailler à la paix, à la réconciliation et au développement de notre pays en prenant en compte les préoccupations des populations, les préoccupations de la base. Quand nous prenons les produits agricoles actuellement, nos parents souffrent. Par exemple le Sodja, pendant qu’à 10 km, ça se prenait à 500 fcfa le kilo, au Bénin, on le prend à moins de 200, soit 190 f le kilo. Alors que ça se vend sur le même marché. La situation est la même pour l’anacarde. C’est donc une législature qui va mettre fin à la monotonie, qui va permettre aux béninois de suivre les débats avec beaucoup de contradictions à la recherche de la vérité, à la recherche du bien-être des populations »

Propos recuellis par Ghislain Gbènakpon