Au quatrième Forum international de l’intermédiation, du numérique et de l’innovation ( FONI 2025 ) à laquelle il a activement pris part à l’hôtel Sofitel Cotonou, le directeur général de Homintec Afrique a participé à un panel dans lequel il est intervenu sur l’Intelligence artificielle et la financiarisation du secteur privé en Afrique. A la faveur d’une interview à la presse, M. Francis Kossi, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a livré l’essentiel à retenir de son intervention.
Ghislain Gbènakpon
« D’abord, il faut comprendre que le mécanisme de financiarisation du secteur privé n’est pas fonctionnel. Sinon, on aurait une ribambelle de secteurs privés ( entreprises privées, NDLR ) partout en Afrique. Nous n’en avons pas. Ce ne sont pas des idées qui manquent. C’est que sur toute la chaine de valeurs, il y a eu des cassures. Vous avez des idées mais vous ne savez pas qui peut vous financer pour qu’elles puissent conduire à des convergences fonctionnelles pour arriver à une économie participative. Donc du coup, si on n’a pas pu le faire les 20 ans 30 ans passés, c’est que ça va être plus difficile avec la macro économie que nous allons traverser dans les années à venir; puisque la macro économie se resserre chaque année avec la soutenabilité des Etats pratiquement limitée, l’insolvabilité grandissante et l’endettement croissant des Etats. », a déclaré M. Francis Kossi.
En plus de ce décor alarmant, le directeur général de Homintec Afrique a fait cas du climat qui devient très capricieux: « Nous allons vivre des moments difficiles sur le continent, des inondations comme celles cette semaine au Ghana, au Congo. Et cela va s’accentuer les années à venir »
Un retard numérique à combler
L’autre défi que doit relever le continent selon le DG Francis Kossi est son retard sur le plan numérique: « L’Afrique est absente parce que nous n’avons aucune politique du numérique. Ce qui fait que c’est difficile pour les années à venir d’avoir des idées bancables qui vont créer de l’économie sur le continent africain. »
Face à ce tableau peu reluisant, le Directeur général de Homintec Afrique n’a pas manqué de faire de concrètes propositions. « Il faut réinventer de nouveaux savoirs. Il faut reinventer l’économie. Mais qui peut le faire ? C’est le secteur privé. Donc l’Etat doit accompagner le secteur privé en faisant des doping financiers pour que les innovations fertiles sortent des jeunes qui seront des modèles’
Le vendredi 09 mai 2025, l’Ong Survie de la Mère et de l’Enfant a organisé un atelier qui a réuni les détenteurs de savoirs endogènes ou autochtone et l’Administration Publique, en vue de l’élaboration d’une feuille de route consensuelle dans le cadre de la mutualisation des moyens endogènes et modernes pour une protection plus efficace des forêts.
Les participants en pleine séance
La séance a démarré par les mots de bienvenue de la Présidente de l’ONG SURVIE, Madame SIZOGAN Prisque. Tout en remerciant les participants à l’atelier, la Présidente de l’ONG a exprimé sa gratitude à l’endroit de l’Administration Publique qui, selon elle, innove de jour en jour en puisant dans les habitudes culturelles des béninois, tout ce qui est capable de contribuer à l’amélioration des politiques de développement national. Hier c’était le cas des tradipraticiens encore appelé « médecins par les plantes » qui ont rejoint la médecine moderne pour une santé durable des populations. Aujourd’hui, c’est les grands prêtres des divinités, des babalawos, etc que l’État se propose d’associer, par le biais du projet de revalorisation de la biodiversité en s’appuyant sur les connaissances traditionnelles africaines au Centre du Bénin, en vue de renforcer la protection des forêts par le biais des forêts sacrées. Elle a conclu son speech par un satisfecit décerné à l’Alliance pour le Climat et le Développement (CDKN) pour son engagement technique et financier pour la réalisation dudit projet.
Le Représentant du Préfet, Monsieur SOSOU Jean DE VIGNI Secrétaire Général de la Préfecture a, dans son discours d’ouverture de l’atelier, remercié SURVIE ONG pour cette initiative innovante. Il a une fois encore rappelé le souhait du Préfet du Département des Collines, de faire de sa circonscription administrative, un espace vert conformément aux prescriptions du PAG du Bénin. Il a également remercié le Chef de l’État, le Président Patrice TALON, pour sa vision qui met au centre des politiques de développement, nos pratiques culturelles. Il a enfin exhorté les participants à l’atelier à donner le meilleurs d’eux-mêmes pour une bonne moisson des conditions de mutualisation des connaissances traditionnelles ou endogènes et les connaissances modernes pour une protection durable de nos forets.
M. Bernard Gnantonnou, directeur exécutif de l’Ong Survie de la Mère et de l’Enfant
De riches et pertinentes communications
L’atelier a connu trois communications suivies de débat de clarification, de la mise en place de trois commissions qui ont travaillées sur la même thématique et enfin, d’une plénière qui a validé les résultats des travaux de ces commissions. La première communication donnée par Sa majesté ALLALE a rappelé les grands résultats de l’atelier n°1 du 28 novembre 2024 de Dassa-Zoumé. La deuxième communication donnée par le Conservateur de 1ère Classe, Monsieur Léonce DOSSA, Chef de l’Inspection Forestière Adjoint du Département des Collines a rappelé la disponibilité de l’administration publique à utiliser tous les moyens légaux pour protéger les forets. Cette décision innovante se justifie par les politiques nationales qui l’expriment clairement, de même que les Conventions Internationales ratifiées par notre pays qui stipulent clairement la nécessité de combiner tous les moyens autochtones et modernes pour une bonne protection des forêts. La troisième communication donnée par Monsieur Franck ADANMADO, a trait à une matrice qu’il faut remplir pour identifier les actions que les détenteurs des connaissances traditionnelles et les pouvoirs publics s’accordent à mettre en œuvre pour la protection des forêts. A la suite de la plénière qui a permis l’adoption des grands acquis de l’atelier, une série de recommandations a été faite par les participants et a conduit à la mise en place d’un comité de quinze (15) membres chargé de toiletter le rapport final de l’atelier.
« Mélodie céleste et Echo de la steppe » C’est le thème du Concert de voyage musical fait ce mardi 20 mai 2025 par le groupe chinois Nair Band au Centre culturel Chinois ( CCC ) de Cotonou au Bénin. C’était à la grande satisfaction du public heureux de découvrir des mélodies de la Mongolie intérieure dans le nord de la Chine.
Ghislain Gbènakpon
Chant du gardien de cheveux, Galop effréné, les douze signes du zodiaque chinois, Galopade infinie, la première neige, chant du vin, Rap de Holboo, Ma patrie, Wombo lombo. Ce sont des morceaux prestés un peu plus d’une heure durant par le groupe chinois Nair Band au pavillon théâtral du Centre culturel chinois ( CCC ) au grand bonheur du public qui a massivement fait le déplacement. C’était avec la bénédiction de l’Ambassadeur de la Chine près le Bénin, M. Wei Zhang et le soutien du ministère béninois en charge de la culture à travers le directeur de l’Agence de développement des arts et de la culture ( ADAC ), M. Hervé Codjo.
L’Ambassadeur de Chine Wei Zhang
« La vedette de ce soir, Nair Band, était active sur la scène de la musique folklorique chinoise pendant ces dernières années. Principalement basée sur la musique originaire d’ethnie Mongole dans la région de la Mongolie-intérieure, leur musique combine aussi des éléments modernes, et exprime avec enthousiasme l’amour pour leur racine. Nair Band est non seulement populaire auprès des jeunes chinois, et a également bien réussi en Asie du Sud-Est, au Japon et en Corée du Sud lors de leurs tournées musicales. Ce soir, ils sont arrivés pour la première fois en Afrique, pour nous montrer la beauté de la steppe à des milliers de kilomètres ! », a expliqué l’ambassadeur de Chine Wei Zhang dans son allocution de circonstance.
Le Dg/ADAC Hervé Codjo, représentant du ministère béninois en charge de la culture
Il faut dire que ce concert de voyage musical rondement assuré par Nair Band a été une occasion d’échange et de brassage culturel entre la Chine et le Bénin. En effet, d’une part, la prestation du groupe a été précédée de celle des étudiants de l’Institut Confucius de l’Université d’Abomey-Calavi avec l’interprétation d’un chant et d’un rythme très populaire en Chine et d’autre part, le dernier morceau du concert Wombo lombo est un clin d’oeil du groupe Nair Band à l’artiste béninoise de renommée internationale Angelique Kidjo. Le directeur général de l’ADAC, M. Hervé Codjo a salué la bonne santé de la coopération culturelle entre le Bénin et la Chine qui vient ainsi de se manifester à nouveau.
Une vue de famille des membres de Nair Band, des officiels et invités de marque
Mme Coumba Samoura, Pdte de Interprofession Karité au Mali
A la conférence Karité 2025 organisée par l’Alliance Globale du karité ( AGK ) à laquelle elle prend activement part à Cotonou, la présidente de l’Interprofession s’est confiée à la presse. Mme Coumba Samoura a, entre autres, exprimé ses attentes qui sont relatives à la suspension de l’exportation de la noix de karité dans son pays comme dans d’autres de la sous-région.
Ghislain Gbènakpon
« L’AGK a été conçue dans le seul objectif de développer la filière karité dans tous les pays membres. Donc, on peut s’attendre à des points de réflexion par rapport aux mesures de suspension qui touchent plus d’un pays dont le Mali, Burkina, Côte d’Ivoire et d’autres pays sont sur cette voie. La conférence peut définir des résolutions pour qu’on puisse vraiment amenuiser les conséquences néfastes de cette suspension. Le défi majeur aussi, c’est l’amenuisement des parcs à karité. Il faut des appuis étatiques pour la réalisation de milliers de parcs à karité dans les Etats membres de l’AGK », a déclaré Mme Coumba Samoura
La présidente de l’Interprofession Karité au Mali a aussi exposé l’état des lieux de la filière dans son pays: »Au Mali, il y a des avancées, mais il y a des défis à relever. Le problème récent est la suspension de l’exportation survenue suite à la mauvaise productivité du karité pour l’année 2024. Il va sans dire que si la filière ne donne pas bien, on se retrouve face à une pénurie. Ce qui fait que avec l’existence des industries locales, l’Etat a pris des mesures pour qu’elles soient approvisionnées suffisamment afin qu’on puisse créer de la valeur sur place. C’est la grande difficulté; puisqu’il y a un maillon de la filière , principalement la filière des commerçants exportateurs qui ont vu d’un mauvais oeil cette suspension. Ils avaient en effet déja des contrats signés avec de grands investisseurs qui sont leurs clients habituels. Mais puisqu’il s’agit de l’Etat, la souveraineté appartenant à l’Etat, on est censé comprendre que celui-ci défende les intérêts du pays . On ne peut que donc suivre la décision que l’Etat prend; même si cela porte préjudice à certains intérêts. C’est le problème majeur que la filière vit. Sinon, on peut dire qu’elle se porte bien au Mali »
M. Santanu Bhuyan, DG Afrique de l’Ouest de Bunge Loders Croklaan
Au nombre des participants de marque à la Conférence Karité 2025 qui s’est ouverte ce lundi 19 mai au palais des congrès de Cotonou pour trois jours, il y a le directeur général pour l’Afrique de l’Ouest de Bunge Loders Croklaan basé à Accra au Ghana actif dans l’achat de noix de karité. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, M. Santanu Bhuyan, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a, entre autres, exprimé ses attentes qui sont relatives aux mesures de suspensions des exportations de noix de karité intervenues dans certains pays de la sous-région: « Mes attentes, c’est comment faire pour trouver une solution à la suspension de l’exportation de noix de karité. Il faut dire que les industries locales n’ont pas beaucoup de capacités de transformation. Par exemple, le Burkina produit au plus 200. 000 t. Mais ils ont une capacité aujourd’hui de 80.000 t. Que vont-ils faire avec les 120 000 t ? Alors qu’au Ghana, nous avons beaucoup de capacités mais il n’y a pas beaucoup de noix. On espère qu’une solution sera trouvée d’ici six mois à un an ».
Il ressort de ses propos que Bunge Loders Croklaan intervient dans sept pays de l’Afrique de l’Ouest. « On achète de noix de karité au Nigéria, Bénin, Togo, Ghana, Burkina, Mali et Côte d’Ivoire. Nous sommes dans le karité depuis plus de 30 ans. Nous soutenons beaucoup les femmes de la sous région qui sont dans le secteur noix de karité », a déclaré M. Santanu Bhuyan qui se réjouit d’avoir développé un bon réseau avec tous les fournisseurs grâce à la conférence Karité 2025 à Cotonou. Celle-ci a pour thème, « L’avenir du Karité: créer un commerce gagnant-gagnant ».
Les locaux de la Structure Nationale de Liaison avec l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (SNL-OAPI) ont abrité ce lundi une importante séance de travail entre l’équipe nationale conduite par M. Roufaï Adékambi, responsable de la SNL-OAPI, et une mission conjointe de l’Organisation Hellénique de la Propriété Intellectuelle (HIPO) et de l’Organisation Européenne de Droit Public (EPLO).
Cette mission s’inscrit dans un projet d’appui visant à renforcer les capacités de la Direction du développement industriel du ministère de l’Industrie et du Commerce, à travers une assistance technique de haut niveau. L’objectif est de promouvoir une harmonisation des cadres d’intervention de la propriété intellectuelle au Bénin avec les standards législatifs européens et internationaux, tout en diffusant les meilleures pratiques en matière de gestion des droits de propriété intellectuelle.
La délégation grecque est composée de Mme Lola Lyberopoulou, directrice de projets, Mme Léa Stavrou, juriste chargée de programmes, et du Dr Ioannis Kikkis, juriste expert en propriété intellectuelle, tous issus de l’EPLO.
Cette séance de travail a également enregistré la participation de partenaires nationaux clés, notamment Mme Sandra Ayayi, responsable du guichet chargé de la promotion de la propriété intellectuelle à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCI-Bénin), et M. Ir. Codjo Gaston Ouikoun, chercheur ingénieur représentant l’Institut national de la recherche agronomique du Bénin (INRAB). Leur présence témoigne de l’approche inclusive de ce processus de renforcement, intégrant à la fois les milieux économiques et la recherche scientifique.
À travers cette collaboration internationale, la SNL-OAPI entend consolider son rôle de passerelle entre les innovateurs locaux et les mécanismes de protection intellectuelle à l’échelle mondiale, au service du développement industriel et technologique. Cette structure réaffirme ainsi son engagement à accompagner l’innovation locale, à valoriser les créations et à positionner la propriété intellectuelle comme un levier stratégique pour le développement économique du Bénin.
Le Collectif des confédérations des transporteurs de marchandises du Bénin ( CTB ) change de dénomination et devient Faîtière des transporteurs routiers de marchandises du Bénin ( FTB ) et un nouveau bureau directeur national est élu pour un mandat de deux ans. Ce sont les principales retombées de la première assemblée générale élective qui a eu lieu ce mercredi 14 mai 2025 à la Chambre d’industrie et de commerce du Bénin ( CCI-Bénin ) à Cotonou. C’était avec le soutien de l’agence belge de coopération internationale Enabel pour qui la tenue de cette assemblée générale élective est la preuve de la démocratie participative qui prévaut au CTB d’hier et désormais à la FTB.
Ghislain Gbènakpon
Il faut dire que la tenue de cette assemblée générale et particulièrement le changement de dénomination s’inscrivent dans la ferme volonté des transporteurs de s’unir autour des enjeux et défis du secteur. Finis désormais les conflits et les rivalités stériles entre organisations syndicales du secteur des transporteurs de marchandises au Bénin. L’objectif de cette assemblée générale était d’ailleurs de renouveler les instances dirigeantes de la faîtière, faire le bilan de la mandature sortante et se donner la main entre transporteurs pour de nouvelles perspectives. « Nous avions pour mission d’une part de faire la revue de nos textes fondamentaux au regard des faiblesses notées dans leur application et de proposer d’autre part des améliorations en accord avec les normes requises en la matière, tant dans notre situation que dans notre fonctionnement », a soutenu le président du comité d’organisation, M. Jean Romain Afokpé dans son allocution de circonstance.
Au terme des travaux, un nouveau bureau directeur national a été élu avec à sa tête Mohamed Euloge Alitonou. Un Conseil d’arbitrage et de contrôle ( CAC ) a été aussi institué pour jouer le rôle de médiation et de Commissariat aux Comptes. La FTB entend être une force de propositions dans l’intérêt des transporteurs et des conducteurs ainsi que de l’économie nationale. Les délégués à l’assemblée générale étaient venus de tous les départements du Bénin. L’unité retrouvée entre les acteurs est gage d’une meilleure organisation du secteur et de l’amélioration des chiffres d’affaire. C’est dire qu’une nouvelle ère vient de s’ouvrir dans la grande famille des transporteurs de marchandises du Bénin sous le règne de l’unité.
Des membres du Bureau Directeur National de la FTB
Le ministère de la santé publique du Bénin organise depuis le 12 mai jusqu’au 30 mai 2025 des consultations gratuites dans les centres de santé de commune de tous les départements au profit des personnes présentant des plaies chroniques à la jambe évoluant depuis au moins deux semaines. A la fin de ces consultations, les cas nécessitant une prise en charge spécialisée seront orientés vers le centre de dépistage et de traitement de l’ulcère de buruli ou le centre de traitement anti-lèpre le plus proche. Les élus locaux, les leaders d’opinion, les acteurs communautaires et les populations sont invités à se mobiliser pour la réussite de cette campagne de consultation foraine. Ci-dessous, le communiqué du ministère de la santé y relatif.
« Culture chinoise du thé: coutumes de consommation, vertus et art ». C’est le thème de la conférence débat organisée ce jeudi 15 mai 2025 par le Centre culturel chinois ( CCC ) de Cotonou à l’approche de la journée internationale du thé. C’était à son siège sous la houlette de l’ambassadeur de la Chine près le Bénin, Zhang Wei avec pour conférencier, Pr. Julien Augustin Sègbo, directeur de l’Institut Confucius de l’université d’Abomey-Calavi.
Ghislain Gbènakpon
Le Pr. Julien Sègbo face à la presse
Généralités sur le thé, les habitudes de consommation, l’art du thé, les vertus et les valeurs culturelles véhiculées par la cérémonie du thé. Ce sont les grandes articulations de la communication présentée par le Pr. Julien Sègbo. Il a fait observer d’entrée que le thé occupe une place centrale dans la vie quotidienne des chinois. Sur les généralités, le conférencier a partagé avec l’assistance, entre autres, l’origine du thé, son évolution dans le temps et les différents types de thé.
Une vue partielle de l’assistance
Il faut dire que l’assistance évaluée à plus de 150 personnes etait composée des étudiants de l’Institut Confucius, des inconditionnels de la culture chinoise et de nombreuses autorités béninoises à divers niveaux. Ils ont apprécié l’autre temps fort de cette conférence débat qui a été la démonstration de la cérémonie du thé faite de main de maitre par les étudiants de l’Institut Confucius.
L’ambassadeur de Chine prés le Bénin, Zhang Wei
Dans son allocution de circonstances, l’ambassadeur de la Chine près le Bénin a souligné que la consommation de thé est une pratique ancestrale millénaire aujourd’hui inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. « Depuis des milliers d’années, le thé a transcendé la catégorie des boissons pour devenir un mode de vie unique et un symbole culturel.. Les techniques traditionnelles chinoises de préparation du thé et pratiques associés inscrites en 2022 par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel de l’humanité », a soutenu Zhang Wei.
Le programme de formation à distance en microfinance African Microfinance E-Learning ( AME-L ) de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés ( APSFD ) communément appelé Consortium Alafia a produit de nouveaux agents à compétences renforcées. Les lauréats des sessions de 2024 pour les niveaux 1 et 2 ont reçu ce jeudi 15 mai 2025 leurs certificats de qualification. C’était au siège de l’APSFD à Cotonou sous la houlette du directeur général, M. Ignace Dovi qui avait à ses côtés, le directeur général de la microfinance, M. Brice Dansou.
Ghislain Gbènakpon
Vue de famille avec les lauréats du niveau 2
61 admis sur 85 inscrits, soit un taux de réussite de 71, 76% pour le niveau 1 intitulé « Les systèmes fonctionnels des institutions de microfinance » et 60 admis sur 69 inscrits, soit un taux de réussite de 86,95 % pour le niveau 2 intitulé « Les bonnes pratiques de coordination et de gestion des institutions de microfinance ». Ce sont là les statistiques des résultats des sessions 2024 de formations à distance de 10 mois initiées par le Consortium Alafia.
Le directeur technique et des partenariats, M. Edmond Glodji
Il ressort de la présentation du directeur technique et des partenariats M. Edmond Glodji que comme leurs noms l’indiquent, le niveau 1 du programme de formation de huit modules a pour objectif d’amener les apprenants à maitriser les systèmes fonctionnels des IMF et les diverses relations existantes entre ces systèmes alors que le niveau 2 aussi de huit modules vise à les faire acquérir les bonnes pratiques de coordination et de gestion des institutions de microfinance. Les lauréats du niveau 2 ont reçu leurs certificats de qualification dans l’après-midi après ceux du niveau 1 dans la matinée.
La porte-parole des récipiendaires du Niveau 1, Auriane MiloraDohou
« Durant les 10 semaines qu’a duré la formation, nous avons exploré les fonctions essentielles qui contribuent au développement des SFD, leur rôle central dans le développement économique et social, ainsi que les nombreux défis et opportunités de ce secteur en pleine évolution. Nous avons acquis des connaissances utiles pour mieux gérer le fonctionnement de nos institutions, évaluer les risques, assurer la conformité et renforcer les performances », s’est réjouie dans son allocution de circonstance, la porte-parole des récipiendaires du niveau 1, Auriane Milora Dohou qui a au nom de ses pairs remercié le Consortium Alafia pour l’initiative sans oublier leurs tuteurs pour leur engagement.
Le DG de l’APSFD, M. Ignace Dovi
Dans ses interventions de circonstance, le directeur général de l’APSFD a exhorté les lauréats à oeuvrer pour toujours mériter leurs certificats de qualification en faisant bon usage des connaissances acquises au profit de leurs SFD et à la grande satisfaction de leurs employeurs. C’est ainsi par exemple que le DG Ignace Dovi s’est adressé aux lauréats du niveau 1: « Le certificat n’est pas une fin en soi. On aimerait par rapport aux chargés de prêts, aux chefs d’agence, que la qualité du portefeuille s’améliore. Même si vous ne gérez pas un portefeuille, il va falloir que maitrisant les principaux systèmes fonctionnels, qu’au niveau de vos institutions , vos supérieurs puissent constater une amélioration, une valeur ajoutée. C’est ça qui va vous faire confirmer votre certificat. On va vous encourager à mettre en oeuvre les enseignements reçus »
Bientôt le module de certification des analystes de crédit
La tribune officielle
Il faut dire que c’est conformément aux missions à elle assignées par la loi que l’APSFD se préoccupe de la formation des agents des institutions de microfinance. Et les perspectives sont bonnes avec l’avènement en vue d’un nouveau module de certification des analystes de crédit. « En termes de perspectives, nous sommes en train de travailler pour un nouveau module de certification des analystes de crédit. On peut déjà appeler analystes de crédit, les agents de crédit ou chargé de prêts séniors. Car ceux qui sont appelés à connaître ou approuver des dossiers de crédits plus ou moins importants sont généralement des séniors. Et pourquoi pas des chefs d’agence aussi », a annoncé le directeur général de l’APSFD aux récipiendaires du niveau 2
Le DG de la Microfinance, M. Brice Dansou
A la faveur d’une interview à la presse, le directeur général de la microfinance M. Brice Dansou n’a pas caché sa satisfaction de l’initiative du Consortium Alafia: « C’est une fierté pour moi d’assister à cette cérémonie. L’APSFD est en train de former la relève, nos employés pour qu’ils puissent monter en compétences et cela est une bonne chose. La connaissance n’a pas de prix. Si vous voulez que le secteur puisse évoluer, nous sommes obligés de les inscrire pour qu’ils aillent se former. Et quand je vois la nouvelle loi qui va entrer en vigueur dans les tout prochains mois, je pense que c’est l’idéale à faire; former les gens pour qu’ils soient plus compétitifs, plus compétents pour délivrer le service qu’il faut »