
« Secteur de la boulangerie et de la pâtisserie: quelles solutions face aux défis de la souveraineté alimentaire en Afrique ». C’est le thème de l’Assemblée générale constitutive de Confédération africaine de la filière boulangerie et pâtisserie ( CAF-BP ) qui s’est ouverte ce jeudi 23 octobre 2025 à Cotonou pour quatre jours. La première journée a été consacrée à l’adoption des textes de la confédération par les délégations venues des quatre coins du continent. L’organisation pratique des assises est assurée par l’Association nationale des promoteurs et exploitants de boulangeries et pâtisseries du Bénin ( ANAPEB-Bénin ).
Ghislain Gbènakpon

Amendement et adoption des statuts et du règlement intérieur de la Confédération africaine de la filière boulangerie et pâtisserie ( CAF-BP ). C’est le premier acte des travaux de l’assemblée générale constitutive de la CAF-BP qui a eu lieu pour le compte de la première journée. Aux termes de ses statuts, la CAF-BP est fondé entre les entreprises légalement constituées exerçant sur le territoire africain, qu’elles soient organisées sous forme sociétaire ou individuelle, ainsi qu’entre les organisations, groupements, fédérations ou associations professionnelles de la filière boulangerie et pâtisserie, dûment enregistrées dans leur pays d’origine. Elle a pour objectifs de bâtir un avenir prospère pour les métiers de la boulangerie et de la pâtisserie africaines, de rassembler, inspirer et développer les compétences des professionnels du secteur, promouvoir l’excellence et l’innovation, en diffusant les bonnes pratiques, les techniques modernes et en soutenant la recherche et le développement. La CAF-BP s’assigne aussi pour missions de favoriser la collaboration et les échanges en constituant un réseau panafricain dynamique de professionnels, d’assurer la représentation du secteur auprès des institutions nationales et internationales.

Dans son discours d’accueil, le président de l’ANAPEB-Bénin a fait observer que le thème de cette assemblée générale constitutive de la CAF-BP résonne comme un appel à la responsabilité collective. « Car il ne s’agit pas de s’isoler, ni d’opposer , mais de réinventer la coopération économique. Nous voulons bâtir un modèle où le pain africain devient le fruit d’une complémentarité intelligente entre nos ressources locales et les apports du reste du monde. Oui nous devons produire davantage, valoriser nos céréales locales, innover et promouvoir la consommation endogène. Aujourd’hui, plus que jamais, le pain est le levain d’une Afrique nouvelle que nous faisons lever ici à Cotonou, bien entendu à l’unisson », a déclaré le président Anselme Aguêmon. Il soutient que les assises de Cotonou sont un rendez-vous historique avec une Afrique qui, pour la première fois, se dote d’une voix commune et une ambition partagée; à savoir, faire du pain africain, le levain de la souveraineté alimentaire, de la coopération économique et du développement humain durable. C’est également le témoignage que le pain peut devenir le levain de la souveraineté, de la fraternité et du progrès partagé.










































