Sensibilisation des Commerçantes Transfrontalières à Petite Echelle le Long du Corridor Abidjan-Lagos : le message rassurant du chef du Bureau National de la CEDEAO aux opératrices du Bénin

M. Faustin Guidi, Chef du Bureau National de la CEDEAO et Directeur de l’Intégration économique régional ( DIER )

Au lancement ce mardi 8 juillet 2025 à l’hôtel Golden Tulipe de l’étape cotonoise de la campagne d’information et de sensibilisation des commerçantes transfrontalières à petite échelle le long du Corridor Abidjan-Lomé-Cotonou-Lagos, il y avait le directeur de l’Intégration économique régionale ( DIER ) et Chef du Bureau National de la CEDEAO. Occasion pour M. Faustin Guidi, de délivrer un message rassurant aux opératrices du commerce transfrontalière à petite échelle du Bénin.

Ghislain Gbènakpon

« Chères opératrices du commerce transfrontalier informel, cette campagne de sensibilisation vous offre une plate-forme d’échanges et de dialogue ouvert pour un retour d’information sur l’état actuel de vos activités. C’est aussi l’occasion de faire connaître vos besoins spécifiques et de vous approprier le contenu des cadres commerciaux régionaux tels que la ZLECAf et le SLEC de la CEDEAO ainsi que les guides et outils de facilitation du commerce transfrontalier.
Je vous encourage à participer activement à toutes les sections de cette campagne à savoir la présente assemblée publique (Town Hall), les ateliers de formation et les visites de marché. Je ne doute pas un instant de votre capacité à tirer meilleur profit des présentations des experts et des partages d’expériences pour améliorer votre situation individuelle et collective », a déclaré M. Faustin Guidi à l’adresse des commerçantes transfrontalières du Bénin qui ont massivement fait le déplacement.

Le directeur de l’Intégration économique régionale et chef du Bureau National de la CEDEAO fait observer qu’en ces moments de mutations majeures de l’environnement économique mondial et d’incertitudes marquées par la résurgence des barrières tarifaires et des entraves à la libre circulation des personnes et des biens, le débat sur les acquis en matière de facilitation du Commerce Transfrontalier à petite échelle et des mesures à prendre pour l’amélioration des opérations des femmes commerçantes à petite échelle, est d’une importance capitale. Il regrette que malgré les efforts déployés, les opérateurs de ce commerce dans la région, en particulier les femmes, demeurent confrontés à des situations de violence et d’harcèlement fondés sur le genre, de méconnaissance des procédures de dédouanement, de manque d’infrastructures sensibles au genre, etc.

Des efforts déployés

Une vue de famille des participants

Il ressort de l’intervention de M. Faustin Guidi que des efforts sont déployés aux niveaux régional et national pour résorber les difficultés que connaissent les femmes commerçantes et faciliter le Commerce Transfrontalier. Au nombre des initiatives dans ce cadre, il a fait cas de la construction du poste de contrôle juxtaposé de Sèmè-Kraké et dans le cadre du Programme Régional de Coopération Transfrontalière (PRACT), la réfection des modules de classe, la construction des cuisines, des magasins, des toilettes et WC dans les écoles, la réalisation de forage pour l’alimentation en eau potable au niveau des postes de police, etc. Au niveau national, on retient que des actions plus larges sont mises en œuvre au Bénin dans le cadre de la libéralisation des échanges, notamment la réduction des points de contrôle à deux (02) au maximum sur les axes routiers inter-Etats, faisant du pays un modèle en cette matière dans la sous-région.

Par ailleurs, dans son rôle d’interface, le Bureau National de la CEDEAO veille constamment, aux côtés des acteurs régionaux et sectoriels, à la synergie et à la complémentarité des initiatives régionales avec celles en cours dans le cadre du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) 2021-2026. « C’est le lieu de renouveler notre disponibilité aux acteurs nationaux de l’intégration régionale, en particulier les commerçantes transfrontalières, à les accompagner dans leurs initiatives et à faire remonter leurs aspirations au niveau régional », a rassuré M. Fautin Guidi.

Réunion à Cotonou pour l’Harmonisation de la Classification des Hôtels dans la CEDEAO: les éclairages du directeur de l’Industrie Lassane Kaboré

M. Lassane Kaboré, directeur de l’industrie à la Commission de la CEDEAO

A la faveur d’une interview à la presse, le directeur de l’Industrie à la Commission de la CEDEAO, M. Lassane Kaboré a donné des éclairages sur la réunion technique de validation des normes communautaires pour la classification des différents établissements touristiques qui se tient depuis ce mardi 8 juillet 2025 à Cotonou pour quatre jours.

Ghislain Gbènakpon

« C’est une réunion qui concerne le classement des hôtels. Vous savez qu’on parle de trois étoiles, deux étoiles. Pour tous les établissements d’hébergements et touristiques que ce soit les motels, les auberges, il y a un classement qui est fait. Et dans la CEDEAO, nous sommes en train de faire des normes régionales. Vous savez, souvent chaque pays a sa manière de classer, bien sûr en s’inspirant des approches au niveau international. Mais ce qui est important, c’est que nous puissions harmoniser notre manière de faire au niveau de la sous région et en s’inspirant bien sûr des meilleures pratiques au niveau international », a expliqué M. Lassane Kaboré.

Il ressort de ses éclairages que les experts qui sont réunis à Cotonou vont examiner tout ce qui se fait au niveau international et voir par rapport aux documents de base qui ont été préparés, ce qu’il faut ajouter ou ajuster de telle sorte qu’au sortir des travaux, on puisse adopter des normes, des standards qui vont permettre aux Etats membres de s’en référer une fois validés par les ministres en charge du tourisme, de l’industrie etc,. « Et ainsi, on pourra dire un hôtel trois étoiles au Bénin, c’est la même chose que trois étoiles au Nigéria, au Sénégal, en Guinée », a-t-il renchéri.

Le directeur de l’industrie à la Commission de la CEDEAO n’a pas manqué de solliciter l’accompagnement des différentes autorités nationales: « Vous savez, nous on harmonise mais nous ne mettons pas en oeuvre. Lorsqu’on finit d’harmoniser, ça devient les textes de la CEDEAO. Nous allons souhaiter que non seulement les acteurs l’acceptent et jouent le jeu, mais aussi que les différentes autorités nationales puissent effectivement accompagner la mise en oeuvre. C’est vrai que les normes sont volontaires. Mais une fois que c’est harmonisé, ça permet de rendre notre espace plus attractif parce que c’est reconnu. En effet, une fois que c’est reconnu, c’est plus attractif non seulement à des grands évènements mais aussi bien sûr à l’essor de notre secteur touristique et hôtelier »

Harmonisation à Cotonou des Normes de la CEDEAO pour la Classification des Etablissements Touristiques: les attentes du directeur du secteur privé Dr. Anthony Luka Elumelu

Dr. Anthony Luka Elumelu, directeur du développement du secteur privé à la Commission de la CEDEA

En marge des travaux de la réunion technique régionale de validation des projets de normes de classification des établissements touristiques qu’abrite Cotonou, le directeur du secteur privé au à la Commission de la CEDEAO s’est confié à la presse. Occasion pour Dr. Anthony Luka Elumelu d’exprimer ses deux grandes attentes et lancer un appel.

Ghislain Gbènakpon

« D’abord, c’est l’identification des carences aux divers niveaux, parce que c’est une association de plusieurs Etats qui ne sont pas au même niveau. Ensuite une fois que ces carences sont identifiées, comment combler les trous et aligner tout le monde au même niveau et pouvoir prendre des décisions qui sont implémentées à chaque niveau régional. Car comme vous le savez, le tourisme n’est pas l’affaire d’un seul pays. C’est une activité globale. Il y a des normes internationales que nous devons pouvoir respecter comme le préconisent les normes afta dans le domaine du tourisme », a déclaré Dr. Anthony Luka Elumelu pour ce qui est de sa première grande attente.

Il ressort de l’intervention du directeur du secteur privé à la Commission de la CEDEAO que sa deuxième attente est relative à la mise en oeuvre de ces codes qui sont en train d’être pris en compte pour que l’espace CEDEAO devienne une région touristique qui attire les investissements étrangers. « Ce qui peut permettre de créer des emplois notamment pour les femmes et les jeunes. Nous ne sommes pas en train de dire que les hommes sont laissés pour compte, mais nous insistons sur le renforcement des capacités des femmes et des jeunes », a-t-il expliqué.

Dr. Anthony Luka Elumelu a pour finir plaidé pour le renforcement de la collaboration régionale pour le bien du secteur privé: « Je voudrais lancer un appel pour encourager la collaboration régionale parce que le premier but de la communauté de la CEDEAO, c’est de sortir les peuples de la pauvreté et de renforcer la collaboration régionale parce que si on n’a pas une région stable, le tourisme ne peut en aucun cas prospérer. Enfin, au lieu d’être un facteur qui nous divise, la diversité dans la sous région devrait être un facteur qui unit les peuples. C’est pour ça que j’exhorte les Etats membres à travers leurs gouvernements à soutenir le secteur privé »

OOAS : la 2ᵉ Conférence Internationale de la CEDEAO sur la fièvre de Lassa prévue pour septembre

L’Organisation ouest africaine de la santé ( OOAS ) organise un grand sommet international sur la fièvre Lassa en Côte d’Ivoire. Cette importante assise réunira des décideurs chercheur et différentes parties prenantes intervenants dans la lutte contre cette maladie pernicieuse spécifique à la région ouest africaine. C’est du 8 au 12 septembre 2025 en terre ivoirienne. Lire le communiqué sur les nouvelles dates de la conference.

L’OOAS annonce les nouvelles dates de la 2ᵉ Conférence Internationale de la CEDEAO sur la fièvre de Lassa : du 8 au 12 septembre 2025


Bobo-Dioulasso, le 25 juin 2025 — L’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) a officiellement annoncé les nouvelles dates de la 2ᵉ Conférence Internationale de la CEDEAO sur la Fièvre de Lassa (LIC). La conférence se tiendra désormais du 8 au 12 septembre 2025 à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Les nouvelles dates ont été soigneusement choisies afin d’assurer une participation et un engagement plus larges des parties prenantes régionales et mondiales. En évitant de coïncider avec d’autres grands événements internationaux traditionnellement organisés en septembre, la conférence créera des opportunités d’engagement plus étroit avec les décideurs, les chercheurs et les partenaires techniques. Cet ajustement souligne l’engagement de l’OOAS à assurer une collaboration inclusive et à favoriser les échanges scientifiques, en plus de mener des réponses régionales coordonnées à la fièvre de Lassa et à d’autres maladies infectieuses émergentes.
Sur le thème « Au-delà des frontières : renforcer la coopération régionale pour lutter contre la fièvre de Lassa et les maladies infectieuses émergentes », la conférence réunira des scientifiques de premier plan, des experts de santé publique et des décideurs venus de toute l’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs. Les participants partageront les dernières données scientifiques, exploreront des approches innovantes et renforceront les efforts de collaboration afin de consolider la préparation, d’intensifier les actions et d’éclairer les stratégies de gestion des menaces liées aux maladies infectieuses émergentes.
Cette deuxième édition de la conférence s’appuiera sur le succès de l’événement inaugural qui s’est tenu à Abuja en 2019. Avec le calendrier révisé, il offre l’opportunité de mieux s’aligner sur les grands calendriers de la santé mondiale, permettant ainsi la présence d’acteurs de haut niveau et favorisant une participation inclusive des cinq pays les plus touchés, à savoir le Bénin, la Guinée, le Libéria, le Nigéria et la Sierra Leone.

« La décision de décaler les dates de la Conférence internationale sur la fièvre de Lassa a été prise afin de garantir la plateforme la plus inclusive et la plus percutante possible », a déclaré le Dr Melchior Athanase AÏSSI, Directeur général de l’OOAS. « Ce nouveau calendrier nous permet d’accueillir un éventail plus large d’experts, de décideurs et de partenaires, à un moment où la collaboration régionale et le partage des connaissances sont plus cruciaux que jamais. Notre objectif est de faire de cet événement non seulement une conférence, mais un véritable tournant pour la prévention et le contrôle des maladies infectieuses émergentes en Afrique de l’Ouest. ».
L’OOAS invite les chercheurs, les professionnels de la santé publique, le monde universitaire, les organisations de la société civile et les représentants des gouvernements à participer et à contribuer à cet important rassemblement. Leurs perspectives et contributions sont essentielles pour faire progresser la préparation aux épidémies, renforcer la sécurité sanitaire et renforcer la résilience à long terme des systèmes de santé dans toute la région.
De plus amples informations sur l’inscription, le programme et de la liste des intervenants seront communiquées dans les semaines à venir.


À propos de l’OOAS

L’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) est l’institution spécialisée de la CEDEAO en matière de santé, créée en 1987 pour coordonner les politiques et les programmes de santé au sein des États membres. Son siège se trouve à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso. L’OOAS s’engage à améliorer les normes de santé régionales, à renforcer les systèmes de santé et à promouvoir un développement sanitaire durable en Afrique de l’Ouest.

L’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) est l’institution spécialisée de la CEDEAO en matière de santé, créée en 1987 pour coordonner les politiques et les programmes de santé au sein des États membres. Son siège se trouve à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso. L’OOAS s’engage à améliorer les normes de santé régionales, à renforcer les systèmes de santé et à promouvoir un développement sanitaire durable en Afrique de l’Ouest.

Système National de Règlementation Pharmaceutique: les lignes directrices réglementaires de l’ABMed en validation

Une vue de famille des participants

Un pas de plus va être franchi dans la dynamique du Bénin visant à garantir la disponibilité, la qualité et la sécurité des produits de santé. Dans le cadre de la réforme du système national de règlementation pharmaceutique portée par le gouvernement, les lignes directrices réglementaires de l’Agence béninoise du médicament et des autres produits de santé ( ABMed ) sont en cours de validation depuis ce lundi 7 juillet 2025 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou avec le soutien technique et financier de la Fondation Bill et Melinda Gates en partenariat avec l’OMS et l’Autorité de régulation du secteur de la santé ( ARS ). C’est à la faveur d’un atelier de 5 jours dont les travaux ont été officiellement lancés par le directeur de Cabinet du ministre de la Santé, M. Enagnon Pétas Akogbéto. Il avait à ses côtés le directeur général de l’ABMed, Dr. Yossounou Chabi.

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur

Doter l’ABMed de lignes directrices techniques essentielles pour renforcer la maîtrise de ses processus, garantir une régulation rigoureuse, transparente, et adaptée aux réalités du secteur pharmaceutique béninois. Voilà ainsi décliné par le directeur de cabinet du ministre de la santé, l’objectif poursuivi par cet atelier de validation. M. Enagnon Pétas Akogbéto rappelle que celui-ci fait suite à l’auto-évaluation institutionnelle de l’ABMed réalisée en septembre 2022, à l’aide de l’outil Global Benchmarking Tool (GBT) avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). « Cette auto-évaluation assistée a permis de générer un Plan de Développement Institutionnel (PDI) dont la mise en œuvre permettra d’atteindre le Niveau de Maturité 3 (NM3) de l’OMS. Atteindre ce niveau de maturité signifie que notre système de réglementation pharmaceutique repose sur des bases juridiques, techniques, humaines et opérationnelles solides, et que les fonctions réglementaires sont exercées de manière cohérente, indépendante, et en conformité avec les bonnes pratiques internationales », a-t-il expliqué.

Durant cinq jours donc, les participants à l’atelier ont à examiner et valider les différents documents préparés dans une approche participative mobilisant les directions techniques de l’ABMed, les parties prenantes nationales et les partenaires internationaux. Pour le DG Dr. Yossounou Chabi, les travaux s’inscrivent dans la volonté de l’ABMed de bâtir un système réglementaire crédible, efficace et protecteur de la santé publique, en phase avec les bonnes pratiques internationales et les exigences de souveraineté pharmaceutique. Il faut dire que l’ABMed a pour mission de coordonner la politique nationale en matière de médicament et autres produits de santé. Dans le cadre de ses attributions, elle exerce les fonctions réglementaires essentielles à savoir entre autres, autorisation de mise sur le marché ( AMM ) de produits de santé, inspection réglementaire des établissements impliqués dans la fabrication, la distribution, l’importation , l’exportation ou la dispensation, pharmacovigilance et surveillance de la sécurité des produits de santé après leur mise sur le marché, autorisation, délivrance et gestion des licences des établissements pharmaceutiques.

8e Session Ordinaire du Comité Régional de Pilotage du Projet SWEDD +: l’appel du DG OOAS Dr. Melchior Athanase Aissi

Le Directeur Général de l’OOAS, Dr. Melechior Athanase Aissi

A l’ouverture des travaux de la réunion des experts de la 8e session ordinaire du Comité régional de pilotage du Projet SWEDD+ à Sofitel Cotonou ce mercredi 2 juillet 2025, le directeur général de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé ( OOAS ), Dr. Melchior Athanase Aissi a lancé un appel en vue de la pérennisation des acquis.

Ghislain Gbènakpon

Le directeur général de l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS) a insisté sur le lien essentiel entre santé, éducation et autonomisation économique. Il a encouragé les pays membres à renforcer la coordination entre les ministères sectoriels pour garantir la durabilité. Pour rappel, les assises de Cotonou interviennent après 10 ans de mise en oeuvre du projet d’autonimisation des femmes et le dividende démographique dans le Sahel ( SWEDD ) qui prend fin et dont les acquis vont être pérennisés avec le projet SWEDD+ . Il s’agit à Cotonou de faire le bilan de la mise en oeuvre du projet SWEDD, poser les jalons stratégiques de SWEDD+ et tirer les engagements clés de cette décennie d’efforts collectifs pour l’autonomisation des filles et des femmes en Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette huitième session du Comité régional de pilotage du projet SWEDD+ connait la participation de la Banque Mondiale, du Représentant Résident de l’UNFPA, de la CEEAC, des ministres en charge de la promotion de la femmes des pays bénéficiaires du projet SWEDD qui s’élargissent au Sénégal, à la Gambie et au Togo avec SWEDD+

Il faut noter que c’est la ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance du Bénin et Vice-présidente du Comité Régional qui a officiellement lancé les travaux. « Le Projet SWEDD est plus qu’un programme : c’est une réponse audacieuse, collective et transformatrice face aux vulnérabilités que vivent encore trop de femmes et de filles en Afrique », a déclaré la Ministre Véronique Tognifodé. Elle a, par ailleurs, salué les résultats obtenus dans le cadre de la phase précédente, tout en appelant à plus d’ambition, d’audace et de coordination pour les années.

Sécurité Alimentaire au Bénin :  les jardins de case réapparaissent grâce au projet CASCADE

Un membre de la communauté dans son jardin de case à Sota-Aigbadji

Les petits jardins contigus aux cases font leur grand retour dans les habitudes des communautés dans les départements du Couffo, de l’Ouémé et du Zou au Bénin. C’est grâce au projet CASCADE mis en œuvre par le consortium CARE Bénin/Togo et GAIN, financé par le Ministère des Affaires Etrangères du Royaume des Pays Bas. Toute chose qui vient renforcer la sécurité alimentaire dans le pays.

Une suite logique des expériences de l’Approche Farmers Fields Business School (FFBS) à travers les unités de Démonstration


Au cours de l’année 2024, l’approche FFBS propre à CARE a été déployée dans les communautés ciblées par le projet CASCADE, afin de mettre en pratique ses principes, notamment dans la production agricole durable et le développement des activités génératrices de revenus (AGR). Ainsi, des unités de démonstration ont été installées avec l’appui des Agences Territoriales de Développement Agricole (ATDA) qui ont accompagné les groupements de producteurs dans les différentes communes d’intervention du projet. Au terme du processus, des résultats positifs ont été enregistrés, les rendements obtenus ont permis aux communautés de renforcer la sécurité alimentaire et de développer des activités génératrices de revenus. Alors que le projet CASCADE vise spécifiquement entre autres, à améliorer l’accès et la consommation d’aliments sains dans les ménages, les populations ont été outillées à travers les unités de démonstration pour installer et développer les jardins de case au sein des communautés. Albertine ADOGBA membre du groupement « Agri la lumière » dans le village Sota-Aigbadji dans la commune de Bonou est satisfaite de la démarche entreprise par le projet CASCADE : « l’année dernière nous avons cultivé de la grande morelle sur une parcelle de démonstration en appliquant les principes de l’approche FFBS. Nous avons obtenu de très bons rendements. ce qui a permis à chaque membre de notre groupement de consommer ce légume chez soi. Ensuite, nous avons recu des semences de légumes de la part de CASCADE et chacun a été encouragé à reproduire cela à domicile. Et c’est ce que nous avons démarré dans nos maisons. »

Des graines d’espoir plantées au cœur des foyers

Dans les communautés comme Djidja, Toviklin, la prise de conscience de l’importance de manger sainement s’ancre progressivement dans les habitudes. Les petits espaces libres autour des maisons sont désormais mis à profit pour cultiver des légumes frais, tandis que les cheptels domestiques fournissent des sources accessibles de protéines animales, facilement intégré dans le repas quotidiens. Albertine AFAGNON est émerveillée par le résultat de son petit jardin, qui lui procure des avantages : « Je n’avais pas l’habitude de cultiver des légumes chez moi à la maison. C’est grâce au projet CASCADE que j’ai intégré cette pratique,, je trouve que c’est une très bonne recommandation. Il suffit que je contourne le mur pour accéder à mon jardin et cueillir des légumes frais pour ma sauce », raconte-t-elle avec enthousiasme .

Les perspectives pour les jardins de case

L’autonomie alimentaire des ménages constitue un levier essentiel pour lutter efficacement contre la malnutrition à l’échelle communautaire . Au Bénin, les mois à venir seront déterminants pour l’amélioration de la nutrition dans les communes d’intervention du projet CASCADE notamment à Djidja et à Toviklin où sera mis en œuvre le sous projet dénommé « La nutrition au cœur des activités agricoles dans les communes de Djidja et de Toviklin. » Ce sous projet vise à Promouvoir la consommation durable des rations alimentaires saines dans les ménages agricoles, en accompagnant 10.000 femmes agricultrices dans la production, la transformation et la consommation d’aliments à haute valeur nutritive. Edmond ZINZINDOHOUE, gestionnaire du projet CASCADE clarifie : « L’objectif est que chaque ménage améliore sa consommation de fruits et légumes par sa propre production domestique. Le jardin potager permet à la famille de produire une partie des fruits et légumes qu’elle consomme en maîtrisant la qualité sanitaire des produits, tout en réduisant les dépenses alimentaire. »
Ainsi le principe « Un potager par case » s’impose progressivement dans les communes comme une véritable révolution silencieuse pour renforcer l’autonomie alimentaire et nutritionnelle des ménages béninois à travers le projet CASCADE.

Lutte contre le VIH: l’appel de l’ONUSIDA aux parlementaires béninois


À Grand-Popo, du 30 juin au 1er juillet, un atelier de briefing a réuni les membres des commissions permanentes et les cadres administratifs du parlement sur la lutte contre le VIH/Sida, organisé par le Programme Santé de lutte contre le Sida avec l’appui de l’Institut Parlementaire du Bénin et de l’ONUSIDA. À l’occasion, Dr Diallo Yayé Kanny, Directrice pays de l’ONUSIDA pour le Bénin et le Togo, a lancé un appel urgent aux députés béninois pour renforcer leur rôle dans la riposte nationale contre la pandémie.

Le VIH/SIDA reste une menace sanitaire majeure en Afrique de l’Ouest et particulièrement au Bénin, malgré les progrès accomplis au cours de la dernière décennie, notamment l’élargissement de l’accès aux traitements antirétroviraux. Cependant, les chiffres démontrent que la riposte reste insuffisante pour atteindre les objectifs mondiaux. Entre 2010 et 2023, la diminution des nouvelles infections (46%) et des décès liés au Sida (55%) est loin des cibles ambitieuses de 75% fixées par les instances internationales.

Le rôle essentiel du Parlement dans la révision législative

Face à ce constat, Dr Diallo Yayé Kanny, Directrice pays de l’ONUSIDA pour le Bénin et le Togo a insisté sur la nécessité d’éliminer les obstacles structurels persistants tels que la stigmatisation, la discrimination, les lois pénalisantes et les inégalités de genre qui entravent encore l’accès aux services de prévention, de dépistage et de traitement.

C’est dans ce cadre que le Parlement béninois est appelé à jouer un rôle de premier plan, notamment à travers la révision de la loi n°2005-31 relative à la prévention, la prise en charge et le contrôle du VIH/SIDA. Cette loi, devenue obsolète, doit être actualisée pour intégrer les avancées scientifiques et garantir un environnement juridique favorable à la protection des droits des personnes vivant avec le VIH.

Dr Diallo Yayé Kanny, directrice pays de l’Onusida pour le Bénin/Togo

La représentante de l’ONUSIDA a également souligné le rôle clé des députés en tant qu’initiateurs et promoteurs de lois, mais aussi en tant que défenseurs des droits humains et de la justice sociale.

Le Parlement est ainsi invité à veiller à ce que les politiques publiques et les budgets nationaux soient alignés sur les engagements internationaux pris par le Bénin, afin d’assurer une riposte efficace, pérenne et centrée sur les populations les plus vulnérables.

Renforcer le rôle national face à la restructuration de l’ONUSIDA

Par ailleurs, Dr Diallo Yayé Kanny a rappelé que l’ONUSIDA connaît actuellement une restructuration à l’échelle mondiale, ce qui réduira prochainement sa présence au niveau national. Cette évolution rend d’autant plus indispensable le renforcement du rôle des acteurs nationaux, notamment le Parlement, dans la coordination et la pérennisation des acquis de la lutte contre le VIH.

L’appel de l’ONUSIDA au Parlement béninois s’inscrit ainsi dans une dynamique globale visant à accélérer les efforts pour atteindre l’élimination du Sida en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030. Il met en lumière la nécessité d’un engagement politique renouvelé, éclairé et sans faille, facteur déterminant pour franchir les étapes encore nécessaires dans cette bataille sanitaire.

Mobilisation et Recrutement Syndical: les organisations des secteurs de l’UITA au Bénin outillées

Les syndicats du Bénin affiliés à l’UITA sont désormais mieux outillés pour l’élargissement de leurs bases.Un séminaire national de formation syndicale s’est tenu ce vendredi 27 juin 2025 à la bourse de travail à Cotonou à leur intention avec pour thème, « Mobilisation et recrutement syndical: Quelles approches pour les organisations syndicales des secteurs de l’UITA au Bénin ».

Ghislain Gbènakpon

Créer les conditions favorables à la poursuite de l’élargissement des bases des organisations affiliées à travers l’augmentation constante de leurs effectifs ainsi que le nombre d’organisations syndicales affiliées tout en renforçant leur fonctionnement démocratique en mettant en valeur la démocratie interne. C’est l’un des principaux objectifs de ce séminaire national de formation syndicale. Il est question aussi de soutenir la création d’une dizaine d’organisations syndicales dans les secteurs couverts par l’UITA au Bénin à la fin du cycle en cours du Projet 60592. Les travaux visent par ailleurs à donner la possibilité aux responsables syndicaux d’accroître leurs connaissances et de renforcer de façon continue leurs potentiels de négociation, leur leadership en matière de dialogue social ainsi que leurs capacités à défendre la liberté syndicale et le droit d’association.

Il faut dire que ce séminaire national de formation syndicale intervient à un moment où le mouvement syndical en Afrique en général et au Bénin en particulier peine à s’adapter aux réalités sociopolitiques actuelles et aux mutations générées par elles. « Nous devons penser et implanter dans toutes nos organisations une autre école de la vie et repenser fondamentalement nos stratégies d’actions en conférant à la mobilisation et au recrutement la place de choix qui leur revient dans le développement et l’enracinement du mouvement ouvrier », a déclaré le Coordonnateur de l’UITA-Bénin, M. Guillaume Tossa dans son allocution d’ouverture du séminaire. Les participants ont eu droit à trois communications présentées par des personnes avisées. Le clou des travaux a été l’atelier participatif qui a permis aux organisations de plancher sur les actions que chacune d’entre elles entend mener pour se donner véritablement vie afin qu’on ait des organisations qui vivent et agissent et non des organisations qui n’existent que de nom.