Smig et déclaration à la CNSS : les militants de la Fédération secteur des employés de la Cosi-Bénin sensibilisés ce 1er mai

Une vue de famille des militants

La sensibilisation des employés domestiques et du commerce sur les nouvelles décisions du gouvernement à leur profit à savoir le relèvement du Smig et leur déclaration à la CNSS était ce 1er mai 2023 au cœur des manifestations de la journée internationale du travail à la Fédération des syndicats du secteur des employés de la Cosi-Bénin ( Fesse-Cosi-Bénin ). C’était à la bourse du travail de Cotonou en présence des secrétaires généraux des deux syndicats de base en l’occurrence M. Amavi Dégué du Syndicat national  des travailleurs domestiques du Bénin ( Syntrad-Bénin) et Sg de la Fesse/Cosi-Bénin d’une part et de l’autre, M. Glèlè du Syndicat national des employés de commerce du Bénin  ( Synec-Bénin).

Ghislain Gbènakpon

Le Sg Amavi Dégué lors de son allocution

« Il est très important pour nous de nous approprier ces informations et de rechercher les voies et moyens et les stratégies visant à amener les employeurs taciturnes au respect des normes et textes en vigueur. Au delà du caractère festif que revêt la présente manifestation , je vous invite à mener individuellement et collectivement les réflexions sur le sujet en vue de l’amélioration de nos conditions générales de vie », a déclaré le secrétaire général de la Fesse-Cosi-Bénin, M. Amavi Dégué dans son allocution de circonstance à l’adresse des militantes et militants du Syntrad et du Synec au cours de cette sensibilisation sur le relèvement du Smig et la déclaration des employés à la CNSS décidés par le gouvernement à leur profit.

Une vue partielle des militants en séance

Il était question pour le Sg Amavi Dégué et son homologue M. Glèlè du Synec de mobiliser les militants autour des stratégies idoines à mettre en œuvre pour amener les employeurs du secteur privé à appliquer ces deux mesures salvatrices prise par le gouvernement et qui produisent déjà leurs effets dans le public. « Nous devons nous unir, nous donner la main pour faire la lutte ensemble. Si nous, secrétaires généraux des deux organisations sœurs à savoir le Syntrad-Bénin et le Synec-Bénin sommes ensembles, c’est parce que nous avons compris que nous avons d’une manière ou d’une autre, les mêmes employeurs et que c’est dans une synergie d’actions qu’on pourra obtenir gain de cause », a déclaré le Sg Amavi Dégué au cours des échanges avec les militants.

Agriculture au Bénin : Jinukun appelle l’Etat à promouvoir les semences paysannes

Les conférenciers Patrice Sagbo et Pierre Bédyé de Jinukun

« Problématique des semences dans le développement agricole du Bénin : semences paysannes ou OGM ? ». C’est le thème de la conférence publique organisée ce jeudi 27 avril 2023 à la faveur de laquelle le réseau Jinukun appelle l’Etat à faire la promotion des semences paysannes pour la souveraineté et la sécurité alimentaire au Bénin. C’était à la bourse du travail à Cotonou avec pour communicateurs M. Pierre Bédyé, président de Jinukun et l’un des membres influents, M. Patrice Sagbo.

Ghislain Gbènakpon

« Ce sont les semences paysannes qui sont bonnes pour le développement agricole durable. Il en existe partout. C’est des semences de chez nous. Leur usage sont sans contrainte car contrairement aux semences améliorées dont les OGM, on n’a pas besoin d’avoir recours aux intrants chimiques de synthèse. C’est nous-même qui les avons cultivées dans nos champs, qui les avons sélectionnées, qui les échangeons avec nos producteurs. C’est les meilleures semences pour une agriculture durable », a soutenu M. Pierre Bédyé. Pour le président de Jinukun, l’Etat doit penser à promouvoir ces semences paysannes : « Il faut que l’Etat fasse la promotion des semences paysannes. Il faut que l’Etat enregistre ces semences comme telles. Que l’Etat fasse des recherches pour leur développement afin de garantir la sécurité et la souveraineté alimentaire au Bénin ».

A la faveur d’une interview à la presse, M. Patrice Sagbo fait observer que c’est tout le système semencier africain qui est en danger avec la tentative généralisée de ne produire, adopter et reconnaître que les semences hybrides prétendument qualifiées de haut rendement : « Si vous connaissez l’histoire des semences, vous devez savoir que avant 1961,  la production, le secret et la conservation des semences que nous utilisions étaient détenues par les petits producteurs. Pourquoi veut-on les faire sortir aujourd’hui du système ? Ils sont plus de 80 % à produire cette semence et la plupart des mains d’œuvre viennent du monde paysan. Si on arrive à les éliminer, c’est qu’on crée des problèmes d’insécurité alimentaire. Les semences de haut rendement dont on parle ne peuvent pas être produites sans les intrants chimiques de synthèse, sans les pesticides et autres ».

Les conférenciers ont sensibilisé les participants sur le fait que les semences améliorées industriellement produites détruisent les sols, nuisent à l’environnement et sont mauvaises pour la santé. « Nous supplions les décideurs surtout le président de la République  qui a déjà fait beaucoup de choses pour les populations  de nous écouter. La loi sur la biosécurité est une passoire pour laisser les OGM rentrer dans notre pays. Il faut revoir cette loi en intégrant dans le comité national de bio sécurité, la société civile, les organisations paysannes et les consommateurs », a déclaré M. Patrice Sagbo.

Paix et cohésion sociale au nord Bénin : un projet d’éducation et de formation pour les jeunes lancé

Les officiels avec les membres du comité de pilotage du projet

« Jeunes pour la paix au nord Bénin ». C’est le projet de 1,5 milliards de F CFA financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Unicef en collaboration avec le gouvernement béninois qui vient d’être lancé ce jeudi 27 avril 2023 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou par le ministre des enseignement maternel et primaire, M. Salimane Karimou. Il avait à ses cotés l’ambassadrice de l’Union européenne, Mme Sylvia Hartlief et la Représentante de l’Unicef , Mme Djanabou Mahondé.  

Ghislain Gbènakpon

« Promouvoir une culture de la paix et renforcer la résilience des adolescent ( e ) et des jeunes par l’éducation et la formation professionnelle ». C’est tout l’objectif de ce projet qui selon la Représentante de Unicef au Bénin répond à un besoin important de travailler avec et pour les jeunes, afin d’en faire des acteurs de changement positif et des ambassadeurs de la paix, alors que le Bénin, comme d’autres pays de la sous-région, fait face aux conséquences de la crise du Sahel dans les zones frontalières du nord depuis plusieurs mois.

La table d’honneur

« Cette situation nous préoccupe tous, car, comme l’ont malheureusement montré les évènements passés au Burkina Faso comme au Mali, les deux cibles principales des groupes armés non étatiques sont l’éducation, à travers les attaques perpétrées contre les écoles, et les enfants, les adolescents et les jeunes qui se retrouvent exposés aux risques de recrutement par ces groupes », a déclaré Mme Djanabou Mahondé. Le projet sera mis en œuvre jusqu’en juin 2024 dans 8 communes du nord du Bénin que sont Banikoara et Malanville dans le département de l’Alibori ; Matéri, Cobli, Kérou, Natintingou et Tanguiéta dans l’Atacora et Ouaké dans la Donga.

 Éducation et formation professionnelle, maîtres mots

Une vue partielle des participants

Il ressort des interventions prioritaires du projet « Jeunes pour la paix au nord du Bénin » que l’éducation à la paix et la formation professionnelle seront au cœur de sa mise en œuvre. Il en ainsi de la promotion de l’accès des enfants et des adolescents aux opportunités d’éducation de base de qualité et à des compétences de vie courantes, l’élaboration d’un cadre d’encadrement pour l’intégration des compétences d’éducation de base dans les écoles coraniques, la promotion de l’insertion professionnelle des jeunes à travers des alternatives d’éducation, de formation et d’emploi puis le renforcement des capacité des adolescents et des jeunes à promouvoir une culture de la paix et la prévention des conflits.  Dans son allocution de circonstance, l’ambassadrice de Ue Mme Sylvie Hartlief a fait observer que près de deux millions d’enfants sont hors de l’école au Bénin dont plus de la moitié dans les 4 départements du nord à savoir Alibori, Atacora, Borgou et Donga avant de conclure par une citation de Nelson Mandela : « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le  monde »

Le ministre Salimane Karimou lançant le projet

Il faut dire qu’au terme de ce projet qui met un accent particulier sur les enfants hors de l’école, les enfants dans les écoles coraniques, mais également les filles et les jeunes en recherche d’alternatives éducation ou de formation ou de formation qui se retrouvent dans des situations de vulnérabilité, ce sont plus de 40.000 enfants adolescent et jeunes dont 23.000 filles qui pourront avoir accès à l’école, s’engager dans leur communauté pour promouvoir la cohésion sociale et la paix et avoir de meilleures opportunités de formation et d’emploi. Pour le ministre des enseignements maternel et primaire, le projet est en phase avec l’ambition du gouvernement d’assurer une amélioration de l’accès des populations aux services sociaux de base et à la protection sociale. « Ceci répond à l’axe stratégie 6 pilier 3 du programme d’action du gouvernement 2021-2026. L’éducation à la paix ambitionne de donner aux élèves les moyens de devenir des citoyens responsables, ouverts aux différences, capables d’empathie, capables également de solidarité. Des élèves capables de déconstruire les fondements de la violence, des élèves capables de se mobiliser pour faire progresser les perspectives de paix », a soutenu le ministre Salimane Karimou. Le lancement du projet a pris fin avec l’installation de son comité de pilotage.

 

 

Gestion durable des risques côtiers en Afrique de l’Ouest : Deux livrables de l’Uemoa en validation à Cotonou

Une vue de famille des participants

Note méthodologique d’élaboration du bilan 2024 des littoraux d’Afrique de l’Ouest et le Plan d’action régional stratégique des investissements ( Parsi ). Ce sont les deux livrables ou documents de l’Uemoa sur la gestion durable des risques côtiers en Afrique de l’Ouest soumis à validation à la session du Comité scientifique régional de l’Union qui se tient depuis ce lundi 24 avril 2023 à l’hôtel Azalaï de Cotonou. Les travaux qui prennent fin le 29 avril prochain ont été lancés par M. Constant Houndénou, conseiller technique du ministre du cadre de vie, des transports et du développement durable. Il avait à ses cotés, Mme Zouratha Lompo Ouédraogo, directeur de cabinet du commissaire en charge du département de l’agriculture, des ressources en eau et de l’environnement ( Daren ) de l’Uemoa.

Ghislain Gbènakpon

« Examiner en profondeur le contenu de la méthodologie d’élaboration du bilan 2024 des littoraux d’Afrique de l’Ouest, recueillir les amendements et orientations pour l’amélioration de la méthodologie, valider le projet de méthodologie sous réserve de la prise en compte des contributions, discuter et définir une feuille de route des principales étapes de l’élaboration du bilan 2024 des littoraux ». Voilà ainsi déclinés par le directeur de cabinet du Daren de l’Uemoa, Mme Zouratha Lompo Ouédraogo, les objectifs spécifiques de cette rencontre du Comité Scientifique Régional qui est l’un des organes mis en place au niveau régional pour apporter des avis et conseils avisés dans la coordination des initiatives en faveur de la gestion durable et intégrée des risques côtiers en Afrique de l’Ouest. 

La table d’honneur

En ce qui concerne le Plan d’action régional stratégique des investissements ( Parsi ) , le directeur de cabinet du Daren souligne qu’il s’agit pour les participants à cet atelier régional de faire un examen critique du document, de formuler des amendements et recommandations pour son amélioration et de le valider sous la prise en compte des contributions .  

Une vue partielle des participants en séance

Il faut dire que face à l’ampleur des risques côtiers, la Commission de l’Uemoa a mis en place, avec l’accompagnement de la Banque mondiale, le Programme régional de gestion du littoral ouest-africain ( Waca ). Et c’est dans le cadre de ce programme que s’inscrivent les deux livrables en examen à cet atelier régional.

Les officiels à l’ouverture des travaux

Dans son allocution d’ouverture des travaux, le conseiller technique a salué le leadership de la Commission de l’Uemoa dans la problématique de la gestion durable des risques côtiers en Afrique de l’Ouest. « Depuis l’adoption du Programme de lutte contre l’érosion côtière ( Prlec ) en 2007 à travers le règlement N°02/2007/CM/UEMOA, la Commission de l’Uemoa a renforcé son leadership dans l’accompagnement des pays membres et des autres pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, dans une démarche coordonnée de planification commune et de réalisation d’investissements adaptés pour renforcer la résilience des populations et des écosystèmes  naturels face aux risques côtiers. Nous souhaitons vivement voir ss renforcer cette coordination régionale avec le déploiement de nouveaux investissements pour renforcer la résilience de nos cordons littoraux, des populations qui y vivent ainsi que leurs moyens d’existence », a déclaré M. Constant Houndénou.

 

 

 

1er forum d’investissement Bénin-Chine : l’ambassadeur Adovèlandé en expose l’aubaine pour l’économie nationale

L’ambassadeur du Bénin près la Chine , Simon Pierre Adovèlandé

En marge des travaux du 1er forum d’investissement Bénin- Chine lancé le jeudi 20 avril 2023 au palais des congrès à Cotonou, l’ambassadeur de la République du Bénin près la Chine a accordé à la presse une interview sur l’évènement. Occasion pour Simon Pierre Adovèlandé de montrer l’aubaine que celui-ci constitue pour l’économie nationale.

Ghislain Gbènakpon

« C’est le volet de la coopération économique et commerciale qui permet aux investisseurs chinois de toucher du doigt  les réalités des réformes qui ont été entreprises par le gouvernement de son Excellence, le  président Patrice Talon et qui permet aujourd’hui d’avoir un environnement propice à l’investissement, d’avoir une zone industrielle comme celle de Glodjigbé et de permettre aux investisseurs chinois de venir investir massivement au Bénin mais également de délocaliser certaines industries chinoises. », a soutenu l’ambassadeur Simon Pierre Adovèlandé.

Il a fait observer que ce forum qui est une première est organisé pour la mobilisation des investisseurs chinois qui se fait à travers le conseil  Chine Afrique des investisseurs, un réseau de 3000 investisseurs potentiels. « C’est pourquoi, l’Ambassade du Bénin en Chine y participe pour pouvoir faire le suivi une fois en Chine avec les participants. C’est le partage d’expériences. Nous devons travailler ensemble pour que le message de ce qui se fait ici, ce que le Bénin a à offrir puisse être partagé avec la communauté des investisseurs chinois. L’ambassade de Chine, ensemble avec l’ambassade du Bénin à Pékin coordonne et fait la liaison de ce qui va être fait ici. », a-t-il expliqué.

Il faut dire que pour l’ambassadeur Simon Pierre Adovèlandé, ce rapprochement du secteur privé béninois et du secteur privé chinois permet d’enrichir et de rentrer effectivement dans le concept du gagnant-gagnant : « C’est la coopération gagnante-gagnante où chaque partie trouve un intérêt en partageant les intérêts que présentent les deux parties ».

Développement durable : le Congo dans la voie des énergies renouvelables

Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso, ce dimanche 23 avril 2023, à OYo, dans le département de la Cuvette, a mis en service, officiellement, le centre de recherche en énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Ce centre d’excellence d’Oyo en énergies renouvelables a été inauguré en présence du président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, en visite de travail dans la localité, ainsi que du PDG du groupe ENI, Claudio Descalzi, qui a fait le déplacement d’Oyo.

La rédaction

Implanté à quelques encablures de l’hôpital Edith Lucie Bongo Ondimba, à Oyo, ce centre est érigé pour promouvoir l’inclusion du Congo en énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique. Placé sous la tutelle du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, ce centre a pour mission principales de faire la promotion et d’entreprendre des projets et des recherches appliquées en relation avec les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Il a pour ambition de contribuer à la création d’un marché de l’énergie durable, intégré et inclusif, tout en soutenant les chercheurs locaux et internationaux, ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles au Congo et dans la région.

Le président Sassou-N’Guesso inaugurant le centre

L’inauguration de ce centre est la preuve indéniable du partenariat entre le Congo et Eni Congo. Selon le PDG du fsgroupe ENI, le but de ce centre est de favoriser l’accès à l’energie soutenable à tous. Il s’agira, a-t-il dit, de transformer l’énergie traditionnelle en énergie renouvelable avec une approche eau-energie-alimentation. Les études seront axées, entre autres, sur l’énergie solaire et les biocarburants, a-t-il poursuivi.

L’organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi), elle aussi engagée dans la réalisation de ce projet a exprimé son ambition, au cours de la cérémonie. Selon son représentant pour l’Afrique centrale, Raymond Tavares, son organisation a pour ambition de soutenir le développement industriel et inclusif des pays. Elle accompagne donc, le Congo dans la réalisation des objectifs durables, a-t-il déclaré. Pour lui, « la mise en œuvre et l’opérationnalisation du centre d’excellence d’Oyo est un travail commun du gouvernement congolais, du groupe ENI, du système des Nations unis, à travers l’ONUDI et de tous les partenaires en voie de nous rejoindre ».

Emmanuelle née Delphine Adouki, la ministre en charge de la recherche scientifique et de l’innovation technologique a fait savoir à l’auditoire que le centre d’excellence d’Oyo pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique a une vocation nationale, sous régionale et internationale. Ses activités, a-t-elle ajouté, s’articuleront autour du développement des ressources énergétiques, de l’efficacité énergétique dans l’industrie et le bâtiment ainsi que du développement de l’entreprenariat et du secteur privé technologique.

Selon un expert, les « énergies renouvelables » proviennent des sources naturelles qui se renouvellent à un rythme supérieur à celui de leur consommation. Selon lui, la lumière, le soleil et le vent, par exemple, constituent de telles sources qui se renouvellent constamment. « Les sources d’energie renouvelables sont abondantes et sont présentes partout autour de nous », a-t-il expliqué.

Bâti sur 10 000 mètres carrés, ce centre contribuera indéniablement au rayonnement du secteur de la recherche scientifique et de l’innovation technologique du Congo, a déclaré la ministre de tutelle. Le centre est composé de deux compartiments. Le premier consacré à la recherche et le second est constitué de logement des chercheurs.

1er mai 2023 : la Cstb mobilise les travailleurs pour une marche pacifique à Cotonou

En prélude à la commémoration du 1er mai 2023, la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin ( Cstb ) lance un appel de mobilisation aux travailleurs pour une marche pacifique à Cotonou en vue d’exiger la satisfaction de leurs revendications. Lire ci-dessous, l’intégralité de cet appel en date du 17 avril 2023 parvenu à la rédaction.

 CONFEDERATION SYNDICALE DES TRAVAILLEURS DU BENIN (CSTB)

 03 B.P. 932 Cotonou

 Tél. : (00229) 67-08-61-14 (00229) 67-40-68-00 (00229) 64-58-00-86

 Email : cstbsn@yahoo.fr / Siteweb : http://www.cstb.bj

 APPEL AUX TRAVAILLEURS(EUSES), A LA JEUNESSE, AUX FEMMES, A UNE MARCHE DE COMMEMORATION DE LA JOURNEE DU 1er MAI 2023, FETE DU TRAVAIL, A COTONOU.

Camarades travailleurs(euses), femmes de toute catégorie, artisans, jeunes, peuple du Bénin, nos conditions de vie et de travail s’aggravent de jour en jour avec les diverses réformes entreprises par le pouvoir de la rupture. Cette aggravation se justifie par : le chômage de la jeunesse demandeuse d’emploi, la destruction des entreprises publiques, parapubliques, privées (Bénin télécom SA, SONAPRA, SONACOP, CARDER, SHB etc.), la remise dans les mains des sociétés étrangères des secteurs stratégiques et vitaux comme le Port Autonome de Cotonou, la SBEE et les secteurs de souveraineté comme l’ANIP pour ne citer  que celles-là, la remise en cause des droits sociaux et économiques acquis, le non remboursement intégral des dettes sociales dues aux salariés, les déguerpissements sans alternative des vendeuses,  vendeurs et artisans, l’arrestation et l’emprisonnement des vendeurs et vendeuses à la sauvette dans les marchés de Cotonou, les radiations et licenciements arbitraires des travailleurs, l’augmentation des taxes et impôts, la hausse des tarifs et la multiplication des ponts péage et pesage.  La conséquence inacceptable de tous ces actes du gouvernement est la généralisation drastique de la faim et de la misère dans la plupart des ménages du pays.

 Le PAG2 annoncé à l’installation du Chef de l’Etat au début de son 2ème quinquennat en 2021 et baptisé “programme hautement social“ s’est transformé en un goulot d’étranglement de tout le peuple et des travailleurs en particulier. En témoignent l’abattement des salaires dus à certaines réformes fiscales, la kyrielle de taxes sur les produits de première nécessité, la hausse des prix des produits pétroliers, de l’électricité, de l’eau et les licenciements massifs programmés, le maintien et l’élargissement du mode esclavagiste d’emploi précaire des travailleurs enseignants sous le statut d’Aspirant. Les salariés ruinés sont confrontés aux brimades de tout genre de la part des autorités hiérarchiques et vivent dans la hantise de radiations injustes par des Commissions Administratives Paritaires (CAP) à la solde du gouvernement. La non application effective de la revalorisation du SMIG dans le secteur privé et le refus de son hiérarchisation. Quant aux ouvriers et travailleurs de l’informel, ils sont laissés pour compte dans ce contexte de cherté de vie et de faim.

 A cette insécurité alimentaire, vient s’ajouter l’insécurité des personnes et des biens, causée par la guerre par procuration déclarée à notre pays par l’impérialisme français à travers les djihadistes qui nous ont fait perdre déjà plusieurs fils civils et militaires de notre pays.

 C‘est dans ce contexte de crise sociale aggravée que la CSTB commémore le 1er Mai 2023, Journée Internationale du travail sous le thème : Contre la faim et la vie chère, levons nous pour l’amélioration de notre pouvoir d’achat et de nos conditions de travail. 

Une marche pacifique de commémoration sera organisée à COTONOU le Lundi 1er Mai 2023   pour exiger du gouvernement la satisfaction de nos diverses revendications.

 A cet effet, elle appelle tous ceux qui souffrent et se plaignent, les travailleurs(euses) de toutes catégories (salariés, artisans, conducteurs, transporteurs, hommes et femmes des marchés, ouvriers, jeunes demandeurs d’emplois, étudiants, etc.) à se mobiliser et à y prendre part massivement.

 Le rassemblement se fera à l’Etoile Rouge à partir de 07h. La chute de la marche est prévue à la Bourse du Travail.

 Vive les libertés syndicales !

 Vive le 1er mai !

 Cotonou, le 17 avril 2023

 Le Secrétaire Général Confédéral

 Nagnini KASSA MAMPO.-

 Lisez, multipliez et diffusez largement cet appel.

Formation syndicale à la Cosi-Bénin: la fédération du secteur des employés outille ses militants sur leurs droits et devoirs

Une vue de famille des particupants

« Droits et devoirs des militants » C’est le thème du séminaire de formation que la Fédération syndicale du secteur des employés de la Cosi-Bénin ( Fesse/Cosi ) a organisé ce dimanche 23 avril 2023 à la bourse de travail de Cotonou au profit de ses membres. Les travaux ont été officiellement lancés par le secrétaire général de la Fesse/Cosi, M. Amavi Dégué avec pour communicateur M. Richard Houndjo de la Cosi.

Ghislain Gbènakpon

Les travailleuses et travailleurs militants de la Fédération syndicale du secteur des employés de la Cosi-Bénin ( Fesse/Cosi ) savent mieux désormais sur leur droits et devoirs avec le séminaire de formation dont ils viennent de bénéficier. Grâce à une communication très participative, M. Richard Houndjo les a amenés à se les approprier.

La tribune officielle

Au titre des droits, on retient entre autres, le droit ( liberté  ) de réunion et d’association,  le droit à la revendication, droit à la négociation collective, droit d’appartenir à un syndicat ou non, droit à la formation syndicale, droit de grève, droit au boycott et le droit d’être défendu. En ce qui concerne les devoirs ou obligations, il est relevé entre autres, la participation aux réunions des instances de l’organisation avec exactitude, être toujours disponibles, payer régulièrement sa cotisation syndicale et autres souscriptions sociales ( participer à la fonction sociale du syndicat ),  prendre part aux sessions de formation ou d’information, respecter scrupuleusement le mot d’ordre de l’organisation syndicale, respecter les textes fondamentaux du syndicat et travailler au recrutement de nouveaux membres.

Une vue partielle …
… des militants de la Fesse/Cosi

« Ce séminaire est une première activité de formation pour cette année 2023 qui donne la preuve que notre Fédération avec le soutien technique et financier de la COSI-BENIN, remplit pleinement l’une des fonctions syndicales essentielles qui est la sienne c’est à dire la fonction éducative », a déclaré le Sg Amavi Dégué pour qui les échanges visent à préparer les militants à la mise en œuvre des actions relatives au dialogue social.

Ramadan 2023 : le message de l’Imam DeGanos Ahamadou Mousssa d’Agla Filao à la communauté musulmane

L’Imam DeGanos Ahamadou et le prédicateur Muezzin Sosso Abdoul Hakim Salifou Fafana

La communauté musulmane d’Agla Filao a aussi célébré ce vendredi 21 avril 2023 le Ramadan. Au cours de la traditionnelle prière et face à la presse, l’Imam de la mosquée de la localité, DeGanos Ahamadou Moussa a lancé un message à toute la communauté musulmane du Bénin.

Ghislain Gbènakpon

« Le Ramadan est un mois de sacrifice spirituel, corporel et matériel pour Dieu. Et les anges sont là pour nous surveiller de près. Aujourd’hui, c’est la fin du mois de Ramadan. Et avant de fêter, il faut faire l’aumône à ceux qui sont dans le besoin. Il faut partager avec les pauvres. Fêter sans avoir fait l’aumône n’a pas de valeur », a expliqué l’Imam DeGanos Ahamadou Moussa face à la presse.

Au cours de son prêche, il a fait observer que la prière Aïd-El-Fitr est le symbole qui concrétise la foi de l’Islam. C’est un jour de prières intenses. Nous demandons la paix. Que Dieu nous épargne les épreuves au-delà de notre foi et de notre force. Qu’il nous éloigne des forces maléfiques. Que Dieu accorde la paix au Bénin, qu’il éclaire nos gouvernants ».

Dans l’interview qu’il a accordée à la rédaction au terme de la prière, il a lancé un appel à la nation en général et aux populations d’Agla Filao en particulier. « Je demande à la nation béninoise, de cultiver l’amour du prochain. Que Dieu descende le feu de l’amour sur notre pays le Bénin. Pour le quartier Agla Filao , je demande l’union. Que la population parle d’une même voix. Je prie pour la santé, la prospérité et l’évolution dans les activités », a déclaré pour finir, l’Imam  DeGanos Ahamadou Moussa.

Journée mondiale Zéro déchet : KNMS Kpessou sensibilise les Pme  agroalimentaires

Une vue de famille des participants

« Gestion optimisée des bio-déchets dans les petites unités de transformation agroalimentaire ». C’est le thème de la conférence de sensibilisation que KNMS Kpessou Sarl a organisée le samedi 15 avril 2023 à l’intention des unités de transformation agroalimentaire à l’occasion de la célébration en différé  de la journée mondiale Zéro déchet du 30 mars. Elle a été lancée dans la salle de conférence du ministère du cadre de vie et du développement durable ( Mcvdd ) par le chef du département de la gestion des pollutions et des nuisances, M. Bertin Bossou.

Ghislain Gbènakpon

« Il s’agit de nous faire prendre conscience des lois de ce pays qui nous exhortent à mieux protéger l’environnement. Il s’agit aussi de nous sensibiliser su les bonnes pratiques de gestion de nos bio déchets, leur valorisation et aussi que nous puissions mieux les traiter et les transformer en sous produits qui pourraient aller dans la réduction de notre coût de production car dit-on, il n’y a pas de déchet, il n’y a que des produits que nous pouvons en tirer , a déclaré la directrice générale de KNMS SARL, Mme Salamath Moustapha.  

Une vue partielle des participants…
…suivant ici une présentation

Il faut dire que les structures bénéficiaires de cette conférence de sensibilisation sont effectivement dans l’agroalimentaire mais aussi dans l’agrocosmétique et génèrent des déchets dont la gestion est un challenge. Le ministère du cadre de vie et du développement durable les a entretenues entre autres sur les textes de loi qui régissent la gestion des déchet dans leurs secteurs d’activité. Le message à retenir de cette conférence est que les initiative Zéro déchet peuvent favoriser une gestion rationnelle des déchets, les minimiser et les éviter contribuant ainsi à lutter contre la triple crise planétaire, à protéger l’environnement, à renforcer la sécurité alimentaire et à améliorer la santé et le bien-être des personnes.

La Dg de Knms Kpessou Sarl, Mme Salamath Moustapha entourée des cadres du Mcvdd et des participants

« Il y a des normes environnementales en vigueur pour pouvoir gérer les déchets. Les déchets doivent être valorisés. Et les textes de la République ont mis l’accent sur la valorisation des déchets. Donc tous ceux qui vont dans le sens de la valorisation des déchets  les ministère du cadre de vie est derrière eux et va les aider techniquement et financièrement à travers le Fonds national pour l’environnement et le climat ( Fnec) à travers des appels à projet », a déclaré le directeur de la gestion de la pollution et de la nuisance, M. Bertin Bossou.